Peter Rothenbühler, Agathe Seppey, journalistes, au secours de la jeunesse suisse

Albert Coroz: Voici encore un exemple de culpabilisation par un biais pseudo-scientifique, ou comment la Gauche influence l’opinion publique grâce à des méthodes de manipulations du réel, dans le but d’exercer un contrôle social.

Un nouveau bobard vient de faire le tour de nos médias:

près de 30% des 14-24 ans souffrent de symptômes dépressifs graves selon une étude de l’université de Bâle.


Le terme de dépression « grave » n’est pas un bleu à l’âme.
Une dépression grave nécessite souvent une hospitalisation, parfois même en chambre de soins. Un épisode dépressif majeur se traduit par une incapacité à assumer la vie courante, des idées suicidaires, voire une tentative de suicide ou un suicide.
Et même si ces états dépressifs des jeunes étaient dus au covid et avérés, il faudrait
davantage que les enquêtes de Watson pour comprendre leurs origines, et il ne suffirait pas de les contextualiser dans la déferlante woke,  Extinction Rebellion,... qui se nourrit de discours fin-du-mondistes et victimaires.

On ne peut pas non plus mettre sur le même plan la frustration d’un jeune à cause des bistrots fermés ou de la limitation du nombre des fêtards, et le sort d’un apprenti dont le patron ne peut plus l’employer, un jeune issu d’un milieu modeste qui se retrouve en décrochage à cause du confinement.

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Ce dimanche 11.04.2021, au «Grand débat» de la RTS, la journaliste Agathe Seppey, de Watson.ch (le nouveau site subventionné qui vient d’enrichir la diversité médiatique «tous à gauche» en Suisse romande).

Agathe Seppey travaille sur la série «Le Péril jeune» du site Watson, qui va à la rencontre des jeunes en détresse à cause du confinement et a pour but de «mettre un visage sur cette statistique» selon laquelle 29% des jeunes Suisses ont des symptômes dépressifs.

La journaliste de Watson nous avise que son enquête lève le voile sur «un immense tabou» (textuel).

Ce qui a marqué Agathe Seppey, c’est que les jeunes interviewés ont «une immense maturité» (textuel).

Une jeune dans la vingtaine, se sentant très fatiguée mentalement, lui a même demandé si la vie valait la peine d’être vécue.

Une autre lui a dit : En fait, on aurait besoin d’un plâtre et ce qu’ils nous donnent, c’est juste un petit sparadrap.
Agathe Seppey ajoute: Lorsqu’on lui a proposé de voir un psy, elle a répondu: On aurait besoin de beaucoup plus que cela!
(Quoi donc? La fin du patriarcat? La fin du capitalisme? La fin des inégalités? La fin du réchauffement climatique? La fin des taxes sur les protections hygiéniques? – Hélas, nous n’en saurons jamais plus.)

Agathe Seppey explique aussi que les jeunes ont du mal avec la stigmatisation, avec le fait que dans la société, ils ont l’impression qu’on pense qu’ils sont fautifs parce qu’ils véhiculent le virus et en plus, ils se permettent de se plaindre.
Agathe Seppey confie aux auditeurs qu’il était compliqué de faire parler les gens sans les fragiliser plus, et aussi que leur souffrance lui faisait mal.

Mais Agathe Seppey détient la solution à ces souffrances. En effet, dit la dame de Watson, la distance entre la rue et le Parlement est trop grande. Et cette distance augmente encore avec les mesures que les jeunes ne comprennent pas.

Il faut par conséquent élire plus de jeunes pour qu’ils aient plus de confiance dans la politique, et plus de confiance en l’avenir.

Agathe Seppey: Il faut leur dire :

« OK, on vous élit », et puis comme ça, ils seront représentés à la base des décisions.

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Peter Rothenbühler, journaliste-éditorialiste à la Weltwoche et à l’Aargauer Zeitung, n’est pas moins talentueux pour diffuser des enfumages.

En effet, notre vieux briscard du journalisme a lu dans un journal que la violence des jeunes augmente, et il proteste: «C’est totalement faux!»

Et pour lutter contre l’augmentation de la criminalité, il suggère de prendre les jeunes au sérieux.
Il faut que les institutions leur parlent et leur donnent une perspective. Une des mesures qu’il attend, c’est qu’on offre le vaccin aux jeunes, enfants inclus. Parce que ce sont eux qui répandent le virus: pas les vieux, qui restent à la maison, mais les jeunes, qui bougent.

(Ndlr: Nous venons de prendre connaissance que près de 20% des Romandes et des Romands se sont dits opposés à la vaccination, et majoritairement les moins de 35 ans, contre environ 10% dans le reste du pays.)

Puis Rothenbühler a une idée pour résoudre tous ces problèmes: dans des villes comme Lausanne ou Genève, il faudrait offrir à chaque jeune un bon de 100 fr pour aller boire des pots.

Peter Rothenbühler nie également qu’il y ait eu une violence spéciale durant les émeutes à St-Gall – comme si tenter de mettre le feu à des policiers était un geste anodin.
Rothenbühler dit que les supporters de foot font pire, et que lui même, en 68, était plus violent. « Et c’est normal », ajoute-t-il.

*

Le pire a été évité une fois de plus: Les invités de la RTS parlent des émeutes de St-Gall, en qualifiant les confrontations avec la police de chahut de jeunes désœuvrés, mais pas un mot sur les statistiques de la criminalité, et encore moins sur l’origine des jeunes fauteurs de trouble.

Nous recommandons à Peter Rothenbühler de lire notre publication de ce jour: "Suisse : Le phénomène de gangs se développe. « La culture de la violence des banlieues françaises, des ghettos des villes allemandes et américaines fait son chemin ici »"

extraits:

[...] Nous avons cherché des réponses, nous avons parlé à des spécialistes de la délinquance, des avocats, des pédopsychiatres et des porte-parole de la police. Et nous l'avons découvert : Saint-Gall n'est pas une exception. Saint-Gall est le point culminant temporaire d'un développement qui se prépare depuis un certain temps. Une évolution vers une culture de la violence chez les jeunes. Et le Covid est l'accélérateur de ce feu. [...]

[...] SonntagsBlick : depuis 2015, la criminalité des jeunes a augmenté d'un tiers. Dans toute la Suisse. Dans presque tous les délits. Principalement en ce qui concerne les vols - de 146 %, avec 497 prévenus en 2020. Et en ce qui concerne les agressions physiques - de 122 %, avec 353 prévenus en 2020. En ce qui concerne les agressions simples (avec 599 prévenus en 2020), les menaces et les violences à l'encontre des fonctionnaires de la moitié au moins (avec 210 accusés en 2020).[...]

 

Source du débat RTS - Forum des médias - Jeunesse et Covid-19: finie la patience? Débat entre Stefan Schmid, rédacteur en chef du St.Galler Tagblatt, Agathe Seppey, journaliste société à Watson, et Peter Rothenbühler, journaliste-éditorialiste à la Weltwoche et à l’Aargauer Zeitung.

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Et pour finir ce billet, voici un tweet de G-William Goldnadel:

@GWGoldnadel
Ce soir #ArteJournal ordinairement obsédé par les suprémacistes blancs aux USA a caché l’identité du meurtrier noir islamiste du #Capitol.
La preuve scientifique en laboratoire médiatique que cette chaîne est composée non de journalistes mais de petits voyous islamo-gauchistes

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RTS: La Suisse doit-elle payer sa dette pour son passé coupable d’esclavagisme ?

Albert Coroz: Un an après la mort de George Floyd, et après avoir pleinement participé à cette hystérie planétaire, la RTS commémore lévénement dans son émission «Faut pas croire».

Une surenchère dans les médias de Suisse romande s’efforce d’accréditer l’idée que la Suisse aurait eu un passé esclavagiste et serait coupable de racisme.

Désormais, il faut que cela entre dans nos crânes, les Blancs doivent passer aussi à la caisse en Suisse pour leur passé, pour la réparation de l’esclavage des Africains. (vidéo de 30 minutes reprise ci-dessous)

Notre réalité actuelle concernant l’esclavage et la colonisation, la voici:

Dans nos hôpitaux les migrants sont surreprésentés, dans nos prisons les migrants sont surreprésentés, dans nos services sociaux les migrants sont surreprésentés, nos caisses de chômage versent des millions aux migrants, chaque année des migrants arrivent en masse pour profiter de notre système social ultra-généreux, bâti par les Suisses de souche durant des siècles de travail pénible, sans avoir eu d’esclaves.

La population suisse est aussi en train d’être remplacée par l’immigration extra-européenne. En effet, la natalité des Suisses de souche est en baisse et pourtant le nombre de ses habitants ne cesse d’augmenter; cela est dû à une immigration excessive ininterrompue.

Cette banale constatation de l’attrait de la Suisse pour une grande partie des habitants pauvres de la planète engendre une grille de lecture tout autre de la situation.

La Suisse est la nation au monde qui débourse le plus pour aider les pays étrangers. Sa densité d’étrangers et dorganisations de charité sont des records mondiaux.

La Suisse na jamais eu de colonies, na jamais mené de guerres sur d’autres continents et vit de son travail tout en venant en aide partout dans le monde.

Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle
Nos ancêtres travaillant dans une mine

Et si les Blancs répertoriaient plutôt tout le bien que leur civilisation a répandu sur terre durant des siècles, leurs inventions, leurs conceptions philosophiques, leur spiritualité, leurs connaissances scientifiques, lhumanité naurait pas assez de temps à vivre pour leur rendre la pareille!

En termes de revendications légitimes, ce monde occidental tant vilipendé pourrait aussi adresser une liste de doléances à l’humanité.

À quand les demandes de réparations adressées à la Turquie, qui a réduit en esclavage, castré, pillé, violé, torturé, massacré des populations européennes, avec une cruauté inimaginable, et ceci durant des siècles? Non seulement rien na jamais été demandé, mais en quarante ans, 5,5 millions de Turcs ont été accueillis  en Europe.

À quand les réparations pour les chrétiens chassés, pillés de leurs biens ou tués aujourd’hui encore dans les pays musulmans?

À quand des mouvements parlant des populations massacrées, victimes des conquêtes musulmanes?

Et au lieu de demander des réparations pour des crimes imaginaires, ne faudrait-il pas aussi faire le procès du communisme et dénoncer les dégâts incommensurables qu’ont causés et que causent ENCORE AUJOURD’HUI les idéologies marxistes et communistes dans le monde?

Quand donc la RTS va-t-elle cesser sa propagande de gauche interminable, sa promotion d’idées mortifères pour l’Occident et pour sa civilisation chrétienne, sa façon de propager et de singer toutes les modes venues des campus américains ?

Quand donc la RTS fera-t-elle la promotion de manifestations contre l’oppression et les meurtres de femmes et de chrétiens en terre d’islam?

Quand donc nos médias subventionnés donneront-ils la parole de façon équitable à ceux qui sont opposés à leurs idées prétendument «progressistes»?

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L’invité de la RTS pour cette émission, Kanyana Mutombo, est le fondateur et directeur de l’Université populaire africaine de Genève (UPAF).

«L'UPAF a pour but de servir à la formation et de l'intégration des migrants africains à Genève des quelques 20 000 Africains d’origine, tous statuts confondus, vivant au bout du lac. L’UPAF compte offrir un enseignement de l’histoire et de la culture africaine, dans le but de transmettre la connaissance de leur continent d’origine aux jeunes Africains nés en Suisse, mais aussi proposer des conseils et un soutien juridique aux nouveaux immigrants, afin de les aider à s’adapter.»

source:  https://www.humanrights.ch/fr/pfi/droits-humains/religion/universite-populaire-africaine-a-geneve

Kanyana Mutombo dit dans cette émission de la RTS que la Suisse devrait indemniser les Africains, car elle a profité, et profite encore, de l’argent sale, comme celui de David de Pury, qui a versé des millions venant de l’esclavage pour améliorer le sort des Neuchâtelois.

Le degré d’insolence de Mutombo envers le peuple suisse, qui offre une vie confortable à une vaste population africaine, est juste insupportable!

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RTS - Radio Télévision Suisse: Un an après la mort de George Floyd, et alors que les manifestations "Black Lives Matter" trouvent un écho dans le monde entier, la question de la réparation de l'esclavage reste cruciale.

Et les voix de descendants d'esclaves, aux États-Unis notamment, continuent de se faire entendre pour que ces injustices du passé trouvent un point final. Oui mais voilà : peut-on réparer économiquement des siècles de violence et de discrimination ? Comment un pays ou des entreprises privées doivent-ils et peuvent-il faire face à leur passé, aussi douloureux soit-il ? Linn Levy reçoit l'historien Nicolas Bancel et le politologue Kanyana Mutombo.

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Et voici la réalité que nous n’entendrons JAMAIS dans nos médias concernant l’affaire Floyd, qui était un toxicomane, un repris de justice, victime ou non d’une bavure policière... jugement en cours:

[...]  Les violences suite à la mort de Floyd ont duré de mai à octobre. Elles ont fait 30 morts, 14'000 arrestations (1) et 20 milliards de dégâts (2).

Elles ont secoué l’Amérique dans son tréfonds. Elles ont détruit des milliers de vies modestes, des centaines de petits commerces — appartenant principalement aux minorités, à des noirs et des immigrés — qui n’avaient que ça et n’ont plus rien. Ces petits commerçants ont perdu le travail de toute une vie. Sans aucun espoir de le reconstruire. [...]

