Parution : “Remigration. Pour l’Europe de nos enfants”, de Jean-Yves Le Gallou. Recension

Paru récemment, Remigration. Pour l’Europe de nos enfants (Jean-Yves Le Gallou) s’inscrit dans une séquence où ce terme de « remigration » s’impose progressivement dans le débat public. Encore marginal il y a quelques années, il tend désormais à entrer dans le vocabulaire courant, au point de devenir un point de fixation des discussions sur l’immigration, en particulier en Suisse. Ce succès rapide ne va pas sans susciter interrogations, voire inquiétudes, tant le mot semble chargé d’implications lourdes.

Dans ce contexte, l’ouvrage arrive à un moment opportun. Il propose de donner une définition claire et structurée d’un concept souvent invoqué et déformé, mais rarement explicité. Son auteur, Jean-Yves Le Gallou, théoricien français connu notamment pour avoir popularisé la notion de « préférence nationale », s’attache ici à formaliser une idée qui circule déjà, mais de manière diffuse.

Un mot qui inquiète : comprendre avant de juger

Le livre s’ouvre sur un terme qui, à lui seul, suffit à susciter des réactions immédiates. « Remigration » est un mot qui dérange, souvent rejeté avant même d’être examiné. Sa charge polémique tient autant à ce qu’il évoque qu’à ce qu’on lui prête. L’auteur part de ce constat : il est devenu difficile d’en discuter sereinement, tant le mot est saturé d’images et d’interprétations.

Il s’attache donc à en préciser le sens. La remigration est définie comme un ensemble de politiques visant à réduire la présence étrangère sur un territoire donné. Cette réduction peut emprunter différentes voies : arrêt des flux migratoires, incitations au retour, expulsions ciblées. L’ambition est claire : penser un mouvement inverse à celui de l’immigration, dans une logique assumée de rééquilibrage.

Ce point de départ s’accompagne d’un déplacement du regard. Là où le débat public s’est progressivement centré sur les trajectoires individuelles des migrants, le livre revendique une approche fondée sur les sociétés d’accueil, leurs équilibres et leur continuité. Ce renversement de perspective constitue l’armature de l’ensemble.

Un raisonnement ancré dans l’histoire et la démographie

Pour étayer son propos, l’auteur inscrit la remigration dans une perspective de longue durée. Il mobilise des exemples historiques (reconquêtes, décolonisations, déplacements de populations) afin de montrer que les recompositions démographiques ne sont pas des accidents, mais des phénomènes récurrents. L’objectif est de banaliser le concept en le replaçant dans une continuité historique.

À cette lecture s’ajoute une dimension identitaire. Le livre repose sur l’idée d’une continuité des peuples européens, envisagés comme des ensembles historiques et culturels relativement stables. La notion de « peuple premier », appliquée à l’Europe, joue ici un rôle central : elle fonde une légitimité particulière à la préservation de ces équilibres.

L’argumentation s’appuie également sur des données démographiques. L’auteur décrit une transformation progressive des populations européennes, liée à la fois aux flux migratoires et aux dynamiques de natalité. Dans cette optique, la remigration est présentée comme une réponse à une évolution jugée structurelle, et non conjoncturelle.

Une critique des équilibres contemporains

Le diagnostic posé est sans ambiguïté. Les sociétés multiculturelles sont décrites comme intrinsèquement instables, traversées par des tensions que la coexistence de groupes aux référentiels différents tendrait à accentuer. Loin de l’idée d’un enrichissement mutuel, c’est une logique de fragmentation qui est mise en avant.

Ce constat s’accompagne d’une critique des cadres juridiques actuels. Le livre insiste sur les limites imposées par le droit international et par le rôle des juridictions, perçus comme autant d’obstacles à l’action politique. La question de la souveraineté est ici centrale : il s’agit, pour l’auteur, de redonner aux États la capacité de décider librement de leur politique migratoire.

L’ensemble s’inscrit dans une lecture plus large du déclin européen. L’immigration y apparaît comme un facteur parmi d’autres d’un affaiblissement global, qu’il soit démographique, culturel ou politique. La remigration est alors présentée comme un levier possible pour enrayer cette dynamique.

Un projet structuré

Le livre ne se limite pas à un diagnostic. Il propose une méthode. Celle-ci repose sur une stratégie en deux temps : d’abord l’arrêt des flux migratoires, ensuite l’organisation de retours. Cette séquence vise à inscrire la remigration dans une temporalité maîtrisée, en évitant les ruptures brutales.

