L’Espagne d’al-Andalus : l‘islamisation du territoire

Article de Darío Fernández Morera, professeur à la Northwestern University., sur l’Andalousie muslulmane (2/8).

Le système répressif et marginalisant mis en place par les autorités musulmanes dès leur arrivée dans la péninsule ibérique au VIIIe siècle a favorisé l’islamisation des terres conquises.

Un des traits de ce système était la dhimma, ou contrat de «protection». Il permettait aux dhimmis (chrétiens et juifs qui l’acceptaient) de vivre et de pratiquer leur religion dans des limites strictes – et seulement tant qu’ils acceptaient leur infériorité juridique vis-à-vis des musulmans et leur payaient une taxe de «protection» (jizya). Celle-ci était destinée non seulement à fournir aux conquérants une source régulière de revenus, mais à rappeler aussi aux dhimmis leur statut de soumis.

Telles étaient les lois religieuses (un pléonasme, puisque dans l’islam médiéval, contrairement au christianisme médiéval, toute loi était religieuse) qui plaçaient les dhimmis chrétiens (ils n’étaient pas appelés «mozarabes») dans une condition subalterne, avec pour seule échappatoire la conversion ou la fuite: un musulman ne devait pas être tué s’il tuait un chrétien, tandis qu’un chrétien devait être tué s’il tuait un musulman, même en état de légitime défense ; le témoignage d’un chrétien valait la moitié de celui d’un musulman (il était égal au témoignage d’une musulmane) et n’était pas valide lorsqu’il était porté à l’encontre d’un musulman ; un musulman pouvait épouser jusqu’à quatre femmes dhimmis et leurs enfants devaient être élevés comme musulmans ; a contrario, un homme dhimmi ne pouvait pas épouser une femme musulmane ou même s’en approcher ; un musulman pouvait avoir autant d’esclaves sexuels qu’il pouvait en acheter et en entretenir, y compris des hommes: on ne saurait sous-estimer en effet l’attrait de l’islam médiéval pour les dhimmis bien pourvus en testostérone. Les dhimmis chrétiens subirent enfin plusieurs expulsions massives vers l’Afrique du Nord. Ceux qui y avaient échappé se convertirent. Au XIIe siècle, il ne restait presque plus de chrétiens et leur civilisation avait été détruite bien plus tôt encore.

Les érudits espagnols observent que «l’échange interculturel d’idées et l’élargissement des horizons» entre chrétiens et musulmans désignaient essentiellement, selon les termes de Francisco García Fitz, « une appropriation pratique des connaissances de ceux qui avaient été soumis, n’impliquant pas du tout une reconnaissance de leurs valeurs religieuses ou morales, c’est-à-dire une acceptation positive de l’autre » (Felipe Maíllo Salgado, Acerca de la conquista árabe de Hispania).

On observe ici une différence fondamentale. Contrairement aux Wisigoths, qui s’assimilèrent, par la langue, la religion, les lois, la littérature et la philosophie, à la romanité (examinée en profondeur par Rémi Brague dans Europe, la voie romaine), les conquérants musulmans ne s’assimilèrent pas aux civilisations qui les avaient précédés. Ils s’approprièrent partout leur savoir et leurs techniques pour être en mesure de les remplacer, au moyen d’un certain nombre de coutumes sociales et familiales efficaces, reposant sur une base religieuse, qui bouleversèrent inexorablement la culture et la démographie jusqu’à les faire disparaître. Cela avait été le cas pour la Perse zoroastrienne, l’Empire gréco-romain chrétien au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie Mineure (l’actuelle Turquie), le royaume hindou-bouddhiste du Sind (dans l’actuel Pakistan). C’est ainsi que disparut de même le royaume chrétien wisigoth en Espagne.

Source

Plus de 200 migrants subsahariens franchissent la frontière entre le Maroc et Melilla

Un policier a été blessé après avoir été «agressé par un migrant avec l’un des crochets qu’ils utilisent pour grimper sur la clôture qui, par leurs pointes aiguisées, peuvent devenir des armes mortelles», ajoute la Délégation.

 

 

Pour escalader la double clôture de six mètres de haut, couronnée de barbelés et munie d’un treillis métallique empêchant l’escalade, les migrants utilisent généralement des crochets et des chaussures à clous.

yabiladi via Fdesouche.com

Madrid : des chrétiens réagissent à la christianophobie de la municipalité durant Noël

Manuela Carmena, mairesse d’extrême gauche de Madrid, ayant ordonné qu’aucune décoration pour les fêtes de Noël et de fin d’année dans les rues de Madrid ne présente un quelconque motif religieux chrétien, des jeunes Madrilènes – leur âge varie entre 17 et 23 ans – ont pris l’initiative d’accrocher, dans la nuit du 27 au 28 décembre, une très grande affiche sur les grilles de la porte centrale de la célèbre Puerta del Sol de la capitale espagnole. L’affiche montre un Enfant Jésus couché sur de la paille et a pour légende : « Dieu est né. Joyeux Noël ».

Ces jeunes ont expliqué au journal La Gaceta leur démarche qu’ils ont financée de leur propre argent : « Face au sectarisme antichrétien de la mairie de Madrid, nous avons voulu annoncer la véritable signification de Noël, la naissance du Fils de Dieu, et dénoncer, en la fête des Saints Innocents, le crime de l’avortement défendu par tous les partis du Congrès ». Bravo !

