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Comment les gouvernements européens ont vendu l’Europe à l’islam

On commémore cette année le 20e anniversaire de la mort d’Oriana Fallaci, qui, dans son livre "La Force de la raison" (2004), a expliqué le complot qui a ouvert grand les portes à l’immigration musulmane.

Giorgio Ghiringhelli
6 juillet 2026
17 min de lecture

Tout le monde ne l’a peut-être pas encore remar­qué, mais depuis un demi-siècle, l’is­lam tente véri­ta­ble­ment de conqué­rir l’Eu­rope en exploi­tant les fai­blesses de la démo­cra­tie (qui, même après le nazisme, le fas­cisme et le com­mu­nisme, n’a tou­jours pas appris à se défendre par des lois spé­ciales et des mesures dras­tiques contre les idéo­lo­gies tota­li­taires, sur­tout lors­qu’elles sont « camou­flées » par la reli­gion).

Et com­ment cette conquête se déroule-t-elle ? Tout d’a­bord par l’im­mi­gra­tion et les nais­sances, car on ne peut conqué­rir un pays ou un conti­nent sans une base démo­gra­phique solide, sans une « armée » de citoyens votants. Ensuite, par le pro­sé­ly­tisme et le lavage de cer­veau sur le modèle des sectes reli­gieuses, en dif­fu­sant et en pro­pa­geant par tous les moyens pos­sibles la « culture » isla­mique (où le mot « culture » sert de pré­texte pour dif­fu­ser la reli­gion) et la langue arabe, la langue du Coran, afin d’empêcher l’as­si­mi­la­tion des musul­mans dans notre civi­li­sa­tion occi­den­tale et de pré­pa­rer le ter­rain à l’in­tro­duc­tion de la cha­ria en rem­pla­ce­ment de la démo­cra­tie le jour où les musul­mans seront majo­ri­taires.

Pour cette occu­pa­tion « cultu­relle », qui néces­site d’é­normes inves­tis­se­ments dans la construc­tion et la ges­tion de mos­quées, de centres cultu­rels isla­miques et d’é­coles cora­niques, les chei­khs du pétrole dis­posent de res­sources finan­cières pra­ti­que­ment illi­mi­tées grâce aux­quelles, exploi­tant la cupi­di­té de l’homme occi­den­tal, ils achètent depuis des décen­nies les faveurs des gou­ver­ne­ments, des poli­ti­ciens et des entre­pre­neurs, mais aus­si, petit à petit, l’Eu­rope. En somme, les rôles se sont inver­sés, et ce sont désor­mais les Arabes qui sont les colo­nia­listes ; mais cela ne semble pas déran­ger l’in­tel­li­gent­sia woke de gauche qui, pour cri­ti­quer et culpa­bi­li­ser l’Oc­ci­dent, mul­ti­plie les accu­sa­tions à sens unique sur son pas­sé colo­nia­liste.

La Suisse voulait juger Oriana Fallaci

Mais quand donc a com­men­cé ce colo­nia­lisme à l’en­vers, cette mise en vente de l’Eu­rope ? Je vais essayer de l’ex­pli­quer en uti­li­sant les mots de la grande Oria­na Fal­la­ci qui, dans son livre La for­za del­la ragione (La Force de la rai­son), publié en 2004 par Riz­zo­li, a démon­tré sans l’ombre d’un doute que l’im­mi­gra­tion isla­mique en Europe et les plans d’is­la­mi­sa­tion du conti­nent sont le fruit d’un chan­tage mis en place par les pays musul­mans pro­duc­teurs de pétrole en 1973, pen­dant la guerre du Kip­pour lan­cée par l’É­gypte et la Syrie contre Israël.

