Attentat de Bruxelles vu d’Australie : La Belgique doit accepter l’échec de sa politique d’ouverture des frontières

Ndlr : un de nos lecteur nous propose la traduction de l'article de la journaliste australienne Jennifer Oriel, paru le 28.03.2016 dans "The Australian".

Il est intéressant de constater la différence de traitement de l'information par rapport à nos médias suisses, belges et autres.   

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Les attaques de la semaine passée à Bruxelles ont sûrement scellé le destin des accords Schengen.

L’UE récolte ce qu’elle a semé. L’attaque de Bruxelles par les djihadistes de l’EI de, la capitale de facto de l’UE, est la conséquence directe du manque de politique migratoire, qui a produit un cœur islamiste en Belgique prêt à mettre en œuvre le djihadisme contre l’occident.

L’ambassadeur de Belgique en Australie, Jean-Luc Bodson, a minimisé la responsabilité de l’Etat dans ces attaques et prétendu que ce n’est pas le reflet de la politique migratoire de l’Europe. Il a faux sur les deux points. Deux mois avant que la Belgique soit visée par les djihadistes, le favori républicain Donald Trump a averti qu’elle était devenue un enfer en raison des partisans de la charia refusant de s’intégrer. On l’a excorié pour cette déclaration.

A la fin de l’année passée, Tony Abbott (ndlr : ex premier-ministre australien) a vivement recommandé à l’Europe d’adopter une politique sécuritaire des frontières rationnelle et a offert en exemple le modèle migratoire australien. La gauche était si dérangée par la perspective que l’Europe pourrait voir le bout du tunnel, qu’elle s’est précipitée pour défendre le manque de politiques des frontières, lesquelles font entrer les djihadiste en Occident.

Les éditorialistes du New York Times avertirent les officiels européens du modèle australien, écrivant sans honte le titre « Le traitement brutal des migrants par l’Australie ».

Peu après les attaques de Bruxelles, Malcolm Turnbull (ndlr : actuel premier ministre australien) a confirmé le succès du modèle migratoire australien qui associe une politique des frontières forte avec la sécurité nationale et qui donne la priorité aux authentiques requérants d’asile des camps de réfugiés de l’ONU. L’ambassadeur de Belgique a réagi de manière plutôt non-productive. Au lieu de prendre en considération les bénéfices du modèle australien il a poursuivi en arguant faussement qu’il n’y a aucun lien entre la politique européenne des réfugiés et le terrorisme islamiste.

Cependant, l’émergence d’un djihadisme pan-européen démontre que les politiques de sécurité nationales et de migration sont indivisibles. Malgré que M. Bodson prétende le contraire, les djihadistes impliqués dans les attaques terroristes de Paris et de Belgique ont directement bénéficié de la politique européenne migratoire des frontières ouvertes. Le cerveau des horribles attaques de Paris, le Belge Abdelhamid Abaoud, combattait avec l’EI avant de ré-entrer en Europe en se présentant comme un réfugié. Le kamikaze Ibrahim Abdeslam était un djihadiste de retour de Syrie. Un autre djihadiste de Paris est entré en Europe comme réfugié sous la fausse identité d’Ahmad al-Mohammad. A ce qu’on dit, il a été accueilli dans un camp de réfugié avant de massacrer des dizaines d’innocent à Paris.

Le faiseur de bombes Najim Laachraoui a également voyagé en Syrie en 2013 avant de rentrer en Europe avec le djihadiste algérien Mohamed Belkaid sous une fausse identité.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan déclare que les autorités belges ont ignoré les avertissements turcs informant que Ibrahim El Bakraoui, un des deux frères belges responsables des dernières attaques, était un djihadiste de retour. Ce n’est pas la première fois que le manque d’approche sécuritaire nationale de la Belgique est lié au djihadisme international. Deux jours avant le 11 septembre 2001, le Belge d’origine tunisienne Tarek Maarfoui a aidé à l’assassinat de Ahmad Shah Massoud, un champion des forces anti-talibans en Afghanistan. Le gouvernement belge était impliqué dans cet assassinat car il avait refusé la demande tunisienne d’extradition de Maaroufi sur la suspicion qu’il faisait partie d’un groupe terroriste.

