jeudi 16 juillet 2026
Les Observateurs
Menu
En direct
Politique

Caméra obligatoire dans les voitures neuves : la surveillance se banalise, en Suisse aussi

Depuis le 7 juillet 2026, chaque véhicule neuf surveille son conducteur. Bruxelles prépare déjà l'étape suivante : la vérification de l'âge sur les réseaux sociaux. Chronique d'une accoutumance organisée, vue de Suisse.

Dimitri Fontana
16 juillet 2026
11 min de lecture

Depuis le 7 juillet, toute voi­ture neuve ven­due en Suisse embarque une camé­ra infra­rouge bra­quée sur la per­sonne qui conduit. Logée dans le com­bi­né d’ins­tru­ments ou le mon­tant du pare-brise, elle scrute la direc­tion du regard, l’ou­ver­ture des pau­pières, les cli­gne­ments, les bâille­ments. Un regard qui s’at­tarde sur la liste des sta­tions de radio, et le sys­tème peut cou­per l’é­cran tac­tile. Un début d’as­sou­pis­se­ment, et l’a­larme sonne.

Aucun citoyen suisse n’a voté là-des­sus. Le Par­le­ment n’en a pas davan­tage débat­tu comme d’un choix poli­tique auto­nome. La mesure découle du règle­ment euro­péen GSR2, adop­té à Bruxelles en 2019, puis repris dans le droit suisse par une modi­fi­ca­tion de l’OETV déci­dée par le Conseil fédé­ral le 22 décembre 2023, à la veille des fêtes, par simple voie d’or­don­nance. Six jours après l’en­trée en vigueur de cette obli­ga­tion, la pré­si­dente de la Com­mis­sion euro­péenne annon­çait le chan­tier sui­vant : la véri­fi­ca­tion de l’âge des inter­nautes à l’en­trée des réseaux sociaux.

Deux dos­siers dis­tincts, mais une même logique poli­tique. En une ving­taine d’an­nées, l’ob­ser­va­tion auto­ma­ti­sée s’est ins­tal­lée dans nos poches, sur nos bureaux, dans l’es­pace public et désor­mais dans nos habi­tacles. Elle pour­rait bien­tôt condi­tion­ner l’ac­cès à une part crois­sante de notre vie en ligne. Chaque étape pos­sède son urgence, ses sta­tis­tiques et son voca­bu­laire de la pro­tec­tion. Aucune n’est pré­sen­tée pour ce qu’elle est éga­le­ment : une capa­ci­té tech­nique nou­velle, appe­lée à demeu­rer long­temps après que les cir­cons­tances ayant jus­ti­fié son ins­tal­la­tion auront dis­pa­ru. C’est ce mou­ve­ment qu’il faut exa­mi­ner.

La caméra visible, les données invisibles

Com­men­çons par écar­ter une objec­tion facile : en l’é­tat des textes, la camé­ra ADDW n’en­re­gistre ni ne trans­met d’i­mages.

Le règle­ment euro­péen l’im­pose et l’Of­fice fédé­ral des routes l’a confir­mé : le trai­te­ment s’ef­fec­tue en temps réel, en cir­cuit fer­mé, sans sto­ckage, sans trans­mis­sion et sans consti­tu­tion de don­nées bio­mé­triques. Ni le construc­teur, ni l’as­su­reur, ni la police n’ont accès aux images. Pré­sen­ter ce dis­po­si­tif pré­cis comme une camé­ra de vidéo­sur­veillance serait donc inexact et offri­rait aux pro­mo­teurs du sys­tème une réfu­ta­tion com­mode.

Mais la camé­ra la plus visible est aus­si l’élé­ment le plus stric­te­ment enca­dré. Pen­dant que l’at­ten­tion publique se concentre sur cet œil pla­cé dans l’ha­bi­tacle, le reste de la voi­ture bavarde. Géo­lo­ca­li­sa­tion, tra­jets, style de conduite, frei­nages, usage des équi­pe­ments : les véhi­cules connec­tés, c’est-à-dire désor­mais la grande majo­ri­té des modèles neufs, trans­mettent des quan­ti­tés consi­dé­rables de don­nées aux ser­veurs des construc­teurs.