Source : ACI Prensa, 29 décembre Via l'Observatoire de la Christianophobie

Débarquement massif d’Algériens sur les côtes espagnoles : une « attaque coordonnée », selon un responsable

[…] En 24 heures, au moins 44 bateaux avec environ cinq cents immigrés illégaux sont arrivés hier [18 novembre] sur les côtes de la région de Murcie, de jeunes hommes arabes dans leur immense majorité. Ils venaient d’Algérie, une donnée très particulière qu’il faut prendre en compte. Car c’est sans doute le pays d’origine qui suscite le plus de craintes à moyen terme chez ceux qui observent la situation de la sécurité en Méditerranée et aux frontières de l’Europe. L’Algérie a quadruplé sa population en un demi-siècle et c’est, avec plus de 40 millions d’habitants, le pays le plus peuplé et le plus jeune du Maghreb.

Le début d’une pression migratoire algérienne, tolérée ou non réprimée par les autorités du pays, est l’un des plus grands cauchemars des responsables de la sécurité des frontières méridionales de l’Europe. La côte méditerranéenne espagnole pourrait se transformer rapidement en un scénario dantesque, tel qu’on l’a connu dans les villes portuaires italiennes l’an passé. Les écrans de surveillance de la côte à Carthagène ont commencé vendredi à détecter soudain des mouvements de ce qui a bientôt ressemblé à une invasion, manifestement organisée et synchronisée, de petites embarcations. Des bateaux du service de sauvetage en mer sont sortis pour les intercepter et tous les immigrants illégaux ont été amenés sur le sol espagnol. Le seul qui semblait hier avoir réellement conscience de l’extrême gravité de la situation était le délégué du gouvernement à Murcie, Francisco Bernabé. Il a qualifié sans ambages cette vague d’embarcations « d’attaque coordonnée contre nos frontières et, par conséquent, contre les frontières de l’UE« . Et il a souligné la nécessité de l’expulsion de ces migrants. Il ne l’a pas dit aussi clairement, car sinon il ne serait pas délégué de ce gouvernement. Il a dit qu’il fallait d’abord procéder à des contrôles, sous-entendu pour savoir si tel ou tel pourrait être accepté comme réfugié politique. Le plus probable est qu’il n’y en a pas. Ce qui est pratiquement certain, c’est que finalement on va tous les retrouver déambulant à travers l’Espagne ou poursuivant leur route vers le nord de l’Europe.

[…]

Hermann Tertsch

(Traduction Fdesouche)

ABC

 

Le Parlement catalan déclare l’indépendance et le Sénat espagnol permet à l’Etat central de prendre le contrôle de la Catalogne.

Avec 70 votes pour, dix votes contre et deux votes blancs, le parlement catalan a déclaré l'indépendance de la région, alors que le Sénat espagnol se réunit pour voter la suspension de l'autonomie de la Catalogne.

Deux conseils des ministres exceptionnels se tiendront à 17h et 18h à Madrid. Le chef du gouvernement espagnol fera ensuite une allocution à la nation.

«L'Espagne reste notre seule interlocutrice», a déclaré Donald Tusk, président du Conseil européen.

16h16 CET

Avec 204 votes en faveur de l'adoption de l'article 155 et 47 votes contre, le Sénat espagnol a approuvé le train de mesures de suspension de l'autonomie de la Catalogne et la destitution du gouvernement catalan.

Les banques catalanes accentuaient leur chute à la Bourse de Madrid après la proclamation de l'indépendance de la Catalogne, CaixaBank, troisième banque espagnole, perdant environ 5%, Banco Sabadell 6%, tandis que Banco Santander, première banque de la zone euro, perdait environ 2,5%.

Source

Catalogne – L’Espagne n’a plus honte d’être espagnole

Espagne-drapeau-1

   
Michel Garroté  --  A propos de la Catalogne et de l'Espagne, Ivan Riougol écrit notamment : Les Espagnols, à leur tour, passent outre les éructations de ceux qui, depuis des lustres, traitent de fachos les patriotes. Beaucoup de braves gens ne se sentent plus honteux d’être attachés à leur nation et à leur drapeau. Une inhibition idéologique est tombée là-bas, comme elle tombe en France et ailleurs en Europe. Il suffit d’écouter les témoignages de l’Espagne silencieuse, ces derniers jours dans les reportages, pour se convaincre d’un réveil de la nation unifiée. Ceux des Catalans qui militent pour l’indépendance de leur région ont probablement perdu leur combat. Ils ne peuvent reprocher à l’Espagne ce qu’ils s’apprêtaient à faire dans l’illégalité : affirmer l’identité d’un peuple autour d’un Etat.
-
Mardi soir, le leader séparatiste, Carles Puigdemont, a reconnu sa position de faiblesse en se contentant d’annoncer une indépendance symbolique. Cet aveu d’échec risque de conforter Madrid dans son intransigeance légaliste. La manifestation monstre de dimanche, qui a fait descendre des milliers d’anti-indépendantistes dans les rues de Barcelone, a libéré l’expression d’un sentiment d’appartenance, naguère interdit par le terrorisme intellectuel né en réaction au nationalisme franquiste. La monarchie pourrait bien être le grand vainqueur de ce bras de fer : c’est la fermeté inattendue du roi Felipe VI, mercredi dernier, qui semble être à l’origine de ce sursaut collectif. Pour ceux qui persistent à considérer les questions identitaires comme marginales, la Catalogne et l’Espagne leur apportent en tout cas deux spectaculaires démentis, ajoute Ivan Rioufol.
-
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2017/10/les-espagnols-a-leur-tour.html
-

Catalogne. Carles Puigdemont joue la carte du réalisme politique

En réaffirmant, ce mardi soir, au parlement catalan sa volonté d'établir une république catalane indépendante tout en suspendant son application immédiate, Carles Puigdemont en a surpris plus d'un. Une déclaration d'indépendance implicite pour Madrid, une décision décevante pour les indépendantistes les plus radicaux, les déclarations du président de la Generalitat de Catalunya ne semblent pas satisfaire grand monde. Pourtant, en prenant cette décision, Carles Puigdemont à joué finement dans cette partie d'échec qui oppose Barcelone à Madrid.