En Europe, la Belgique est le plus gros fournisseur de djihadistes par tête pour la Syrie et l’Iraq. Il apparaît que depuis plus d’une décennie, le gouvernement belge est au courant du problème djihadiste dans le pays.  Par exemple, un rapport de 2002 du comité parlementaire belge des services secrets détaillait l’échec de l’Etat à détecter correctement les islamistes radicaux. Celui-ci était attribué à un manque de financement, à la fausse croyance que les islamistes belges n’attaqueraient pas à la maison, et à la peur des officiels d’être accusés de xénophobes ou de racistes à l’égard des immigrés et des musulmans.

Bruxelles est devenue un centre du terrorisme à cause d’un manque de politique migratoire et le refus de beaucoup de politiciens de combattre la menace islamiste. Mais la structure administrative complexe de la Belgique gêne la politique de cohésion bipartite nécessaire pour combattre le terrorisme.

A travers l’Europe, les communautés musulmanes tendent à voter à gauche, ce qui motive les politiciens progressistes à minimiser n’importe quels problèmes y-relatifs et à refuser les alliances bipartites avec la droite.

Un sondage du Figaro, par exemple, a révélé que 93 % des musulmans français votèrent pour le parti socialiste de François Hollande en 2012. Hollande continua de défendre sa politique d’ouverture des frontières, même après que son exploitation par les djihadistes afin de massacrer des citoyens français devienne notoriété publique. Le rôle des politiciens socialistes est large dans le développement de l’islamisme en Belgique. De 1992 à 2012, Molenbeek a été gouvernée par le bourgmestre socialiste Philippe Moureaux. Molenbeek est l’origine de plusieurs terroristes impliqués dans les attaques de Paris et Bruxelles et Salah Abdeslam y a été caché. Durant son mandat, Moureaux a affiché une position forte pour l’ouverture des frontières et attaquait ceux qui le critiquaient de racistes.

Suivant les attaques de Paris, un ancien habitant de Molenbeek, Teun Voeten, s’exprimait sur le déclin de la commune, passée d’un rêve multiculturel à une monoculture délabrée dirigée par l’Islam conformiste. Ecrivant pour [le journal] Politico, il raconta la fermeture des magasins juifs, la persécution des homosexuels et l’abus des femmes, qui se faisaient cracher dessus dans la rue et qui se faisaient traiter de putes. Comme résultat de l’échec de l’UE à assurer son devoir principal de protection des citoyens respectueux des lois, les accords de Schengen dans une Europe sans frontières touchent à leur fin.

L’élite politique européenne et l’ambassadeur de Belgique en Australie devraient dire la vérité à propos des raisons profondes de la crise du djihadisme continental.

L’approche politique européennne opportuniste à l’égard de l’immigration jointe à une politique agressive des frontières ouvertes a facilité la croissance du djihadisme transnational en maladie de l’Europe.

La tentative apparente de Bodson de passer la réalité au prisme et d’accuser principalement la pauvreté et le chômage, plutôt que la politique européenne d’ouverture des frontières, comme cause du djihadisme, n’est pas persuasive.

Il ferait mieux de prendre en considération le modèle d’immigration australien plutôt que de le dénigrer avec l’attitude bornée longtemps associée à la classe politique européenne.

Traduit par Athos pour Les Observateurs.ch

Article source en anglais

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aristote

 

Brussels Airlines perd 5 millions d’euros par jour depuis les attentats

La compagnie, née en 2002 et basée à Zaventem, vit actuellement "la plus grande crise" de son histoire.

La compagnie aérienne belge Brussels Airlines a indiqué mardi accuser un manque à gagner de 5,5 millions de francs par jour depuis la fermeture de l'aéroport de Zaventem, le 22 mars, après les attentats.

La compagnie, née en 2002 et basée à Zaventem, vit actuellement "la plus grande crise" de son histoire, a souligné une porte-parole de Brussels Airlines, expliquant guetter de près la réouverture, même partielle, de l'aéroport international de Bruxelles.