Il convient de noter que ce livre est en quelque sorte la suite, moins impul­sive et plus rai­son­née, du livre La rab­bia e l’or­go­glio (La Rage et l’Or­gueil) que cette jour­na­liste cou­ra­geuse et vision­naire, décé­dée le 15 sep­tembre 2006, avait écrit en 2001 après l’at­ten­tat ter­ro­riste isla­miste contre les tours jumelles de New York. Pour avoir écrit ce livre, Oria­na Fal­la­ci a été la cible de calom­nies, notam­ment de la part de la gauche, et de menaces de mort. Même le Dépar­te­ment fédé­ral de jus­tice et police suisse, comme elle le rap­pelle elle-même dans son deuxième livre, avait envoyé en novembre 2002, à la demande de groupes ou de citoyens musul­mans rési­dant dans notre pays, un dos­sier volu­mi­neux à l’É­tat ita­lien pour deman­der son extra­di­tion ou l’ou­ver­ture d’une pro­cé­dure pénale contre elle et ses édi­teurs pour le conte­nu de son pre­mier livre, et ce sur la base des dis­po­si­tions anti­ra­cistes conte­nues dans les articles 261 et 261 bis du Code pénal suisse.

En tant que citoyen suisse épris des liber­tés et des cou­tumes occi­den­tales (dont la liber­té d’ex­pres­sion) et de la démo­cra­tie, j’ai honte de cette impo­li­tesse que la per­sonne direc­te­ment concer­née a qua­li­fiée à juste titre de « gros­siè­re­té impar­don­nable ». Même si c’est à titre post­hume, je pré­sente mes excuses au nom de mil­lions de Suisses à Mme Oria­na Fal­la­ci et à ses édi­teurs, cer­tain que le temps a le pou­voir de répa­rer les torts et que, tôt ou tard, ils ver­ront leur clair­voyance et leur cou­rage récom­pen­sés à leur juste valeur.

La stratégie islamique pour conquérir l’Europe

Si l’on vou­lait vrai­ment cen­su­rer un livre et empê­cher sa dif­fu­sion, il aurait peut-être mieux valu com­men­cer par le Coran, dont de nom­breuses pages regorgent de racisme et d’in­ci­ta­tions à la haine et à la vio­lence contre tous ceux qui ne sont pas musul­mans. C’est aus­si pour rap­pe­ler à tous la clair­voyance d’O­ria­na Fal­la­ci, héroïne de notre époque, et pour mettre en garde ceux qui n’ont pas encore ouvert les yeux sur ce qui se passe, que j’ai déci­dé de reprendre cer­tains pas­sages impor­tants du livre La for­za del­la ragione (La Force de la rai­son).

Dans le cin­quième cha­pitre de ce livre, l’au­teure se reproche de ne pas avoir com­pris plus tôt, dès les trois der­nières décen­nies du siècle der­nier, la stra­té­gie isla­mique pour la conquête de l’Eu­rope :

« Je n’ai pas remar­qué que, favo­ri­sé par la fin de notre colo­nia­lisme, le même flux se pro­dui­sait en Europe (…) Je n’ai pas com­pris, en somme, que loin d’être un flux migra­toire nor­mal, ce phé­no­mène s’ins­cri­vait dans une stra­té­gie bien pré­cise, dans un plan basé sur une péné­tra­tion pro­gres­sive et non sur une agres­sion bru­tale et directe contre tous les chiens infi­dèles de la pla­nète. (…) Per­sonne ne l’a com­pris, d’ailleurs. La guerre froide détour­nait l’at­ten­tion de tout, englou­tis­sait tout. On ne par­lait que de com­mu­nisme à l’é­poque (…) On n’en­ten­dait jamais le mot isla­misme »…

« L’ennemi n’est pas seulement Israël, mais aussi l’Occident »