L’auteur insiste sur le caractère progressif de la démarche. Il distingue plusieurs catégories de populations et envisage des réponses différenciées, laissant une place importante aux retours volontaires. Cette gradation est présentée comme une condition de faisabilité.

Au-delà des mesures, la remigration est conçue comme un projet politique d’ensemble. Elle suppose, selon l’auteur, une transformation des cadres juridiques et des priorités publiques, ainsi qu’une redéfinition des objectifs assignés à l’État.

Une idée qui s’installe dans le débat

Plus qu’un simple programme, la remigration apparaît, au fil des pages, comme un concept destiné à structurer le débat public. En nommant une hypothèse jusque-là marginale, le livre contribue à en faire un objet de discussion, qu’on y adhère ou qu’on la rejette.

C’est sans doute là son principal effet : déplacer les lignes du débat, en introduisant une notion appelée à s’imposer, sinon comme solution, du moins comme point de référence dans les discussions à venir sur l’immigration, la souveraineté et l’avenir des sociétés européennes.

Acheter en ligne

Jean-Yves Le Gallou, Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, La Nouvelle Librairie Éditions, 142 p., 14,90 €, mars 2026 : boutique.institut-iliade.com

Dimitri Fontana, 15.04.2026

Polém’IA : une intelligence artificielle spécialisée au service d’une lecture politique identitaire et conservatrice

Avec le lancement de Polém’IA, le "think tank" de droite conservatrice Polémia franchit une étape supplémentaire dans sa stratégie d’intervention métapolitique. Cette intelligence artificielle, accessible en ligne, se présente comme un outil d’analyse spécialisé, nourri par un corpus cohérent et orienté, à rebours des modèles généralistes dominants.

L’initiative s’inscrit dans une logique claire : ne plus dépendre d’outils conçus et calibrés selon des standards idéologiques extérieurs, mais proposer une alternative assumée, structurée et autonome.

Une IA spécialisée face aux modèles généralistes

Contrairement aux grandes plateformes d’intelligence artificielle, conçues pour répondre à tous les usages, Polém’IA revendique une spécialisation : elle ne cherche pas à couvrir l’ensemble du champ du savoir, mais à produire des analyses politiques à partir d’un cadre intellectuel déterminé.

Il ne sert donc à rien de lui demander la recette du papet vaudois ou le temps de cuisson de l'émincé zurichois. Par contre, elle vous répondra à des questions telles que "L'écologie est-elle de droite ?", "Information ou communication : où est la frontière ?" ou bien "La notion d'identité européenne a-t-elle un sens ?".

À la question "La neutralité suisse est-elle menacée ?", voici la réponse obtenue :

"La neutralité suisse, historiquement un pilier de son identité, est gravement menacée par une double emprise hégémonique. D’un côté, l’Union européenne exerce une influence normative via des accords bilatéraux, imposant une convergence législative qui érode la souveraineté helvétique sans représentation décisionnelle. De l’autre, les États-Unis imposent leur domination par des pressions financières (affaires UBS, FATCA), des scandales d’espionnage (Crypto AG) et des choix militaires (achat des F-35), intégrant la Suisse dans leur orbite stratégique. Cette dépendance structurelle, accentuée par des coopérations en renseignement post-11 septembre et l’alignement sur les sanctions contre la Russie, réduit les marges de manœuvre de Berne. Pour préserver sa neutralité, la Suisse doit résister à l’intégration euro-atlantique, renforcer son autonomie économique et technologique, et réaffirmer sa souveraineté face aux réseaux de pouvoir transnationaux. Le peuple suisse, attaché à son indépendance, doit exiger des institutions qu’elles cessent de céder aux pressions extérieures, sous peine de voir l’exception helvétique disparaître."

Pas mal.

Et cerise sur le gâteau, l’un des points forts réside dans la transparence du dispositif : toutes les sources utilisées pour les réponses sont accessibles instantanément.

Ce positionnement n’est bien entendu pas anodin. Il repose sur l’idée que toute intelligence artificielle est, en pratique, le produit d’un corpus, d’un filtrage et d’un ensemble de choix implicites. Là où les grands modèles se présentent comme neutres, Polém’IA assume son ancrage dans le camp de la défense des identités et des souverainetés.

