Chacun connaît la célèbre chanson de Guy Béart qui commence par ces mots : « Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié / D’abord on le tue / Puis on s’habitue / On lui coupe la langue, on le dit fou à lier / Après sans problèmes / Parle le deuxième. / Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté. » Pour avoir dit la vérité sur les phénomènes migratoires qui affectent la France et créent des réflexes identitaires compréhensibles, j’ai été condamné, il y a un mois, par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, à la demande de SOS Racisme et d’autres chiens de garde de l’angélisme multiculturel. Ce qui a choqué les plaignants et la procureur, qui s’est fendue d’un réquisitoire digne de Kafka, c’est la couverture de Valeurs actuelles du 26 septembre 2013, où nous avions choisi d’illustrer le passage d’une immigration de travail à une immigration de peuplement par une “Marianne voilée”.
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