Ils n’ont jamais une seule fois écrit que « les partisans de Joe Biden ont saccagé l’Amérique, fait 30 morts et détruit des quartiers noirs ». [...].
30 morts et 20 milliards de dégâts, ça correspond à la définition de manifestations pacifiques selon vous ? […]

article complet : https://www.dreuz.info/2021/01/08/bonne-nouvelle-le-president-des-etats-unis-a-recu-la-permission-de-sexprimer/

La croissance des dépenses étatiques comme source de croissance économique

Albert Coroz: Alors que la Suisse prospère s'enfonce chaque jour un peu plus dans les délires des gauchistes, dilapide l'argent des contribuables et subit la destruction des entreprises occasionné par le confinement, nos médias ne cessent de vanter les mérites de l'étatisation et la croissance du secteur public.

Lorsque la Suisse comptait  5,5 millions d’habitants, un gag circulait:

-Pourquoi la Suisse ne deviendra jamais communiste?
Réponse: - Parce que c’est un bien trop petit pays pour un si grand malheur.

Désormais nous sommes déjà au bord du précipice et la gauche nous invite à faire un pas de plus.

Au Forum de la RTS du 5.4.21, faisait la promotion du livre, "La révolution du service public"de Cédric Wermuth le co-président du PS  .

En résumé, Cédric Wermuth explique les bienfaits de l'économie socialiste que toute notre économie devrait rejoindre après la crise du covid:
-Nous avons besoin d'une extension révolutionnaire du service public.
Il faut que la recherche du profit s'efface en faveur du secteur public.
Un changement RADICAL de notre économie est nécessaire car le profit privé engendre la crise climatique, une crise globale de la santé, des crises économiques et des crises d'investissements.

Le socialiste veut que toutes les infrastructures qui sont importantes dans le monde moderne fonctionnent par la manne publique et la collaboration du secteur privés n'ayant pas le profit en ligne de mire mais l'augmentation du bien-être des êtres humains sur cette planète (!).

L’eau, le logement, l’alimentation, l’ électricité, l’éducation, les médicaments, les transports, la poste, les routes, le téléphone, l'internet, les virements bancaires, la culture, les infrastructures sportives, etc. devraient être nationalisés à la mode ‘PS suisse’.

Il faut combattre la concentration des richesses actuelles dans les entreprises suisses.
L’État fera mieux que le privé. Il faut améliorer le rôle étatique des fondations et des entreprises parapublics (comme les EMS, financés par l'état et déjà largement aux mains de gauchistes).

La pharma ne devrait pas servir le profit mais les intérêts de la population MONDIALE: Les Suisses votent de plus en plus à gauche, ils tournent le dos au néolibéralisme. C'est à la gauche de reconstruire une nouvelle économie après le covid, orientée vers le service et (forcement) de bien public.

Et Mr Wermuth et ses camarades auront besoin de plus d'impôts pour financer tout cela. Ils vont prendre l'argent chez les riches, comme Amazone, Google, qui sont plus que des entreprises mais elles définissent le marché. L'argent est là, et le PS va juste mieux le repartir.


Le
PS suisse a un plan d'investissement de 60 milliards qui pourrait être complètement couvert par la dette (!!!) ou la BNS, sans demander un franc d'impôt de plus.
Néanmoins, Mr Wermuth précise, si une augmentation des impôts s’avère nécessaire, il n'augmentera pas les impôts de la classe moyenne!

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Cette interview est suivie d'une discussion entre Adèle Thorens, conseillère aux Etats verte vaudoise, puis d'Albert Merino-Saum, chercheur à l’EPFL et spécialiste en économie verte, de durabilité, d' économie circulaire, ...

Selon la définition de l'ONU, l'économie verte améliore le bien-être humain, l'égalité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources naturelles.

(C'est-à-dire, l'économie verte, c'est comme le miracle de la multiplication du pain par le Christ, avec le bien-être en plus.)

Suivi de l'interview d'un intellectuel, David Bichsel, reconverti dans les micro-fermes, qui pratique déjà l'économie verte; il est le micro-fermier bio en ville de Lausanne et enseigne actuellement aux intellectuels (beaucoup ont fait des hautes études) la culture des micro-fermes, exploitées sans machine. Et bien entendu, en ville de Lausanne, ils disposent d’un terrain ad hoc pour cela!

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/forum-des-idees-une-formation-pour-gerer-les-micro-exploitations-fermieres?id=12081582

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Et voici l'analyse par Charles Gave sur ce genre de délire suicidaire:


Deuxième partie du papier sur le Keynésianisme comme source de tous nos malheurs.

Dans l’article de la semaine dernière, j’expliquai pourquoi des taux anormalement bas (le premier pilier du keynésianisme) ne pouvaient mener qu’à des désastres économiques.

Dans ce second papier, je vais m’essayer à montrer que la croissance des dépenses étatiques, le second pilier de la pensée, sic, Keynésienne vient à chaque fois finir le travail commencé par une politique monétaire débile en interdisant toute croissance économique puisque l’Etat va monopoliser l’épargne disponible pour financer des transferts sociaux inutiles ou frauduleux et des châteaux en Espagne qui ne rapportent jamais rien.

Commençons par un état des lieux.

Pour ce faire, je ne connais pas de meilleur exemple que la France, puisque le secteur public n’a cessé de monter par rapport au secteur privé depuis 45 ans, ce qui veut dire que les autorités françaises ont suivi à la lettre les recommandations de Keynes.

A noter que contrairement à la Grande-Bretagne, nul ne peut voir, en France, la moindre différence entre des administrations dites « de droite » ou des administrations dites de « gauche ».

En Grande-Bretagne, les conservateurs font baisser la dépense publique tandis que les travaillistes la font grimper, si bien qu’au bout de 40 ans on est à peu près au même niveau que quand Mrs Thatcher fut élue.

Rien de semblable en France.

TOUS les gouvernements depuis 1974, et je dis bien tous, ont présidé à une dérive sans aucun contrôle des dépenses de l’État et à une réduction constante du poids du secteur privé.

Et donc affirmer que la France a souffert depuis 1974 ou 1983 d’une dérive libérale, c’est vraiment, ou se foutre du monde, ou ne rien comprendre à l’économie.  Et dans les deux cas, il est recommandé de ne rien dire.

 

A ce point du raisonnement, et puisqu’un repas gratuit, ça n’existe pas, la question suivante ne peut qu’être : et qui donc a payé pour cet accroissement du rôle de l’Etat ?

Et la réponse est simple : la rentabilité des entreprises françaises, qui s’est effondrée comme en fait foi le graphique suivant.

Et les marges s’effondrent en France, non pas en raison de la croyance Marxiste de la baisse tendancielle du taux de marge (une autre ânerie Marxiste), mais parce que les coûts que les entreprises doivent payer pour entretenir leur état grimpent sans arrêt. La désindustrialisation en France n’a pas été créée par le libre-échange avec la Chine, mais par la croissance incontrôlée d’un Etat français devenu boulimique. La preuve en est que tous les états en Europe  qui ont su contrôler les dépenses de leur État (Suisse, Suède, Allemagne, Autriche, Finlande, Pays-Bas etc…) vont très bien, merci.

Ni la Chine, ni le libre-échange n’ont rien à voir avec le désastre français, qui n’est dû qu’a l’insondable incompétence de nos énarques.et ceux qui disent le contraire mentent ou sont idiots. 

 

Et comme les marges s’effondrent, la croissance structurelle plonge, le chômage monte en France (mais baisse en Allemagne ou en Suisse), et comme le chômage augmente, les déficits budgétaires explosent, ce qui force nos crétins surdiplômés à augmenter les impôts, ce qui plombe la rentabilité des entreprises, et fait baisser la croissance structurelle à nouveau.

Le cercle vicieux dans toute son horreur.

Et on repart pour un nouveau tour : « On » ressert un peu plus le garrot autour du cou des entrepreneurs (les riches », qui du coup, en voie d’asphyxie, filent tous aux USA ou en Asie, un peu comme les Protestants Français sous Louis XIV qui firent la fortune de la Grande-Bretagne.

Résumons-nous.

Il y a deux sortes de schémas directeurs pour expliquer la croissance.

Pour un Keynésien (ou homme de Davos, ou Oint du Seigneur, ce qui est la même chose) qui n’est qu’un partisan de plus du grand coup de pied dans le derrière de Staline (avec les fascistes, les Nazi, les communistes, les protectionnistes, les déclinistes, etc..), la croissance commence par la DEMANDE qui est et sera toujours insuffisante, ce qui amène à spolier l’épargnant en maintenant des taux trop bas, l’épargne n’ayant aucune importance puisqu’elle peut être remplacée à tout moment par de l’impression de monnaie.

Les taux bas, en revanche, favorisent le financement des dépenses de l’État et c’est ainsi que le keynésien ferme la boucle.

Le keynésien déteste le marché libre, déteste encore plus la création destructrice et donc les entrepreneurs, et se présente comme celui qui sera capable d’organiser un État stratège, foutaise invraisemblable qui a amené à  je ne sais combien de désastres dans l’histoire récente.

Et comme il se croit un stratège hors du commun, il saura quelles sont les industries du futur, où il engloutira, à perte bien entendu (le déficit budgétaire explose), la maigre épargne que les citoyens ont pu se constituer. Et à force d’investir cette épargne dans des éoliennes ou des panneaux solaires, la croissance s’effondrera.

Pour résumer, le technocrate hait la liberté et hait encore plus le risque et n’hésitera pas à faire appel à la force (dans cas, illégitime) de l’État pour imposer ses vues.

Pour un non -keynésien, c’est-à-dire un Liberal, la croissance commence avec l’Entrepreneur, à qui a été donné le don divin de la création par l’invention.

J’ai souvent dit qu’il y avait plus de similitude entre un artiste et un entrepreneur qu’entre n’importe quelles autres catégories sociales et je crois cette idée profondément juste.

Et donc, pour lui, la croissance ne peut venir que d’un produit nouveau qui bouleverse l’ordre établi, ce qui suppose que la société soit libre dans toutes ses dimensions pour que la « destruction créatrice » puisse avoir lieu.

Le poisson n’a pas conscience qu’il est dans l’eau, pas plus que l’entrepreneur ne sait qu’il est dans la liberté, jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Sans eau, c’est-à-dire sans liberté, les deux meurent et avec la liberté meurt la croissance comme nous le savons tous.

L’homme de Davos ne parle que de « management », pour mieux embrigader ses concitoyens, et veut -être Calife à la place du Calife.

Son cri de guerre est « Laissez donc faire ceux qui savent ».

L’entrepreneur lui n’a que peu d’idées sur la façon dont il trouvera sa place dans la société et encore moins sur la façon dont la société doit être organisée, et son cri de guerre est « Mais foutez-moi bien la paix, j’ai une livraison à assurer !»

Vivre dans une société libérale est en général beaucoup plus agréable que de vivre dans une société technocratique et cela n’a guère changé depuis 2000 ans. Après tout, s’il y a une barrière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, ce n’est pas pour empêcher les Sudistes de passer au Nord.

Hélas, l’Europe et les Etats-Unis, qui ont inventé la société libérale « ouverte » (Voir Karl Popper) est en train de devenir une société technocratique et donc fermée, et il va falloir que chacun choisisse son camp : Ou vous préférez le coup de pied dans le derrière de Staline ou vous choisissez la main invisible d’Adam Smith, car entre les deux il n’y a rien.

Et ce choix, il faudra le faire en 2022.

Tous ceux qui ne voteront pas pour la main invisible voteront de fait pour le coup de pied, et, hélas, ils continueront de recevoir des coups de pieds au cul à tour de bras.

Et moi avec.  Charles Gave

source: https://institutdeslibertes.org/la-croissance-des-depenses-etatiques-comme-source-de-croissance-economique/

Antonio Hodgers, conseiller d’État Vert genevois, réclame une censure plus sévère sur les réseaux sociaux

Forum, 02.04.2021

Le débat - Médias: une modération en ligne insuffisante?

Débat entre Antonio Hodgers, conseiller d'Etat genevois, Denis Etienne, médiateur de Tamedia, et Julie Collet, responsable réseaux sociaux du Nouvelliste.

Discussion entre trois gauchistes qui sont à 99% du même avis: https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/le-debat-medias-une-moderation-en-ligne-insuffisante?id=12075534

RTS/Forum, 23.02.2021 – Grand débat sur l’initiative dite « anti-burqa »

Partisanes de l’initiative : Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, Marlyse Dormond, ancienne conseillère nationale socialiste vaudoise

Adversaires de l’initiative : Damien Cottier, conseiller national PLR neuchâtelois d’Asie centrale, Elisabeth Baume-Schneider, conseillère aux États socialiste jurassienne.

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Première partie : L’initiative "anti-burqa" est-elle une initiative féministe? (11:30)

Résumé , commentaires en italique, en gras les points saillants

Pietro Bugnon : Dans la campagne, des arguments féministes ont été avancés par les deux camps :

Extraits du Forum du 2.02.2021 :

Inès El Shikh : La véritable question est celle de l’auto-détermination. Qu’en 2021 on veuille inscrire dans la Constitution suisse, dans un pays qui a énormément de problèmes de sexisme, qu’on veuille inscrire une prescription sur le vêtement, nous, nous sommes contre en tant que femmes, en tant que féministes.

 Mohamed Hamdaoui : Mais vous êtes en train de dire que la burqa est comme la minijupe, une question de libre choix. Je connais peu de femmes au monde qui sont menacées de mort ou tuées parce qu’elles refusent de porter la minijupe. Je trouve cet argument odieux. Mon féminisme est universaliste. Je pense en priorité à ces femmes, dans les pays arabo-musulmans, qui crèvent parce qu’elles refusent de porter ce truc.