Depuis une semaine, Brussels Airlines a redéployé son activité court et moyen-courrier vers les aéroports d'Anvers et Liège en Belgique, et utilise ceux de Francfort et Zurich comme bases pour ses long-courriers, sachant qu'un tiers environ de ses passagers passent d'ordinaire par Bruxelles uniquement en transit (vers l'Amérique du Nord ou l'Afrique).

20 avions opérationnels

Seuls 20 des 50 avions de la flotte de la compagnie sont actuellement "opérationnels", pour 5000 à 6000 passagers transportés quotidiennement, contre "plus de 22'000" en temps normal "et même au-delà en période de vacances", selon la porte-parole.

ats/afp/olhor

Lire aussi: "Quelque chose doit changer dans ce pays", estime une journaliste belge

La compagnie emploie 3500 personnes

Après quatre années dans le rouge, Brussels Airlines, dont l'allemande Lufthansa est actionnaire à hauteur de 45%, avait renoué en 2015 avec les bénéfices.A la mi-mars, la compagnie avait annoncé avoir enregistré un bénéfice net annuel de 41,3 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,274 milliard d'euros, en hausse de 6,9%. Elle emploie quelque 3500 personnes, dont environ 500 en Afrique.

L'aéroport restera fermé mercredi

L'aéroport international de Bruxelles-Zaventem restera encore fermé au trafic voyageurs mercredi, a annoncé mardi soir la société gestionnaire.

