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« Ce que Bruxelles appelle intégration ressemble souvent à une mise sous tutelle » : grand entretien avec Charles d’Anjou (OMERTA)

« L’Union européenne présente l’intégration moldave comme une promesse de prospérité, de modernisation et de stabilité. C’est le récit officiel. (...) Ce que nous voyons, c’est surtout une logique d’absorption. Il s’agit de transformer l’orientation géopolitique, culturelle et institutionnelle du pays. » À l’heure où la Suisse fait elle aussi face à des pressions croissantes sur sa souveraineté, le précédent moldave offre un éclairage qu’il serait imprudent d’ignorer.

Dimitri Fontana
23 mai 2026
12 min de lecture

La Mol­da­vie est un petit pays par la taille, mais un grand révé­la­teur des ten­sions qui tra­versent aujourd’hui l’Europe. Coin­cée entre la Rou­ma­nie et l’Ukraine, tra­vaillée par les influences exté­rieures, fra­gi­li­sée par l’exode et les frac­tures iden­ti­taires, elle se retrouve au cœur d’un bras de fer géo­po­li­tique où l’Union euro­péenne avance ses pions avec méthode.

C’est à ce pays mécon­nu qu’OMERTA consacre son dou­zième numé­ro, fidèle à sa ligne édi­to­riale tour­née vers les zones grises du monde contem­po­rain et les réa­li­tés sou­vent absentes du récit domi­nant.

Pour en par­ler, nous rece­vons Charles d’Anjou, pré­sident du média OMERTA, afin d’évoquer ce dos­sier, la situa­tion mol­dave, les ambi­tions du maga­zine et les pro­chains ter­rains d’enquête à venir.

Entretien

OMERTA publie un dou­zième numé­ro consa­cré à la Mol­da­vie, un pays sou­vent absent des radars média­tiques. Pour­quoi avoir choi­si ce dos­sier main­te­nant, et que révèle-t-il selon vous des frac­tures actuelles en Europe ?

Nous avons choi­si la Mol­da­vie parce que ce pays, que beau­coup d’Européens situent à peine sur une carte, est deve­nu l’un des points de ten­sion les plus révé­la­teurs du moment. Depuis la guerre en Ukraine, il concentre des enjeux qui dépassent lar­ge­ment sa taille : influence russe, stra­té­gie euro­péenne, rôle des États-Unis, ambi­tions fran­çaises, crise éner­gé­tique, frac­ture iden­ti­taire, ques­tion trans­nis­trienne. C’est un petit pays, mais un immense révé­la­teur.

Ce qui nous inté­resse chez OMERTA, ce sont pré­ci­sé­ment ces zones grises. La Mol­da­vie est pré­sen­tée dans le dis­cours offi­ciel comme un pays qui avan­ce­rait natu­rel­le­ment vers l’Union euro­péenne, presque méca­ni­que­ment, comme si l’histoire était écrite d’avance. Or, sur le ter­rain, la réa­li­té est beau­coup plus com­plexe. Une par­tie impor­tante de la popu­la­tion conserve des liens humains, éco­no­miques, cultu­rels et lin­guis­tiques avec le monde russe. D’autres regardent vers la Rou­ma­nie ou Bruxelles. Le pays est tra­ver­sé par plu­sieurs mémoires.

Ce dos­sier révèle donc une frac­ture euro­péenne plus pro­fonde : celle qui oppose les peuples enra­ci­nés, atta­chés à leur sou­ve­rai­ne­té, à des struc­tures supra­na­tio­nales qui veulent accé­lé­rer l’intégration, sou­vent sans vrai débat démo­cra­tique. La Mol­da­vie n’est pas seule­ment un sujet mol­dave. Elle pose une ques­tion cen­trale : les nations euro­péennes ont-elles encore le droit de choi­sir leur tra­jec­toire ?

