Le ministre des Affaires étrangères a souligné que l'approvisionnement énergétique est une question physique et non idéologique.
(Traduction automatique disponible, 16:19)
Péter Szijjártó a déclaré au début de l'interview :
"Je représente un pays voisin de l'Ukraine. Et notre évaluation de la situation est que chaque minute passée à faire la guerre en Ukraine est un risque pour la sécurité de la Hongrie."
Le ministre des Affaires étrangères a ajouté que la Hongrie était « à 100 % intéressée à mettre fin à la guerre le plus tôt possible » et à faire la paix le plus tôt possible.
Il a souligné : « Si vous me demandez à quelle vitesse tout cela peut se terminer, je dirais que si je regarde les chiffres, l'augmentation quotidienne du nombre de réfugiés qui viennent chez nous, je ne pense pas que cela se terminera de si tôt; car s'il y avait un espoir que cela se termine bientôt, le nombre de réfugiés diminuerait, ce qui n'est pas le cas. »
- faisant allusion au fait que la Hongrie a accepté jusqu'à présent 830 000 réfugiés, et que ce nombre augmente très rapidement, rapporte Mandiner.hu.
Après cela, le ministre des Affaires étrangères a également déclaré que "l'approvisionnement énergétique est une question physique, et non philosophique, politique ou idéologique".
Il considère comme une question mathématique que la Hongrie demande une dérogation à l'embargo pétrolier, car selon lui, "si nous ne l'avions pas demandé, ou si nous ne l'avions pas reçu, il serait physiquement impossible d'approvisionner le pays en pétrole enquantité suffisante."
Donc, puisqu'il s'agit d'une question physique, la question est de savoir si le pétrole russe ou le gaz russe peut être remplacé pour pouvoir faire fonctionner notre pays.
"Actuellement, notre réponse est non, et cela non pas parce que nous ne le voulons pas, mais parce que c'est physiquement impossible."
Lorsqu'on lui a demandé qui il aimerait voir gagner cette guerre, il a répondu "bien sûr la victime".
À la fin de l'interview, l'employée de CNN, Amanpour, demande :
La CPAC (Conservative Political Action Conference) croit visiblement que vous êtes frères d'armes, car ils ont tenu leur dernière convention à Budapest, je crois que c’était il y a quelques mois [ndt : 19-20 mai] ; le Président… Premier ministre Orban y a pris la parole.
Le New Yorker, vous l’avez probablement lu, a beaucoup creusé et a fait un grand article intitulé: La Hongrie offre-t-elle un avant-goût de notre avenir autoritaire? qui explique comment certains Républicains voudraient copier le modèle de la "démocratie illibérale" d'Orban.
Est-ce que ça vous plaît, vous surprend, cette réunion des masses conservatrices ?
Où est le rôle de la Hongrie dans le renforcement de l'aile profondément conservatrice de l'Amérique, qui a maintenant fait reculer les droits des femmes pour la première fois dans l’histoire de l’Amérique, qui a fait reculer les droits électoraux, qui a contesté l'élection légitime du Président actuel ? Pourquoi voulez-vous être impliqués là-dedans ?
Péter Szijjártó répond :
Pour un petit pays comme le nôtre, c’est un honneur d’être mis en avant comme pouvant avoir une influence sur la situation politique intérieure des États-Unis.
Nous comprenons que les États-Unis sont déjà en mode campagne électorale, ils se préparent aux mid-terms, nous comprenons que les Républicains regagnent du soutien politique.
Nous avons incontestablement une coopération très, très étroite avec eux, nous sommes en consultation directe continue avec eux, par exemple sur l'impôt minimum mondial, auquel nous nous opposons tous les deux.
C'est un honneur si on nous voit comme un pays qui peut avoir une influence sur la situation politique intérieure aux États-Unis. On se tient en tout cas les pouces pour les Républicains et on coopère avec eux, c’est clair.
Amanpour : Vous voyez un autre grande puissance être une démocratie illibérale ?
Szijjártó : Si votre question se rapporte au fait que nous soutenons les Républicains, alors oui.
Amanpour : Je vois, je crois que vous avez répondu.
traduction: Albert Coroz

Que l’approvisionnement énergétique est une question physique c’est évident. Que leur situation géographique fait qu’il sont plus dépendant de l’énergéticien russe que l’Espagne ou la France est une évidence vu la proximité et leur passé. Qu’il faut des années pour changer de chaine d’approvisionnement et amener le pétrole est le gaz chez eux est aussi réel. Maintenant, les Hongrois participent aussi beaucoup à cette guerre car ils hébergent 830’000 réfugiés, c’est comme si la Suisse en hébergeait 700’000 ( et pas 58’000) ou la France 5’000’000 ( et pas 110’000).
Donc, avant de leur jeter la pierre, regardons ce que nous faisons vraiment chez nous.
Si l’on comprend bien monsieur Péter Szijjártó, avoir ou non du pétrole ne relève pas de l’idéologie, mais d’un fait réel qualifiable et quantifiable. C’est une donnée tout à fait nouvelle pour les dirigeants européens qui vont de révélations en surprises. Ainsi, a-t-on appris hier à Bruxelles avec stupéfaction que l’énergie nucléaire et le gaz sont devenus verts.