En mars 1972, Oria­na Fal­la­ci inter­vie­wa George Habash (ancien méde­cin et ancien chré­tien), chef du FPLP (Front popu­laire de libé­ra­tion de la Pales­tine), « l’homme à qui l’on devait la plu­part des atten­tats com­mis en Europe au début des années 70 ». Habash lui expli­qua que « l’en­ne­mi des Arabes n’é­tait pas seule­ment Israël : c’é­tait aus­si l’Oc­ci­dent (…) Par­mi les cibles à frap­per, il cita en effet l’I­ta­lie, la France, l’Al­le­magne et la Suisse ». Voi­ci ce que Habash ajou­ta :

« Les Pales­ti­niens font par­tie de la nation arabe. Il est donc néces­saire que toute la nation arabe entre en guerre contre l’A­mé­rique et contre l’Eu­rope. Qu’une guerre totale soit déclen­chée contre l’Oc­ci­dent. Et elle le sera. Avan­cer pas à pas, mil­li­mètre par mil­li­mètre. Année après année. Décen­nie après décen­nie. Déter­mi­nés, obs­ti­nés, patients. Telle est notre stra­té­gie. »

Oria­na Fal­la­ci écri­vit que cette inter­view lui avait ouvert les yeux, mais pas com­plè­te­ment. Elle admit ne pas avoir com­pris qu’en par­lant de guerre à mener contre l’Oc­ci­dent, Habash ne fai­sait pas seule­ment réfé­rence à la guerre menée avec des armes, mais aus­si à celle « qui consiste à voler un pays à ses citoyens. Pas à pas, mil­li­mètre par mil­li­mètre. Année après année, décen­nie après décen­nie. Avec déter­mi­na­tion, obs­ti­na­tion et patience. En somme, la guerre qui se fait avec la vic­ti­mi­sa­tion et l’a­sile poli­tique, avec les femmes enceintes et les canots pneu­ma­tiques et les pro­jets d’ac­cord, avec des reven­di­ca­tions qui deviennent de plus en plus arro­gantes. Aujourd’­hui, les fêtes isla­miques, le ven­dre­di, les cinq prières, la viande halal, le visage voi­lé sur les docu­ments. Demain, le mariage isla­mique, la poly­ga­mie et peut-être la lapi­da­tion de l’a­dul­tère ou de la femme vio­lée ».

La guerre du Kippour et le chantage pétrolier

Ce qui a défi­ni­ti­ve­ment ouvert les yeux d’Oriana Fal­la­ci, c’est « l’ex­tra­or­di­naire recherche que Bat Ye’or (grande experte de l’is­lam et auteure de Islam and Dhim­mi­tude) a publiée en décembre 2002 dans l’Ob­ser­va­toire du Monde Juif ». Voi­ci com­ment Fal­la­ci explique les conclu­sions de la recherche de Bat Ye’or, essayiste d’origine juive née en Égypte et réfu­giée en Grande-Bre­tagne.

Les 16 et 17 octobre 1973, pen­dant la guerre du Kip­pour (lorsque l’É­gypte et la Syrie ont atta­qué Israël), les repré­sen­tants de l’O­PEP (l’Or­ga­ni­sa­tion des pays expor­ta­teurs de pétrole, fon­dée en 1960) se sont réunis au Koweït et ont déci­dé de qua­dru­pler le prix du pétrole, tout en annon­çant une réduc­tion de la pro­duc­tion pétro­lière et un embar­go contre les États-Unis, le Dane­mark et les Pays-Bas, mena­çant d’é­tendre l’embargo à tous les pays qui rejet­te­raient ou ne sou­tien­draient pas leurs reven­di­ca­tions poli­tiques.

Quelles étaient ces reven­di­ca­tions ? Le retrait d’Is­raël des ter­ri­toires dits « occu­pés », la recon­nais­sance des Pales­ti­niens, la pré­sence de l’OLP dans toutes les négo­cia­tions de paix et l’ap­pli­ca­tion du prin­cipe conte­nu dans la réso­lu­tion 242 de l’O­NU (celle qui inter­dit l’ac­qui­si­tion de ter­ri­toires par la guerre).