Ce choix de transparence constitue, pour ses promoteurs, une forme de rupture : plutôt que de masquer les biais, les rendre visibles et les structurer.

Une réponse aux accusations de biais idéologique

L’initiative a naturellement suscité des critiques, en particulier dans les colonnes du média de gauche Blast, qui dénonce une IA au discours militant et "xénophobe". Un comble, car cette accusation mérite d’être interrogée pour ce qu’elle révèle : elle émane d’un acteur engagé, porteur d’une ligne éditoriale marquée. Autrement dit, ce ne sont pas des observateurs neutres (si tant est que cela existe) qui dénoncent un biais, mais des producteurs de discours situés qui en contestent un autre. La critique change alors de nature : elle ne porte plus sur l’existence d’une orientation (inévitable) mais sur sa légitimité.

Mais cette critique soulève en creux une question plus fondamentale : les outils dominants sont-ils, eux, réellement neutres ? Les concepteurs de Polém’IA renversent l’argument. Selon eux, l’illusion de neutralité masque en réalité des biais implicites, rarement interrogés. En ce sens, une IA assumant son cadre doctrinal ne serait pas plus problématique : elle serait simplement plus lisible.

Une logique métapolitique cohérente

Le lancement de cette IA ne relève pas d’un simple effet d’annonce technologique. Il s’inscrit dans la continuité du travail mené par Polémia depuis plusieurs années : production de concepts, critique des médias, structuration d’un corpus intellectuel.

L’outil numérique devient ici un levier supplémentaire. Il permet de diffuser plus largement des analyses, d’accélérer leur accessibilité et de toucher un public élargi, notamment plus jeune.

Comme le souligne Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia, dans les colonnes d'Éléments, il s’agit moins de concurrencer les grandes IA que de proposer un instrument adapté à une vision du monde spécifique : une IA de courant, en quelque sorte.

Vers une fragmentation des intelligences artificielles

Au-delà du cas Polém’IA, l’initiative pourrait préfigurer une évolution plus large : la fin du modèle unique d’intelligence artificielle généraliste au profit d’outils spécialisés, ancrés dans des traditions intellectuelles distinctes.

Dans ce contexte, Polém’IA apparaît comme un prototype. Non pas un simple outil technique, mais une tentative de réappropriation culturelle et cognitive à l’ère numérique.

Reste à savoir si ce type d’approche trouvera un public durable. Mais une chose est certaine : en assumant clairement son positionnement, Polém’IA introduit une forme de clarté dans un paysage technologique où les présupposés idéologiques sont souvent dissimulés.

Pour consulter cette IA : ia.polemia.com

Dimitri Fontana, 14.04.2026

Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains proliférant, sauf si…

Interview de Jean-Yves Le Gallou

Nous sommes dans une période extrêmement confuse. L’invasion migratoire s’accélère, et où de plus en plus de Français la subissent de plus en plus mal. Dans le même temps, Macron en Afrique, et Collomb dans le journal « Le Monde », laissent entendre qu’ils vont durcir la politique de la France sur l’immigration. Il nous a donc semblé pertinent d’interroger Jean-Yves Le Gallou, un des meilleurs spécialistes français, sur la situation française.

Riposte Laïque : 18 mois après la publication d’Immigration : la catastrophe, que faire ? comment jugez-vous l’évolution de la situation ?

Jean-Yves Le Gallou : Le torrent migratoire s’accélère.
Le nombre de titres de séjour distribués en 2016 s’est établi à 227 923 en augmentation de 5% par rapport à 2015.
Dans le même temps 85 696 étrangers ont déposé une demande au titre du droit d’asile. En augmentation de 7% par rapport à 2015, 40% par rapport à 2013 et 120% par rapport à 2007. Bien sûr les 3/4 ou les 4/5 de ces demandeurs seront déboutés mais le plus grand nombre de ces déboutés resteront comme clandestins dans l’espoir d’être régularisés.

Riposte Laïque : A-t-on une idée du nombre de clandestins ?