L’islam est une religion de paix qui tue

   
Finira-t-on par dire que "l'islam est une religion de paix qui tue" ? Une religion de paix, mais pas comme les autres. Une religion qui vit "au 8ème siècle en ce début de 21ème siècle", avec 14 siècles de retard. Une religion qui ne supporte pas la moindre critique. Ci-dessous, je publie deux analyses politiquement incorrectes, celle d'Ivan Rioufol et celle de Mathieu Bock-Côté.
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Ivan Rioufol (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Les ennemis des démocraties occidentales sont ceux qui, en leur sein, les ont désarmées, endormies de somnifères moralisateurs, vidées de leur capacité à s’indigner du pire. Les responsables sont ces "élites" qui, au nom d’un humanitarisme imbécile, ont culpabilisé les peuples européens et ignoré le totalitarisme islamiste : il tue et tuera tant qu’il ne rencontrera pas d’obstacles dans sa conquête. Se souvenir des propagandes et de leurs récitations : l’immigration est une chance, l’islam est une religion de paix, l‘intégration fonctionne; dormez braves gens.
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Ivan Rioufol : Certes, ces mensonges sont démasqués par l’opinion. Mais les dirigeants et leurs médias qui les ont colportés ne s’en sont jamais excusés. Faut-il leur mettre sous le nez les conséquences de leurs fascinations pour le mondialisme et pour l’ouverture à l’Autre ? Eh bien ! Allons-y. Molenbeek, par exemple. Ce quartier majoritairement musulman de Bruxelles compte 24 mosquées. Il est désigné flatteusement comme "multiculturel". En réalité, il se révèle être une pouponnière de fondamentalistes et de gangsterroristes. Ils vivent là comme des poissons dans l’eau.
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Ivan Rioufol : C’est en riposte à l’arrestation du "français" Salah Abdelslam, vendredi, que l’aéroport et le métro de Bruxelles ont été la cible de bombes humaines. Abdelslam, partout recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris, se cachait à 700 mètres du domicile de ses parents, protégé par l’omerta de l’enclave. Lors de son arrestation, des riverains se sont opposés aux forces de l’ordre. Une contre-société s’y est développée, avec le soutien d’élus "progressistes" qui ont appliqué une politique clientéliste.
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Ivan Rioufol : Le désastre était annoncé. Il se retrouve dans beaucoup de communes françaises; d’autres bombes en puissance. C’est cette vulnérabilité des nations, résultat de quarante ans de choix inconséquents, qu’aggrave Angela Merkel en soumettant l’Union européenne au chantage de la Turquie islamiste et conquérante, pour prix de sa démente politique migratoire, conclut Ivan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Dans Le Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Les attentats qui ont frappé la Belgique provoquent chez certains d’étranges sentiments : ils se disent las, ils voudraient que cela cesse par enchantement et ils en appellent surtout à la venue sur terre de la Paix, à la manière d’un principe rédempteur venant civiliser les hommes et les empêchant de s’entretuer. Ils voudraient qu’on déclare la Paix à l’humanité, et que chacun, inspiré par ce grand élan du cœur, range ses fusils et ses bombes. Quand une bombe saute dans un métro, ils publient sur les réseaux sociaux des symboles de paix et chantent Imagine ou Give Peace a Chance. Il y a peut-être quelque chose de beau dans cette conviction sincère que l’amour nous sauvera. Il y a aussi peut-être une forme de naïveté aussi exaspérante que paralysante.
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Mathieu Bock-Côté : Car en attendant la parousie, en attendant cette sublime délivrance, ce ne sont pas les déclarations de paix qui sauveront les peuples et les protégeront mais la résolution à faire la guerre à un ennemi intérieur et extérieur, l’islam radical, qui s’est décidé quant à lui à humilier et soumettre la civilisation européenne. Devant le fondamentalisme islamiste, ses militants résolus et ses convertis qui sont manifestement attirés par sa fureur guerrière et sa cruauté revendiquée, il faut d’abord compter sur de bons services de renseignement, sur des policiers aguerris, sur des soldats d’expérience, sur des frontières efficaces et sur une ferme volonté de le combattre. En un mot, il faut avoir les moyens de se défendre, de le combattre et de le vaincre.