Pour ceux qui ne connaissent la Mol­da­vie qu’à tra­vers quelques cli­chés ou cartes géo­gra­phiques, com­ment résu­me­riez-vous les enjeux fon­da­men­taux du pays aujourd’hui ?

Pour com­prendre la Mol­da­vie, il faut d’abord com­prendre sa posi­tion. Elle est coin­cée entre la Rou­ma­nie, membre de l’Union euro­péenne et de l’OTAN, et l’Ukraine, en guerre avec la Rus­sie. Elle se trouve donc à la jonc­tion de plu­sieurs mondes : latin, slave, post-sovié­tique, euro­péen, ortho­doxe. C’est cette posi­tion qui fait à la fois sa richesse et sa fra­gi­li­té.

Ensuite, il y a la ques­tion de l’identité. La Mol­da­vie n’est pas un bloc homo­gène. Il y a les par­ti­sans d’un rap­pro­che­ment avec Bruxelles, ceux qui défendent une rela­tion équi­li­brée avec Mos­cou, ceux qui regardent vers la Rou­ma­nie, sans oublier la Gagaou­zie et la Trans­nis­trie. Ce sont des lignes de frac­ture anciennes, que la guerre en Ukraine et la pres­sion euro­péenne ont ren­dues plus explo­sives.

Enfin, il y a la réa­li­té sociale. La Mol­da­vie est l’un des pays les plus pauvres d’Europe. Elle souffre de l’exode, de la dépen­dance aux trans­ferts de sa dia­spo­ra, d’une éco­no­mie fra­gile, d’une crise éner­gé­tique très lourde et d’institutions encore minées par la cor­rup­tion et le crime orga­ni­sé. Der­rière les grands dis­cours sur l’Europe, il y a des Mol­daves qui peinent à payer leurs fac­tures, qui voient leurs jeunes par­tir et qui se demandent si leur pays a encore un ave­nir.

La Mol­da­vie appa­raît comme un ter­rain de confron­ta­tion entre influences russe, rou­maine, amé­ri­caine et euro­péenne. Le pays conserve-t-il encore une véri­table marge de sou­ve­rai­ne­té ?

Elle conserve une marge, mais cette marge se réduit. La Mol­da­vie est aujourd’hui sou­mise à des pres­sions mul­tiples. La Rus­sie dis­pose évi­dem­ment de leviers his­to­riques, éner­gé­tiques, cultu­rels et mili­taires, notam­ment à tra­vers la Trans­nis­trie. Mais il serait mal­hon­nête de ne par­ler que des ingé­rences russes. Les ingé­rences occi­den­tales existent aus­si, et elles sont mas­sives.

L’Union euro­péenne, les États-Unis avant le retrait par­tiel de l’USAID, cer­taines fon­da­tions comme Open Socie­ty, mais aus­si des capi­tales euro­péennes comme Paris, ont joué un rôle très actif dans l’orientation poli­tique mol­dave. Le sou­tien public appor­té à Maia San­du par plu­sieurs diri­geants euro­péens, par­fois à proxi­mi­té d’échéances élec­to­rales, pose une vraie ques­tion démo­cra­tique. Quand Bruxelles inter­vient, cela s’appelle « sou­tien à la démo­cra­tie » ; quand Mos­cou est accu­sé d’intervenir, cela devient une menace exis­ten­tielle. Ce double lan­gage est inte­nable.

La sou­ve­rai­ne­té mol­dave est donc prise en étau. Le pays n’est pas libre tant qu’il sert de ter­rain d’affrontement entre blocs. Notre posi­tion n’est pas de dire que la Mol­da­vie doit se jeter dans les bras de Mos­cou. Elle doit pou­voir défendre ses inté­rêts propres, pré­ser­ver ses équi­libres, com­mer­cer avec l’Est et l’Ouest, et ne pas être trans­for­mée en simple pion dans une stra­té­gie euro-atlan­tique.