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Pietro Bugnon : Marlyse Dormond, vous faites partie du même comité « À visage découvert » que Mohamed Hamdaoui. Inscrire une prescription vestimentaire dans la Constitution, ça ne vous dérange pas ?
Ndlr : Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Marlyse Dormond : Non. Tolérer ce voile intégral, c’est une discrimination des sexes. On ouvre une porte à un recul de la situation des femmes dans notre pays. Pour moi qui viens d’une génération qui s’est battue pour le droit de vote des femmes, pour l’égalité ans le droit matrimonial, etc., ce n’est pas acceptable.

Pietro Bugnon à EBS : Que répondez-vous à votre camarade socialiste ?

Elisabeth Baume-Schneider : Je lui suis reconnaissante de ses combats antérieurs, mais nous sommes irréconciliables sur cette question-là.

Les personnes qui ont choisi, on n’a pas à penser à leur place, on n’a pas à interdire à la place des gens, alors que l’intégration, la discussion… Moi, je veux croire qu’une femme qui serait opprimée, c’est en la laissant aller dans la rue, en la laissant avoir ses enfants qui étudient (quel rapport avec la burqa ?), qu’on pourra entrer en discussion avec elle et lui donner le moyen de s’opposer à son oppresseur. Je ne crois pas à cette idée qu’en interdisant on protège. On protège beaucoup mieux en intégrant, en étant ouvert au dialogue.

Ndlr : Logique de la socialiste EBS: En Suisse, toutes les femmes qui portent la burqa le font de leur plein gré, mais elles ne peuvent pas entrer en contact avec la population pour « s'opposer à leur oppresseur » si on leur supprime le droit de porter la burqa. Son argument d'« ouvrir le dialogue » avec un(e) radicalisé(e) dans la rue – car on ne peut pas savoir qui est sous la bâche – est juste démentiel.

Une femme en niqab/burqa affiche avec provocation qu'elle n'a pas envie de s’intégrer en Suisse, et sait sans aucun doute que personne ne l'embauchera avec un tel accoutrement.
D'autre part, que peut faire une femme en niqab hors de chez elle, à part du shopping, et qui paie sa consommation?

Pour ces islamo-gauchistes, le rôle de la collectivité serait de s'adapter aux lubies et aux militantismes d'une minorité qui décide – en plus à nos frais – de ne vouloir ni s’intégrer, ni s'assumer.
Quel est le fou qui oserait importuner une femme en niqab, après que nous aurions voté que c'est strictement légal? Une
personne qui accoste ainsi un(e) passant(e) pourrait se coltiner rapidement un procès pour islamophobie.

Marlyse Dormond : On a un devoir de protéger la population, de protéger ces femmes. On nous dit qu’en Suisse il n’y a que 30 femmes qui portent la burqa (ndlr: statistique très certainement sous-estimée), mais c’est déjà 30 de trop. Le nombre des femmes dans le monde qui sont contraintes de porter le niqab, la burqa ! C’est un symbole, la voix que la Suisse peut porter en disant : en Suisse il y a l’égalité, les femmes ont leur place et nous ne voulons pas d’un tel symbole dans notre pays.

Damien Cottier : La question que nous devons nous poser, c’est : si vous voulez aider ces femmes, est-ce que cette mesure est efficace ?

Céline Amaudruz : Oui !

Damien Cottier : Si elles sont sous la contrainte (ce qui semble être une minorité) :
1) il y a déjà la possibilité avec le Code pénal actuel, et
2) la crainte c’est qu’elles ne puissent plus du tout sortir et donc qu’elles soient encore moins intégrées.
Ndlr: 1: Selon l'argumentation de la gauche, tantôt elles se bâchent de leurs plein-gré, tantôt, sous la contrainte, s'il le faut même dans la même phrase, tout en sachant que si c'est sous contrainte, la seule possibilité est d'interdire tout simplement. 2) On ne s’intègre pas dans la société en la défiant, ou en faisant du shopping.

Et si c’est leur choix, comment est-ce qu’on les intègre le plus dans la société ? En France, l’interdiction a augmenté le nombre des femmes qui, par combat, par [réaction au] sentiment de rejet de l’islam suite à cette interdiction, ont porté le voile intégral. Est-ce qu’on veut ça en Suisse ?
Ndlr: Ce mode de défi est cependant retombé depuis (on crève de chaud dessous, c'est très encombrant). Cottier « oublie » que la radicalisation a également augmenté en France et que la burqa est le porte-drapeau de la charia. Encore un PLR de gauche comme Cottier, encore un PLR intègre comme Maudet, et le parti est cuit !

Je pense que l’intégration, et donc le contre-projet, est plus efficace pour aider ces femmes.

Pietro Bugnon : La France est peut-être un contexte différent. Mais c’est vrai qu’il y a une partie de ces 30 femmes qui portent aujourd’hui le niqab qui le font par choix. Pourquoi les en empêcher ?

Marlyse Dormond : Simplement parce que si l’initiative passe ce ne sera plus autorisé. Il y a beaucoup de musulmans qui sont pour cette interdiction. C’est une question de vivre-ensemble.
La CEDH a dit que cette interdiction n’est pas contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.

Damien Cottier : Ça concerne la France. Marlyse Dormond : Non, c’est de portée générale. Pietro Bugnon : En se prononçant sur le cas français.

Pietro Bugnon : Cette initiative est issue du Comité d’Egerkingen, proche de l’UDC. Est-ce que l’UDC s’est découverte une fibre féministe ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Céline Amaudruz : À titre personnel, je défends les femmes. L’UDC a toujours défendu la sécurité, et interdire le voile intégral c’est défendre les femmes, protéger les femmes.
Ici, la gauche est face à un malaise : certaines femmes de gauche souhaitent dire oui à cette islam et d’autres pas. Pourtant c’est une vraie possibilité de défendre les femmes et de dire que nous n’acceptons pas que la femme soit réduite à un bout de tissu.

Pietro Bugnon : Malaise à gauche ?

Elisabeth Baume-Schneider : Non. Il y a plutôt un malaise quand on scande cette sécurité à tout-va, ça peut être une manière de stigmatiser un certain islam.

Ndlr: Lequel ? Le nommer offenserait-il les islamo-gauchistes?

EBS: Par rapport à l’islam radical, qui prend des composantes politiques, je suis avec véhémence de votre côté, pour dire non. Mais par rapport à un choix, et par rapport à une proportion à avoir, j’estime que je protège mieux quand je dialogue plutôt que quand j’exclus. Exclure n’est pas la réponse.
Ndlr: Argument déjà débattu ; d'autre part, la femme en burqa s’exclut elle-même. Stop à cette inversion de la réalité qui est devenue la marque déposée des néo-bolchéviques de nos jours.

Céline Amaudruz : C’est bien de dialoguer mais c’est mieux de les aider. Le dialogue ne va pas les aider. ... Et la Suisse peut être précurseur là aussi, donner un signal clair. En Suisse il y a énormément de cellules islamistes radicales qui sont en train de se créer, et nous devons combattre ça.

******

2e partie : L’initiative "anti-burqa" est-elle islamophobe?

Thibaut Schaller : Nous allons parler de la place de l’islam en Suisse.

*

Extraits du téléjournal de 19h30, quelques jours plus tôt :

 Rouven Gueissaz (journaliste RTS) : Les initiants estiment que le voile intégral est un symbole de soumission et d’obscurantisme, ils n’hésitent pas à parler de guerre des civilisations.

Jean-Luc Addor (UDC) : C’est une forme extrémiste de l’islam, qui s’attaque frontalement à des principes fondamentaux de notre pays,  civilisation, à commencer par la dignité de la femme.

*

Thibaut Schaller à EBS : Vous voulez nous faire perdre cette guerre de civilisations ?

Ndlr: Question caricaturale qui ridiculise l’argument des initiants, inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Elisabeth Baume-Schneider : Si je vous comprend bien, Mme Amaudruz, vous redoutez que tout à coup il y ait des hordes de femmes en niqab qui viennent en Suisse ?

Ndlr: Tactique de la gauche – encouragée par le journaliste qui a apporté la question à EBS sur un plateau – qui consiste à caricaturer et ridiculiser la position de l’adversaire, en esquivant la question réelle. Il est clair que sans interdiction, avec l'avancée de l'islam et sa progression démographique, nous devons prendre les devants par rapport au cortège de revendications propres à l'islam politique, prosélyte et conquérant.

Thibaut Schaller : On est dans une guerre de civilisations ?

Céline Amaudruz : Oui, nous voyons ce qui se passe, nous devons avoir le courage de nos opinions. Ce que nous combattons, ce n’est pas l’islam mais l’islamisme.

Thibaut Schaller à DC : L’islam n’est pas mentionné dans l’initiative.

Damien Cottier : On voit très bien qui on cible. Pourquoi seulement les femmes ainsi vêtues et pas les hommes ? Les hommes partisans de l’islamisme radical portent eux aussi ce qui équivaut à un uniforme [mais qui ne cache pas leur visage] : pourquoi c’est toujours l’habit des femmes qu’on combat et jamais celui des hommes ?
Ndlr: La malhonnêteté de cet argument est choquante. Ce PLR est prêt à die tout et n'importe quoi, ne recule devant aucun argument hypocrite !

Damien Cottier : Et le Conseil suisse des religions, qui comprend toutes les religions [de Suisse], recommande le rejet de cette initiative, estimant que c’est une restriction excessive à la liberté religieuse, car il y a aussi d’autres vêtements traditionnels dans d’autres religions.

Le « Conseil suisse des religions », c'est comme « Economiesuisse » : ils ne représentent qu'eux-mêmes !

Marlyse Dormond : Des musulmans comme Memeti, imam de la Maison des religions de Berne, qui n’est pas islamophobe mais qui soutient cette initiative, disent que ce n’est pas un habit religieux et que le voile intégral n’a aucun fondement théologique. C’est un étendard de l’islam politique.

Thibaut Schaller : Vous ne craignez pas ensuite l’interdiction du voile ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Marlyse Dormond : Non, là on est dans le procès d’intention.

Thibaut Schaller : Vous combattrez une éventuelle nouvelle initiative ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Marlyse Dormond : Pour l’instant il n’y a rien, on est dans le procès d’intention. Des féministes ont écrit à Elisabeth Badinter que le voile intégral est devenu un étendard politique et non pas un habit religieux. Géraldine Savary parle d’un « linceul noir, symbole de domination patriarcale ». Cette sorte de bénédiction du voile intégral [donnée par les opposants à l’initiative], c’est une régression pour les femmes de notre pays.

Elisabeth Baume-Schneider : Moi je n’ai pas préparé mes citations, mais il y a aussi des personnalités [socialistes] qui pensent l’inverse.

Damien Cottier (lui souffle) : Ruth Dreifuss, par exemple.

Elisabeth Baume-Schneider : Merci. Le Conseil des religions, Amnesty, appellent à voter contre parce que c’est disproportionné. On peut utiliser les bases légales qui existent. Il ne faut pas mobiliser nos textes fondateurs pour une question de vêtement.

Marlyse Dormond (essaie d’interrompre EBS).

Elisabeth Baume-Schneider : C’est une question de vêtement, de symbole, mais ce n’est pas une question d’expression de la religion, parce qu’à ce niveau il y a une liberté totale.

Marlyse Dormond : C’est là que le Conseil des religions se trompe.

Elisabeth Baume-Schneider (l’interrompt) : Mais ça ne vous donne pas le monopole d’avoir raison.

Marlyse Dormond (poursuit) : Il dit que chacun peut vivre sa religion comme il l’entend. Oui, mais il n’y a pas besoin d’avoir un voile intégral pour cela.

Thibaut Schaller : L’UDC a attaqué les minarets, il attaque aujourd’hui la burqa, est-ce qu’il y a un autre combat en préparation ou non ?

Céline Amaudruz : Non, pas pour le moment, pas à ma connaissance.

Thibaut Schaller : Pas pour le moment ?
Ndlr: Céline Amaudruz a déjà répondu. Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.

Céline Amaudruz : Tout parti politique va continuer ses actions, à défendre les intérêts de la population qui lui semblent corrects. Évidemment que nous allons continuer à combattre l’islamisme. Nous n’acceptons pas d’avoir des cellules djihadistes qui se créent. En Suisse, il y en a plus de cent. On voit de plus en plus d’infractions nouvelles. Rappelez-vous ce qui s’est passé il y a peu de temps à Neuchâtel, cette femme qui a été complètement brûlée au visage
[jeune femme défigurée à l’acide par son ex-petit ami, un « réfugié » afghan].

Damien Cottier : Mais il n’y a aucun lien!

Ndlr: L'islamo-gauchiste et #padalgamiste PLR (!!!) Damien Cottier ne voit pas le lien!  Londres islamisée voit se répandre sur son sol cette épidémie bestiale, importée de l'Inde, du Pakistan, d'Afghanistan. Cette coutume ne se pratique que sur les femmes qui ont offensé un homme en le quittant ou en se refusant à lui. Regardez en face Cottier, l'abjection que vous cherchez à nier.

Damien Cottier : Il n’y a aucune augmentation de la sécurité avec cette initiative.

Céline Amaudruz : Bien sûr. Nous combattons…

Damien Cottier : Vous parlez tout le temps de la sécurité. Mais l’initiative n’apporte strictement rien en matière de sécurité. Dans les manifestations publiques, comme les matches de football et les manifestations politiques, les cantons peuvent déjà légiférer. Dix-sept l’ont fait.

