Partisanes de l’initiative : Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, Marlyse Dormond, ancienne conseillère nationale socialiste vaudoise
Adversaires de l’initiative : Damien Cottier, conseiller national PLR neuchâtelois d’Asie centrale, Elisabeth Baume-Schneider, conseillère aux États socialiste jurassienne.
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Résumé , commentaires en italique, en gras les points saillants
Pietro Bugnon : Dans la campagne, des arguments féministes ont été avancés par les deux camps :
Inès El Shikh : La véritable question est celle de l’auto-détermination. Qu’en 2021 on veuille inscrire dans la Constitution suisse, dans un pays qui a énormément de problèmes de sexisme, qu’on veuille inscrire une prescription sur le vêtement, nous, nous sommes contre en tant que femmes, en tant que féministes.
Mohamed Hamdaoui : Mais vous êtes en train de dire que la burqa est comme la minijupe, une question de libre choix. Je connais peu de femmes au monde qui sont menacées de mort ou tuées parce qu’elles refusent de porter la minijupe. Je trouve cet argument odieux. Mon féminisme est universaliste. Je pense en priorité à ces femmes, dans les pays arabo-musulmans, qui crèvent parce qu’elles refusent de porter ce truc.
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Pietro Bugnon : Marlyse Dormond, vous faites partie du même comité « À visage découvert » que Mohamed Hamdaoui. Inscrire une prescription vestimentaire dans la Constitution, ça ne vous dérange pas ?
Ndlr : Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Marlyse Dormond : Non. Tolérer ce voile intégral, c’est une discrimination des sexes. On ouvre une porte à un recul de la situation des femmes dans notre pays. Pour moi qui viens d’une génération qui s’est battue pour le droit de vote des femmes, pour l’égalité ans le droit matrimonial, etc., ce n’est pas acceptable.
Pietro Bugnon à EBS : Que répondez-vous à votre camarade socialiste ?
Elisabeth Baume-Schneider : Je lui suis reconnaissante de ses combats antérieurs, mais nous sommes irréconciliables sur cette question-là.
Les personnes qui ont choisi, on n’a pas à penser à leur place, on n’a pas à interdire à la place des gens, alors que l’intégration, la discussion… Moi, je veux croire qu’une femme qui serait opprimée, c’est en la laissant aller dans la rue, en la laissant avoir ses enfants qui étudient (quel rapport avec la burqa ?), qu’on pourra entrer en discussion avec elle et lui donner le moyen de s’opposer à son oppresseur. Je ne crois pas à cette idée qu’en interdisant on protège. On protège beaucoup mieux en intégrant, en étant ouvert au dialogue.
Ndlr : Logique de la socialiste EBS: En Suisse, toutes les femmes qui portent la burqa le font de leur plein gré, mais elles ne peuvent pas entrer en contact avec la population pour « s'opposer à leur oppresseur » si on leur supprime le droit de porter la burqa. Son argument d'« ouvrir le dialogue » avec un(e) radicalisé(e) dans la rue – car on ne peut pas savoir qui est sous la bâche – est juste démentiel.
Une femme en niqab/burqa affiche avec provocation qu'elle n'a pas envie de s’intégrer en Suisse, et sait sans aucun doute que personne ne l'embauchera avec un tel accoutrement.
D'autre part, que peut faire une femme en niqab hors de chez elle, à part du shopping, et qui paie sa consommation?
Pour ces islamo-gauchistes, le rôle de la collectivité serait de s'adapter aux lubies et aux militantismes d'une minorité qui décide – en plus à nos frais – de ne vouloir ni s’intégrer, ni s'assumer.
Quel est le fou qui oserait importuner une femme en niqab, après que nous aurions voté que c'est strictement légal? Une personne qui accoste ainsi un(e) passant(e) pourrait se coltiner rapidement un procès pour islamophobie.
Marlyse Dormond : On a un devoir de protéger la population, de protéger ces femmes. On nous dit qu’en Suisse il n’y a que 30 femmes qui portent la burqa (ndlr: statistique très certainement sous-estimée), mais c’est déjà 30 de trop. Le nombre des femmes dans le monde qui sont contraintes de porter le niqab, la burqa ! C’est un symbole, la voix que la Suisse peut porter en disant : en Suisse il y a l’égalité, les femmes ont leur place et nous ne voulons pas d’un tel symbole dans notre pays.
Damien Cottier : La question que nous devons nous poser, c’est : si vous voulez aider ces femmes, est-ce que cette mesure est efficace ?