L’Union euro­péenne pré­sente régu­liè­re­ment l’intégration mol­dave comme une tra­jec­toire natu­relle et béné­fique. Selon vous, s’agit-il d’un pro­jet de pros­pé­ri­té ou d’une logique d’absorption géo­po­li­tique ?

L’Union euro­péenne pré­sente l’intégration mol­dave comme une pro­messe de pros­pé­ri­té, de moder­ni­sa­tion et de sta­bi­li­té. C’est le récit offi­ciel. Mais il faut regar­der les condi­tions réelles. La Mol­da­vie est pauvre, divi­sée, fra­gile ins­ti­tu­tion­nel­le­ment, confron­tée à la Trans­nis­trie, à une cor­rup­tion per­sis­tante, à une éco­no­mie dépen­dante et à une crise éner­gé­tique majeure. Ima­gi­ner une inté­gra­tion rapide sans régler ces ques­tions relève davan­tage de l’idéologie que de la pru­dence poli­tique.

Ce que nous voyons, c’est sur­tout une logique d’absorption. Bruxelles veut ancrer dura­ble­ment la Mol­da­vie dans le bloc occi­den­tal, en cou­pant pro­gres­si­ve­ment ses liens his­to­riques avec la Rus­sie et l’espace post-sovié­tique. Il ne s’agit pas seule­ment d’ouvrir des mar­chés ou de finan­cer des infra­struc­tures. Il s’agit de trans­for­mer l’orientation géo­po­li­tique, cultu­relle et ins­ti­tu­tion­nelle du pays.

Le dan­ger est que l’Union euro­péenne ne cherche pas à res­pec­ter la com­plexi­té mol­dave, mais à la réduire. Une vraie poli­tique euro­péenne devrait tenir compte des équi­libres internes, de la neu­tra­li­té, des réa­li­tés sociales et de la mémoire his­to­rique du pays. Or, ce que nous obser­vons res­semble davan­tage à une fuite en avant fédé­ra­liste, où chaque crise sert à élar­gir encore le péri­mètre de Bruxelles.

Cer­tains obser­va­teurs dénoncent un double stan­dard bruxel­lois : exi­gence démo­cra­tique variable selon l’orientation poli­tique des gou­ver­ne­ments concer­nés. La Mol­da­vie en serait-elle un exemple ? Plus lar­ge­ment, dans une Europe de plus en plus cen­tra­li­sée et nor­ma­tive, voyez-vous émer­ger une fatigue des peuples face aux injonc­tions bruxel­loises et au récit offi­ciel impo­sé ?

La Mol­da­vie est un exemple très par­lant du double stan­dard euro­péen. Lorsque des forces poli­tiques cri­tiques du pou­voir en place contestent l’orientation pro-euro­péenne, elles sont vite soup­çon­nées d’être mani­pu­lées par Mos­cou. Mais lorsque des diri­geants euro­péens se rendent à Chi­si­nau pour sou­te­nir publi­que­ment Maia San­du ou annon­cer des aides mas­sives avant des échéances sen­sibles, cela est pré­sen­té comme par­fai­te­ment nor­mal.

Ce deux poids deux mesures se retrouve ailleurs en Europe. En Rou­ma­nie, en Hon­grie, en Slo­va­quie, en Pologne, dès qu’un cou­rant sou­ve­rai­niste conteste le récit bruxel­lois, il est immé­dia­te­ment sus­pec­té d’être « pro-russe », « réac­tion­naire » ou « anti­dé­mo­cra­tique ». Ce voca­bu­laire sert sou­vent à dis­qua­li­fier les oppo­si­tions plu­tôt qu’à répondre au fond. C’est une méthode poli­tique.

Je pense qu’une fatigue pro­fonde monte chez les peuples euro­péens. Beau­coup ne rejettent pas l’idée de coopé­ra­tion euro­péenne, mais ils refusent une Union deve­nue cen­tra­li­sée, puni­tive, nor­ma­tive, idéo­lo­gique. Les peuples sentent qu’on leur impose des récits, des normes, des élar­gis­se­ments, des sacri­fices éco­no­miques et par­fois même une poli­tique étran­gère qu’ils n’ont jamais vali­dée.