Ndlr: Céline Amaudruz rate ici le coche, en évitant de parler des risques d'attentat, et de l'extrême gauche qui se permet toutes les exactions, tous les actes de destructions possibles sous les masques. Nous les avons vu à l’œuvre à Berne, à Zurich ; aux États-Unis durant les émeutes de 2020 ; en France où ils infiltrent pratiquement chaque manifestation.
D'autre part, si une personne entièrement voilée s'assied en face des gens dans le train, la majorité ne se sentira pas en sécurité et cherchera à s'éloigner.
Durant la vague d'attentats en France, j'ai vu personnellement une personne en burqa faisant la queue devant la caisse, et personne ne se plaçait derrière elle, alors que le temps d'attente était plus long ailleurs. Les regards étaient fixés sur elle/lui, c'était frappant.
Voir aussi:
Un gang armé déguisé en burqas islamiques a volé des milliers de personnes lors de violents raids

 

Thibaut Schaller : Du coup, cette initiative ne pose pas vraiment de problème ?

Damien Cottier : Non, une initiative qui n’apporte aucune amélioration sur plusieurs points, mais qui apporte des problèmes supplémentaires, il faut se demander si elle améliore la situation ou la péjore. Mon analyse, et Mme Baume-Schneider, et la majorité des partis politique et le Conseil fédéral, constatent que cela apporte plus de problèmes que de solutions. Il faut agir autrement : c’est le contre-projet qui favorise l’intégration.

Pietro Bugnon : Est-ce que l’initiative ne serait pas un signal envoyé à l’islam radical : en Suisse on n’accepte pas ça ?

Elisabeth Baume-Schneider : Mais déjà maintenant on n’accepte pas ça. (Mensonge, le voile intégral est autorisé dans 24 des 26 cantons.)

Il n’y a pas besoin de ce signal pour le symbole et je suis très contente que Mme Amaudruz commence à y aller en disant voilà, il y a des cellules djihadistes, des centaines et tout et tout, donc on fait un amalgame qui n’a pas lieu d’être. Ici on est dans un autre débat que ans la protection par rapport à l’islam radical. Je vous rejoins sur les cellules djihadistes, je vous rejoins sur tous les programmes de prévention qu’il faudra mettre en place, mais il faut aussi que vous nous rejoigniez pour investir dans ces programmes.

Damien Cottier : Et on a au mois de juin une votation sur la prévention du terrorisme.

******

3e partie : Quelle est l’opinion des internautes sur l’initiative "anti-burqa"?

Julie Kummer (RTS) résume les réactions à l’émission reçues sur Facebook :

Beaucoup [d’opposants] pensent que le sujet de l’initiative n’est pas pertinent car la situation difficile due à la pandémie nous fait nous couvrir le visage autant qu’avec la burqa.

Ndlr : On ne peut pas mettre le masque sanitaire sur le même plan que le niqab ! Le masque contre le Covid est porté par les hommes comme par les femmes, il ne recouvre pas les cheveux, il n'est obligatoire que quand les distances ne peuvent pas être tenues, c'est une mesure temporaire. Et même ainsi, beaucoup de gens se plaignent du masque sanitaire qu'ils trouvent liberticide.

Parmi les opposants, beaucoup s’interrogent les motivations des partisans, p. ex. : C’est une initiative prétexte de l’extrême droite, qui fait semblant de rendre une liberté aux femmes.

La question de la liberté des femmes suscite aussi beaucoup d’interrogations, p. ex. : Chaque femme doit être libre de montrer ses seins ou ses fesses ou de cacher son visage, c’est la liberté et j’espère que l’initiative échoue.

Les conséquences de cette initiative semblent aussi inquiéter :

- Si les femmes ne peuvent plus sortir en burqa elles ne pourront plus sortir du tout car elles seront empêchés par leurs maris.

- On stigmatise des gens sans leur laisser le choix, l’interdiction n’est pas de la protection.

Et beaucoup disent que l’interdiction de se dissimuler le visage ne devrait pas concerner les femmes qui portent la burqa :

- Je suis pour mais cela ne doit toucher que les hooligans et pas la burqa.

Pietro Bugnon à Céline Amaudruz : On vous reproche sur Facebook d’avoir un agenda caché derrière cette initiative.

Retour de Julie Kummer pour résumer le camp du oui. Bugnon demande si l’initiative « a fait mouche » :

- Le Oui à l’initiative permettrait que l’on respecte nos coutumes, comme nous le faisons dans les pays musulmans.

- On a dû enlever les croix partout pour plus de laïcité, pourquoi accepter alors la burqa ?

- C’est une prison de tissu.

- Pourquoi ne pouvons-nous pas entrer dans une station d’essence avec notre casque et eux oui ?

Damien Cottier, après avoir évoqué deux fois durant le débat les Daft Punk qui portaient toujours un casque de motard pour se produire sur scène et ne pourraient plus le faire avec l’initiative, revient avec son procès d’intention sur les exceptions et avec l’éternel argument avancé contre chaque initiative proche de l’UDC : « l’initiative est mal rédigée ». Les soirées costumées privées hors de la période du carnaval ou lors d’un anniversaire d’enfant, et les artistes de rue, risquent se faire amender, situation absurde parce que l’initiative est mal rédigée et va trop loin.

Pietro Bugnon : On voit que c’est un sujet très émotionnel. Est-ce que les votants ne vont pas voter avec leurs tripes, tout simplement, en se demandant : est-ce qu’ils acceptent ou non quelqu’u qui cache son visage ?

Et Damien Cottier, qui aura le droit de conclure longuement, va expliquer que nous n’allons peut-être pas voter avec nos tripes :

Damien Cottier: Plus je discute avec les gens, plus ils regardent les arguments, plus ils voient qu’a priori on est favorable à cette interdiction parce qu’on n’aime pas voir une femme en niqab, mais que plus on regarde les arguments, plus on regarde les effets réels de cette initiative et l’efficacité ou la non-efficacité de cette interdiction, plus on constate que ce n’est pas si facile, que ça va créer de nouveaux problèmes, que ça va accroître les tensions religieuses, plutôt que d’apaiser la situation, et que peut-être cette initiative n’est pas une bonne solution. En tout cas, moi, c’est la conclusion à laquelle je suis parvenu, je ne suis pas le seul et j’espère que ce sera la conclusion d’une majorité de la population.

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Cenator : Remarquons comment Pietro Bugnon biaise le débat par ses questions. 

A la fin de l’émission, on nous dit que, d’après un sondage auprès des followers de la RTS sur Facebook, l’initiative est en perte de vitesse : il n’y aurait plus que 48% d’avis favorables.

Ceci est inadmissible, c’est de la manipulation mentale des électeurs, hélas pratiquée à chaque votation depuis une trentaine d’années.
Le sondage n’est pas représentatif de la population puisqu’il ne s’agit que des internautes qui réagissent sur Facebook sur la page de la RTS, idéologiquement biaisée à gauche.
La RTS démontre ici une fois plus sa prise de position islamo-gauchiste et ses méthodes de manipulation, violant en continu son devoir de neutralité. Faute de contre-pouvoir, de média alternatif, cette manipulation méthodique et systématique de la population par nos médias subventionnés détruit notre démocratie.

La RTS veut “déconstruire les genres” et vise nos enfants : Des parents éduquent leurs enfants en évitant les stéréotypes

Téléjournal du 19h30 en date du 20 février 2021.

Notez que la journaliste associe féminisme, Mouvement #MeToo et changement de la société. Tous les ingrédients de l'extrême gauche sont présents.

Voilà à quoi sert la redevance désormais chers amis Suisses.

 

 

Nos remerciements à Samantha Smith

 


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Faut-il interdire Génération Identitaire? Analyse de la RTS, de Zemmour, et la réponse de Thaïs d’Escufon à ce nouveau délire

RTS/Forum, 27.01.2021

Quelle doit être la réponse des gouvernements aux groupuscules extrêmes?

Interview d'Anaïs Voy-Gillis, experte de l'extrême droite et des mouvements nationalistes à l'Institut français de géopolitique de l'Université Paris 8.

RTS/Thibaut Schaller : Quelle doit être la réponse des gouvernements face aux partis, aux groupuscules extrêmes de gauche ou de droite ?

En France, Gérald Darmanin a été scandalisé par les actions du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire, actif aux frontières alpines, et il envisage sa dissolution. Problématique identique en Allemagne avec l’AfD (sic !).

La dissolution est-elle une bonne stratégie ? Y a-t-il un motif juridique pour la dissolution de GI?

Anaïs Voy-Gillis : Les critères de la loi sont assez stricts, donc c’est difficile. Si la procédure n’aboutit pas parce qu’il n’y a pas les fondements légaux nécessaires, cela revient à crédibiliser le discours de victimisation de ces mouvements.
Par ailleurs, si on dissout une organisation, on ne dissout ni les idées, ni les hommes.
(ndlr: Au rythme auquel la guerre culturelle avance pour censurer, dissoudre des idées et conquérir l'espace poltio-médiatico-académique, les étapes suivantes commenceraient par dissoudre les organisations pour arriver finalement à dissoudre les malpensants.)

Pour rappel, GI est proche du Bloc identitaire, et le Bloc identitaire s’est créé sur une organisation dissoute en 2002 suite à une tentative d’assassinat sur Jacques Chirac.

RTS : Il y a pas mal d’écueils juridiques, politiques pour les dissoudre mais d’un autre côté, la tolérance face à ces discours est une forme de banalisation de leur discours, de leurs actions ?

(De quels discours s'agit-il? Quels sont leurs crime? Nommez-les svp!)

Anaïs Voy-Gillis : Ce sont des questions de liberté d’expression. Soit on arrive à prouver que les propos tenus (qui sont quand même, pour un certain nombre, condamnables) sont un appel à la haine et cela tombe sous l’égide de la loi et on condamne soit l’organisation soit les personnes, soit on n’arrive pas à la prouver et on se retrouve dans une impasse. On peut condamner, et il faut condamner fermement, tous les appels à la haine, tous les propos antirépublicains, qui remettent en cause la démocratie.

(C'est un comble qu'au nom de la Démocratie, cette gauche persécute et réduise au silence tous ceux qui ne pensent pas comme elle. Comme outils de formatage des esprits, elle contrôle, et dirige de fait, les médias, les réseaux sociaux, l'enseignement et l'instrumentalisation des lois contre "la haine". La haine que la bienpensance cherche sans pouvoir la trouver, à leurs grands regrets.)

Anaïs Voy-Gillis : Il ne faut pas oublier qu’il y a une propagation et une banalisation de ces discours. On le voit par des partis, qui aujourd’hui sont beaucoup plus institutionnalisés que GI, comme le Rassemblement national en France ou le FPÖ en Autriche.
Quand le FPÖ est arrivé au pouvoir dans le cadre d’une coalition ou quand le RN est arrivé au second tour des présidentielles en 2002, il y a eu des mouvements massifs des gens venus manifester contre eux dans les rues, en disant que c’est intolérable, que ces partis ne respectaient pas la démocratie, la République.
Mais en 2017, il n’y a eu que très peu de manifestations quand cela s’est reproduit dans les deux pays. Et on se rend compte que ces idées finissent par se banaliser, car il y a une lassitude des citoyens à l’encontre des partis traditionnels.
A force de crier au loup sans condamnation juridique, parce qu’il n’y avait pas de fondements, on en est venu à se dire que ces partis jouaient le jeu de la démocratie.
On a un peu créé le terreau dans lequel on se trouve aujourd’hui.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/quelle-doit-etre-la-reponse-des-gouvernements-aux-groupuscules-extremes-interview-danas-voy-gillis?id=11909820

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RTS/Forum, 27.01.2021

Réseaux sociaux: la censure ou la bavure?

"Débat" entre Antonio Casilli, professeur de sociologie à Télécom Paris et Anaïs Voy-Gillis.

RTS/Thibaut Schaller : On a parlé (ci-dessus) des groupuscules qui cherchent à déstabiliser les États.
 Il y a aussi la stratégie des réseaux sociaux, on l’a vu avec Donald Trump, avec les comptes de QAnon, ce mouvement qui a participé à l’invasion du Capitole à Washington.
Est-ce que la stratégie de bannissement des réseaux sociaux est la bonne ? C’est un discours qu’on élimine ?

Anaïs Voy-Gillis : C’est impossible. Plus vous interdisez une organisation, plus vous la rendez invisible donc difficile à tracer. Même en fermant des comptes sur des réseaux sociaux, on ne peut pas complètement les contourner. Vous éteignez le feu d’un côté et vous le recréez de l’autre.

Il faut condamner les appels à la haine et il faut sensibiliser les gens sur ce qu’on peut dire et ce qu’on ne peut pas dire. [1]

Antonio Casilli : Actuellement, c’est la seule stratégie adoptée par les grandes plateformes sociales, comme Facebook, Twitter. Au lieu de bannissement, on utilise le terme de modération qui est plus rassurant. De leur point de vue, il s’agit de filtrer les contenus pour les adapter à leur propre vision de leur propre plateforme. Il y a des plateformes prévues pour recueillir les contenus pornographiques, d’autres plateformes spécialisées pour recueillir les messages de haine, comme on l’a vu aux États-Unis avec le réseau Parler, maintenant supprimé suite à l’intervention d’Amazon, Apple et Google.

RTS : N’y a-t-il pas un arbitraire, un effet de meute dans les dénonciations ?

Antonio Casilli : Oui, il y a plusieurs types d’arbitraire. La modération n’est pas un seul processus, il y a 3 phases :

1) Nos propres signaux que nous envoyons en bloquant des profils ou en mettant un pouce en bas. Le contenu devient alors problématique aux yeux des modérateurs et rentre dans le radar des plateformes.

2) Certaines plateformes (ndlr : en réalité toutes) font un filtrage automatique par mots-clefs, selon leurs propres règles, qui changent tout le temps.

3) Les travailleurs du clic, ubérisés, mal payés, mal encadrés, qui censurent les contenus problématiques.