Jean-Yves Le Gallou : Je ne me hasarderai pas à une estimation… Par crainte de sous-estimation ! Simplement les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat étaient 300 000 en 2016 en augmentation de 49% depuis 2011… Or l’immense majorité des clandestins sont des jeunes hommes qui ne doivent pas avoir souvent besoin de consultations médicales…

Riposte Laïque : On a l’impression qu’il n’y a plus du tout de frontières

Jean-Yves Le Gallou : C’est le ressenti des dirigeants et des fonctionnaires de la police aux frontières. On ne contrôle plus les entrées… et on n’expulse plus personne ou quasiment plus personne.
Toutes causes confondues, le ministère de l’Intérieur prétend avoir expulsé 12 961 clandestins en 2016 un chiffre en baisse de 15% par rapport à 2014.

Encore est-il doublement bidonné :
il prend en compte les rares sorties volontaires ; lorsqu’un clandestin qui s’apprête à quitter (volontairement) la France est détecté et à la frontière il se voit notifier un OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) ; cela ne sert à rien – puisque c’est précisément ce qu’il est en train de faire – mais cela gonfle les statistiques de réussite de la procédure !
Par ailleurs s’agissant des retours vraiment forcés le gouvernement a menti au Sénat. Il a donné le chiffre de 6166. Mais la commission européenne qui rembourse les frais correspondants dans le cadre du FAMI (Fonds asile migration et intégration) n’a reçu que 2429 dossiers. Bref une arnaque statistique de 250% !

Riposte Laïque : Le gouvernement veut-il vraiment arrêter l’immigration clandestine ?

Jean-Yves Le Gallou : Non ! Macron fait des simagrées expliquant devant les caméras à une clandestine marocaine voilée : «  Madame il faudra repartir ». Mais demain est un autre jour.. Et dans la vraie vie les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent de 7%. Alors que le reste des crédits de la mission «  Asile, intégration, immigration » augmente de 12%. 85 millions (en baisse) contre l’immigration clandestine, 1,2 milliards (en hausse) pour «  l’accueil ».

Riposte Laïque : On a le sentiment d’une vraie préférence étrangère ?

Jean-Yves Le Gallou : C’est hélas vraiment le cas !
J’ai déjà cité un exemple : accueil, les crédits augmentent ; refoulement des clandestins, les crédits baissent. Pas besoin d’un dessin pour comprendre !
Mais voici d’autres exemples.
Si vous avez un enfant il doit subir Nolens volens 11 vaccins sinon il ne pourra pas être scolarisé ; mais les clandestins eux ne sont pas vaccinés; et les immigrés réguliers non plus d’ailleurs ce que déplore le rapport sénatorial. Le nombre des visites médicales passées à l’OFII (office français de l’immigration et de l’intégration) s’est effondré en moins de trois ans passant de 210 000 à 50 000. Au moment même où l’épidémie de tuberculose revient. Ces gens-là sont des criminels.
Dans le top 10 des associations les plus subventionnées par l’Etat, 5 se consacrent exclusivement ou principalement à l’immigration dont France Terre d’Asile à hauteur de 40 millions d’euros.

Le plus ahurissant est le 6e considérant de la décision du Tribunal administratif de Paris du 25 novembre 2017 retenant comme motif important pour interdire la manifestation de Génération identitaire contre l’islamisation l’existence d’un grand nombre de manifestations à Paris dont : des rassemblements de la mouvance panafricaine, de la Brigade Anti négrophobie, de collectifs et associations, telles que le Collectif représentatif des associations noires (CRAN), l’association Unies et solidaires pour l’Afrique et sa renaissance (AUSAR), le collectif Black lives matter France, le Parti des indigènes de la République (PIR) ainsi qu’une manifestation de ressortissants togolais. Or toutes ses manifestations qui avaient été déclarées plus tard à la préfecture de police que celle de Génération Identitaire (déclarée le 25 octobre , un mois avant !) se sont vu accorder une véritable priorité. De même le pouvoir a toléré tous les vendredis pendant 8 mois l’occupation de la place de la mairie de Clichy par des musulmans prétendument en prière. Successeur de Maurice Papon, le préfet de police Michel Delpuech applique la préférence étrangère dans le droit de manifester.
Et la politique agricole commune prévoit des crédits nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes.

Riposte Laïque : L’immigration c’est la faute à l’UE alors ?