Les neuf pays de la CEE – écrit Oria­na Fal­la­ci – ont cédé au chan­tage. Dix-neuf jours plus tard, ils signaient à Bruxelles un docu­ment qui accep­tait inté­gra­le­ment les demandes de l’O­PEP. Quelques jours plus tard, à l’i­ni­tia­tive de la France (Pom­pi­dou) et de l’Al­le­magne (Brandt), il fut déci­dé d’ou­vrir un dia­logue avec le monde arabe « et même de jeter les bases d’une ami­tié solide avec la Ligue arabe ». Peu après débu­ta le Dia­logue Euro-Arabe avec la réunion au som­met de Copen­hague et, « l’été sui­vant, les confé­rences ou les pour­par­lers se sont suc­cé­dé à un rythme presque scan­da­leux ».

La conspiration visant à vendre l’Europe à l’islam

En juillet 1974, lors de la Confé­rence de Paris, l’As­so­cia­tion par­le­men­taire pour la coopé­ra­tion euro-arabe (orga­nisme com­po­sé de dépu­tés et de séna­teurs choi­sis par les dif­fé­rents gou­ver­ne­ments de la CEE) fut créée. Pour Oria­na Fal­la­ci, il ne s’agissait de rien de moins que d’une « conspi­ra­tion menée au grand jour sous les yeux de tous, devant les camé­ras de télé­vi­sion et menée par des diri­geants célèbres (…) avec une telle effron­te­rie que per­sonne ne s’en est aper­çu ». Et petit à petit, l’Eu­rope a été ven­due à l’is­lam.

En 1974, lors de la Confé­rence de Rabat, les gou­ver­ne­ments euro­péens ont plei­ne­ment accep­té les condi­tions que la Ligue arabe avait posées concer­nant Israël et les Pales­ti­niens. En 1975, à Stras­bourg, l’As­so­cia­tion par­le­men­taire pour la coopé­ra­tion euro-arabe a créé un comi­té per­ma­nent com­po­sé de 360 fonc­tion­naires, basé à Paris. C’est éga­le­ment cette année-là qu’a été fon­dée Eur­abia, une « petite revue ter­ri­fiante » qui, pour Fal­la­ci, prouve qu’en 1975, l’Eu­rope avait déjà été ven­due à l’is­lam ! Les « exé­cu­tants offi­ciels du com­plot », c’est-à-dire les fon­da­teurs de la petite revue, étaient l’As­so­cia­tion France-Pays Arabes de Paris, le Middle East Inter­na­tio­nal Group de Londres, le Groupe d’É­tudes sur le Moyen-Orient de Genève et le Comi­té Euro­péen de Coor­di­na­tion des Asso­cia­tions d’A­mi­tié avec le Monde Arabe.

La résolution qui a déclenché l’immigration arabe

Oria­na Fal­la­ci avoue que la lec­ture du deuxième numé­ro de la « petite revue » lui a don­né des fris­sons. Il conte­nait les pro­po­si­tions pré­sen­tées par le Belge Tijl De Clercq (membre de l’As­so­cia­tion par­le­men­taire déjà men­tion­née) à la Confé­rence du Caire – qui les a approu­vées – et qui ont par la suite été inté­grées dans la Réso­lu­tion de Stras­bourg (juin 1975).

Et savez-vous de quoi parle cette réso­lu­tion ? « Des futurs immi­grants – écrit Fal­la­ci –, plus pré­ci­sé­ment des immi­grants que les pays arabes enver­ront en Europe avec le pétrole. » Voi­ci quelques extraits de cette réso­lu­tion rap­por­tés dans le livre de Fal­la­ci :

