Le Festival du Lac accueillera ce week-end à Collonge-Bellerive, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Un rendez-vous exceptionnel autour de son nouveau livre La Légende, récit bouleversant de sa détention en Algérie.
Le combat d'une vie pour la liberté et contre l'obscurantisme
Depuis plus de vingt ans, Boualem Sansal s’est imposé comme l’une des grandes voix intellectuelles du monde francophone dans le combat contre l’islamisme. Ses romans et essais, souvent visionnaires, dénoncent sans relâche les dérives autoritaires, la terreur islamiste et le renoncement des démocraties face aux idéologies totalitaires.
Cette liberté de parole lui a valu censures, menaces et campagnes de haine. En novembre 2024, l’écrivain est arrêté à son arrivée à Alger puis placé en détention par les autorités algériennes pour « atteinte à l’unité nationale ». Il passera près d’une année en prison. Son incarcération a provoqué une immense émotion dans le monde culturel et parmi les défenseurs des libertés fondamentales.
La Légende : le témoignage de Boualem Sansal sur sa détention
Avec La Légende, publié cette semaine, Boualem Sansal revient pour la première fois sur cette épreuve. L’ouvrage est présenté par son éditeur comme « bien plus qu’un simple récit de détention » : le témoignage d’« un homme que l’on a voulu effacer et qui devient un symbole ».
Dans ce livre très attendu, l’auteur décrit l’enfermement, l’isolement, la peur et le fonctionnement d’un système politique qui cherche à faire taire les voix dissidentes. Il y raconte aussi comment l’écriture, la mémoire et la littérature deviennent des formes de résistance.
La venue de Boualem Sansal au Festival du Lac dépasse ainsi largement le cadre littéraire. Elle représente un événement intellectuel et politique majeur autour de la liberté d’expression, du courage des écrivains et du refus de l’intimidation islamiste.
Il interviendra notamment à deux reprises le samedi 6 juin :
13h30 : Paris Alger et retour- Itinéraire d'un franco-algérien francophile
17h15 : Entre les censures et l’autocensure : les écrivains sur le grill

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