Jean-Yves Le Gallou : Non, c’est une vision aussi simpliste que fausse.
Certes l’Union européenne met en œuvre tout comme l’État français – et les principaux États européens de l’ouest – une politique mondialiste et immigrationniste.
Ceci étant, expliquer comme l’a fait Philippot – et Marine Le Pen lorsqu’elle était à sa remorque – qu’il suffirait de sortir de l’Union européenne pour maîtriser l’immigration est un mensonge absolu. Il s’agit d’un détournement de la lutte contre l’immigration en lutte contre l’UE. En refusant de voir les vrais problèmes de l’immigration. Et en évitant les sujets qui fâchent les médias. Bref un discours qui a mélangé cynisme et lâcheté, paresse et ignorance.

Quelques faits, quelques chiffres :
En 2016, en France, 88 510 entrées au titre du regroupement familial, imposé depuis 1979 par une décision du Conseil d’Etat surinterprétant la convention internationale des droits de l’enfant. Ce n’est pas davantage l’UE.
En 2016, en France, 73 324 entrées au titre du titre étudiants… alors même qu’il n’y a pas assez de places dans les universités pour les Français d’où les procédures de tirage au sort. Ce n’est pas non plus l’UE.
En 2016, en France, 85 696 demandes d’asile en application de la Convention de Genève surinterprétée de manière laxiste par les juges. Ce n’est toujours pas l’UE.
En 2016, en France, à peine plus de 2500 retours forcés de clandestins par application laxiste d’une législation française complexe par des juges -administratifs et judiciaires – surinterprétant la Convention européenne des droits de l’homme. Ce n’est pas non plus l’UE.

Ce n’est pas davantage l’UE qui impose au gouvernement des naturalisations indues d’étrangers (tels que parasites vivant uniquement de l’aide sociale ou candidats au titre de Français ayant déchiré la charte de citoyenneté), c’est le Conseil d’Etat.
On pourrait aussi parler de la nouvelle filière d’immigration clandestine : de grands gaillards africains qui se déclarent « mineurs », généralement sans l’être et qui sont alors pris en charge par l’aide sociale à l’enfance ce qui coûte 50 000 par an et par tête aux départements. Ce n’est pas davantage l’UE mais un détournement de la convention internationale des droits de l’enfant.

Vous le voyez, le pouvoir politique est comme un bouchon de liège ballotté dans une mer agitée par les associations, les médias et les juges. Les juges qui ont le vrai pouvoir.

Riposte Laïque : Il n’y a donc pas de solutions ?

Jean-Yves Le Gallou : Si. Que le pouvoir politique reprenne le pouvoir de décisions aujourd’hui accaparé par les juges. C’est ce que font les gouvernants à l’est en Tchéquie, en Pologne, en Hongrie. Ces dirigeants ne sont pas sortis de l’UE mais ils ont engagé les réformes constitutionnelles nécessaires pour échapper à la paralysie judiciaire. En France cela signifie 5 grandes mesures : inscrire le droit à la défense de l’identité dans la Constitution, retirer au Conseil constitutionnel le droit de corriger les lois sur le fond, dénoncer les conventions internationales interprétées de manière abusive (Asile, CEDH, CIE), supprimer les subventions aux associations immigrationnistes, libérer les tribunaux de la tyrannie des juges immigrationnistes.

Riposte Laïque : Et sinon ?

Jean-Yves Le Gallou : Le reste c’est du baratin. Si nous ne faisons pas cela nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains proliférants.

Jean-Yves Le Gallou

Pour en savoir plus :
Analyse Polémia
https://www.polemia.com/immigration-asile-et-integration-echec-et-mensonge-du-gouvernement-face-au-senat/

Rapport sénatorial
http://www.senat.fr/rap/a17-114-2/a17-114-2.html
« Immigration, la catastrophe : que faire ?

https://www.amazon.fr/Immigration-catastrophe-faire-Jean-Yves-Gallou/dp/2372710427/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1512383489&sr=1-1

Cet article est paru en premier sur Riposte Laïque

Jean-Yves Le Gallou présent au lieu de rassemblement de la manifestation interdite de Génération Identitaire, a accepté de répondre à Riposte Laïque

Riposte Laïque : Vous étiez donc, ce samedi, à La Motte Picquet Grenelle, pour participer à la manifestation de Génération Identitaire. Pourtant, vous saviez qu’elle avait été interdite, alors pourquoi être venu ?