La fon­da­tion Mozilla, qui exa­mine depuis plu­sieurs années les poli­tiques de confi­den­tia­li­té de dif­fé­rentes caté­go­ries de pro­duits, a ren­du en 2023 un ver­dict sans pré­cé­dent dans ses propres tra­vaux : l’au­to­mo­bile serait le pire sec­teur qu’elle ait étu­dié. Aux États-Unis, cer­tains conduc­teurs ont décou­vert que leurs don­nées de conduite avaient été reven­dues à des cour­tiers tra­vaillant pour les assu­reurs.

En Suisse, ces trai­te­ments relèvent de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées et de la sur­veillance du Pré­po­sé fédé­ral. Ce cadre existe, mais il peine à suivre une réa­li­té tech­nique mon­dia­li­sée, négo­ciée entre construc­teurs auto­mo­biles, four­nis­seurs de logi­ciels et opé­ra­teurs de ser­vices connec­tés, sur laquelle Berne ne dis­pose que d’une prise limi­tée.

S’y ajoute, depuis 2024, l’en­re­gis­treur de don­nées d’é­vé­ne­ment, la « boîte noire » qui conserve les infor­ma­tions entou­rant une col­li­sion. Son uti­li­sa­tion est aujourd’­hui limi­tée à l’a­na­lyse des acci­dents. Cette res­tric­tion demeure tou­te­fois juri­dique, non maté­rielle. Elle vaut tant que les textes la garan­tissent ; le maté­riel, lui, res­te­ra ins­tal­lé dans des mil­lions d’ha­bi­tacles si les auto­ri­tés décident un jour d’en élar­gir les usages.

L’his­toire des tech­no­lo­gies de cap­ta­tion four­nit assez d’exemples pour inter­dire la naï­ve­té. Des camé­ras ins­tal­lées pour gérer la cir­cu­la­tion ont ensuite été uti­li­sées pour lire les plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion. Des don­nées de péage se sont retrou­vées dans des pro­cé­dures judi­ciaires sans rap­port avec leur fina­li­té ini­tiale. C’est ce que l’on nomme le glis­se­ment d’u­sage : une infra­struc­ture créée pour une fonc­tion pré­cise devient pro­gres­si­ve­ment dis­po­nible pour d’autres objec­tifs. Il ne s’a­git pas d’un scé­na­rio ima­gi­naire, mais d’une ten­dance lar­ge­ment docu­men­tée.

La Suisse, quant à elle, reprend une norme qu’elle n’a pas écrite. La taille réduite de son mar­ché auto­mo­bile et l’ac­cord bila­té­ral sur la recon­nais­sance mutuelle rendent l’a­li­gne­ment sur les règles euro­péennes presque méca­nique. Une infra­struc­ture de cap­teurs entre ain­si dans chaque véhi­cule neuf au calen­drier déci­dé ailleurs, puis enté­ri­né ici par une modi­fi­ca­tion d’or­don­nance, sans véri­table débat par­le­men­taire ou popu­laire. Ce n’est pas un scan­dale ponc­tuel. C’est deve­nu une rou­tine.

La ceinture de sécurité comme passe-partout

Le 13 juillet, Ursu­la von der Leyen a elle-même four­ni la clé de la méthode. Pour jus­ti­fier que la pro­tec­tion des mineurs en ligne incombe aux pla­te­formes, elle a décla­ré : « Les construc­teurs auto­mo­biles doivent rendre leurs véhi­cules sûrs. Nous n’at­ten­dons pas des enfants qu’ils conçoivent eux-mêmes leurs cein­tures de sécu­ri­té. »

La sécu­ri­té rou­tière, ter­rain sur lequel de nom­breux dis­po­si­tifs contrai­gnants se sont pro­gres­si­ve­ment impo­sés, de la cein­ture à la camé­ra, sert désor­mais expli­ci­te­ment de modèle à la régu­la­tion du numé­rique.