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Mathieu Bock-Côté : La guerre. Pour bien des Occidentaux, c’est un gros mot. Et répondre par la guerre à la guerre, ce serait apparemment une réponse simpliste. Nos bons esprits progressistes qui n’en finissent plus d’admirer leur propre grandeur d’âme voudraient qu’on se penche plutôt vers les racines profondes de l’hostilité entre les hommes et refusent de comprendre, parce que cela offusquerait leurs principes, que la violence est constitutive de l’histoire humaine. On peut la réguler, la contenir, la civiliser même : on ne pourra jamais l’éradiquer et en venir à bout une fois pour toutes.
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Mathieu Bock-Côté : Nos bons esprits, en un mot, s’imaginent toujours que la réponse militaire à une agression terroriste est une dérive populiste faite pour alimenter les simples d’esprit. Ils souhaiteraient qu’on parle d’exploitation sociale, de lutte à la pauvreté, de dialogue entre les civilisations. Ils s’imaginent que si chacun s’ouvrait à l’Autre, l’humanité se délivrerait des conflits (sans s’imaginer qu’en connaissant mieux l’autre, il se peut qu’on s’en méfie davantage). Ils veulent se réfugier dans la stratosphère des discours généreux et pacifistes pour éviter d’avoir à sortir leurs canons, leurs fusils et leurs blindés. Ils veulent s’extraire du conflit au nom de la conscience universelle  et surplomber les camps en présence. En d’autres mots, ils veulent fuir le réel qui égratigne leurs principes splendides.
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Mathieu Bock-Côté : La violence, en quelque sorte, est un fait anthropologique irréductible, et il est sot de croire qu’un jour, les hommes vivront à ce point d’amour qu’il n’y aura plus entre les groupes humains des conflits à ce point profonds qu’ils puissent dégénérer en conflits armés. La guerre est l’expression politique de la violence. Évidemment, d’une époque à l’autre, la guerre change de visage. Aujourd’hui, elle ne se fait plus vraiment en uniforme. Elle prend la forme d’une guérilla s’appuyant sur une cinquième colonne installée dans des forteresses islamistes comme Molenbeek. On a tort de parler du terrorisme en soi. Le terrorisme n’est que le moyen avec lequel les islamistes nous font la guerre.
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Mathieu Bock-Côté : On ajoutera qu’il ne s’agit pas d’une guerre classique mais d’une guerre d’éradication qui nous a été déclarée par des fondamentalistes musulmans qui sont prêts à l’ultime sacrifice pour nous rayer de la carte ou nous soumettre à leur Dieu. La guerre de religion est la plus sauvage d’entre toutes parce qu’elle déshumanise radicalement l’ennemi – il est transformé en représentant du diable qui ne mérite pas sa place sur terre. Au vingtième siècle, elle s’est maquillée en guerre idéologique mais il s’agissait encore une fois de rayer de la surface de la planète ceux qui ne communiaient pas à la bonne foi ou de les y convertir de force.
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Mathieu Bock-Côté : Entre le fanatisme des enragés d’Allah et le laxisme mollasson des sociétés occidentales, il y a un contraste fascinant et on ne peut que souhaiter que ces agressions à répétition contre des villes et des pays au cœur de la civilisation européenne réveillent leur instinct civique pour l’instant endormi. L’histoire est une source infinie de méditation et de méditations. Ce n’est pas un drapeau blanc qui a stoppé Hitler mais la ferme résolution des alliés à lui faire la guerre pour le vaincre et éradiquer le nazisme. Ce ne sont pas de belles âmes dissertant sur la paix universelle qui ont empêché l’armée rouge d’occuper l’Europe occidentale mais l’armée américaine qui y avait installé ses bases.
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Mathieu Bock-Côté : De même, devant l’islamisme, qui bénéficie à la fois de l’appui d’États étrangers et de réseaux bien implantés dans les grandes villes européennes, et qui peut manifestement frapper n’importe quelle cible, qu’elle soit aussi banale qu’une terrasse de café ou stratégique qu’un aéroport, il faudra apprendre à faire la guerre de notre temps. Devant l’ennemi, il faudra moins pleurer et larmoyer qu’être révolté et en colère. Et d’abord et avant tout, il faudra nommer l’ennemi. Non pas « la religion ». Non pas « le fanatisme ». Mais l’islamisme, qui s’est aujourd’hui juré de casser le monde occidental, conclut Mathieu Bock-Côté (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/03/les-vrais-responsables-du-malh.html
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http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/03/24/terrorisme-on-ne-declare-pas-la-paix-face-au-fondamentalisme-5779309.html
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Le Belgistan est-il musulman ?