Jean-Yves Le Gallou : Samedi  18 novembre j’avais invité les participants du Forum de la dissidence à venir manifester. La moindre des choses pour moi était donc d’être présent. Et puis la dissidence ce n’est pas forcément obéir aux décisions LIBERTICIDES d’un préfet de police, fût-il un brillant successeur de Maurice Papon. Après tout la manifestation du 11 novembre 1940, place de l’Etoile n’avait pas non plus été autorisée, ni par le préfet de police, ni par la Kommandantur.

Riposte Laïque : Avez-vous été surpris de cette interdiction ?

Jean-Yves Le Gallou : Oui et non.

Suite

Jean-Yves Le Gallou : « L’invasion migratoire est un phénomène historique majeur » [Interview]

Les Observateurs : Quelle est votre solution pour sortir de la crise migratoire actuelle ?

Jean-Yves Le Gallou : Il y a un certain nombre de préalables pour sortir de la situation d'invasion migratoire dans laquelle on se trouve. Le premier préalable c'est que c'est le sujet le plus important, à la fois d'un point de vue historique et d'un point de vue électoral.

D'un point de vue historique, quand on se penche sur l'histoire de la fin de l'Empire Romain, on ne s'intéresse pas au cours du sesterce ni au marché unique qui existait entre l’Écosse et la Sicile. Ce qui a produit la fin de l'Empire Romain, ce ne sont pas les causes économiques, ce sont les grandes invasions. Les grandes invasions de la fin de l'Empire Romain c'étaient quelques pourcents de migrants sur quelques siècles, aujourd'hui ce sont quelques dizaines de pourcents sur quelques dizaines d'années. Il faut bien comprendre que c'est un phénomène historique majeur et c'est aussi le ressort électoral majeur des Français, en tout cas ceux qui sont attachés à la défense de leur identité. La logique du système est de déporter le débat vers les questions économiques qui sont secondaires au regard des questions identitaires.

Les solutions elles ne sont pas techniques, il faut changer de paradigme. Aujourd'hui on est dans une société où on développe la culpabilisation des Français, la culpabilisation des Européens en fonction d'une lecture culpabilisante des événements passés, que ce soit la Seconde Guerre Mondiale, la colonisation, l'esclavage, etc. Il faut sortir de cette culpabilisation, sortir de cette repentance et avoir la fierté de notre histoire, la fierté de notre civilisation européenne et chrétienne.

Le deuxième changement de paradigme, c'est de passer d'une logique individualiste des droits de l'Homme à une logique du droit des peuples à défendre leur identité. Il ne faut pas avoir uniquement un raisonnement en terme de droit individuel mais en terme de vision collective.

Le troisième changement de paradigme, il faut que l'on sorte de la dictature des juges pour revenir à la démocratie et que les lois sur l'immigration soient faites par le peuple, directement par référendum. Aujourd'hui, tout ce qui se fait en terme d'immigration est décidé par les juges, le juge administratif ou le juge judiciaire.

Quatrième changement de paradigme, c'est la mise en place d'un système de préférence nationale, c'est-à-dire d'avantages en termes de droits économiques et sociaux pour les ressortissants nationaux.

Et le cinquième paradigme, c'est la préférence de civilisation. On ne peut pas mettre sur le même plan dans l'enseignement de l'histoire, dans la vie de tous les jours, dans la culture, notre civilisation et des civilisations venues d'ailleurs. On ne peut pas mettre sur le même plan le Christianisme et l'Islam, tout simplement parce que le Christianisme fait partie de notre histoire alors que l'Islam est une religion étrangère, qui, d'ailleurs, a toujours été en conflit historique avec nous.

Il y a un changement global de perspectives. Il faut ensuite arrêter toute immigration nouvelle, en tout cas en provenance des pays pour lesquels l'assimilation ne s'est pas faite, et engager une politique de remigration, c'est-à-dire de retour progressif des immigrés présents en Europe et qui ne sont pas assimilés.

Les Observateurs : Mais cela nécessite avant tout une prise du pouvoir ?

Jean-Yves Le Gallou : Je pense que ça suppose d'abord un changement dans les mentalités. Aujourd'hui le pouvoir c'est le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique. Sur la question de l'immigration, aujourd'hui le pouvoir politique ne pèse rien, il y a les médias qui font l'opinion en montrant des images manipulées. Par exemple, 80 % de ce qu'on appelle les « migrants » sont des hommes jeunes entre vingt et trente-cinq ans, ils ont le profil de conquérants, d'envahisseurs mais ce qu'on nous montre à la télévision et dans les images de l'AFP ce sont des femmes, des enfants. Il y a donc une manipulation de l'opinion qui est faite par les médias et deuxièmement, les décisions sont prises par les tribunaux. Sur une centaine d'obligations  de quitter le territoire français (OQTF) prises par l’État, il n'y a même pas 3 % qui sont appliquées. Ce n'est plus l’État qui décide, ce sont les juges.