Le pro­cé­dé est effi­cace parce qu’il repose chaque fois sur un mal­heur réel. Les morts de la route hier, la détresse psy­chique des ado­les­cents aujourd’­hui : des vic­times, des chiffres, une émo­tion légi­time, puis une conclu­sion pré­sen­tée comme la seule réponse décente. Toute objec­tion expose alors celui qui la for­mule au soup­çon d’in­dif­fé­rence.

La force de cet argu­ment ne tient pas à sa faus­se­té, mais à sa part de véri­té. La dis­trac­tion au volant pro­voque réel­le­ment des acci­dents. Le fonc­tion­ne­ment des pla­te­formes – défi­le­ment infi­ni, lec­ture auto­ma­tique, noti­fi­ca­tions inces­santes – est réel­le­ment conçu pour rete­nir l’at­ten­tion, y com­pris celle de cer­veaux encore en for­ma­tion.

C’est pré­ci­sé­ment ce qui rend l’ar­gu­ment redou­table. Face à l’in­vo­ca­tion de vies sau­vées ou d’en­fants pro­té­gés, le débat est répu­té clos. C’est pour­tant là qu’il devrait com­men­cer. Un objec­tif légi­time ne dis­pense jamais d’exa­mi­ner la pro­por­tion­na­li­té du moyen, les solu­tions moins intru­sives et les consé­quences durables de l’in­fra­struc­ture mise en place.

Le contrôle d’identité aux portes du web

Dès lors qu’elle devient obli­ga­toire et géné­ra­li­sée, la véri­fi­ca­tion d’âge cesse d’être un simple outil de pro­tec­tion des mineurs. Elle devient un méca­nisme de contrôle appli­qué à l’en­semble de la popu­la­tion.

La dif­fi­cul­té est inhé­rente au dis­po­si­tif. Pour éta­blir qu’un inter­naute a plus de 13, 16 ou 18 ans, il faut véri­fier une infor­ma­tion rela­tive à son iden­ti­té ou à son appa­rence. Pièce d’i­den­ti­té, esti­ma­tion faciale par intel­li­gence arti­fi­cielle, tiers cer­ti­fi­ca­teur ou iden­ti­té numé­rique éta­tique : les solu­tions envi­sa­gées exigent soit de relier l’ac­cès à une iden­ti­té réelle, soit de faire inter­ve­nir un orga­nisme char­gé de cer­ti­fier l’âge de l’u­ti­li­sa­teur.

Le filtre ne peut d’ailleurs viser uni­que­ment les mineurs. Pour empê­cher un enfant d’en­trer, il faut deman­der à cha­cun de prou­ver qu’il est adulte. L’a­no­ny­mat de toute la popu­la­tion se trouve donc affec­té : celui de l’op­po­sant poli­tique, du sala­rié qui enquête sur son entre­prise, du patient qui recherche une infor­ma­tion médi­cale, du jour­na­liste qui consulte une source sen­sible ou du simple citoyen qui estime que ses lec­tures ne regardent per­sonne.

Les orga­ni­sa­tions de défense des liber­tés numé­riques le sou­lignent depuis des années : aucun sys­tème actuel­le­ment connu ne réunit plei­ne­ment les trois qua­li­tés recher­chées – fia­bi­li­té, res­pect de la vie pri­vée et dif­fi­cul­té de contour­ne­ment. Plus le contrôle est effi­cace, plus il exige de don­nées ; plus il pro­tège l’a­no­ny­mat, plus il devient facile à évi­ter.

Le fon­de­ment scien­ti­fique invo­qué est par ailleurs moins assu­ré que la cause qu’il pré­tend ser­vir. Le rôle des réseaux sociaux dans la dégra­da­tion de la san­té men­tale des ado­les­cents fait l’ob­jet de tra­vaux sérieux, mais le lien cau­sal demeure dis­cu­té. Une par­tie de la recherche observe sur­tout des cor­ré­la­tions et rap­pelle que le mal-être des jeunes pos­sède de nom­breuses autres causes.