« Une poli­tique à moyen et long terme doit désor­mais être for­mu­lée à tra­vers l’é­change de la tech­no­lo­gie euro­péenne contre le pétrole brut et les réserves de main-d’œuvre arabe. Cet échange, qui condui­ra au recy­clage des pétro­dol­lars, favo­ri­se­ra une inté­gra­tion éco­no­mique com­plète en Europe et en Ara­bie. Ou aus­si com­plète que pos­sible (…). L’As­so­cia­tion par­le­men­taire pour la coopé­ra­tion euro-arabe demande aux gou­ver­ne­ments euro­péens de prendre des mesures spé­ciales pour garan­tir la libre cir­cu­la­tion des tra­vailleurs arabes qui immi­gre­ront en Europe ain­si que le res­pect de leurs droits fon­da­men­taux. Ces droits devront être équi­va­lents à ceux des citoyens natio­naux. »

Diffuser « la culture arabe » en Europe

La réso­lu­tion aborde éga­le­ment les besoins qui sur­gi­ront lorsque « la mar­chan­dise humaine » (comme la défi­nit Fal­la­ci) arri­ve­ra en Europe. Tout d’a­bord, « la néces­si­té de per­mettre aux immi­grés et à leurs familles de pra­ti­quer la vie reli­gieuse et cultu­relle des Arabes ». Ensuite, « la néces­si­té de créer, à tra­vers la presse et les dif­fé­rents organes d’in­for­ma­tion, un cli­mat favo­rable aux immi­grés et à leurs familles ». Enfin, celle de « mettre en valeur, à tra­vers la presse et le monde uni­ver­si­taire, la contri­bu­tion de la culture arabe au déve­lop­pe­ment euro­péen ».

Ces thèmes ont été repris par le Comi­té mixte d’ex­perts dans les termes sui­vants : « Outre le droit inalié­nable de pra­ti­quer leur reli­gion et de main­te­nir des liens étroits avec leur pays d’o­ri­gine, les immi­grés auront celui d’ex­por­ter leur culture en Europe. C’est-à-dire de la pro­pa­ger et de la dif­fu­ser ».

(« Avez-vous bien lu ? », écrit Fal­la­ci, hor­ri­fiée. Elle fait remar­quer plus loin que ce sont pré­ci­sé­ment ces deux points qui devaient déclen­cher l’is­la­mi­sa­tion de l’Eu­rope, la trans­for­ma­tion de l’Eu­rope en Eur­abia…).

Oria­na Fal­la­ci pour­suit :

« Au Caire, le Comi­té mixte d’ex­perts a éga­le­ment fait autre chose. Il a pré­ci­sé que la coopé­ra­tion euro­péenne devait s’é­tendre du domaine pure­ment tech­no­lo­gique aux domaines ban­caire, finan­cier, scien­ti­fique, nucléaire, indus­triel et com­mer­cial. Il a affir­mé qu’en plus d’en­voyer de la main-d’œuvre, les pays arabes s’en­ga­geaient à ache­ter en Europe des quan­ti­tés mas­sives d’armes (…) Et n’est-ce pas à ce moment-là que les Arabes ont com­men­cé à faire leurs achats en Europe ? (…) Ils ache­taient tout, abso­lu­ment tout. Des cor­don­ne­ries, de grands hôtels, des acié­ries, des châ­teaux anciens, des com­pa­gnies aériennes, des mai­sons d’é­di­tion et des stu­dios de ciné­ma (…) »

Reve­nons un peu en arrière, en 1974. Cette année-là, comme le rap­pelle Fal­la­ci dans le pre­mier cha­pitre de son livre, s’est tenue à Lahore (Pakis­tan) la confé­rence de l’Or­ga­ni­sa­tion de la Confé­rence isla­mique (l’as­so­cia­tion qui regroupe tous les pays isla­miques, actuel­le­ment au nombre de 57). La confé­rence s’est conclue par une réso­lu­tion qui com­pre­nait le pro­jet de trans­for­mer le flux d’im­mi­grants vers le conti­nent euro­péen (à l’é­poque modeste) en « pré­pon­dé­rance démo­gra­phique ». Et dire qu’il y a encore des gens qui sou­tiennent que le « Grand Rem­pla­ce­ment » des peuples euro­péens est une théo­rie raciste…