Une indépendance immédiate et unilatérale n'était pas envisageable sérieusement

Il faut se rendre à l'évidence, bien que les indépendantistes disposent d'une certaine légitimité après le référendum du 1er octobre où le « Oui à l'indépendance » a obtenu 90 % des suffrages et quelques coups de matraques de la Guardia Civile, le rapport de force laisse Madrid maître de la situation sur le terrain.

Avec à sa disposition 85 000 gardes civils, 66 000 policiers nationaux et 130 000 militaires contre seulement 17 000 Mossos d'Esquadra, l’État espagnol peut aisément décider de reprendre le contrôle de la Catalogne, d'arrêter tous les leaders indépendantistes et de réprimer brutalement les manifestations indépendantistes. Une action répressive qui, de plus, sera légale car prévue dans la constitution espagnole. Les indépendantistes pourraient perdre en quelques semaines ce qu'ils ont gagné en une dizaine d'années.

C'est en connaissance de cause que Carles Puigdemont a décidé de ne pas choisir l'option la plus catastrophique pour la cause indépendantiste. En suspendant les effets de l'indépendance, le gouvernement catalan a probablement évité à la Catalogne de basculer dans une quasi-guerre civile dont les indépendantistes ne pourraient pas sortir vainqueurs.

En optant pour une solution d'apaisement, Barcelone met Madrid devant ses propres responsabilités

Le choix de Carles Puigdemont est donc un acte de réalisme, mais c'est également le moyen de mettre Madrid en difficulté sur le plan politique. En refusant de faire appliquer l'indépendance, l’État espagnol peut difficilement légitimer une répression accrue.

De plus, en appelant Madrid à s’asseoir à la table des négociations, le gouvernement catalan montre ainsi sa volonté d'ouvrir le dialogue. En refusant celui-ci et en continuant dans la voie de la répression, Mariano Rajoy finirait par passer comme un dirigeant extrêmement autoritaire aux yeux de l'opinion publique et de la communauté internationale.

Lassé par une situation qui dure sans qu'aucune solution n'émerge, le Parti socialiste espagnol pourrait arrêter de soutenir la politique du gouvernement, ce qui affaiblirait considérablement la position de Mariano Rajoy dont la gestion de la question catalane est déjà sévèrement critiquée.

En choisissant l'option d'une indépendance différée, Carles Puigdemont fait donc un choix habile, celui de l'apaisement et du dialogue démocratique, et passe ainsi pour celui qui aura évité la guerre. En gagnant du temps et en évitant l'affrontement, il met Madrid en difficulté. Reste à savoir si la coalition indépendantiste sera assez solide pour tenir encore des mois.

Jordi Vives, Les Observateurs

Espagne : l’archevêque de Valence célèbre la fin de la domination musulmane…

Le 29 septembre 1238, après 18 mois de siège, les musulmans qui occupaient Valence capitulèrent devant le roi Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant – né, disons-le en passant, à… Montpellier… Le 9 octobre suivant, le roi fit procéder à la consécration de la grande mosquée qui avait été construite sur l’ancienne cathédrale wisigothique, qui fut ainsi rendue au culte catholique et dédiée à la Vierge Marie. C’est en souvenir de cette journée du 9 octobre que se célèbre chaque année la fête aux « gloires valenciennes » (las Glorias valencianas).

Un Te Deum y est chanté dans la cathédrale mais, depuis trois ans, les autorités municipales – une alliance de l’extrême gauche, des socialistes et des nationalistes catalans – se refusent d’y assister et même d’entrer dans la cathédrale : célébrer la libération de la ville de la domination musulmane les insupporte… Le cardinal Antonio Cañizares, archevêque de Valence, n’a visiblement pas les mêmes sentiments. Il a présidé cette cérémonie hier et a précisé dans son homélie : « Nous célébrons avec une immense joie le rétablissement de la foi catholique à Valence, qui avait été éliminée de l’espace public sous la domination de l’envahisseur musulman ». Cela ne va pas lui faire que des amis à la mairie mais celui lui vaut, évidemment, notre respect et notre admiration…