On envi­sage donc de construire une infra­struc­ture d’i­den­ti­fi­ca­tion géné­ra­li­sée sur la base d’une cau­sa­li­té qui n’est pas plei­ne­ment éta­blie. La charge de la preuve s’en trouve ren­ver­sée : au lieu d’exi­ger de la mesure intru­sive qu’elle démontre sa néces­si­té, on demande aux citoyens d’ac­cep­ter le contrôle au nom d’un béné­fice sup­po­sé.

Une autre voie existe pour­tant. Elle figure dans les tra­vaux mêmes aux­quels se réfère la Com­mis­sion : régu­ler le fonc­tion­ne­ment des pla­te­formes plu­tôt que l’i­den­ti­té de leurs uti­li­sa­teurs. Inter­dire ou limi­ter le défi­le­ment infi­ni, la lec­ture auto­ma­tique et les noti­fi­ca­tions insis­tantes ne demande de papiers à per­sonne. Il s’a­gi­rait de nor­mer le pro­duit, comme on a impo­sé des équi­pe­ments de sécu­ri­té aux construc­teurs auto­mo­biles sans contrô­ler l’i­den­ti­té de chaque pas­sa­ger.

Cette solu­tion est moins coû­teuse en liber­tés publiques et plus fidèle à l’a­na­lo­gie auto­mo­bile employée par Ursu­la von der Leyen. Or elle paraît relé­guée der­rière la véri­fi­ca­tion d’âge. Ce choix n’est pas neutre. Cor­ri­ger le fonc­tion­ne­ment d’une pla­te­forme répond à un pro­blème déter­mi­né ; iden­ti­fier ses uti­li­sa­teurs crée une capa­ci­té tech­nique sus­cep­tible d’être réem­ployée pour d’autres fina­li­tés.

Les ser­vices de sécu­ri­té réclament depuis long­temps une iden­ti­fi­ca­tion accrue des acti­vi­tés en ligne. L’in­dus­trie de la véri­fi­ca­tion d’i­den­ti­té défend ses solu­tions auprès des ins­ti­tu­tions euro­péennes. Les admi­nis­tra­tions voient natu­rel­le­ment l’in­té­rêt d’un outil qui per­met de cer­ti­fier qui accède à quoi. Tout pousse donc dans la même direc­tion. La pro­tec­tion des enfants n’a pas créé cette demande ; elle lui four­nit aujourd’­hui son argu­ment le plus puis­sant.

La Suisse n’as­siste pas à cette évo­lu­tion en spec­ta­trice. Sa loi sur la pro­tec­tion des mineurs dans les films et les jeux vidéo impose déjà des contrôles d’âge aux pla­te­formes du sec­teur. Le pays vient éga­le­ment de se doter, après le refus de 2021 et un réfé­ren­dum rem­por­té d’ex­trême jus­tesse en sep­tembre 2025, d’une iden­ti­té élec­tro­nique éta­tique.

Cette infra­struc­ture est pré­ci­sé­ment celle que les par­ti­sans de la véri­fi­ca­tion d’âge pré­sentent comme la solu­tion la plus propre. Les oppo­sants à l’e-ID redou­taient qu’un ins­tru­ment pré­sen­té comme facul­ta­tif et des­ti­né à sim­pli­fier les démarches ne devienne, usage après usage, le sésame presque indis­pen­sable de la vie en ligne. On pro­met que l’e-ID res­te­ra un choix. L’ex­ten­sion pro­gres­sive de l’u­sage du numé­ro AVS comme iden­ti­fiant admi­nis­tra­tif rap­pelle cepen­dant com­bien la fron­tière entre le facul­ta­tif et le néces­saire peut se dépla­cer.

