Ontario — Ministre de l’éducation : les écoles catholiques devront enseigner le nouveau programme d’éducation sexuelle

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Les parents catholiques de l’Ontario qui espèrent que leurs enfants fréquentant une école catholique soient épargnés du programme explicite d’éducation sexuelle, qui prétendument enseignerait à leurs enfants à propos de la masturbation, à s’interroger sur leur identité sexuelle en tant qu’homme ou femme, et à propos des diverses structures familiales sont laissés pour compte.

La ministre de l’Éducation, Liz Sandals, a déclaré hier à l’émission « The Agenda » de TVO que les écoles catholiques ne seront pas en mesure de se retirer du programme qui est imposé aux écoles ontariennes par la Première ministre lesbienne, Kathleen Wynne.

« Il y a seulement un programme, et c’est notre espoir que les quatre systèmes [anglais et français catholiques ; anglais et français publics] utiliseront le même document du programme ».

La ministre a indiqué que même si le système scolaire catholique pourra fournir, à travers son propre programme de vie familiale, ses « commentaires » sur le programme d’éducation mandaté par le gouvernement, il ne lui sera pas permis de changer quoi que ce soit et devra « livrer » l’éducation sexuelle telle quelle.

Si le programme est à l’image de son prédécesseur, mis en veilleuse en 2010 en réponse à la réaction négative des parents, il contiendra probablement des éléments contraires à l’enseignement sexuel et moral catholique, tels l’approbation de la masturbation, du sexe anal et oral, de l’homosexualité et de la contraception.

La ministre a défendu la décision d’implanter le programme d’éducation sexuelle pour l’année scolaire 2015/16, en disant : « C’est le bon moment de le faire pour les enfants, car les enfants ont besoin de cette information ».

Lorsque l’animateur Steve Paikin a demandé à Mme Sandals de répondre directement aux préoccupations concernant le contenu du programme, lequel « encouragerait activement les enfants de 12 ans à la masturbation comme moyen pour connaître leurs corps et enseignerait aux enfants de huit ans qu’être un homme ou une femme est simplement un construit social », elle n’a pas nié le fait que le programme contiendrait ces composantes. Elle a plutôt éludé la question, disant que de telles informations seraient incluses dans les guides de l’enseignant en tant que « réponse appropriée » si les enfants posaient des questions sur le sujet.

À quelques reprises lors de l’entrevue, Mme Sandals a affirmé que le programme d’éducation sexuelle fournit aux enfants « de bonnes et précises informations » au sujet du sexe, sans dire à partir de quel point de vue ces informations ont été jugées « bonnes » et « précises ».

Le géant de l’avortement, Planned Parenthood, a une notion très différente de ce qui constitue une « bonne » éducation sexuelle par rapport à l’Église catholique. Par exemple, alors que Planned Parenthood considère que tuer un enfant à naître par avortement au nom des « droits reproductifs » est une action acceptable et socialement bénéfique, l’Église catholique soutient que l’avortement est toujours et partout intrinsèquement mauvais, car il détruit un être humain. Il ne peut jamais être justifié.

Mme Sandals a également confirmé que le programme enseignerait aux enfants ce que signifie donner son consentement à des relations sexuelles.

Rappelons qu’à une époque pas si lointaine, en 1992, les parents catholiques québécois avaient réussi à obtenir la possibilité de faire exempter leurs enfants des cours d’éducation sexuelle.

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Cours à la sexualité — parent catholique obtient une exemption

 

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Un commentaire

  1. Posté par Renaud le

    Le document de l’OMS sur l’éducation sexuelle est un manuel de consommation.

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