Source : Religion en Libertad, 10 octobre

Source Christianophobie.fr

Catalogne : à tes z’amours

Catalogne-1

   
Michel Garroté  --  Un million de partisans de l'unité de l'Espagne, opposés à l'indépendance, ont défilé le dimanche 8 octobre 2017 dans les rues de Barcelone. C'est un énorme camouflet pour la clique indépendantiste islamo-gauchiste. La Catalogne vivait lundi 9 octobre des heures d'extrême incertitude alors que son président séparatiste, Carles Puigdemont, menace toujours de déclarer, de façon illégale et unilatérale, l'indépendance de la région dès le mardi 10 octobre.
-
A propos de la Catalogne, Éric Zemmour a publié une chronique intitulée "Quand la tentation indépendantiste se fait plus forte que l’appartenance nationale". Je reprends  --  ci-dessous  --  uniquement la partie de la chronique de Zemmour qui concerne la Catalogne, puisque tel est le sujet du présent article.
-
Notre cher Éric Zemmour a notamment écrit : Quand la tentation indépendantiste se fait plus forte que l’appartenance nationale : Les Catalans préparent leur indépendance. Chacun croit son heure arrivée grâce à des bouleversements mondiaux ou régionaux.
-
Les Catalans ont une revanche à prendre sur l’Histoire. C’est le petit-fils de Louis XIV qui, monté sur le trône d’Espagne, a fait rentrer par la force des armes les Catalans dans le giron "des Espagnes" en 1714. Chacun croit son heure arrivée grâce à une intervention extérieure.
-
C’est l’Union européenne qui, en favorisant les autonomies régionales, en donnant aux Régions un accès direct à Bruxelles, et à sa manne de subventions, a enflammé un irrédentisme catalan, mais aussi flamand, écossais voire corse, dont la Commission européenne a un mal fou désormais, en pompier pyromane, à éteindre le feu. Les entreprises catalanes ont le grand marché européen pour exporter et faire vivre leur "pays".
-
Pour l’Espagne, le processus historique est celui d'une Nation longue d’une histoire millénaire, mais dont les intellectuels de gauche n’ont cessé de dénoncer le caractère "fasciste", "franquiste". L’école catalane n’enseignait plus les hauts faits d’armes de la Nation espagnole. Même la droite n’osait plus se dire "espagnolista".
-
La déconstruction a mené à la destruction. Les Espagnols ont désappris à être espagnols ; les Catalans ont réappris à être catalans. Quand un sentiment d’appartenance collective se délite, un autre lui succède. Et le progressisme de nos élites de gauche conduit directement à l’archaïsme tribal. Bien. Voilà pour Zemmour ; sacré Zemmour, un brin polémiste, il est vrai ; allez Zemmour, à tes z'amours...
-
Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
-
http://www.europe-israel.org/2017/10/eric-zemmour-quand-la-tentation-independantiste-se-fait-plus-forte-que-lappartenance-nationale/
-

La Catalogne espagnole est-elle devenue une affaire française ?