Ce qu’il faudrait exiger

Les bonnes inten­tions n’ex­pliquent pas à elles seules cette fuite en avant. Chaque acteur trouve un avan­tage à l’ins­tal­la­tion d’une capa­ci­té nou­velle : le res­pon­sable poli­tique obtient une réponse visible à une inquié­tude publique, l’ad­mi­nis­tra­tion un outil sup­plé­men­taire, l’in­dus­triel un mar­ché. La pro­tec­tion et la sécu­ri­té faci­litent l’ac­cep­ta­tion d’un mou­ve­ment auquel concourent aus­si des inté­rêts ins­ti­tu­tion­nels et éco­no­miques.

Il ne s’a­git pas de refu­ser la sécu­ri­té rou­tière ni la pro­tec­tion des enfants. Il s’a­git de refu­ser que ces causes dis­pensent d’exa­mi­ner les moyens employés.

Les garan­ties devraient d’a­bord être maté­rielles, et non seule­ment juri­diques. Le non-enre­gis­tre­ment doit être ins­crit dans la concep­tion du dis­po­si­tif, pas seule­ment pro­mis par un règle­ment. L’im­pos­si­bi­li­té tech­nique de trans­mettre les images offre une pro­tec­tion plus solide qu’une inter­dic­tion sus­cep­tible d’être modi­fiée.

Toute infra­struc­ture d’i­den­ti­fi­ca­tion devrait ensuite être consi­dé­rée comme dan­ge­reuse par prin­cipe, jus­qu’à démons­tra­tion du contraire. La règle est simple : ne jamais accor­der à un pou­voir que l’on approuve une capa­ci­té que l’on refu­se­rait au pou­voir que l’on craint. La Hon­grie, membre de l’U­nion euro­péenne, a uti­li­sé le logi­ciel Pega­sus contre des jour­na­listes. Les infra­struc­tures sur­vivent aux gou­ver­ne­ments et passent entre des mains que leurs concep­teurs n’a­vaient pas néces­sai­re­ment pré­vues.

Ces choix devraient enfin être sou­mis aux citoyens. Le réfé­ren­dum de sep­tembre 2025 sur l’e-ID a mon­tré que la Suisse pos­sède encore un levier démo­cra­tique dont beau­coup de ses voi­sins sont pri­vés. Encore faut-il l’u­ti­li­ser avant que les infra­struc­tures soient ins­tal­lées, et non après, lorsque la dis­cus­sion ne porte plus que sur les condi­tions de leur emploi.

La camé­ra qui veille désor­mais dans nos habi­tacles contri­bue­ra sans doute à évi­ter des acci­dents. Le pro­blème n’est pas de lui attri­buer des fonc­tions qu’elle ne pos­sède pas aujourd’­hui, mais de regar­der ce qu’elle rend ordi­naire : l’ins­tal­la­tion géné­ra­li­sée d’un dis­po­si­tif qui observe, inter­prète et cor­rige le com­por­te­ment de son uti­li­sa­teur.

Elle illustre une méthode désor­mais fami­lière : l’é­qui­pe­ment pré­cède le débat, tan­dis que les limi­ta­tions d’u­sage reposent sur des enga­ge­ments juri­diques sus­cep­tibles d’é­vo­luer. Les infra­struc­tures, elles, demeurent. C’est pour­quoi la ques­tion essen­tielle n’est jamais seule­ment de savoir ce qu’un dis­po­si­tif fait aujourd’­hui, mais ce que sa pré­sence per­met­tra demain.

Dimitri Fontana
Dimitri Fontana

Dimitri Fontana est un observateur des grands enjeux contemporains. Il s’intéresse particulièrement aux questions de société, aux mutations politiques européennes et aux dynamiques géopolitiques à l’œuvre en Europe de l’Est. Ses travaux portent sur les rapports de force culturels, identitaires et stratégiques qui traversent le continent.

Voir tous ses articles →
La Lettre des Observateurs

Chaque semaine, l’essentiel de l’actualité directement dans votre boîte mail.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *.

Nous encourageons les commentaires argumentés, documentés et respectueux. Les messages dont l'unique objet est la provocation, l'invective, le règlement de comptes ou la répétition de slogans sans lien avec le sujet traité pourront être modérés afin de préserver la qualité des échanges.