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On nous raconte que les frères El-Bakraoui, les deux kamikazes des attentats de Bruxelles, "n'étaient pas connus pour terrorisme, mais étaient fichés pour grand banditisme". Ils ont fourni "une aide logistique aux commandos de Paris" (mais ils "n'étaient pas connus pour terrorisme"...). En clair, les frères El-Bakraoui, étaient des logisticiens le 13 novembre à Paris et de la chair à canon le 22 mars, comme on peut lire dans la presse. L'aîné a été l'auteur du carnage de l'aéroport, et le cadet a perpétré l'attentat dans le métro.
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Leur nom est apparu sur les radars médiatiques il y a une dizaine de jours, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Donc, ils étaient fichés pour grand banditisme, mais en même temps ils sont apparus sur les radars médiatiques il y a une dizaine de jours, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris (mais ils "n'étaient pas connus pour terrorisme"...). Bien.
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Ibrahim et Khalid El-Bakraoui sont morts en kamikazes lors des attaques de Bruxelles, qui ont fait au moins 31 morts et 270 blessés mardi à Bruxelles, nous dit-on. Bien. Ibrahim El-Bakraoui, 29 ans, de nationalité belge, est l'un des deux kamikazes de l'aéroport de Zaventem. Son frère cadet, Khalid El-Bakraoui, 27 ans, lui aussi de nationalité belge, est le kamikaze de la station de métro Maelbeek, dans la capitale belge, nous dit-on. Bien.
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Un ancien agent des services belges de renseignement résume très bien la situation et celle-ci vaut d'ailleurs pour tous les pays européens, notamment la France : J’accuse les responsables politiques de n’avoir jamais voulu comprendre la montée de l’Islam radical et de l’avoir délibérément ignorée pour cause d’électoralisme et de 'politiquement correct'. Je les accuse d’avoir laissé plusieurs communes belges développer un radicalisme djihadiste depuis des années, au point qu’un responsable socialiste m’avait un jour dit 'nous connaissons le problème de Molenbeek mais que voulez-vous, c’est un électorat qu’on ne peut négliger'.
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L'Observatoire de l'islamisation, quant à lui,  fait le point sur les auteurs des attentats : "ce sont tous des multirécidivistes radicaux et fichés, déjà condamnés, mais qui frappent après de trop courts passages en prison, bénéficiant souvent des remises de peine".
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De son côté, l'avocat Thibault de Montbrial déclare au Figarovox : "Nous sortons d'une période de soixante-dix ans de paix. Ce temps est aujourd'hui révolu, nous sommes attaqués sur notre territoire et il faut totalement réorganiser sa défense à l'aune de cette nouvelle donne. Cela implique en amont de rompre avec l'angélisme récurrent de nombreuses élites, notamment politiques et médiatiques, encore réticentes à nommer l'ennemi. Il faut aussi revoir l'organisation de la sécurité à l'échelle européenne. L'espace Schengen a en effet été pensé comme un espace économique, de libre-échange et de libre circulation de temps de paix".
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Thibault de Montbrial : "Les questions de sécurité n'y ont quasiment pas été prises en compte. Ce n'est pas le terrorisme qui nous fait la guerre. Ce sont les islamistes radicaux, qui utilisent le moyen du terrorisme pour faire triompher l'islamisme politique. C'est une guerre de conquête. La situation n'a plus rien à voir avec les vagues d'attentats qui nous ont frappés dans les années 1980 ou 1990. Aujourd'hui, les attaques sont perpétrées par des ressortissants européens, nés et élevés ici, et qui nous haïssent".
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Thibault de Montbrial : "Ils ne sont plus quelques dizaines, mais des milliers. Ils bénéficient d'un soutien significatif d'une partie de la population, notamment sur le plan logistique. En France, on trouve des dizaines de Molenbeek, comme le rappelait dimanche dernier Patrice Ribeiro, le Secrétaire Général de Synergie-officiers. Ce n'est qu'en ayant une lucidité totale sur ce phénomène que nous pourrons mener les politiques de sécurité et de reconquête de nos valeurs qui s'imposent", conclut Thibault de Montbrial.
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Sur l'islam proprement dit, c'est le chroniqueur catholique conservateur Bernard Antony qui ose aller au fond du problème : "Le secret de ce que certains appellent la radicalisation n’est pourtant pas bien difficile à trouver : il suffit de parcourir le Coran et aussi les hadîths (faits et gestes du prophète) en vente dans toutes les librairies musulmanes et dans bien d’autres. Ce sont les livres sacrés de l’islam".
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Bernard Antony : "C’est dans ces textes qu’est enseigné le modèle du prophète Mahomet que jusqu’ici l’islam a présenté comme devant être imité en toutes choses : dans la paix, dans la guerre, dans l’amour et ce jusqu’aux détails de mœurs les plus intimes. On y lit les récits, avec les chaînes de témoignages (isnad) concordants, des égorgements, lapidations, crucifixions, amputations, tortures, distributions des femmes et des enfants des ennemis massacrés comme butin de guerre", conclut Bernard Antony, qui prône une réforme de l'islam.
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En résumé et en conclusion, on nous raconte que les frères El-Bakraoui étaient fichés pour grand banditisme, qu'ils étaient de nationalité belge et qu'ils étaient à la fois logisticiens le 13 novembre à Paris et chair à canon le 22 mars à Bruxelles. On nous dit tout sauf qu'ils étaient musulmans. Pas d'amalgame... Au fait, le Belgistan est-il ou n'est-il pas musulman ? Pas d'amalgame, vous dis-je !
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Michel Garroté, 24 mars 2016
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Attentats Bruxelles – De Molenbeek à Zaventem