Il y a un élément d’arbitraire à chacune de ces trois phases.

Anaïs Voy-Gillis : Il n’y a pas d’autre solution efficace contre les extrêmes que de sensibiliser les gens et de faire un travail d’éducation populaire, sur quels sont ces discours, quelle a été l’histoire, quels sont les risques de ces dérives, etc. Et aussi traiter le mal à la racine. Si des militants se tournent vers ces partis, si les gens se radicalisent dans ces partis, c’est aussi qu’il y a eu à un moment des facteurs en faveur de cela, et donc il y a des réponses politiques à apporter au-delà du fait de modérer des discours sur internet, parce qu’ils auront toujours un temps d’avance sur nous, sur la modération.

source: https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/reseaux-sociaux-la-censure-ou-la-bavure-interview-dantonio-casilli?id=11909821

[1] En Hongrie, Bayer Zsolt, le journaliste qui a fondé le parti FIDESZ avec Orban a reçu son dernier avertissement de Facebook, après avoir posté ceci:

Actuellement la bataille ne se joue plus entre les mondialistes et les souverainistes mais entre les gens sain d'esprit et les esprits malades.

(résumés commentaires: Cenator)

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Faut-il dissoudre Génération Identitaire ? L’avis de Gilles-William Goldnadel

RMC - 27 janv. 2021

Gilles-William Goldnadel : "Moi aussi, je vis très mal l'impuissance d'Etat à gérer le problème de l'immigration illégale: je n'ai pas pour autant l'impression d'être un sympathisant nazi"

 

***

Faut-il dissoudre Génération identitaire ? L’avis d’Éric Zemmour

Face à l'info 27 Janvier 2021 (CNews) - Le blog d'Eric Zemmour

Zemmour remet l’église au milieu du village dans tout ce débat autour de Génération identitaire : il n’y a pas d’arguments pour dissoudre ce groupe.

*

Génération identitaire n’a rien fait d’illégal, donc il serait totalement antidémocratique de le dissoudre. Le préfet de Haute-Garonne était d’accord avec l’opération coup-de-poing pour défendre la frontière, où il n’y avait ni gendarmes, ni policiers, ne serait-ce que symboliquement. C’est là que des migrants entrent à pied en France. Il n’y a pas eu de violences, contrairement à tout ce qui se passe avec l’extrême gauche. Il n’y avait aucun risque pour l’ordre public. Génération identitaire a fait un coup médiatique, mais ils ne se sont pas pris pour la police, ils n’ont arrêté personne, juste mis un banderole anti-immigration clandestine. C’est une « agit prop » médiatique, qui a bien marché, une action similaire aux manifs de l’extrême gauche, aux actions spectaculaires de Green Peace ou des Femen, sauf que ces derniers commettent vraiment des actions illégales.

Génération identitaire avait fait la même chose en 2018 dans les Alpes. Il y a eu un procès, mais ils ont été acquittés en appel, car ils ne font rien d’illégal, seulement de l’agitation médiatique.

Mais ici, comme toujours, il y a deux poids deux mesures. Les complices des passeurs sont sanctifiés au nom de la fraternité. C’est illégal mais ils sont ovationnés par les médias. Cédric Herrou a été condamné par la justice, mais béni par la bien-pensance.

Financer SOS Méditerranée, comme les maires de certaines villes ont annoncé vouloir le faire, c’est favoriser l’immigration illégale et là, on ne leur dit rien, on salue cela au nom du sauvetage de ceux qui risquent de se noyer. Mais ce sont des clandestins, et on les amène en Europe au lieu de les renvoyer, donc ce n’est pas une question de sauvetage, c’est bien favoriser l’immigration.

Génération identitaire veut défendre les frontières et montrer que nos frontières ne sont pas protégées par l’État contre l’immigration clandestine, contrairement aux grandes déclarations du gouvernement. C’est pour cela que Darmanin est en colère : les jeunes de Génération identitaire dénoncent son double langage. La justice n’a rien trouvé contre eux, mais Darmanin a dit : « Je vais chercher. »

*

L’accusation d’incitation à la haine et de discrimination portée contre Génération identitaire ne tient pas non plus. Génération identitaire cherche à défendre notre culture contre l’islamisation. Génération identitaire considère qu’il y a trop d’immigrés. 
On a le droit d’être contre l’immigration – ou alors il faut dire franchement que le discours anti-immigration est criminalisé, qu’on n’a plus le droit de contester l’immigration, et d’ailleurs c’est plus ou moins dit dans le pacte de Marrakech. Une telle interdiction équivaudrait à reconnaître le délit d’opinion.

*

Pourquoi Darmanin veut-il dissoudre Génération identitaire ? C’est parce qu’il y a dissout les associations islamistes BarakaCity et CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) et maintenant il cherche un équilibre. Il ne veut pas paraître uniquement anti-islamiste voire anti-musulman. Pour cela, il utilise le classique rhétorique de la tenaille identitaire.
C’est une fausse fenêtre idéologique. C’est le discours des prétendus républicains : nous sommes au milieu, entre deux extrêmes identitaires que nous devons combattre symétriquement.
D’un côté, l’islamisme radical, et donc de l’autre il faut un pendant, qui est l’identitarisme nationaliste français. On les met sur le même plan. Mais c’est faux.

Les uns défendent la France, leur nation, contre des gens qui veulent venir et qu’on n’a pas invités à venir. Dans un autre temps, ils auraient été des héros. D’autres (BarakaCity, CCIF) veulent islamiser la France.

Ce n’est pas pareil.

C’est une fausse fenêtre rhétorique, c’est un sophisme, qu’on met en avant parce qu’on ne veut pas reconnaître qu’il y a un conflit de civilisation sur notre sol. 
Alors il est plus commode de faire croire qu’il y a une tenaille identitaire, que le pays est pris entre deux extrémismes identitaires qui seraient symétriques.

En réalité, il n’y a rien contre Génération identitaire, comme l’a prouvé la Cour d’appel de Grenoble,

*

La gauche dit que les gens de Génération identitaire sont porteurs d’un racisme décomplexé, que c’est l’extrême droite, qu’ils promeuvent une vision raciale du monde, proche du suprémacisme blanc, qu’ils veulent la remigration.

 

Mais cette accusation de racisme ne tient pas non plus. Le racisme, c’est une vision du monde qui repose sur une hiérarchie des races. Vouloir la remigration n’a rien de raciste.

 

C’est considérer qu’il y a trop d’immigrés en France, et que cela pose un vrai problème d’équilibre démographique et identitaire. Si l’identité d’un peuple est en danger, il est tout à fait courant de renvoyer ceux qui ne s’assimilent pas. C’est ce qu’a fait la France pendant un siècle. De Gaulle, Léon Blum, n’étaient pas racistes. Dans les années 30, on a renvoyé des immigrés chômeurs parce qu’on estimait qu’ils ne s’assimilaient pas, et c’est la gauche qui faisait ça.

Une autre erreur du discours médiatique, c’est de dire que les associations islamistes développent un rejet de l’autre. Elles ne font pas ça. Elles défendent une volonté d’imposer l’islam aux autres. C’est un projet civilisationnel et juridico-politique qu’elles veulent imposer.

Les associations sont libres. Simplement, il y en a qu’on dissout parce qu’elles sont dangereuses pour le pays. Ce n’est pas le cas de Génération identitaire.

*

Faut-il interdire aux associations de faire de la politique ? Non, répond Zemmour.

En démocratie, il ne faut pas interdire aux associations de faire de la politique, mais il faut interdire toute subvention à toute association qui fait de la politique.

 

Pour être équitable, la règle doit être que les associations et partis politiques peuvent être légitimes mais il faut supprimer toute subvention publique, même locale. Zemmour trouve inacceptable que ses impôts servent à arroser des associations qui combattent ses idées ou font entrer des migrants illégaux.

Idem avec la redevance. Les subventions aux médias sont inacceptables. Par ailleurs, Génération identitaire ne touche pas un sou de l’État, tandis que SOS racisme croule sous les subventions publiques.

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 Thaïs d’Escufon : "Nous serons toujours en première ligne 16.2.21

La RTS est l’un des premiers médias en Suisse romande à adopter officiellement le langage épicène

La RTS est l’un des premiers médias en Suisse romande à adopter officiellement le langage épicène, qui a pour but d’éviter toute discrimination sexiste. D’autres, tel que «Le Courrier», songent à franchir le pas.

 

 

«Donc l’idée aujourd’hui, c’est d’avoir une sensibilisation au langage épicène – c’est-à-dire qui vaut pour le masculin et le féminin – sur les antennes de la RTS, explique Béatrice Jéquier, adjointe à la direction du département de l’actualité et des sports, dans une petite vidéo.

(...)

24heures.ch


Rappels :

Emeutes, pillages par la diversité aux Pays-Bas depuis trois jours, la RTS incrimine l’extrême droite

Un ex-cadre de France Bleu, soupçonné en Suisse d’avoir détenu des images pédopornographiques (à la RSR) avant son arrivée à Radio France

Harcèlement à la RTS : Plus de 200 personnes ont livré leurs témoignages

19:30 de la RTS : Propagande féministe et pro islam

La facture de la crise de la RTS enfle de jour en jour et elle sera à la charge des contribuables

Médias. Affolement et propagande suite…Raymond Vouillamoz, ancien directeur de la Télévision romande: « Si No Billag passe, il n’y aura plus de Darius Rochebin »

TÉLÉVISION: Langage inclusif à la RTS, une vidéo scandalise à l’interne Le Matin, 11.2.2021

Emeutes, pillages par la diversité aux Pays-Bas depuis trois jours, la RTS incrimine l’extrême droite

RTS, Journal 12h30, 26.01.2021

Nadine Haltiner: Plus que 250 personnes arrêtées, suite au couvre-feu de 21h à 4h du matin.

Les émeutes, c’est assez inhabituel au P-B ?

Alain Franco : C’est le  choc dans les villes de Rotterdam, d’Eindhoven et à Enschede, ainsi que dans une douzaine de villes, des scènes de violence depuis au moins deux nuits (ndlr : en réalité, la RTS sait que cela se passe depuis 3 nuits). Voitures et un centre de test covid incendiés, feux d’artifice contre un commissariat, du vandalisme et des pillages de supermarchés, des échauffourées avec la police, 180 personnes arrêtées la nuit dernière, surtout des jeunes et des adolescents.

Les autorités dénoncent ces violences gratuites, les pires émeutes en 40 ans, affirme le 1er ministre, M. Rutte. (en réalité, du jamais vu, étant donné qu’il y a 40 ans, les P-B n’étaient pas encore enrichis de ces « jeunes » et de ces « adolescents »).
Un élu local craint la guerre civile.

Nadine Haltiner: Une guerre civile ? On est vraiment là ?

Alain Franco : Non, non, cette réaction tient du fait que c’est très inhabituel au P-B. Cette violence est dénuée de toute revendication politique, souvent dans les quartiers défavorisés. Amsterdam et Eindhoven font exception. Là-bas, les manifestations ont commencé à l’appel des organisations orchestrées par l’extrême droite, à cause des mesures anti-covid. Mais elles ont vite dégénéré en confrontations avec les forces de l’ordre.

Nadine Haltiner: Alors, ces deux dernières nuits de confrontations ne sont pas une protestation contre le couvre-feu ?

Alain Franco : Eh bien, au vu quasi général de l’absence de revendication politique. On est loin d’un vaste mouvement qui s’exprime dans la rue contre la politique gouvernementale. Les restrictions ne sont pas les conséquences directes du couvre-feu, tout au plus un prétexte aux violences et aux pillages. Un sondage indique ailleurs que 70% de la population est favorable au couvre-feu contre 18% et 75% soutient l’ensemble des mesures gouvernementales contre 7% qui y ont opposés, principalement l’extrême droite..

https://www.rts.ch/play/radio/le-12h30/audio/une-troisieme-nuit-demeutes-sest-deroulee-aux-pays-bas?id=11907185

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https://www.youtube.com/watch?v=sg7lSo0OyLQ

 

 

CoronaSociety 25 janvier 2021 Continue reading

Un ex-cadre de France Bleu, soupçonné en Suisse d’avoir détenu des images pédopornographiques (à la RSR) avant son arrivée à Radio France

Bien que l’affaire ne se soit pas déroulée au sein de Radio France, la direction lance une enquête interne sur les circonstances de son arrivée à France Bleu en 2011 et sur sa période de présence dans les effectifs.

Thierry Catherine avait été au cœur d'une enquête en Suisse pour avoir détenu des images pédophiles sur son ordinateur, parmi des centaines de fichiers pornographiques alors qu'il était cadre intermédiaire à la RSR. Une affaire qui date de 2005. Après avoir quitté la RSR, Thierry Catherine avait été embauché à France Bleu en 2011 "après plusieurs années et d’autres expériences professionnelles", précise Radio France.

(...)

Francetvinfo.fr

Harcèlement à la RTS : Plus de 200 personnes ont livré leurs témoignages

L’enquête sur les cas de harcèlements à la RTS comptabilise près de 220 témoignages. [...]

La SSR a lancé mi-novembre trois enquêtes indépendantes suite à une enquête du Temps qui révélait des dysfonctionnements au sein de la RTS en épinglant trois collaborateurs, dont l’ex-présentateur Darius Rochebin. Il est fait état de harcèlement sexuel, de gestes déplacés ou encore d’abus de pouvoir. Deux cadres ont été suspendus et un troisième s’est temporairement retiré.

TdG

19:30 de la RTS : Propagande féministe et pro islam

Comptez le nombre de femmes présentes lors de cette seule émission.

