Saisie de drogue dans les Grisons : le narcotrafic s’enracine en Suisse
Deux trafiquants présumés ont été arrêtés dans les Grisons avec plus de 1,5 kg de drogue. Une affaire locale qui illustre l’extension en Suisse de réseaux criminels opérant au-delà des frontières.
Le trafic de drogue n’est plus un phénomène cantonné aux grandes villes suisses. Les 2 et 7 juillet, deux trafiquants présumés ont été arrêtés à Domat/Ems et à Coire, dans les Grisons, nous apprend la police cantonale ce 22 juillet. Les opérations ont permis de saisir plus de 1,5 kg de stupéfiants, principalement de la cocaïne et de l’héroïne. Les deux hommes, un Albanais de 22 ans et un Suisse de 37 ans, ont été placés en détention provisoire.
Derrière ce fait divers grison se profile une menace autrement plus vaste. La première stratégie nationale suisse contre la criminalité organisée, adoptée en décembre 2025, présente le pays comme une cible de choix pour les réseaux en raison de sa situation centrale, de sa prospérité, de sa place financière et de ses infrastructures. Selon un état des lieux d’Europol cité par le Conseil fédéral, plus de 800 organisations criminelles opèrent en Europe, dont plusieurs également en Suisse.
Beat Jans, conseiller fédéral et chef du Département fédéral de justice et police (DFJP), insiste sur la dimension transfrontalière du phénomène. « Les menaces pour la sécurité intérieure augmentent, se diversifient et franchissent de plus en plus les frontières », déclarait-il en mai 2026. Il rappelait également que la stratégie nationale visait notamment « le blanchiment d’argent, le trafic de drogue et le trafic d’armes ».
À droite, le constat est plus accusateur. « Face à la montée du trafic de drogues, certaines villes avouent leur incapacité à maîtriser la situation », écrivait dès novembre 2024 Céline Amaudruz, conseillère nationale UDC.
Le trafic de drogue ne sévit pas que dans nos rues. En avril 2026, fedpol a arrêté l’un de ses collaborateurs, soupçonné d’avoir transmis contre rémunération des informations confidentielles dans une enquête visant une organisation criminelle active dans le trafic de stupéfiants. L’office fédéral estimait alors que l’affaire montrait que ces réseaux pouvaient « s’infiltrer dans les institutions légales, y compris celles de l’État ».
La riposte se joue aussi au-delà des frontières : la Suisse a rejoint le 16 juillet l’Alliance portuaire européenne afin d’intensifier la coopération contre la criminalité organisée et les trafics passant par les grands ports du continent.
Si la saisie grisonne reste limitée à l’échelle du narcotrafic international, elle rappelle néanmoins que ses ramifications ne s’arrêtent ni aux grandes agglomérations ni aux frontières cantonales, et qu’elles peuvent désormais atteindre l’ensemble du territoire comme les institutions chargées de le protéger.
Déjà, dans le canton de Vaud, la drogue, c’est la politique et l’économie de l’État. Alors, qu’y a‑t-il de si étonnant ? Et elle rapporte combien ? 10 – 20 % ? Voire plus ? Incapacité de maîtriser ? Voyons. Dans les années 80, l’armée a nettoyé à Zurich, donc c’est possible, sauf que… tant de professions sont liées à la mort qu’ils/elles ne veulent pas que cela s’arrête. N’est-ce pas, les psys ?