Les Observateurs : Là vous parlez de la France mais dans d'autres pays européens, comme la Hongrie, c'est bien le pouvoir politique qui agit contre cette immigration...

Jean-Yves Le Gallou : Oui mais la Hongrie s'est inscrite dans une logique différente, les Hongrois ont changé la constitution, ils ont introduit la défense des valeurs européennes et chrétiennes dans la constitution.

Propos recueillis par Jordi Vives

«Immigration : la catastrophe. Que faire ?» Le livre choc de Jean-Yves Le Gallou

Yann Vallerie, journaliste à Breizh Info

♦ Les éditions Via Romana publient début mars le dernier livre de Jean-Yves Le Gallou qui pourrait bien faire l’effet d’une petite bombe. Avec Immigration : la catastrophe. Que faire ?, le responsable de la Fondation Polémia, haut fonctionnaire, intellectuel et homme politique français, livre un opus de plus de 400 pages qui sonne l’alarme. Jean-Yves Le Gallou revient sur les catastrophes (sanitaire, écologique, économique, identitaire …) produites par l’immigration depuis plusieurs décennies en France. Tout est chiffré, sourcé, pédagogique, condensé.

Suite

La dissidence pour mieux contourner les médias de propagande

Interview de Jean-Yves Le Gallou par Pierre Cassen

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Nous avons rencontré Jean-Yves Le Gallou, fondateur de Polemia, à quelques jours de l’organisation de la première journée de la Dissidence.

Pierre Cassen : L’association Polemia, dont vous êtes l’animateur le plus connu, organise, ce samedi, la première journée de la dissidence. D’abord, à l’heure où je vous interroge, savez-vous si cette initiative pourra se tenir ?

Jean-Yves Le Gallou : Oui ! La réunion est maintenue et aura lieu comme prévu à Cap 15.
Si une interdiction de dernière minute survenait, nous organiserions une manifestation au métro Bir Hakeim, situé à proximité immédiate du Quai de Grenelle.
L’état d’urgence doit être utilisé pour combattre les terroristes, démanteler les caches d’armes dans les banlieues de l’immigration, pas pour empêcher l’exercice des libertés européennes !

P.C. : Vous avez choisi trois symboles pour illustrer cette journée : Jean Raspail, Arthur Snowden et Alexandre Soljenitsyne. Pourquoi eux ?

Jean-Yves Le Gallou : Arthur Snowden dissident du système occidental. Soljenitsyne, double dissident : du système soviétique d’abord, du système occidental ensuite. Raspail qui a prophétisé la situation actuelle dans le Camp des saints et qui l’a payé de 40 ans d’ostracisme.

P.C. : Comment se dérouleront ces journées, et sur quels invités comptez-vous ?

Jean-Yves Le Gallou : Trois tables rondes sont organisées : Beatrice Bourges pour les valeurs, Renaud Camus pour l’identité et Robert Menard sur l’art de la dissidence. Il y aura aussi des représentants de la « génération 2013 » venus de la Manif pour tous ou des Identitaires ; la « génération 2013 » qui va avoir la tâche de reconstruire sur les ruines laissées par l’esprit de mai 68.

P.C. : Vous êtes connu comme un spécialiste des médias, en France, et avez notamment publié « La tyrannie médiatique ». Vous animez une émission hebdomadaire sur TV-Libertés, I-Médias, sur ce thème. Le traitement médiatique des attentats de Paris a-t-il réussi à vous surprendre, malgré tout ?

Jean-Yves Le Gallou : Oui, les médias arrivent encore à me surprendre par leur absence totale d’ouverture d’esprit, leur intolérance, leur aveuglement, leurs bobards à répétition, leur incapacité à reconnaître leurs erreurs.
Il faut dire que le processus de sélection des journalistes et des « experts » est hallucinant : ce qui est évalué c’est leur capacité à se tromper et à tromper l’opinion!
Ils en arrivent même maintenant – à France inter par exemple – dans une démarche typiquement orwellienne à réécrire a posteriori des articles pour tenter de cacher leurs tromperies. Tout cela avec l’argent des contribuables (600 millions pour Radio France !). Il me semble que le mot juste pour désigner radios, télévisions et presse écrite subventionnée, c’est médias de propagande. La première forme de dissidence c’est de cesser de les suivre et de les croire.