Céline Amaudruz : Oui !
Damien Cottier : Si elles sont sous la contrainte (ce qui semble être une minorité) :
1) il y a déjà la possibilité avec le Code pénal actuel, et
2) la crainte c’est qu’elles ne puissent plus du tout sortir et donc qu’elles soient encore moins intégrées.
Ndlr: 1: Selon l'argumentation de la gauche, tantôt elles se bâchent de leurs plein-gré, tantôt, sous la contrainte, s'il le faut même dans la même phrase, tout en sachant que si c'est sous contrainte, la seule possibilité est d'interdire tout simplement. 2) On ne s’intègre pas dans la société en la défiant, ou en faisant du shopping.
Et si c’est leur choix, comment est-ce qu’on les intègre le plus dans la société ? En France, l’interdiction a augmenté le nombre des femmes qui, par combat, par [réaction au] sentiment de rejet de l’islam suite à cette interdiction, ont porté le voile intégral. Est-ce qu’on veut ça en Suisse ?
Ndlr: Ce mode de défi est cependant retombé depuis (on crève de chaud dessous, c'est très encombrant). Cottier « oublie » que la radicalisation a également augmenté en France et que la burqa est le porte-drapeau de la charia. Encore un PLR de gauche comme Cottier, encore un PLR intègre comme Maudet, et le parti est cuit !
Je pense que l’intégration, et donc le contre-projet, est plus efficace pour aider ces femmes.
Pietro Bugnon : La France est peut-être un contexte différent. Mais c’est vrai qu’il y a une partie de ces 30 femmes qui portent aujourd’hui le niqab qui le font par choix. Pourquoi les en empêcher ?
Marlyse Dormond : Simplement parce que si l’initiative passe ce ne sera plus autorisé. Il y a beaucoup de musulmans qui sont pour cette interdiction. C’est une question de vivre-ensemble.
La CEDH a dit que cette interdiction n’est pas contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.
Damien Cottier : Ça concerne la France. Marlyse Dormond : Non, c’est de portée générale. Pietro Bugnon : En se prononçant sur le cas français.
Pietro Bugnon : Cette initiative est issue du Comité d’Egerkingen, proche de l’UDC. Est-ce que l’UDC s’est découverte une fibre féministe ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Céline Amaudruz : À titre personnel, je défends les femmes. L’UDC a toujours défendu la sécurité, et interdire le voile intégral c’est défendre les femmes, protéger les femmes.
Ici, la gauche est face à un malaise : certaines femmes de gauche souhaitent dire oui à cette islam et d’autres pas. Pourtant c’est une vraie possibilité de défendre les femmes et de dire que nous n’acceptons pas que la femme soit réduite à un bout de tissu.
Pietro Bugnon : Malaise à gauche ?
Elisabeth Baume-Schneider : Non. Il y a plutôt un malaise quand on scande cette sécurité à tout-va, ça peut être une manière de stigmatiser un certain islam.
Ndlr: Lequel ? Le nommer offenserait-il les islamo-gauchistes?
EBS: Par rapport à l’islam radical, qui prend des composantes politiques, je suis avec véhémence de votre côté, pour dire non. Mais par rapport à un choix, et par rapport à une proportion à avoir, j’estime que je protège mieux quand je dialogue plutôt que quand j’exclus. Exclure n’est pas la réponse.
Ndlr: Argument déjà débattu ; d'autre part, la femme en burqa s’exclut elle-même. Stop à cette inversion de la réalité qui est devenue la marque déposée des néo-bolchéviques de nos jours.
Céline Amaudruz : C’est bien de dialoguer mais c’est mieux de les aider. Le dialogue ne va pas les aider. ... Et la Suisse peut être précurseur là aussi, donner un signal clair. En Suisse il y a énormément de cellules islamistes radicales qui sont en train de se créer, et nous devons combattre ça.
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Thibaut Schaller : Nous allons parler de la place de l’islam en Suisse.
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Extraits du téléjournal de 19h30, quelques jours plus tôt :
Rouven Gueissaz (journaliste RTS) : Les initiants estiment que le voile intégral est un symbole de soumission et d’obscurantisme, ils n’hésitent pas à parler de guerre des civilisations.
Jean-Luc Addor (UDC) : C’est une forme extrémiste de l’islam, qui s’attaque frontalement à des principes fondamentaux de notre pays, civilisation, à commencer par la dignité de la femme.