Sujets de ce "téléjournal" :

 

  • "Parmi les cinq personnes les plus puissantes du monde, on trouve des femmes. 2020 aura été une année faste"
  • Le Bosniaque jugé à Paris pour djihadisme et pour lequel les journalistes utilisent surtout le terme "Yverdonnois". Il est défendu par une femme avocate. Il n'y a aucune critique concernant la naturalisation d'un tel individu.
  • La correspondante à Paris : une femme
  • La correspondante à Berlin : une femme
  • Une présentatrice
  • Pour parler du Covid : une famille musulmane et une étudiante voilée (Batoul). Le but étant de victimiser et de montrer que les migrants musulmans sont travailleurs, studieux et humbles (surtout ne pas montrer une famille suisse qui subit les problèmes financiers). Ici, la RTS ne se prive pas pour marteler que cette famille est libanaise. La RTS arrive à victimiser cette famille musulmane alors qu'un musulman naturalisé est accusé de préparatifs d'attentat en Suisse lors de la même émission : un exploit typiquement gauchiste.

etc.

RTS

Nos remerciements à Wilhou

 

La RTS invite Patrick Artus pour expliquer le Great Reset qui nous attend

Cenator : La RTS donne la parole à Patrick Artus, un grand pape du Great Reset. Un vrai pikettiste, un économiste de gauche mondialiste, dans la ligne du WEF. 

À notre avis, les pays qui vont se sortir de cette crise ne sont surtout pas ceux qui verseront dans l’assistanat ni dans le revenu universel (le fameux oreiller de paresse, l’expression qui a déclenché l’attaque de la meute contre Guy Parmelin). Ce sont au contraire ceux qui vont se retrousser les manches et adopter le slogan d’Orban : Nous allons créer autant d’entreprises qu’il en a été détruit et fournir l’aide indispensable au redémarrage.

Dans le « nouveau capitalisme » prôné par Artus, l’État « sauve » tout le monde, même les entreprises qui auraient dû faire faillite et qui vont vivoter grâce à l’aide. Ce sauvetage artificiel par la planche à billets instaure en réalité une économie communiste à la soviétique, où les entreprises non viables sont maintenues à flot par les subventions. 

Lors du premier confinement, quand nous ignorions tout du virus et manquions même de désinfectant, des restrictions limitées avaient encore un certain sens, pour un court temps de réorganisation. Par contre, le deuxième confinement est clairement irrationnel et suicidaire et il utilise la pandémie comme prétexte pour établir un nouveau modèle sociétal.
La mise en place du Great Reset apparaît toujours plus évidente, et la pandémie en devient même l’instrument, au lieu qu’il ne soit qu’une
conséquence de celle-ci.

Un capitalisme sur des bases saines et durables signifie pour Artus plus de collaboration internationale, de façon qu’aucun pays ne sombre dans la crise. Et par aucun pays, Artus, en bon globaliste, entend toute la planète Terre au sens des élites du WEF. 

Le véritable bilan de la situation européenne actuelle, c’est que sa civilisation est à l’agonie. Le marxisme culturel a vaincu la liberté de parole, détruit la liberté académique, imposé la pensée unique à ses médias, à son enseignement ; il a imposé à la population occidentale un sentiment de culpabilité, il a sali son histoire, déformé, piétiné ses traditions, les fondements de sa civilisation, il lui a imposé le multiculturalisme, il a organisé l’invasion par des populations incompatibles.

A présent, après que nos cerveaux ont été « nourris » de la maternelle jusqu’au tombeau par l’idéologie progressiste, nous serions redevables à l’État pour tout le reste (nourriture, logement, transports...) ?

Car après que les gouvernements successifs ont laissé venir en Europe occidentale un mélange de populations étrangères tel que l’histoire de l’humanité n’en a jamais connu, et vu qu’une grande partie de cette population est inemployable, il faut bien prévoir de quoi l’entretenir – d’autant plus maintenant que la quatrième révolution industrielle, la robotisation, est prévue par les grands horlogers de WEF.

Et selon Patrick Artus, aux mérites académiques ronflants, l’Europe aux abois aurait en plus le devoir de sauver le monde dans un élan de solidarité fraternelle. Fraternité universelle, qui n’existe que dans la tête de personnes qui vivent de leur idéologie. Ces visionnaires ont la prétention de pouvoir définir, de leur bureau, ce que doit être le nouveau modèle économique mondial et de savoir comment réformer l’économie et l’humanité de fond en comble.

Artus pense que l’économie va se redresser avec plus de social, en opposition avec le capitalisme qui « cherche le profit à tout prix » et vise à récompenser les actionnaires.
Dans le modèle qu’il préconise, ce n’est plus le privé qui prend les risques, en prêtant ses économies aux entreprises en mal de liquidités, c’est l’État s’y substitue.
Voici donc la fin du capitalisme, ce que la gauche réclame depuis 1917.
C’est exactement cela, la vision pikettiste et marxiste de l’économie.
 La rentabilité des entreprises, pour Artus, n’est plus un objectif. 

Dans le capitalisme classique, une entreprise doit, avant tout, faire le nécessaire pour être rentable, compétitive, sinon c’est la faillite. La possibilité d’une aide sociale découle de la viabilité des entreprises, et non l’inverse.

  • « Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »  Winston Churchill

Artus et le Great Reset veulent remplacer les actionnaires par l’État, et détruire par là la propriété privée. C’est une société néo-communiste qui se dessine clairement dans ces propos.
En fait, ce nouveau capitalisme n’est rien d’autre que le rêve bolchévique réchauffé. Artus, en réclamant
un monde (occidental) « plus soucieux de lutter contre les inégalités et plus respectueux de l’environnement », déroule un tapis rouge devant la Chine – le pays même qui nous a infectés puis inspiré ces confinements.

Pour Patrick Artus, il faut plus d’Europe, plus de solidarité, et il cite comme exemple la dette colossale (750 milliards) du plan d’urgence destiné à résoudre la crise post-covid, dette solidairement remboursable entre pays membres, que l’UE veut laisser aux générations à venir. 

Beaucoup disent que cette dette ne sera jamais remboursée, qu’il y aura un Great Reset, que la planche à billets va résoudre les problèmes. Les mêmes réclament la disparition de l’argent physique, ce qui rendra l’argent encore plus virtuel et théorique (et traçable à 100%) et  relativisera toute dette. C’est la mise en place de l’utopie communiste, version digitale.

Ajoutons à cela le revenu universel comme le voudrait Artus.

« La meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire. » Félix Leclerc

Lausanne l’a déjà expérimenté pour les jeunes. Après l’an 2000, la gauche s’est installée sur son trône et a instauré l’assistance comme un dû. La commune a distribué de l’assistance sans contrepartie, sans aucune exigence de remboursement. Beaucoup de jeunes en pleine capacité ont choisi de se faire entretenir par la collectivité. L’explosion des jeunes assistés a alors fait naître d’autres services sociaux pour les remettre au travail – avec ce bénéfice secondaire, pour les politicards, que ces jeunes, "en cours de réorientation" sortaient par là-même des statistiques des assistés.
L’explosion du budget du social n’a nullement effrayé les sociocrates car ils savent qu'il suffit d’augmenter les impôts et la dette pour financer les prestations et le salaire des fonctionnaires qui les servent.
Jusqu’au moment où la réalité nous explosera à la figure.

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L'interview de Patrick Artus, chef économiste à la banque Natixis et co-auteur de l’ouvrage "L'économie post-Covid"

A quoi ressemblera l’économie après la pandémie?

Mehmet Gultas : Deux scénarios possibles pour la crise sanitaire. Soit la crise s’aggrave, soit qu’on maîtrise, même d’une manière imparfaite, la pandémie et qu’on refonde l’économie mondiale sur des bases plus saines et durables. Vers quel scénario se dirige-t-on ?

Patrick Artus : On va maîtriser la pandémie, la situation sanitaire sera stabilisée.

Qu’est-ce qui sera durablement différent après cette crise ? En étant prudent, sachant que toutes les grandes crises ont amené de grands changement irréversibles et pas forcément ceux qu’on s’attendait.

Le capitalisme ne va pas du tout devenir plus inclusif ni plus sympathique. (Rire de Mehmet Gultas.)

Le propre du capitalisme contemporain, c’est de chercher à rétablir le plus rapidement possible ses profits. Donc, après la crise, pour produire avec des coûts plus faibles, il faut délocaliser davantage, il faut rechercher les rentes de monopoles – Mehmet Gultas rajoute : geler les embauches – et montrer une certaine réticence vis-à-vis de la transition énergétique.

Mehmet Gultas : Donc ce durcissement du capitalisme est inéluctable ? Ou est-ce qu’on peut quand même encore l’éviter ?

Patrick Artus : Alors, on peut l’éviter, car il y a des pressions en sens opposé. Simplement, le roulement  spontané  du capitalisme, ça va être de se rétablir le plus vite possible (oui, oui, Mehmet Gultas) au détriment des autres.

Mais après, vous avez les opinions, les populations, les gouvernements, et même la finance, assez curieusement. Puisque en particulier les grands investisseurs aujourd’hui jouent un rôle tout à fait déterminant pour pousser les entreprises à être plus inclusives, à s’occuper du social, à changer leur gouvernance, à s’occuper du climat.

Mais il ne faut pas être naïf. Spontanément, une entreprise du capitalisme contemporaine a quand même, quelles que soient les  forces en sens inverse, comme but essentiel de rétablir sa rentabilité pour ses actionnaires.

Le cas de Danone est très intéressant. Avec la chute de sa rentabilité, cette société pourtant très avancée a annoncé un plan de licenciement. Donc, même dans les entreprises les plus avancées vers cette nouvelle forme de capitalisme, on reste dans un capitalisme complètement actionnarial.

Mehmet Gultas : Vous dites : la politique à mettre en œuvre ne peut pas être réformistes, il faut des ruptures. Lesquelles ?

Patrick Artus : Alors, on part de l’idée que cette crise va fabriquer une énorme hétérogénéité dont nous n’avons pas d’expérience. Il y a des pays qui vont aller bien parce qu’ils ont des bonnes industries et il y a des pays qui vont aller mal. Un pays comme l’Espagne, par exemple, ou même la France, avec une grosse exposition à l’automobile, à l’aéronautique, au tourisme, ces pays vont aller mal. Il y a des secteurs qui vont aller bien, d’autres mal.

Les jeunes avec des contrats d’intérim vont aller mal, d‘autres personnes iront toujours bien avec des contrats de travail à long terme dans de grandes entreprises.

Donc on a besoin de rupture parce qu’on a besoin de politiques extrêmement puissantes pour lutter contre cette hétérogénéité. Si on ne fait pas ça, il y aura des pays, des secteurs qui vont être durablement en crise, des personnes durablement dans la pauvreté. Il faut donc changer notre approche dans la lutte contre la pauvreté.

Nous proposons dans le livre un revenu universel pour les jeunes, par exemple.

Il faut aussi laisser les entreprises négocier plus localement, parce que chaque situation sera différente, avec beaucoup discussion et de dialogue social dans chaque entreprise,

Il faut beaucoup plus de coordination et de coopération entre les pays,

En Europe, ça avance un peu. On a eu le plan de relance et le budget de moyen terme européens, qui sont plus solidaires que ce qu’on avait dans le passé.

Il y a des problèmes de très grande pauvreté dans le monde, il y a des pays dont les économies s’effondrent dans cette crise. Si on ne fait rien, ces pays vont être durablement en grande difficulté, comme l’Amérique latine, par exemple.

Il faut comprendre que nous avons cette explosion d’hétérogénéité dans toutes les dimensions, et c’est à cela qu’il faut répondre.

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Le livre cité par Mehmet Gultas : L'économie post-Covid. par Olivier Pastré et Patrick Artus

Résumé de l’éditeur :

Penser l’après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d’une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d’une refondation de l’économie mondiale sur des bases plus saines et durables.
Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en œuvre – de l’entreprise à l’économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l’emploi. Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d’une sortie de crise par le haut.
La politique à mettre en œuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu’il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.
Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur associé à l’École d’Économie de Paris. Olivier Pastré est professeur d’économie à l’université Paris-VIII et président d’IMB Bank (Tunis). Ils sont tous deux membres du Cercle des économistes et ont publié ensemble Sorties de crise (Perrin, 2009).

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Articles de ou sur Patrick Artus :

Que faire pour limiter la perte de croissance potentielle ?

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/patrick-artus/artus-que-faire-pour-limiter-la-perte-de-croissance-potentielle-28-11-2020-2403055_1448.php

***

Cette « politique de surchauffe » qui tente la BCE

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/patrick-artus/artus-cette-politique-de-surchauffe-qui-tente-la-bce-26-12-2020-2407127_1448.php

***

Le Covid-19 sonnera-t-il le glas du capitalisme?

https://www.msn.com/fr-ch/finance/economie/le-covid-19-sonnera-t-il-le-glas-du-capitalisme/ar-BB124v23

[...]

Plus d'État et plus de redistribution

Mais ce n'est pas fini. Toujours inquiet des jours futurs, Artus reconnaît que, de plus en plus, les citoyen·nes en Occident vont comprendre la nécessaire intervention de l'État pour «définir et développer les industries stratégiques (pharmacie, nouvelles technologies, énergies renouvelables, etc.)».

[…] Artus conclut en admettant que «la crise du coronavirus va amener à remettre en cause tous ces choix: elle annonce bien la fin de cette forme du capitalisme».

Pourrions-nous dire, voici enfin la chute d'un modèle qui a couvert trois grandes crises économiques, qui a renforcé les inégalités et les différences et qui, surtout, est responsable d'une intensification inquiétante du risque environnemental et du dérèglement climatique, d'une extinction de masse et d'une destruction des écosystèmes? Prenons alors les choses positivement et admettons, malgré la panique générale et la peur collective à l'heure du Covid-19, que quelque part, cette crise aura du bon pour notre avenir.