Le rôle du Vatican dans l’islamisation de l’Europe

Oria­na Fal­la­ci s’en prend éga­le­ment à l’É­glise catho­lique, « qui ne sait plus où elle va et qui a bâti une indus­trie sur le pié­tisme, le bonisme et le vic­ti­misme ». Elle s’en prend en par­ti­cu­lier aux asso­cia­tions catho­liques qui gèrent les aides publiques aux immi­grés, qui s’op­posent aux expul­sions même si les per­sonnes concer­nées ont été sur­prises en pos­ses­sion d’ex­plo­sifs ou de drogue, et qui « pro­curent l’a­sile poli­tique, nou­velle for­mule de l’in­va­sion ».

C’est pré­ci­sé­ment avec l’aide du Vati­can que ce que Fal­la­ci appelle « le coup de maître », c’est-à-dire « la deuxième par­tie du com­plot », des­ti­née à isla­mi­ser l’Eu­rope par la pro­pa­ga­tion et la dif­fu­sion de la culture arabe, a été mis en œuvre. La date fati­dique est le 28 mars 1977, lorsque l’Ins­ti­tut pon­ti­fi­cal d’é­tudes arabes et isla­miques du Vati­can (en col­la­bo­ra­tion avec l’Ins­ti­tut pour l’O­rient de Rome et la Facul­té des langues étran­gères de l’U­ni­ver­si­té de Venise) orga­ni­sa à la Ca’ Fos­ca­ri de Venise le pre­mier sémi­naire sur les moyens et les formes de coopé­ra­tion pour la dif­fu­sion de la langue arabe et de sa civi­li­sa­tion lit­té­raire (sous le patro­nage du pré­sident de la CEE et du secré­taire géné­ral de la Ligue arabe). Au terme de trois jours, le sémi­naire s’est conclu par une réso­lu­tion deman­dant à l’u­na­ni­mi­té la dif­fu­sion de la langue arabe et de la culture arabe en Europe.

« Et à partir de ce moment-là », note Fallaci…

« …les petits pro­fes­seurs ne se sont plus arrê­tés et, pour démon­trer la supé­rio­ri­té de l’is­lam, ils n’ont ces­sé de réécrire l’His­toire (…). La réécrire, la fal­si­fier, l’ef­fa­cer. »

À titre d’exemple, elle rap­pelle ce qui s’est pas­sé en avril 1983, lorsque le ministre alle­mand des Affaires étran­gères, Hans-Die­trich Gen­scher, a inau­gu­ré le Sym­po­sium de Ham­bourg pour le Dia­logue Euro-Arabe, « et pen­dant une heure, il a chan­té la gran­deur, la misé­ri­corde, la bien­veillance, la richesse scien­ti­fique et huma­niste inéga­lée de la civi­li­sa­tion isla­mique ». Un sym­po­sium au cours duquel « presque tous ont res­pec­tueu­se­ment pré­sen­té leurs excuses pour le colo­nia­lisme que les Euro­péens ingrats avaient infli­gé » aux pays arabes.

Au cours de ce sym­po­sium, il a éga­le­ment été ques­tion des immi­grants et le mot « équi­va­lence » est deve­nu « éga­li­té », « et c’est là qu’on a com­men­cé à dire que les droits des immi­grants musul­mans (et non des boud­dhistes, hin­dous, confu­céens ou grecs ortho­doxes) devaient être égaux à ceux des citoyens qui les accueillaient. C’est là qu’on a com­men­cé à récla­mer des mesures visant à accroître leur pré­sence dans les syn­di­cats, les mai­ries, les uni­ver­si­tés, ain­si qu’à explo­rer leur par­ti­ci­pa­tion à la vie poli­tique du pays d’ac­cueil » (lire : le vote). Et depuis ce jour, les congrès, les confé­rences, les col­loques, les sémi­naires, les sym­po­siums sont une glo­ri­fi­ca­tion sans fin de la civi­li­sa­tion isla­mique. Une déva­lo­ri­sa­tion, voire une condam­na­tion de la civi­li­sa­tion occi­den­tale.