chaos-2

   
Michel Garroté  --  Pour ce qui me concerne, je suis étonné de l'importance -- démesurée et paternaliste -- que la classe politique française, les médias français et les historiens français, en bons donneurs de leçons, accordent à la question catalane espagnole. Ainsi, Le Figaro, qui titre "Référendum en Catalogne : la gauche française condamne les violences, Macron soutient Rajoy". Et Le Point qui titre "Valls : une proclamation d'indépendance de la Catalogne serait une folie" (tout ça nous fait une belle jambe...).
-
Catalogne espagnole - "une affaire française" :
-
A noter, car c'est tout de même énorme, qu'entre 6 et 7 millions de bulletins utilisés lors du référendum, sur l’indépendance de la Catalogne, dimanche 1er octobre, ont été imprimés et stockés en France ! Ils proviennent de l’imprimerie Salvador d’Elne, au sud de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales françaises. Ils ont été acheminés vers la Catalogne dans une dizaine de véhicules !
-
Imaginez l'inverse : des bulletins, destinés à un référendum illégal dans une région française, imprimés et stockés en Espagne, puis acheminés en France !  Imaginez la réaction - outrée - de la classe politique française et des médias français ! (Comment ? Comment ? L'Espagne participe au viol la Constitution Française ?!)
-
Ma foi oui -- notons-le une fois de plus -- ces dernières semaines, les médias français, parisiens et régionaux, écrits, radiophoniques et audiovisuels, ont diffusé, non pas des centaines, mais des milliers de prétendues "analyses" sur le sujet, au point qu'à un moment donné, j'ai vraiment cru, que la Catalogne espagnole (un peu comme la "Cisjordanie"...), était une région française (j'ai vraiment cru ça, moi, le Suisse, l'Helvète...).
-
Notons aussi que tout en souhaitant ne plus être espagnole, la Catalogne reste grande ouverte à la Migration Musulmane Massive (MMM), ce qui signifie qu'une éventuelle Catalogne souveraine et indépendante serait en fait une République catalane islamo-gauchiste.
-
La position de l'Union Européenne (UE) :
-
A Bruxelles, l'Union Européenne (UE) a déclaré : "C’est un problème interne à l’Espagne mais la violence ne peut jamais être un instrument en politique, il faut passer au dialogue. Au regard de la Constitution espagnole, le vote en Catalogne n'était pas légal". Bon. Voilà pour la réaction de l'UE, elle qui, visiblement, a la trouille que d'autres régions, dans d'autres Etat-membres de l'UE, ne passent aux référendums d'indépendance... Il est vrai qu'en la matière, suite à l'exemple (bon ou mauvais) catalan, ça risque, désormais, de se bousculer au portillon, côté velléités irrédentistes de tout poil...
-
Le référendum catalan viole l'Etat de Droit et la Constitution :
-
Il est vraiment nécessaire, selon moi, de rappeler, je le souligne encore et toujours, car c'est extrêmement important, qu'au regard de la Constitution espagnole, le référendum catalan n'est pas légal, qu'il viole la Constitution espagnole, et, qu'il s'en prend, ainsi, à l'Etat de droit, ce qui n'est pas rien.
-
Le petit grain de sel serbe :
-
Notons -- en passant cette fois car c'est au-delà de l'Espagne et de l'UE -- que le président serbe Aleksandar Vucic a critiqué la position de l'UE sur le référendum catalan - que l'UE juge donc illégal et c'est juste qu'elle le juge ainsi - et Aleksandar Vucic a rappelé, avec justesse, que Bruxelles avait reconnu la déclaration (illégale) d'indépendance du Kosovo en 2008, alors que celle-ci n'avait même pas fait l'objet d'un vote ou d'un référendum.
-
Un Kosovo, je le rappelle, indépendant, mais aussi mafieux et islamique, qui, un jour, deviendra un Etat-membre de l'Union Européenne ; un Califat kosovar made in UE : "elle est pas belle, la vie ?", comme dirait l'autre... Pour tout compliquer, certains Albanais du sud serbe souhaitent se rattacher au Kosovo ; comme le disait l'autre, décidément oui : "elle est pas belle, la vie"...
-
Ce que veut (ou pas) Carles Puigdemont :
-
A noter, encore, que le président de l'exécutif catalan, Carles Puigdemont, réclame une médiation internationale, pour résoudre la crise avec Madrid. Mais quelle genre de "médiation internationale" ? Carles Puigdemont veut-il des casques bleus de l'ONU déployés en Catalogne ? (ça va, c'est bon, je plaisante...).
-
Ma petite conclusion à moi (pour ce qu'elle vaut...) :
-
Pour ce qui me concerne (encore, désolé...), j'aimerais conclure comme ceci : la Catalogne, c'est, me semble-t-il, un peu, la "cata-logne". Certains vont peut-être me suspecter de ne pas approuver le référendum catalan du fait de mon nom de famille : "Garroté". Car "Garroté", ne serait-ce pas un nom plus espagnol que catalan, voire totalement espagnol et pas du tout catalan, hien ?
-
Le "Garroté" de service, pour votre gouverne, est un citoyen suisse, né en Suisse, et, résidant, encore et toujours, sur sol suisse. Ah, oui, j'allais oublier : le "Garroté" susmentionné est un Suisse d'origine germano-espagnole ("Garroté-Steiger" avec les noms de famille paternel et maternel).
-
Certains peuvent donc parfaitement suspecter le "Garroté" en question de ne pas approuver le référendum catalan. Et bien, navré, je n'approuve, ni ne désapprouve, le référendum catalan ("ni pour, ni contre, bien au contraire", comme dirait l'idiot du village).
-
En "bon Suisse fédéraliste", je suis - certes - très attaché au fédéralisme ; mais aussi très attaché au respect de l'Etat de Droit, et, donc, au respect de sa Constitution (souvenons-nous tout de même que l'actuelle monarchie espagnole est à la fois constitutionnelle et fédérative, mais elle n'est pas pour autant fédérale).
-
Ce que je désapprouve ("c'est mon avis et je le partage", comme dirait un autre benêt, lui aussi idiot du village), c'est, légitimement me semble-t-il, le non-respect de l'Etat de Droit ; et ce que je désapprouve aussi, encore, toujours et légitimement, c'est la  violation de la Constitution de l'Etat de Droit. Ce n'est pas du pur droit constitutionnel ; ou une doctrine purement juridique ; c'est une doctrine à la fois juridique et politique.
-
Indépendances à tout-va :
-
Imaginez des dizaines de régions, de provinces, de principautés et d'enclaves, dans des dizaines de pays européens et extra-européens, qui déclareraient leur indépendance, dans le non-respect de l'Etat de Droit, et, ce faisant, dans la violation de la Constitution.
-
Les Ecossais (qui mangent de l'agneau et qui n'ont jamais supporté les Anglais mangeurs de rosbeef, cette version barbare du boeuf charolais). Le pays de Galles (qui est gallois et non pas anglais : "We love Wales !"). Et en Italie : la Lombardie, la Sicile, le Califat de Lampedusa et la ville de Trieste (qui intégrerait aussitôt la Slovénie).
-
En France : la Savoie qui fusionnerait aussitôt avec un canton suisse qui s'appellerait le nouveau Canton du Valais Central ; la Corse ; la Bretagne ; l'Occitanie ; le Pays basque français ; ah, oui, les Catalans français ; l'Alsace ; les Hautes-Pyrénées ; et la Franche-Comté qui fusionnerait aussitôt avec le Canton suisse du Jura pour devenir la République helvétique du Grand Jura.
-
Encore en Suisse, et, au-delà de la France, le Canton de Genève deviendrait un Etat indépendant, une République Souveraine de Genève, pour pouvoir enfin virer les frontaliers et remettre enfin au pas les islamo-socialistes de la Cité de Calvin.
-
Toujours en Suisse, le nouveau Valais Central susmentionné (le nouveau Canton du Valais Central), deviendrait souverain et indépendant ; pour se débarrasser de l'Oberwallis, cette minuscule entité sauvageonne et germanophoïde ; et pour se débarrasser du Bas-Valais, cette prolongation artificielle, cet abcès du Chablais vaudois ; et le nouveau Valais Central fusionnerait donc, comme mentionné plus haut, avec la Savoie devenue indépendante le temps d'un instant.
-
Et hop, ce serait la Fête, mais la Fête entre nous. Terminé le "Yodel und Röstigraben" ! Ce sera La Manif de Fondue et de Fendant pour Tous sauf pour les intrus ! La Petite Arvine restant bien entendu un vin délicieux exclusivement réservé aux Valaisans qui sont souchiens depuis cinq siècles, notamment ceux de la Noble et Louable Contrée.
-
Du côté des Germains, la Bavière, qui de toute façon n'a jamais été allemande, deviendrait, elle aussi, un Etat souverain (avec l'Oktoberfest toute l'année et Louis II de Bavière, Ludwig Der II., pour tous). Certaines régions autrichiennes, comme par exemple le Vorarlberg ou le Salzkammergut, idem, référendum et indépendance.
-
Et, encore au Royaume-Uni, l'Irlande du Nord (que j'allais presque oublier). En Chine, les Nǚzhēns de Mandchourie proclameraient le Nǚzhēnsland et les Ouïgours du Xinjang proclameraient l'Ouïgouristan. Plus loin, mais de l'autre côté, les Miskitos du Nicaragua proclameraient la Republica Miskita sin mosquitos mejicanos.
-
Et hop, je continue : le Jutland (pas) danois ou le Groenland ("Kalaallit Nunaat" en groenlandais), lui aussi (pas) danois ; la Laponie (pas) finlandaise (les Lapons n'ont jamais été Finnois non mais sans blague). Au Mexique, les peuples du Chiapas ("Chiapas independiente para siempre") proclameraient la Republica chiapatera.
-
Ah ! J'allais oublier, encore à propos de l'Espagne : la Catalogne (on l'a vu...), mais aussi la Galice (à ne pas confondre avec la Galicie) et le Pays basque. En Suède (vous savez, en Europe boréale) : l'enclave islamique de Malmö proclamerait son indépendance et instaurerait "La Charia malmöide Pour Tous". Bref, j'en passe et des meilleures, en veux-tu en voilà quoi.
-
Annexions illégales "à gogo" (à discrétion) :
-
A l'inverse (bon sang, mais c'est bien sûr...), la France pourrait annexer, illégalement, la Principauté de Monaco ; et tant qu'à faire, celle d'Andorre (déclenchant ainsi un guerre franco-espagnole qui mettra la Catalogne dans l'embarras). La Suisse ou l'Autriche pourraient annexer la Principauté du Lichtenstein, qui elle, alors, demandera, aussitôt, de pouvoir adhérer à l'Allemagne, juste pour se débarrasser des Suisses et des Autrichiens.
-
Bien : Ma conclusion, c'est la défense et la valorisation de l'Etat de Droit, le "Rechtsstaat", pilier de la liberté et de la démocratie. Si certains préfèrent les Etats de non-droit, je leur souhaite beaucoup de plaisir, car ils vont rapidement déchanter, dans des Etats de non-droit qui deviendront très vite des Etats arbitraires et totalitaires, avec leur Pravda, leur KGB, leur Stasi, leur Securitate, leur Geheime Staatspolizei, Gestapo en abrégé, et, bien entendu, leurs arrestations (arbitraires, puisqu'il s'agira d'Etats arbitraires...).
-
Michel Garroté pour LesObservateurs.ch 6.10.2017