En tout cas, espérons-le. Qu'un économiste reconnu et respecté le reconnaisse est peut-être le début de quelque chose…

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L'agenda politique du Great Reset

résumé en 4 minutes et demie (sous-titres disponibles) - Jason Kenney (Alberta)

bacontrees

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Le livre de Klaus Schwab

pour télécharger: https://1lib.eu/book/7220811/594470

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World Economic Forum: COVID-19: The Great Reset (1h07 en anglais)

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Qu'est-ce que la Grande Réinitialisation ? | Forum Économique Mondial

NTD français. La Grande Réinstallation est un projet communiste.

RTS-Forum. François Schaller – Brexit deal : lourde humiliation pour la Suisse

RTS/Forum, 1.01.2021 - "Le Brexit est-il une lourde humiliation pour la Suisse?

Débat entre Damien Cottier, conseiller national PLR neuchâtelois, et François Schaller, journaliste politique.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/le-brexit-est-il-une-lourde-humiliation-pour-la-suisse?id=11850927

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Mehmet Gultas, introduction : François Schaller voit une lourde humiliation pour la Suisse dans l’accord obtenu avec l’UE par la Grande-Bretagne. Son article sur son blog du Temps, « Brexit deal : lourde humiliation pour la Suisse » (ci-dessous) a fait le buzz.

François Schaller : Elle est objectivement humiliée. L’UE a répété durant des années qu’il n’est pas question d’accord sans subordination dans de larges domaines, comme notre justice, avec l’incontournable libre circulation et CEJ comme conditions sine qua non, et la Grande-Bretagne a pu s’en débarrasser. On nous avait sans cesse répété qu’il n’était pas possible de négocier sans ces 2 réquisits.
Les Britanniques ont obtenu leur accord sans la subordination du droit britannique au droit européen.

Damien Cottier: La Grande-Bretagne s’est probablement débarrassée aussi de sa prospérité avec le Brexit. On compare deux choses absolument pas comparables.
Le Royaume-Uni n’a plus d’accès au marché de l’UE, seulement un accord de libre échange.
La Suisse en a un avec l’UE depuis 1972. La voie bilatérale, depuis les années 2000, donne accès au marché aux mêmes conditions que les pays membres de l’UE.

François Schaller : Le Royaume-Uni a obtenu bien plus, le zéro tarif bien plus large que ce qu’étaient nos accords de libre échange !
L’accord sur la reconnaissance mutuelle, grâce auquel il n’y a plus besoin d’homologation des produits à l’extérieur de la Suisse, économiquement ce sont des peanuts.

Damien Cottier: Il faut expliquer la différence. Si l’UE est un supermarché, la Suisse n’est pas dans le supermarché mais dans le centre commercial, avec un magnifique magasin en face du supermarché. Boris Johnson a pu obtenir un petit étal dans le parking du supermarché à l’extérieur où il fait froid pour présenter quelques produits. (Mehmet Gultas rit, comme chaque journaliste de cette émission, après chaque vanne, chaque blague qui vient des bien-pensants).

Damien Cottier: Et M. Köppel, M. Schaller et quelques autres disent que c’est formidable, mais pour nous ce serait un retour en arrière de 50 ans. Puis Damien Cottier cite plusieurs professeurs pikettistes qui sont de son avis pour prouver que nous ne sommes pas dans la même configuration. 

Damien Cottier: À part vous et l’UDC, pour des raisons idéologiques, il n’y a personne dans les milieux économiques qui ne souligne pas l’importance cruciale de ces éléments-là pour nos emplois.

Mehmet Gultas sort de son rôle et accourt à la défense de Damien Cottier : Les entreprises tiennent à cet accord.

François Schaller : Non, ce sont essentiellement les organisations économiques.

Damien Cottier, Mehmet Gultas lui coupent la parole.

François Schaller : Les entreprises ne connaissent pas le dossier et s’alignent sur les organisations économiques (ndlr : Surtout Économie Suisse, qui est une succursale de Foraus, Opération Libero… et de l’UE). Il y a pas mal d’entreprises qui ont pris position contre cet accord institutionnel et elles se sont même regroupées dans une organisation. Bobst, par exemple, qui n’est quand même pas rien.

Mehmet Gultas à Damien Cottier : Est-ce que vous pensez que ce sera compliqué d’expliquer à la population l’intérêt de cet accord institutionnel, compte tenu ce précédent britannique ?

Est-ce que cet accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’UE sera compliqué à faire valoir auprès de la population ?

C’est à-dire, Gultas se demande si les siens pourraient encore utiliser le Brexit comme élément de la propagande pro-UE, afin d'embobiner la population?

Damien Cottier : Bien sûr, ce sont des questions complexes. Qu’est-ce que c’est exactement que la relation entre la Suisse et l’UE ? Il y a plein d’aspects techniques qui sont liés à cela. Mais je crois que la démocratie suisse est extrêmement mûre, elle l’a encore prouvé au mois de septembre, on a encore eu une discussion complexe sur les accords bilatéraux et la libre circulation des personnes. Et c’est la beauté de la démocratie suisse. On donne les arguments, on explique, on présente objectivement les faits, et la population ensuite pourra décider.

Damien Cottier rappelle qu’il y a encore du chemin à faire au Conseil fédéral et au Parlement, et éventuellement ensuite la population pourra s’exprimer.

Résumé et commentaire: Cenator

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François Schaller a publié sur son blog:

Brexit deal : lourde humiliation pour la Suisse

Le Royaume-Uni obtient à peu près le même accès au marché européen que la Suisse. Sans subordination du droit britannique au droit européen, ni Cour européenne de justice. De quoi attiser la confrontation permanente entre souverainistes et soumissionnistes en Suisse. L’attitude de Bruxelles va certainement se durcir.   

L’Accord de commerce et de coopération finalisé juste avant les fêtes entre la Commission européenne et le gouvernement britannique n’est à ce stade qu’un traité « de principe ». C’est-à-dire une sorte de déclaration politique. Il est présenté à Bruxelles comme un draft, provisoire jusqu’à fin février. Il devra être ratifié individuellement par les Etats membres de l’Union, par le Parlement, puis le Conseil européen en tant que tel.

Des résistances sont probables, qui pourraient retarder encore le processus de normalisation des relations euro-britanniques. Elles ne remettront toutefois pas le deal en question, dans la mesure où la France et l’Allemagne l’ont approuvé. L’affaire devrait passer encore plus aisément devant le parlement britannique. Mesuré à l’intransigeance et aux injonctions européennes depuis 2016, dont la morgue de Michel Barnier est devenue le symbole (1), ce Brexit deal est tout de suite passé au Royaume-Uni pour une importante victoire de la Couronne.

La consultation des quelque mille deux cent pages de l’accord, verbeuses et technocratiques au possible, est sans appel pour la Suisse : Bruxelles a finalement renoncé à l’ « incontournable » subordination du droit britannique au droit européen, de même qu’au rôle interprétatoire dévolu à la Cour de justice de l’UE (interprétation du droit européen au Royaume-Uni).

L’écart est énorme si l’on se réfère au dogmatisme de dominance mille fois proclamé pendant plus de quatre ans du côté de Paris, de Berlin et de Bruxelles. Les différends se régleront finalement en comité, sur pied d’égalité, avec possibilité très classique d’exercer des rétorsions. En réintroduisant par exemple certaines barrières douanières compensatoires. Cette approche pragmatique, respectueuse de la souveraineté britannique malgré le rapport de force démonstratif, était également présentée comme impossible et fantaisiste par les soumissionnistes en Suisse.

L’écart est énorme si l’on se réfère au dogmatisme de dominance mille fois proclamé pendant plus de quatre ans du côté de Paris, de Berlin et de Bruxelles.

La subordination des Britanniques à laquelle l’Union a renoncé est précisément ce qu’elle exige des Suisses depuis plus de cinq ans, de manière toute aussi intransigeante : un premier accord institutionnel de reprise automatique du droit européen, sous contrôle de la Cour européenne de justice. Ramené au « simple » accord de commerce et de coopération, sans parallélisme (clauses guillotines) ni volet institutionnel, le Brexit deal apparaît en ce sens comme une véritable humiliation pour la Suisse.

Surdoté en dispositions restreignant la souveraineté dans des domaines de plus en plus larges, l’Accord cadre institutionnel Suisse-UE est de son côté en attente de ratification à Berne. Pour mémoire, le gouvernement lui-même refuse de l’approuver tant que des garanties (“clarifications”) n’auront pas été obtenues contre certains développements juridiques ultérieurs. Les retards pris dans la procédure ont déjà fait l’objet de représailles et de contre-représailles (dénonciation par Bruxelles de l’équivalence boursière depuis 2019). Une ratification en vote populaire semble peu envisageable dans ces conditions.

Position officielle depuis quatre ans à ce sujet à Berne : il n’y a pas de rapport entre Brexit et voie bilatérale d’intégration, dans laquelle la Suisse s’est engagée il y a trente ans. Cette voie est en effet gérée à Bruxelles dans le cadre de la politique d’élargissement de l’UE, en vue d’une probable future adhésion de la Suisse. Alors que le Brexit va dans le sens inverse, et qu’une ré-adhésion n’est plus du tout envisagée. Cette non-comparabilité est au centre d’innombrables analyses et commentaires, en Suisse et en Europe, adoptant en général le point de vue de Paris, Berlin et Bruxelles.

Si rien n’est comparable, il semble en revanche assez probable que l’attitude de l’Union européenne franco-allemande vis-à-vis de la Suisse va se durcir. Le Royaume-Uni ayant été abandonné en quelque sorte dans la périphérie, il s’agira pour les Européens de consolider l’intégration de la Suisse, dont les frontières sont entièrement européennes. Une fois au même niveau que la Norvège et l’Islande, de nouvelles étapes intégratoires pourraient alors être franchies sur une base multilatérale.

Obstacles techniques au commerce (ARM)

Bien qu’il s’agisse d’une évidence tautologique, le texte de l’Accord de commerce et de coopération insiste beaucoup sur le fait que les exportations britanniques sur le continent devront continuer de se conformer aux normes techniques européennes (sécurité, environnement, etc.). C’est une évidence tautologique. Tous les exportateurs du monde conçoivent et développent leurs produits en fonction des normes en vigueur sur les marchés de destination. A noter en revanche, par rapport aux débats de politique européenne en Suisse, que le Royaume-Uni n’a pas obtenu d’Accord mutuel de reconnaissance des normes techniques (ARM).

Le fait que les parties n’aient pas (encore) convenu d’un ARM, contrairement à d’autres accords récents finalisés par l’UE dans le monde (avec la Suisse en 1999 déjà), signifie que le Royaume-Uni est discriminé sur ce plan par rapport à des Etats plus lointains comme le Canada ou les Etats-Unis. Les exportateurs britanniques devront faire homologuer leurs produits par une éventuelle filiale sur le continent, ou par une agence spécialisée. Dans le domaine des machines ou (plus sensible encore en Suisse) des technologies médicales par exemple.

L’absence d’ARM est perçue comme rédhibitoire en Suisse. Ce n’est apparemment guère le cas en Grande-Bretagne.

Cet inconvénient, perçu comme rédhibitoire en Suisse, n’a pas l’air d’être vécu comme un grand problème en Grande-Bretagne. Il n’a pratiquement pas été mentionné dans les analyses et commentaires depuis une semaine (même dans les médias économiques). Ne s’agit-il pas d’abord de dispositions transitoires ? En attendant un éventuel ARM par la suite, la situation de départ permettra de se faire une idée par le vide de l’importance de cet instrument largement fantasmé quant à ses effets macro-économiques.

Certains secteurs « d’intérêt mutuel » feront d’ailleurs d’emblée l’objet de « facilitations » en matière d’homologation : automobile, industrie pharmaceutique, chimie,  produits organiques et… vin. Dans les domaines les moins risqués, une simple auto-déclaration de conformité suffira pour exporter sur le marché européen. Il y a toujours moyen de s’entendre lorsque l’on se glisse au-dessous des idéologies.

A noter aussi que la notion même d’ARM, qui représente la quasi-totalité de l’accès « privilégié » des exportateurs suisses au marché européen, n’occupe plus du tout la même place centrale qu’il y a vingt ou trente ans dans les préoccupations de commerce international. On s’en rend compte depuis les projets de partenariat européen avec les Etats-Unis (2013) et le Canada (2016) (2).

Les échanges de technologies avec la Chine ont d’ailleurs lieu dans le monde sans ARM. Tout un réseau d’agences spécialisées homologuent les exportations des PME vers le marché chinois, et réciproquement. On ne s’étonnera pas que ces « obstacles techniques au commerce », en général instrumentalisés dans une perspective protectionniste, soient rarement évoqués pour expliquer des contre-performances en matière d’exportations.

Programmes de recherche Horizon Europe (2021-2027) 

Les documents publiés la veille de Noël sont loquaces sur la participation du Royaume-Uni aux programmes de recherche subventionnée Horizon Europe (2021-2027). Les Britanniques ont cédé sur le principe de financement forfaitaire, auquel ils avaient longtemps envisagé de renoncer. Tout semble donc rentré dans l’ordre aux yeux du lobby de la recherche publique en Grande-Bretagne. Les choses s’embrouillent cependant dès que l’on sort des généralités. Avec des enjeux concernant directement la Suisse.