La ques­tion de la Trans­nis­trie reste un nœud stra­té­gique majeur. A‑t-on ten­dance en Europe occi­den­tale à sous-esti­mer la com­plexi­té his­to­rique et sécu­ri­taire de ce dos­sier ?

Oui, très lar­ge­ment. En Europe occi­den­tale, on parle sou­vent de la Trans­nis­trie comme d’un simple obs­tacle tech­nique sur la route de l’intégration euro­péenne. C’est une erreur. La Trans­nis­trie est un conflit gelé depuis 1992, avec une his­toire, une popu­la­tion, des ins­ti­tu­tions de fait, une pré­sence mili­taire russe et des inté­rêts éco­no­miques très concrets.

Cette région fonc­tionne comme un État non recon­nu. Elle pos­sède ses propres ins­ti­tu­tions, sa mon­naie, ses struc­tures admi­nis­tra­tives et sécu­ri­taires. La Rus­sie y main­tient une pré­sence mili­taire et y conserve un levier stra­té­gique. Mais il faut aus­si com­prendre que la Trans­nis­trie n’est pas seule­ment une inven­tion géo­po­li­tique récente : elle s’inscrit dans une his­toire longue des fron­tières entre empires, entre monde russe, espace rou­main, monde otto­man et Europe orien­tale.

Vou­loir inté­grer la Mol­da­vie à marche for­cée sans résoudre cette ques­tion serait irres­pon­sable. La Trans­nis­trie peut rede­ve­nir un point chaud si des acteurs exté­rieurs cherchent à la réac­ti­ver. C’est pré­ci­sé­ment le dan­ger des conflits gelés : ils peuvent être réchauf­fés lorsque les grandes puis­sances en ont besoin. Dans ce dos­sier, les slo­gans moraux ne suf­fisent pas. Il faut de la pru­dence, de la mémoire his­to­rique et du réa­lisme stra­té­gique.

Au-delà des jeux d’influence inter­na­tio­naux, com­ment vivent concrè­te­ment les Mol­daves : éco­no­mie, exode des jeunes, iden­ti­té, rap­port à la nation ? Que dit votre numé­ro sur cette réa­li­té humaine ?

Les Mol­daves vivent dure­ment. Le numé­ro montre une réa­li­té sociale très éloi­gnée des dis­cours euro­péens triom­phants. Les prix de l’énergie ont explo­sé, notam­ment après la rup­ture des appro­vi­sion­ne­ments russes. L’électricité, le gaz, l’alimentation : tout pèse davan­tage sur les ménages. Cer­tains retrai­tés se retrouvent avec des fac­tures impos­sibles à payer au regard de leurs pen­sions.

L’économie mol­dave reste très fra­gile. Elle dépend beau­coup des trans­ferts envoyés par les Mol­daves par­tis tra­vailler à l’étranger. Cela signi­fie que le pays sur­vit en par­tie grâce à son exode. Les jeunes partent, les vil­lages se vident, l’appareil pro­duc­tif reste faible, l’économie infor­melle pèse lourd et les ins­ti­tu­tions peinent à ins­pi­rer confiance. Ce n’est pas une base saine pour construire une sou­ve­rai­ne­té solide.

Mais ce qui frappe aus­si, c’est que le peuple mol­dave n’a pas dis­pa­ru. Il existe encore une iden­ti­té, une mémoire, une capa­ci­té de résis­tance. Dans les zones rurales, chez les agri­cul­teurs, chez les tra­vailleurs, on trouve un atta­che­ment pro­fond aux tra­di­tions, à la nation, à la digni­té. C’est cette Mol­da­vie-là que le récit offi­ciel oublie sou­vent, parce qu’elle ne cor­res­pond pas au por­trait d’un pays impa­tient de se dis­soudre dans Bruxelles.