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Thibaut Schaller à EBS : Vous voulez nous faire perdre cette guerre de civilisations ?
Ndlr: Question caricaturale qui ridiculise l’argument des initiants, inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Elisabeth Baume-Schneider : Si je vous comprend bien, Mme Amaudruz, vous redoutez que tout à coup il y ait des hordes de femmes en niqab qui viennent en Suisse ?
Ndlr: Tactique de la gauche – encouragée par le journaliste qui a apporté la question à EBS sur un plateau – qui consiste à caricaturer et ridiculiser la position de l’adversaire, en esquivant la question réelle. Il est clair que sans interdiction, avec l'avancée de l'islam et sa progression démographique, nous devons prendre les devants par rapport au cortège de revendications propres à l'islam politique, prosélyte et conquérant.
Thibaut Schaller : On est dans une guerre de civilisations ?
Céline Amaudruz : Oui, nous voyons ce qui se passe, nous devons avoir le courage de nos opinions. Ce que nous combattons, ce n’est pas l’islam mais l’islamisme.
Thibaut Schaller à DC : L’islam n’est pas mentionné dans l’initiative.
Damien Cottier : On voit très bien qui on cible. Pourquoi seulement les femmes ainsi vêtues et pas les hommes ? Les hommes partisans de l’islamisme radical portent eux aussi ce qui équivaut à un uniforme [mais qui ne cache pas leur visage] : pourquoi c’est toujours l’habit des femmes qu’on combat et jamais celui des hommes ?
Ndlr: La malhonnêteté de cet argument est choquante. Ce PLR est prêt à die tout et n'importe quoi, ne recule devant aucun argument hypocrite !
Damien Cottier : Et le Conseil suisse des religions, qui comprend toutes les religions [de Suisse], recommande le rejet de cette initiative, estimant que c’est une restriction excessive à la liberté religieuse, car il y a aussi d’autres vêtements traditionnels dans d’autres religions.
Le « Conseil suisse des religions », c'est comme « Economiesuisse » : ils ne représentent qu'eux-mêmes !
Marlyse Dormond : Des musulmans comme Memeti, imam de la Maison des religions de Berne, qui n’est pas islamophobe mais qui soutient cette initiative, disent que ce n’est pas un habit religieux et que le voile intégral n’a aucun fondement théologique. C’est un étendard de l’islam politique.
Thibaut Schaller : Vous ne craignez pas ensuite l’interdiction du voile ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Marlyse Dormond : Non, là on est dans le procès d’intention.
Thibaut Schaller : Vous combattrez une éventuelle nouvelle initiative ?
Ndlr: Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Marlyse Dormond : Pour l’instant il n’y a rien, on est dans le procès d’intention. Des féministes ont écrit à Elisabeth Badinter que le voile intégral est devenu un étendard politique et non pas un habit religieux. Géraldine Savary parle d’un « linceul noir, symbole de domination patriarcale ». Cette sorte de bénédiction du voile intégral [donnée par les opposants à l’initiative], c’est une régression pour les femmes de notre pays.
Elisabeth Baume-Schneider : Moi je n’ai pas préparé mes citations, mais il y a aussi des personnalités [socialistes] qui pensent l’inverse.
Damien Cottier (lui souffle) : Ruth Dreifuss, par exemple.
Elisabeth Baume-Schneider : Merci. Le Conseil des religions, Amnesty, appellent à voter contre parce que c’est disproportionné. On peut utiliser les bases légales qui existent. Il ne faut pas mobiliser nos textes fondateurs pour une question de vêtement.
Marlyse Dormond (essaie d’interrompre EBS).
Elisabeth Baume-Schneider : C’est une question de vêtement, de symbole, mais ce n’est pas une question d’expression de la religion, parce qu’à ce niveau il y a une liberté totale.
Marlyse Dormond : C’est là que le Conseil des religions se trompe.
Elisabeth Baume-Schneider (l’interrompt) : Mais ça ne vous donne pas le monopole d’avoir raison.
Marlyse Dormond (poursuit) : Il dit que chacun peut vivre sa religion comme il l’entend. Oui, mais il n’y a pas besoin d’avoir un voile intégral pour cela.
Thibaut Schaller : L’UDC a attaqué les minarets, il attaque aujourd’hui la burqa, est-ce qu’il y a un autre combat en préparation ou non ?
Céline Amaudruz : Non, pas pour le moment, pas à ma connaissance.