Le journal Libération: “Oui, les terroristes qui ont frappé la Catalogne sont presque tous Marocains, et alors ?”

Parmi les auteurs des attaques du 17 et 18 août, qui ont fait 16 morts et une centaine de blessés, dix sont nés au Maroc. Le magazine «Jeune Afrique» a jugé pertinent de le souligner à sa une.

«Born in Morocco» («Nés au Maroc»), titrait en une Jeune Afrique (daté du 27 août au 2 septembre), avec des photos de dix terroristes ayant participé aux attentats des 17 et 18 août en Catalogne, les couleurs du drapeau national marocain en arrière-plan, provoquant de vives réactions chez de nombreux lecteurs. Et pour cause, la couverture de l’hebdomadaire présente le Maroc comme le point commun entre ces terroristes. Même si Jeune Afrique précise dans le sous-titre que ces derniers se sont bien «radicalisés en Europe et y ont été recrutés par Daech», cette titraille témoigne d’une drôle de hiérarchisation de l’information. En faisant le choix de retenir de ces attentats l’origine des terroristes, on stigmatise de fait.

Or l’hebdomadaire s’en défend par le biais d’un raisonnement assez tortueux : «Mettre en avant le lieu de naissance des terroristes n’équivaut pas à stigmatiser les Marocains.» Mais alors à quoi cela équivaut-il ? Pourquoi asséner que ces terroristes-là sont nés au Maroc ? Qu’est-ce que cela peut bien susciter à part des relents racistes ?

Une haine innée et non acquise ?

Sauf que l’hebdomadaire renoue dans sa conclusion avec l’idée essentialiste de la une qu’il avait pourtant l’air de réfuter jusqu’ici : «C’est donc au tour du Moyen Atlas, connu pourtant pour être la région la plus tolérante du pays, de découvrir la haine qui sommeillait en certains de ses enfants exilés.» Une haine qui serait donc innée, du ressort du pays d’origine, et non acquise selon les ressorts soulevés précédemment.

Des confrères marocains ont soutenu l’initiative prise par l’hebdomadaire de dévoiler une réalité, de «sortir la tête du sable»comme le dit Karim Boukhari dans un billet, publié sur le site d’information marocain le 360«Ils n’y vont pas par quatre chemins et nous disent ce que nous ne voulons pas entendre. Et qui est pourtant énorme, comme un coup de tonnerre. Tous les terroristes qui ont ensanglanté la Catalogne sont marocains. Oui, Marocains, tous ! […] Cela nous concerne directement. C’est notre problème», juge l’éditorialiste.

Mais au nom de quoi, si ce n’est des origines, les Marocains devraient-ils se sentir «concernés directement» ? Bien sûr, le Maroc et les Marocains doivent s’efforcer de parler librement des travers de la société et de les combattre. Bien sûr, la radicalisation des Marocains existe sur leur sol, il ne s’agit à aucun moment de nier cette réalité. Mais insinuer plus ou moins que la société marocaine, où aucun des terroristes n’a grandi, a une responsabilité dans la réalisation de ces attentats de Barcelone est non seulement abusif mais aussi, et surtout, contre-productif.