OMERTA s’est impo­sé comme un média de ter­rain misant sur l’enquête et les angles délais­sés. Est-ce pré­ci­sé­ment parce que cer­tains sujets dérangent qu’ils deviennent néces­saires à trai­ter ?

Parce que c’est pré­ci­sé­ment notre rôle. OMERTA n’a pas été créé pour répé­ter ce que tout le monde dit déjà. Nous allons sur le ter­rain, nous regar­dons ce qui est caché, mini­mi­sé ou volon­tai­re­ment cari­ca­tu­ré. La Mol­da­vie est un sujet déran­geant parce qu’elle oblige à par­ler des ingé­rences occi­den­tales, pas seule­ment des ingé­rences russes.

Ce numé­ro aborde des sujets que beau­coup pré­fèrent évi­ter : le rôle des réseaux Soros, le relais pris par l’Union euro­péenne après le retrait de l’USAID, la pres­sion sur les oppo­si­tions, la fra­gi­li­té de la liber­té d’expression, la cor­rup­tion, le crime orga­ni­sé, la crise éner­gé­tique, l’affaire Bor­man, la ques­tion trans­nis­trienne. Ce ne sont pas des détails. Ce sont des élé­ments cen­traux pour com­prendre le pays.

Notre ligne est simple : ne pas confondre jour­na­lisme et com­mu­ni­ca­tion ins­ti­tu­tion­nelle. Lorsqu’un pays est pré­sen­té comme un futur modèle euro­péen alors qu’il tra­verse une crise sociale, poli­tique et ins­ti­tu­tion­nelle pro­fonde, il faut le dire. Ce n’est pas être « contre l’Europe ». C’est refu­ser le men­songe par omis­sion.

Après ce numé­ro sur la Mol­da­vie, quels sont les pro­chains foyers géo­po­li­tiques ou angles morts média­tiques sur les­quels OMERTA entend enquê­ter dans les mois à venir ?

Nous allons conti­nuer à tra­vailler sur les zones où l’histoire se joue réel­le­ment, sou­vent loin des pro­jec­teurs ou contre le récit domi­nant. Dans ce numé­ro, au-delà de la Mol­da­vie, nous sommes aus­si allés au Liban et à Cuba. Ce sont deux ter­rains très dif­fé­rents, mais qui disent eux aus­si quelque chose de la recom­po­si­tion du monde.

Le Moyen-Orient reste évi­dem­ment cen­tral, avec la guerre, l’Iran, Israël, le Hez­bol­lah, le Liban et les équi­libres régio­naux. L’Afrique demeure éga­le­ment un ter­rain essen­tiel, notam­ment là où les puis­sances occi­den­tales reculent, où d’autres acteurs avancent, et où les popu­la­tions paient le prix des jeux d’influence. Nous conti­nue­rons aus­si à regar­der l’Europe de l’Est, parce que c’est là que se des­sine une par­tie du futur euro­péen.

Notre méthode ne chan­ge­ra pas : du ter­rain, des repor­tages, des entre­tiens, des enquêtes, des angles morts. OMERTA veut docu­men­ter les frac­tures du monde contem­po­rain sans filtre idéo­lo­gique impo­sé. La Mol­da­vie n’est qu’un épi­sode sup­plé­men­taire d’une guerre poli­tique, géo­po­li­tique et civi­li­sa­tion­nelle beau­coup plus large.

Pro­pos recueillis par Dimi­tri Fon­ta­na

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Dimitri Fontana
Dimitri Fontana

Dimitri Fontana est un observateur des grands enjeux contemporains. Il s’intéresse particulièrement aux questions de société, aux mutations politiques européennes et aux dynamiques géopolitiques à l’œuvre en Europe de l’Est. Ses travaux portent sur les rapports de force culturels, identitaires et stratégiques qui traversent le continent.

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