Thibaut Schaller : Pas pour le moment ?
Ndlr: Céline Amaudruz a déjà répondu. Question tendancieuse inadmissible de la part du service public tenu à la neutralité.
Céline Amaudruz : Tout parti politique va continuer ses actions, à défendre les intérêts de la population qui lui semblent corrects. Évidemment que nous allons continuer à combattre l’islamisme. Nous n’acceptons pas d’avoir des cellules djihadistes qui se créent. En Suisse, il y en a plus de cent. On voit de plus en plus d’infractions nouvelles. Rappelez-vous ce qui s’est passé il y a peu de temps à Neuchâtel, cette femme qui a été complètement brûlée au visage
[jeune femme défigurée à l’acide par son ex-petit ami, un « réfugié » afghan].
Damien Cottier : Mais il n’y a aucun lien!
Ndlr: L'islamo-gauchiste et #padalgamiste PLR (!!!) Damien Cottier ne voit pas le lien! Londres islamisée voit se répandre sur son sol cette épidémie bestiale, importée de l'Inde, du Pakistan, d'Afghanistan. Cette coutume ne se pratique que sur les femmes qui ont offensé un homme en le quittant ou en se refusant à lui. Regardez en face Cottier, l'abjection que vous cherchez à nier.
Damien Cottier : Il n’y a aucune augmentation de la sécurité avec cette initiative.
Céline Amaudruz : Bien sûr. Nous combattons…
Damien Cottier : Vous parlez tout le temps de la sécurité. Mais l’initiative n’apporte strictement rien en matière de sécurité. Dans les manifestations publiques, comme les matches de football et les manifestations politiques, les cantons peuvent déjà légiférer. Dix-sept l’ont fait.
Ndlr: Céline Amaudruz rate ici le coche, en évitant de parler des risques d'attentat, et de l'extrême gauche qui se permet toutes les exactions, tous les actes de destructions possibles sous les masques. Nous les avons vu à l’œuvre à Berne, à Zurich ; aux États-Unis durant les émeutes de 2020 ; en France où ils infiltrent pratiquement chaque manifestation.
D'autre part, si une personne entièrement voilée s'assied en face des gens dans le train, la majorité ne se sentira pas en sécurité et cherchera à s'éloigner.
Durant la vague d'attentats en France, j'ai vu personnellement une personne en burqa faisant la queue devant la caisse, et personne ne se plaçait derrière elle, alors que le temps d'attente était plus long ailleurs. Les regards étaient fixés sur elle/lui, c'était frappant.
Voir aussi: Un gang armé déguisé en burqas islamiques a volé des milliers de personnes lors de violents raids
Thibaut Schaller : Du coup, cette initiative ne pose pas vraiment de problème ?
Damien Cottier : Non, une initiative qui n’apporte aucune amélioration sur plusieurs points, mais qui apporte des problèmes supplémentaires, il faut se demander si elle améliore la situation ou la péjore. Mon analyse, et Mme Baume-Schneider, et la majorité des partis politique et le Conseil fédéral, constatent que cela apporte plus de problèmes que de solutions. Il faut agir autrement : c’est le contre-projet qui favorise l’intégration.
Pietro Bugnon : Est-ce que l’initiative ne serait pas un signal envoyé à l’islam radical : en Suisse on n’accepte pas ça ?
Elisabeth Baume-Schneider : Mais déjà maintenant on n’accepte pas ça. (Mensonge, le voile intégral est autorisé dans 24 des 26 cantons.)
Il n’y a pas besoin de ce signal pour le symbole et je suis très contente que Mme Amaudruz commence à y aller en disant voilà, il y a des cellules djihadistes, des centaines et tout et tout, donc on fait un amalgame qui n’a pas lieu d’être. Ici on est dans un autre débat que ans la protection par rapport à l’islam radical. Je vous rejoins sur les cellules djihadistes, je vous rejoins sur tous les programmes de prévention qu’il faudra mettre en place, mais il faut aussi que vous nous rejoigniez pour investir dans ces programmes.
Damien Cottier : Et on a au mois de juin une votation sur la prévention du terrorisme.
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Julie Kummer (RTS) résume les réactions à l’émission reçues sur Facebook :
Beaucoup [d’opposants] pensent que le sujet de l’initiative n’est pas pertinent car la situation difficile due à la pandémie nous fait nous couvrir le visage autant qu’avec la burqa.