Source

Maroc: des islamistes s’entraînaient à la décapitation

Cinq Marocains et un Espagnol soupçonnés d'appartenir à une cellule islamiste dont les membres s'entraînaient à la décapitation ont été arrêtés lors d'une opération conjointe des polices marocaine et espagnole, a annoncé aujourd'hui le ministère espagnol de l'Intérieur.

Les arrestations ont toutes eu lieu au Maroc, à l'exception d'une dans l'enclave nord-africaine espagnole de Melilla. L'un des Marocains arrêtés avait un permis de résidence en Espagne. Le ressortissant espagnol est d'origine marocaine.

Les membres de cette cellule dormante tenaient des réunions la nuit au cours desquelles ils préparaient des attaques de grande envergure, dit le ministère, et simulaient des séances de décapitation.

Ces arrestations sont les premières à être signalées en Espagne depuis les attentats survenus en Catalogne à la mi-août qui ont fait 16 morts, la plupart à Barcelone.

Source

Terrorisme : l’Espagne envisage de ficher tous les imams du pays “Les bons imams ne sont pas assez nombreux.”

Les autorités espagnoles sont pointées du doigt pour le manque de clairvoyance de leurs services de renseignement concernant les attaques de Barcelone et de Cambrils. Parmi les nouvelles mesures envisagées, figure celle d’un fichage des imams et prédicateurs musulmans par l’intermédiaire la Commission islamique d’Espagne, organe représentatif des communautés musulmanes espagnoles.

Depuis l’établissement d’une politique facilitant les regroupements familiaux en 2004, la population de confession musulmane a sensiblement augmenté en Espagne. Mohamed Iqbal, responsable associatif, explique au journal El Pais que les communautés musulmanes souffrent d’un manque de moyens et que, par ailleurs, les bons imams ne sont pas assez nombreux.

 

L’Espagne est encore sous le choc des attentats de Barcelone et Cambrils qui ont coûté la vie à 16 personnes. Depuis, les débats font rage pour déterminer les causes de ce drame et les ratés des services de renseignements.

Le cas de l’imam de Ripoll, Abdelbaki Es-Satty, est au centre de la controverse. Considéré comme le cerveau des attentats, le Marocain, âgé d’une quarantaine d’années, aurait endoctriné des jeunes afin de commettre leurs actes meurtriers.

Incarcéré en 2010 pour trafic de drogues après avoir transporté 12 kilos de haschich entre Ceuta et Algesiras, il a passé quatre ans en prison et aurait noué des contacts avec Mohamed Mrabet, l’un des auteurs des attentats de Madrid le 11 mars 2004. Il s’installe à Ripoll en 2015 mais, entre janvier et mars 2016, Abdelbaki Es-Satty part exercer la fonction d’imam à Vilvoorde en Belgique, avant d’être dénoncé pour ses positions par la communauté musulmane locale. De retour en Espagne, il aurait fomenté les actes terroristes d’août 2017.

La question de la surveillance des mosquées et de leurs prédicateurs pose problème. En vertu de la liberté de culte, le gouvernement espagnol ne peut pas avoir de contrôle sur le recrutement des imams et le contenu des prêches dans les mosquées. C’est pourquoi les autorités misent en partie leurs espoirs sur le rôle que pourrait jouer la Commission islamique d’Espagne (CIE), un organisme qui représente près de 1 200 associations et collectifs musulmans en Espagne. Depuis 1992, la CIE est l’interlocuteur privilégié entre l’Etat espagnol et diverses fédérations musulmanes. La CIE travaille aujourd’hui sur l’élaboration d’un recensement de tous les imams qui officient dans des mosquées et autres salles de prières du pays.

La même réflexion et le même processus sont actuellement en cours en Belgique où l’Exécutif des musulmans de Belgique pourrait concevoir une liste des imams à la demande du gouvernement belge.

Néanmoins, en Espagne comme au plat pays, la grande méfiance des communautés musulmanes envers les structures proches du pouvoir génère d’ores et déjà des critiques sur une initiative signant le début d’une ingérence du gouvernement sur les affaires religieuses. […]

saphirnews Via fdesouche.com

Nos remerciements à Victoria Valentini

Attentats en Espagne: un juge avait annulé l’expulsion de l’imam Abdelbaki Es Satty.

Un juge espagnol avait annulé en mars 2015 un arrêté d'expulsion contre Abdelbaki Es Satty, l'imam soupçonné d'avoir endoctriné les auteurs des attentats à Barcelone et Cambrils, considérant qu'il n'était pas dangereux, a annoncé mercredi la justice.

Un juge de Castellon, ville de l'est de l'Espagne où ce Marocain a purgé une peine de quatre ans de prison pour trafic de drogue, a estimé alors qu'il avait démontré ses "efforts d'intégration dans la société espagnole", précise la justice dans un communiqué, qui confirme une information du journal El Mundo.

Le juge relevait qu'il n'avait commis qu'un seul délit, travaillait et ne représentait à ses yeux pas une "menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public".

Tué dans l'explosion accidentelle de la planque où la cellule préparait des explosifs à Alcanar, il est soupçonné d'avoir radicalisé les auteurs des attentats, souvent issus de fratries et parfois très jeunes.

(...)

À Ripoll, des habitants rencontrés par l'AFP ont décrit un homme qui "parlait peu" et ne s'écartait pas du Coran dans ses prêches.