P.C. : Vous êtes également connu comme un fin observateur de la situation politique française. Pensez-vous que ces attentats vont avoir une influence sur les prochaines élections régionales, qui s’annonçaient catastrophiques pour le PS, et si oui, dans quel sens ?

Jean-Yves Le Gallou : L’oxygène risque de manquer un peu aux centristes , je veux parler des ex-UMPISTES rebaptisés « Républicains ».
Le FN dont les thèses –anciennes – sur l’immigration sont (hélas !) vérifiées par les événements devrait logiquement progresser. Comme progressent partout en Europe les partis qui s’opposent à l’invasion migratoire.
Mais les attentats peuvent aussi relégitimer le pouvoir : cela peut paraître injuste mais c’est ainsi.
Entre ces deux blocs antagonistes, les Juppé, Sarkozy et Fillon sont un peu coincés d’autant qu’ils partagent avec les socialistes la responsabilité des politiques migratoires et des stupidités de notre diplomatie qui a semé le chaos en Libye et en Syrie.

P.C. : Dans cette bataille du pot de terre contre le pot de fer, les médias alternatifs, dits de réinformation, progressent-ils aussi rapidement que vous le souhaiteriez ? Les trouvez-vous complémentaires, et à la hauteur des enjeux ?

Jean-Yves Le Gallou : Les médias alternatifs progressent extraordinairement !
Il est désormais possible, notamment grâce aux réseaux sociaux, de démasquer en quelques heures les mensonges des #MédiasDePropagande, c’est un atout décisif pour saper ce qui leur reste de crédibilité usurpée.
Il est aussi possible de passer ses messages en vidéo sans passer par eux ! Ainsi l’excellente déclaration de Marine le Pen après les attentats du 13 novembre a été vue en direct des millions de fois, sans l’intermédiaire de personne d’autre que les citoyens qui l’ont diffusée de manière virale.
La vidéo de Polémia « être Français » a atteint plus de 900 000 vues sur You Tube

La vidéo de l’Iliade « Ni Bruxelles, ni Lampedusa, être Européen » :

a été vue près de 1 200 000 fois (toujours sur You tube, indépendamment d’autres vecteurs) et ce malgré une censure de près d’un mois qui a cassé sa dynamique initiale.

P.C. : Craignez-vous que les socialistes profitent de l’Etat d’urgence et de la prétendue lutte contre le terrorisme pour attaquer la liberté de la presse et notamment celle des médias de réinformation ?

Jean-Yves Le Gallou : Une remarque sur l’état d’urgence, son histoire est liée aux troubles avec le monde arabo musulman : lors de sa création en 1956 lors de la guerre d’Algérie, en 2005 à l’occasion des émeutes dans les banlieues et aujourd’hui avec les attentats islamistes. La coexistence de deux mondes antagonistes – le monde européen, le monde arabo-musulman – menace nos libertés.
L’état d’urgence est utile s’il est utilisé pour détruire les groupes islamistes, il faudra le dénoncer si le triangle Valls/Cazeneuve/Le Drian l’utilise à d’autre fins.

P.C. : Pour finir, quel est votre regard sur l’état du camp patriotique, le départ d’Aymeric Chauprade et son appel à créer une union des droites, qui ferait concurrence au Front national ?

Jean-Yves Le Gallou : La violence des événements –invasion migratoire, attentats – simplifie la donne politique. Trois forces s’affrontent : les socialistes et leurs alliés, les centristes des « Républicains » à la remorque de l’UDI, le FN. Il sera difficile pour d’autres de creuser leur sillon. D’autant qu’après quelques flottements dans la ligne, le FN est clairement revenu sur ses fondamentaux. Le problème historique de l’heure c’est la défense de notre identité. C’est aussi le moteur électoral principal – sinon unique – du FN.

P.C. : Merci, Jean-Yves Le Gallou, et bonne chance pour cette première journée de la dissidence, samedi.

Propos recueillis par Pierre Cassen

Article publié en priorité sur RL