Ndlr : On ne peut pas mettre le masque sanitaire sur le même plan que le niqab ! Le masque contre le Covid est porté par les hommes comme par les femmes, il ne recouvre pas les cheveux, il n'est obligatoire que quand les distances ne peuvent pas être tenues, c'est une mesure temporaire. Et même ainsi, beaucoup de gens se plaignent du masque sanitaire qu'ils trouvent liberticide.
Parmi les opposants, beaucoup s’interrogent les motivations des partisans, p. ex. : C’est une initiative prétexte de l’extrême droite, qui fait semblant de rendre une liberté aux femmes.
La question de la liberté des femmes suscite aussi beaucoup d’interrogations, p. ex. : Chaque femme doit être libre de montrer ses seins ou ses fesses ou de cacher son visage, c’est la liberté et j’espère que l’initiative échoue.
Les conséquences de cette initiative semblent aussi inquiéter :
- Si les femmes ne peuvent plus sortir en burqa elles ne pourront plus sortir du tout car elles seront empêchés par leurs maris.
- On stigmatise des gens sans leur laisser le choix, l’interdiction n’est pas de la protection.
Et beaucoup disent que l’interdiction de se dissimuler le visage ne devrait pas concerner les femmes qui portent la burqa :
- Je suis pour mais cela ne doit toucher que les hooligans et pas la burqa.
Pietro Bugnon à Céline Amaudruz : On vous reproche sur Facebook d’avoir un agenda caché derrière cette initiative.
Retour de Julie Kummer pour résumer le camp du oui. Bugnon demande si l’initiative « a fait mouche » :
- Le Oui à l’initiative permettrait que l’on respecte nos coutumes, comme nous le faisons dans les pays musulmans.
- On a dû enlever les croix partout pour plus de laïcité, pourquoi accepter alors la burqa ?
- C’est une prison de tissu.
- Pourquoi ne pouvons-nous pas entrer dans une station d’essence avec notre casque et eux oui ?
Damien Cottier, après avoir évoqué deux fois durant le débat les Daft Punk qui portaient toujours un casque de motard pour se produire sur scène et ne pourraient plus le faire avec l’initiative, revient avec son procès d’intention sur les exceptions et avec l’éternel argument avancé contre chaque initiative proche de l’UDC : « l’initiative est mal rédigée ». Les soirées costumées privées hors de la période du carnaval ou lors d’un anniversaire d’enfant, et les artistes de rue, risquent se faire amender, situation absurde parce que l’initiative est mal rédigée et va trop loin.
Pietro Bugnon : On voit que c’est un sujet très émotionnel. Est-ce que les votants ne vont pas voter avec leurs tripes, tout simplement, en se demandant : est-ce qu’ils acceptent ou non quelqu’u qui cache son visage ?
Et Damien Cottier, qui aura le droit de conclure longuement, va expliquer que nous n’allons peut-être pas voter avec nos tripes :
Damien Cottier: Plus je discute avec les gens, plus ils regardent les arguments, plus ils voient qu’a priori on est favorable à cette interdiction parce qu’on n’aime pas voir une femme en niqab, mais que plus on regarde les arguments, plus on regarde les effets réels de cette initiative et l’efficacité ou la non-efficacité de cette interdiction, plus on constate que ce n’est pas si facile, que ça va créer de nouveaux problèmes, que ça va accroître les tensions religieuses, plutôt que d’apaiser la situation, et que peut-être cette initiative n’est pas une bonne solution. En tout cas, moi, c’est la conclusion à laquelle je suis parvenu, je ne suis pas le seul et j’espère que ce sera la conclusion d’une majorité de la population.
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Cenator : Remarquons comment Pietro Bugnon biaise le débat par ses questions.
A la fin de l’émission, on nous dit que, d’après un sondage auprès des followers de la RTS sur Facebook, l’initiative est en perte de vitesse : il n’y aurait plus que 48% d’avis favorables.
Ceci est inadmissible, c’est de la manipulation mentale des électeurs, hélas pratiquée à chaque votation depuis une trentaine d’années.
Le sondage n’est pas représentatif de la population puisqu’il ne s’agit que des internautes qui réagissent sur Facebook sur la page de la RTS, idéologiquement biaisée à gauche.
La RTS démontre ici une fois plus sa prise de position islamo-gauchiste et ses méthodes de manipulation, violant en continu son devoir de neutralité. Faute de contre-pouvoir, de média alternatif, cette manipulation méthodique et systématique de la population par nos médias subventionnés détruit notre démocratie.