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Suite aux attentats de Bruxelles, je publie, ci-dessous, quelques analyses et aussi quelques commentaires, sur ces attentats, et, surtout, sur le contexte dans lequel ils ont été perpétrés. Les lectrices et les lecteurs trouveront ainsi des textes et interventions de Luc Rosenzweig, d'Ivan Rioufol, de la revue de presse Le Salon Beige et de Marion Maréchal-Le Pen. Pour ce qui me concerne, j'écrirais simplement que LesObservateurs.ch n'ont cessé de mettre en garde contre la terreur djihadiste et ses réseaux. Ce qui se réalise aujourd'hui en matière de terrorisme islamique était prévisible depuis très longtemps. Nous en avons fait maintes fois la démonstration, sources et preuves à l'appui.

-Les médias classiques, faute d'arguments, se sont contentés de nous taxer "d'islamophobes", "d'extrémistes" et de "racistes". Ils vont continuer de le faire. Faute d'arguments. Ils vont lancer, encore et encore, des campagnes soi-disant "anti-racistes". Ils vont continuer de dire "pas d'amalgame". Ils vont continuer de nous stigmatiser. Ils vont continuer de victimiser les musulmans. Ils vont continuer de nous censurer par-ci et de nous insulter par-là. Ils savent que nous avons raison, que les gens nous lisent et cela les insupporte. Ils sont incultes, sectaires et arrogants. Mais nous ne lâcherons rien.
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Sur causeur.fr, Luc Rosenzweig écrit : Ce n’est pas le bilan humain des attentats de Bruxelles qui est effarant mais le fait qu’ils se soient produits dans un contexte de mobilisation policière maximale. Cela signifie tout simplement que les terroristes islamiques peuvent frapper où ils veulent, dans des lieux symboliques théoriquement surprotégés comme l’aéroport de Zaventem, et une station de métro au cœur du quartier européen de la capitale belge. Le djihadisme européen est bel est bien une organisation structurée, dotée d’une stratégie, de centres de commandement, d’un appareil logistique et surtout de bases de repli dans des quartiers où ils sont protégés par la population.
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Luc Rosenzweig : Ces « bases vertes », comme on disait jadis les « bases rouges », où les terroristes marxistes (RAF, Brigades rouges, Action directe) tentaient, sans succès de trouver asile et protection, ont, elles, une existence bien réelle. Comment, sinon, expliquer que les terroristes les plus recherchés d’Europe aient pu trouver, pendant quatre mois des « planques » dans la capitale de l’Union européenne, conclut Luc Rosenzweig.
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Voilà donc qu'on parle et reparle de Molenbeek, et ce, depuis 2001. Ce n'est donc pas nouveau. De 2001 à 2016, ça fait quinze ans, rien que ça. A ce propos, Ivan Rioufol, sur lefigaro.fr, écrit : A ceux qui osent encore parler d’un "prétendu communautarisme" et qui disculpent l’islam de toute filiation avec le terrorisme commis au nom d’Allah, un tour à Molenbeek (Belgique) ne ferait pas de mal. C’est dans ce quartier "multiculturel" de Bruxelles qu’a été arrêté, vendredi, le français Salah Abdeslam, un des djihadistes qui ont semé la mort à Paris le 13 novembre 2015. Recherché par toutes les polices depuis 4 mois, il vivait à 700 mètres du domicile de ses parents. Des témoignages, relatés par des médias, font comprendre que sa présence dans cette enclave musulmane était connue de beaucoup d’habitants.
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Ivan Rioufol : Il est en tout cas évident qu’une omerta a protégé la fuite et la planque du tueur, qui a bénéficié sur place d’un réseau de solidarité. Lors de son arrestation, des jeunes ont tenté d’affronter les forces de l’ordre. Ceux qui ne veulent toujours pas voir la relation entre le repliement identitaire de la partie non intégrée de la communauté musulmane  et le développement de l’hostilité à l’égard du modèle démocratique occidental sont les meilleurs collaborateurs de l’islam radical. A Molenbeek, cette idéologie totalitaire est comme un poisson dans l’eau. Comme le rappelle L’Opinion, ce lundi, impressionnante est la liste des terroristes passés par là depuis l’assassinat du commandant Massoud en Afghanistan en 2001, en passant par les attentats de Madrid (2004), la tuerie du musée juif de Bruxelles (2014), l’attaque avortée du Thalys et les attentats de Paris.