Il s'est également rendu à plusieurs reprises en Belgique, des billets d'avion pour Bruxelles ayant été retrouvés dans les ruines de la maison explosée à Alcanar (200 km au sud de Barcelone) et sa présence à Machelen, près de Bruxelles, pendant trois mois début 2016 a été confirmée par des élus locaux.

Source via Fdesouche.com

«Vous allez mourir, p***** de Maures» : des mosquées cibles d’inscriptions en Espagne

A Tarragone, Séville ou encore près de Madrid, des menaces envers les fidèles musulmans ont été inscrites sur les murs de certaines mosquées. Depuis les attentats de Catalogne, ce type d'actes se multiplie.

Dans les jours qui ont suivi les attentats de Catalogne le 17 août, plusieurs lieux de culte musulmans ont été profanés en Espagne.

Par exemple, le 18 août à Tarragone, dans le sud de la Catalogne, une mosquée a été couverte d'inscriptions telles que : «Vous allez mourir, p***** de Maures».

 

maures

 

Près de Madrid à Fuenlabrada, ce sont des menaces, des croix celtiques et des croix catholiques avec l'inscription «Dieu avec nous» qui ont été peintes sur les murs de la mosquée Al-Sunna, dans la nuit du 18 au 19 août. Une tête de porc a également été retrouvée devant l'enceinte.

 

DHs8BYmXcAAuDPq

 

Interrogé par le HuffPost Maghreb, Abderrahman Tremini, qui travaille à la mosquée Al-Sunna, a fait part de l'inquiétude des fidèles : «Actualité oblige, il est normal que les gens craignent pour leur sécurité. Même si je dois dire que nous n'avons pas été confrontés jusqu'alors à des actes de haine, certains pourraient s'enhardir au vu des récents événements à Barcelone.»

En Andalousie, à Seville, les mots «Assassins ! Vous allez le payer» ont été inscrits dans la soirée du 18 août sur le mur d'une mosquée, accompagnés d'une autre menace contre les fidèles musulmans : «Maure qui prie, machette sur la tête ! Stop Islam !»

 

 

A Grenade, dans le sud-est de l'Andalousie, une douzaine de militants du groupuscule d'extrême droite Hogar social s'est rassemblée le 20 août devant le lieu de culte afin de demander sa fermeture. Ils ont lancé un fumigène et déployé une banderole où l'on pouvait lire : «Qui finance cette mosquée finance le terrorisme. Pourquoi les autorités gardent le silence ?»

Source

Le salafisme a largement contaminé la Catalogne : « des quartiers majoritairement musulmans » près de Barcelone

Les attentats de Catalogne confortent l’idée selon laquelle l’Espagne était depuis quelque temps déjà dans la ligne de mire de Daech.

La deuxième ville d’Espagne est une véritable plaque tournante du djihadisme. Elle concentre une grande part de musulmans, environ 500 000 d’après Ignacio Cembrero.

Un phénomène de ghettoïsation est de plus en plus évident en banlieue, avec des quartiers majoritairement musulmans.

À l’instar de la Belgique, le salafisme a très largement pénétré la Catalogne depuis quelques années. De grands congrès salafistes sont même organisés dans des mosquées de la périphérie de la ville.

(…) Les immigrés musulmans ont débarqué en grand nombre en Catalogne au milieu des années 1990 et plus récemment, entre 2004 et 2006. (…) Néanmoins, ni le taux de chômage élevé, ni la part importante de musulmans dans la population ne sont des explications suffisantes à cette radicalisation. L’ouverture du conflit en Syrie et par voie de conséquence l’effet contagion du Maroc, devenu l’un des pays qui ont envoyé le plus grand nombre de combattants pour gonfler les rangs de l’EI, ont servi d’amplificateur au phénomène.

[…]

Le Figaro via fdesouche.com

Espagne: Une mosquée sur trois serait salafiste en Catalogne déclare la police (Vidéo)

Les attaques d’hier n’ont pas surpris nos lecteurs. Un long article d’El Pais en juin 2016 décrivait la progression fulgurante du salafisme en Catalogne, courant auxquels adhèrent 5% des 490 000 musulmans de la communauté autonome. Un rapport de la police (Mossos d’Esquadra) était révélé par le quotidien espagnol pointant 79 mosquées salafistes sur 256 mosquées, contre 36 en 2006. Entre 2012 et 2015, 25 congrès salafistes se tinrent où se réunissent des centaines de fidèles pour écouter les prédicateurs vedettes de la mouvance.

En avril 2016, le cheikh saoudien Saleh El-Maghamsi vint trois jours visiter les mosquées, et pu s’exprimer devant des auditoires importants, jusqu’à 600 personnes à Cornellà. El-Maghamsi, malgré s’être illustré sur Qatar TV en 2011 en expliquant que « aux yeux d’Allah, Ossama Ben Laden est mort avec les honneurs et la sainteté réservés aux musulmans », a pu obtenir un visa de séjour pour prêcher. La police qui le suivit pour écouter ses prêches considéra qu’il ne prononça aucun propos tombant sous le coup de la loi. Un peu comme si Himmler était accueilli en France en 1938 pour faire la promotion du nazisme, mais sans déraper pour prêcher sans encombre.

 

 

 

La responsabilité des attentats repose donc aussi sur les épaules des autorités laxistes, aveuglées par leur idéologie multiculturelle et relativiste, considérant l’islam comme « une religion comme une autre ». Les catalans se réveilleront-ils ? Il est déjà bien tard.

Pour connaître la situation française lire l’enquête de 320 pages Mosquées radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016).

Source Via CivilWarInEurope