Des déclarations conjointes annexées permettent de se rendre compte que le Royaume-Uni ne siégera pas au récent Conseil européen de l’innovation (2017), nouveau pilier des programmes-cadres (finançant des projets en phase de commercialisation dans une optique protectionniste). Les entreprises britanniques ne doivent-elles pas être considérées comme rivales des européennes sur le plan industriel (3) ?

Le Brexit sort en plus la Grande-Bretagne de la Banque européenne d’investissement, qui participe à ces financements. La Suisse, qui n’est pas davantage actionnaire de la BEI, ne participant pas non plus aux délibérations et décisions du Conseil européen de l’innovation, ne doit pas s’attendre à bénéficier pleinement de financements considérés comme stratégiques.

En tout état de cause, les modalités d’association du Royaume-Uni à Horizon Europe 2027 sont loin d’être fixées. Elles détermineront certainement le (ou les) statut(s) de la vingtaine d’autres Etats en attente d’accords d’association.

Ce qui est certain à ce stade s’agissant de la Grande-Bretagne l’est donc aussi pour la Suisse. Le statut de pleine association aux programmes-cadres précédents ne sera pas reconduit sans que l’Union ajoute de nouvelles conditions allant dans le sens d’une plus grande intégration institutionnelle et contributive. C’est aussi ce qui ressort des dernières nouvelles de la Commission européenne à Bruxelles, interrogée par les agences ATS et AWP (22 décembre), sur un dossier toujours très discret à Berne (4).

La pleine association aux programmes cadres Horizon ne sera pas reconduite en Suisse sans un nouvel accord sur la recherche. Plus institutionnel et plus contributif. 

Les négociations en vue de la participation de la Suisse à Horizon Europe (qui débute le 1er janvier 2021) peuvent commencer parallèlement aux discussions avec le Royaume-Uni. Un nouvel accord-cadre sur la recherche va donc devenir nécessaire, en plus des traités des années 1980 et 1990. On ne sait pas à quoi les discussions pourraient être liées en Grande-Bretagne. En Suisse, il paraît clair que l’avancement des travaux sera subordonné à celui de l’Accord institutionnel. Le rythme risque donc d’être beaucoup plus lent.

Bruxelles a déjà prévenu que ces nouveaux accords bilatéraux sur la recherche devront inclure des dispositions par rapport aux programmes d’échange Erasmus. Ce n’est pas le cas aujourd’hui: Erasmus n’a rien à voir avec les Accords bilatéraux I ni avec la libre circulation des personnes. La Suisse a adopté les programmes Erasmus sur une base très favorable aux Européens, mais les Britanniques ont décidé d’y renoncer: trop d’étudiants européens dans les écoles britanniques. Ils ont aussi renoncé à la reconnaissance mutuelle automatique des diplômes.

ANNEXE

D’autres comparaisons possibles

Si l’on se réfère aux sept Accords bilatéraux I de 1999 entre Suisse et Union Européenne, constituant l’essentiel de la voie bilatérale d’intégration :

Les deux points sensibles sont et restent l’ARM et la recherche (voir plus haut). Instrumentalisés par Bruxelles et les soumissionnistes en Suisse lors des grands débats de politique européenne (dans le registre de la peur en général).  Comme nous l’avons fait ressortir précédemment, le poids de ces deux accords dans l’emploi et la production de valeur ajoutée en Suisse (PIB) est toutefois insignifiant (5).

Le Royaume-Uni a obtenu par ailleurs l’accès au marché européen sans barrières douanières, ni libre accès des Européens au marché britannique du travail en contrepartie (circulation des personnes). Difficile de ne pas penser qu’il s’agit également d’une humiliation pour les Suisses, qui ont largement revalidé la libre circulation en vote populaire (septembre dernier) sous différentes menaces d’ordre économique.

Marchés publics infra OMC : il s’agit d’un arrangement de proximité ne fonctionnant à peu près qu’au bénéfice des Européens. Pas retenu en tant que tel entre Union et Royaume-Uni, malgré des niveaux de coûts assez comparables.

Transports terrestres : situations de voisinage peu comparables, et dispositions plutôt transitoires s’agissant du Royaume-Uni. Des arrangements s’avèrent déjà possibles malgré les démonstrations de force de la France pour asphixier le Royaume-Uni. A noter que les contrôles douaniers plus ou moins facilités (selon les secteurs) sont pratiqués en Suisse (qui ne fait pas partie non plus de l’Union douanière que les Britanniques ont quitté).

Transport aérien : pas de changement apparemment, le Royaume-Uni continuant de participer au « ciel européen unique ». Des ajustements institutionnels paraissent envisageables par la suite. Les écologistes auraient préféré que le transport aérien du continent soit interdit d’accès au hub de Heahtrow. Les grandes compagnies européennes ne semblent pas souhaiter en revanche affaiblir le groupe British Airways, qui contrôle aussi Iberia et Aer Lingus (Irlande). De même que Swiss est liée au groupe Allemand Lufthansa, ce qui réduit le risque de rétorsions européennes sur le transport aérien. A noter que la navigation aérienne en Suisse fait depuis longtemps l’objet de reprises automatiques et volontaires de droit européen, sans qu’un accord institutionnel contraignant ait été nécessaire.

Agriculture : indifférent. Les Britanniques ont une agriculture moins protégée qu’en Suisse, ce qui ne va pas changer. Les financements non liés à des prestations environnementales de la Politique agricole commune en Europe (PAC) cesseront. Le Royaume-Uni soutiendra son agriculture selon un modèle plus proche de celui de la Suisse (paiements directs pour prestations qualitatives et environnementales).

Schengen/Dublin (Accords bilatéraux II en Suisse) : la Grande-Bretagne n’a jamais fait partie des Espaces Schengen et Dublin. Elle a néanmoins accès aux bases de données justice et police permettant de lutter plus efficacement contre la criminalité. Pas de changement majeur prévu.

Pas d’accord sur les services financiers

(Passeport européen des produits financiers) Le Royaume-Uni sera privé de cet accès, tout comme la Suisse depuis toujours. La Suisse va-t-elle demander d’être associée à de futures discussions tripartites ? Il n’est pas certain que le Royaume-Uni le souhaite, la place financière suisse étant considérée à Londres comme concurrente de la City (3eme et 4eme places à l’échelle mondiale).

A noter que la Suisse s’en sort plutôt bien sans libre accès au marché européen des services et produits financiers. Les banques, assurances et autres institutions financières compensent en ayant au moins une filiale homologuée dans l’UE. Elles peuvent aussi passer par des intermédiaires. Cette situation aujourd’hui « naturalisée » a abondamment été présentée dans le passé comme invivable et insoutenable par les soumissionnistes. De la même manière qu’une éventuelle et menaçante absence d’ARM dans le domaine industriel est souvent présentée comme une difficulté insurmontable pour les exportateurs.

A noter que les Européens (surtout les Français) veulent ouvertement affaiblir la City et accueillir ses activités délocalisées. Le France rêve d’une place financière de substitution et d’importance mondiale à Paris. Luxembourg, Francfort et Amsterdam sont aussi sur les rangs dans la captation de morceaux de City. Lors du référendum de 2016, les prévisions des opposants tournaient autour des 35 000 emplois délocalisés, la plupart immédiatement. Elles sont plutôt de l’ordre de 10 000 actuellement, moins de 1500 transferts étant déjà effectifs.

En Suisse, l’importance des pertes sur l’emploi financier depuis 2008 est aujourd’hui davantage attribuée à la disparition du secret bancaire fiscal qu’à la faiblesse d’accès au marché européen.

Pas d’accord sur l’énergie (électricité, gaz, pétrole).

Le Royaume Uni se retrouve sur le même plan que la Suisse. Des négociations à trois sont également imaginables sur l’électricité, mais les contreparties que les Européens voudront obtenir seront certainement très différentes s’agissant de la Suisse et du Royaume-Uni. On sait de surcroît que les résistances à la libéralisation du marché de l’électricité peuvent être déterminantes (au Royaume-Uni aussi bien qu’en Suisse).

————————-

NOTES

(1) Le négociateur en chef Michel Barnier n’a cessé de proclamer pendant trois ans qu’il ne pouvait être question d’ « accorder » un accès au marché continental sans reprise automatique de droit européen ni interventions de la Cour européenne de justice dans les affaires britanniques. Tous les officiels européens ont campé sur la même position. Sans parvenir à expliquer pourquoi cette exigence était valable pour un Etat géographiquement proche, mais pas pour le Canada (ce principe de proximité renvoyant en fait à une mentalité impérialiste caricaturale).

https://cutt.ly/th5CEYL

Barnier s’affirme aujourd’hui peu satisfait de négociations ayant eu lieu sur un mode perdant-perdant, se posant sans rire en maître loser face au « clown » Boris Johnson. L’expérience aura en tout cas laissé l’impression que choisir un chef français vindicatif, rigide et arrogant pour négocier avec les Britanniques n’était pas une bonne idée.

(2) https://cutt.ly/Bh5MFju

(3) https://cutt.ly/Wh6q3Fb

(4) https://cutt.ly/Nh50CDM

(5) https://cutt.ly/3h6ugus   https://cutt.ly/zh6umRw

Source: https://blogs.letemps.ch/francois-schaller/

Débat RTS : Guy Parmelin, président 2021, sera-t-il à la hauteur de cette fonction?

Procès d’intention contre Guy Parmelin
orchestré par Esther Coquoz, journaliste RTS

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Forum, 8.12.2020

Guy Parmelin président 2021, quelles attentes?

Débat entre les conseillers nationaux Roger Nordmann (PS/VD) et Céline Amaudruz (UDC/GE).

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Cenator : Esther Coquoz introduit le débat et pose ses questions orientées comme elle n’oserait jamais procéder avec d’autres qu’avec un élu UDC. 

Esther Coquoz : Guy Parmelin sera élu comme président de la Confédération pour 2021 succédant à Simonetta Sommaruga. C’est la première fois qu’il assume cette fonction, lui, qui est souvent mal noté dans les classements sur la popularité des conseillers fédéraux.
2021 sera une année charnière pour la gestion du Covid-19 et pour nos relations avec l’UE. Alors, est-ce que Guy Parmelin est l’homme de la situation ?

Ci-après, nous transcrivons uniquement les questions d’Esther Coquoz, sans réponses ou commentaires :

– Selon vous, Céline Amaudruz, il va faire un bon score demain ? Selon vous, combien de voix ?

– Roger Nordmann : ce n’est qu’un UDC. Il a peut-être retenu un peu les cordons de la bourse pendant cette année Covid, par moments, il l’a fait... est-ce que vous risquez de le pénaliser demain ?

— Céline Amaudruz, il avait dit au début de la pandémie qu’il ne fallait pas que les aides de l’État se transforment en oreiller de paresse. Ça va être difficile d‘avoir un rôle de rassembleur pour toute la population comme président, après cela ?

– Ok, pas de procès d’intention mais Roger Nordmann, vous avez des attentes en tant que président du PS. Guy Parmelin, président UDC, qui va aller à Bruxelles, potentiellement, peut-être pour discuter l’Accord institutionnel, soigner nos relations avec les Européens. Or l’UDC est plutôt un parti eurosceptique, ça vous fait peur ?

— Céline Amaudruz, c’est une des missions de Guy Parmelin de soigner nos relations avec l’UE. Il est attendu au contour par votre propre parti.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/guy-parmelin-president-2021-quelles-attentes-debat-entre-roger-nordmann-et-celine-amaudruz?id=11790655

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Roger Nordmann est présent tout au long de l’émission Forum ce jour-là, il était invité également le mercredi 2.12.2020.

Roger Nordmann : plus de 600 résultats dans la fonction de recherche RTS...

Forum (vidéo), 02.12.2020

La France veut dissuader ses citoyens de skier à l’étranger : réactions de Roger Nordmann et Philippe Nantermod

Une saison de ski non réglementée ? Débat entre Philippe Nantermod et Roger Nordmann

La facture de la crise de la RTS enfle de jour en jour et elle sera à la charge des contribuables

170 personnes ont déjà contacté l’étude chargée de recueillir les témoignages de collaborateurs. À 350 francs l’heure, l’ardoise sera salée.

[...]

Plusieurs éléments permettent de déterminer un coût minimum. Et il sera à la charge du contribuable, via la redevance radio-télévision.

[...]

24heures.ch


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Les accusations de harcèlement touchent toute la SSR : Déjà une centaine de cas pour la RTS.

Le Syndicat suisse des mass media (SSM) indique que sa branche tessinoise a déjà réuni trente plaintes. Un appel avait été lancé aux collaborateurs de la RSI de déclarer les éventuels cas. Côté romand, une centaine de cas ont été rapportés à la RTS en trois semaines.

L’organisation a aussi les yeux rivés sur la Suisse alémanique, car la SRF serait également concernée. 

[...]

24Heures.ch

Lorsque Darius Rochebin s’autocongratulait dans la presse en utilisant un pseudo

Un compte Facebook s’est amusé à retrouver les lettres écrites dans les médias par les faux profils que Darius Rochebin avaient créés pour s’autocongratuler.

[...]

Dans le volet concernant Darius Rochebin, l’article du «Temps» expliquait notamment avoir «formellement identifié» deux faux profils Facebook utilisés par le présentateur genevois: Laetitia Krauer et Lea Magnin. Ces fausses identités intervenaient même dans les médias pour saluer les performances de Darius Rochebin lui-même.

[...]

20Min.ch


Rappels :

Après l'attentat islamiste contre Charlie Hebdo (2015), Darius Rochebin ne trouve rien de mieux que d'interviewer Tariq Ramadan

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«J’ai essayé de les contacter afin de témoigner du harcèlement moral que j’ai vécu pendant des années, mais il va falloir être patient. Ils croulent sous les demandes.»

[...]

Tdg.ch


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