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Ivan Rioufol : Mais il serait faux de croire cette situation spécifique à la Belgique. Des Molenbeek, il y en a partout en France", admet Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers (police), dans Le Figaro. Il cite notamment Trappes, Roubaix, Le Mirail (Toulouse). Mais il faudrait y ajouter Sevran, Lunel et bien d’autres communes islamisées dans l’indifférence des élus locaux et des pouvoirs publics. Dans mon livre : "La guerre civile qui vient",  je cite ce maire d’une banlieue, qui veut garder l’anonymat, qui recherchait en octobre 2015 un spécialiste de la guérilla urbaine et qui se prépare à des affrontements de rues. "Tous les ingrédients d’une possible guerre civile sont là", explique-t-il. Sa lucidité n’est cependant pas la chose la mieux partagée.
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Ivan Rioufol : Le plus souvent, les maires des cités majoritairement musulmanes sont des personnages dociles, prêts à acheter la paix sociale en multipliant les concessions aux islamistes. C’est cette politique de soumission qui est aujourd’hui reprochée par les autorités belges à l’ancien bourgmestre de Molenbeek, le socialiste Philippe Moureaux. Par électoralisme et flatteries communautaristes, il est tenu pour responsable de la sécession de ce quartier (18 mosquées), en dépit du droit de vote acquis aux étrangers pour les élections locales depuis 2004. C’est Moureaux qui, par exemple, s’indignait qu’un lien puisse être fait entre le terrorisme et l’islam après les attentats de Charlie Hebdo. Mais des Moureaux, la politique française en est pleine, conclut Ivan Rioufol sur lefigaro.fr.
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On peut lire sur la revue de presse Le Salon Beige (LSB) : Les Allemands et les Turcs ont réussi à faire passer l’essentiel de leur accord. L’éventuel veto britannique concernait la suppression des visas pour les Turcs entrant dans l’espace Schengen. Finalement on se contentera d’accélérer le processus de libéralisation, ce qui revient au même à court terme. La disposition essentielle est la disposition « temporaire et extraordinaire » qui prévoit le renvoi vers la Turquie de tous les nouveaux migrants qui arriveront sur les îles grecques, à partir du dimanche 20 mars selon les termes de l’accord, en fait à partir du 4 avril, a dit ensuite Angela Merkel.
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Le Salon Beige : Pour chaque Syrien renvoyé, les Européens s’engagent à « réinstaller » dans l’UE un autre Syrien depuis la Turquie. L’accord stipule que chaque demandeur d’asile qui arrivera sur les côtes grecques aura droit à un examen individualisé de sa requête et le droit de faire appel de la décision de renvoi. Quelque 2'300 experts vont être envoyés en Grèce. Pour la Turquie c’est un accord « historique », parce que l’UE s’engage à accélérer le versement des 3 milliards d’euros déjà promis, et à ajouter 3 milliards d’euros d’ici la fin de 2018. Quant au processus d’adhésion de la Turquie, l'UE va ouvrir un nouveau chapitre, conclut le chroniqueur repris sur la revue de presse Le Salon Beige.
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De son côté, Marion Maréchal-Le Pen signale qu'on ferme les yeux sur l’augmentation d’actes christianophobes. Ainsi, on peut lire sur Nouvelles de France : Marion Maréchal-Le Pen était reçue par Apolline de Malherbe dans BFM Politique. La députée Front national du Vaucluse a regretté « l’indignation à géométrie variable dans ce pays » à propos des actes antimusulmans. Selon elle, SOS racisme ne prend généralement pas en compte les dépôts de plainte raciste à l’égard des blancs.
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Nouvelles de France : L’élue FN se pose des questions sur le nombre d’actes anti-blancs comparés aux actes anti-musulmans regrettant l’absence d’observatoire et souhaiterait une égalité de traitement. « On ferme les yeux sur l’augmentation d’actes christianophobes qui aujourd’hui explosent en France. Il existe un racisme anti-blanc dont on ne parle jamais en France », a-t-elle déploré, conclut Nouvelles de France.
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Michel Garroté, 22 mars 2016
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Explosions à Brussels Airport: «On aurait pu éviter ce drame» mais «on nous a ri au nez»

Vincent Gilles tirait depuis plusieurs mois la sonnette d’alarme quant au niveau de sécurité, jugé beaucoup trop faible, à Brussels Airport. Le nombre de policiers n’était pas suffisant, surtout au regard du trafic actuel. «On nous a ri au nez», déplore le policier.

«La sécurité est en danger à l’aéroport de Zaventem!» Le cri d’alerte, lancé en novembre dernier à la suite des attentats de Paris par Vincent Gilles, le président du SLFP Police, sonnait comme un avertissement. Aujourd’hui fondé. Pour le policier, joint il y a quelques instants au téléphone, le drame aurait pu être évité.

 

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