Éloges occidentaux à la « supériorité » de l’islam

Le livre La for­za del­la ragione (La Force de la rai­son) rap­porte un autre épi­sode emblé­ma­tique. En mai 1991, l’As­sem­blée par­le­men­taire de l’U­nion euro­péenne (en col­la­bo­ra­tion avec le Conseil de l’Eu­rope et sur pro­po­si­tion de la Fun­da­ción Occi­den­tal de la Cultu­ra Islá­mi­ca) a orga­ni­sé à Paris une confé­rence inti­tu­lée « La contri­bu­tion de la civi­li­sa­tion isla­mique à la culture euro­péenne », à laquelle ont par­ti­ci­pé presque exclu­si­ve­ment des délé­gués euro­péens. Les inter­ven­tions faites lors de cette confé­rence ont été ras­sem­blées dans un volume de 185 pages, dont la lec­ture a indi­gné et même conster­né Oria­na Fal­la­ci, car cela lui rap­pe­lait l’es­sai inti­tu­lé Allahs Sonne über dem Abend­land (Le soleil d’Al­lah brille sur l’Oc­ci­dent) dans lequel l’o­rien­ta­liste Sigrid Hunke (une « putain de nazie » qui, dans une thèse de doc­to­rat de 1935, affir­mait que la puri­fi­ca­tion eth­nique était une tâche urgente) sou­te­nait la supé­rio­ri­té abso­lue de l’is­lam et affir­mait que l’in­fluence exer­cée par les Arabes sur l’Oc­ci­dent avait été le pre­mier pas vers la libé­ra­tion de l’Eu­rope du chris­tia­nisme.

Après avoir réfu­té la pré­ten­due supé­rio­ri­té de l’is­lam (cf. cha­pitre 7 de son livre), Fal­la­ci écrit :

« Nous savons bien que dans le pas­sé loin­tain de l’is­lam il y a eu aus­si des hommes intel­li­gent, voire excep­tion­nels. L’in­tel­li­gence n’a pas de fron­tières, elle par­vient tou­jours à péné­trer le mur de l’i­dio­tie consti­tu­tion­na­li­sée (…). Mais, outre le fait qu’une hiron­delle ne fait pas le prin­temps, l’is­lam a tou­jours per­sé­cu­té et réduit au silence ses hommes intel­li­gents. À com­men­cer par le grand Aver­roès, accu­sé d’hé­ré­sie pour son ouvrage La des­truc­tion de la des­truc­tion (…) et empri­son­né à Fès comme un cri­mi­nel, avant de retrou­ver la liber­té quelques mois avant sa mort. »

Le héros norvégien Hallgrim Berg

En reli­sant les 185 pages du congrès de Paris, Fal­la­ci dit avoir vu « un seul héros », le par­le­men­taire nor­vé­gien Hall­grim Berg, qui, le 9 sep­tembre 1991, devant l’As­sem­blée de Stras­bourg sur le point d’ap­prou­ver le rap­port de la confé­rence de Paris, a deman­dé la parole (laquelle lui a été reti­rée après quelques minutes) pour dénon­cer le fait que ce rap­port n’é­tait pas un docu­ment cultu­rel mais un docu­ment poli­tique qui ne ser­vait qu’à sou­te­nir les inté­rêts de l’is­lam en Europe. Il a notam­ment décla­ré :

« Ce rap­port n’est pas aus­si inno­cent qu’il n’y paraît. Tout d’a­bord, parce qu’il ne dit pas un mot sur le trai­te­ment abo­mi­nable que subissent les femmes dans la culture isla­mique (…), parce qu’au lieu d’a­bor­der la ques­tion des droits de l’homme dans l’is­lam, il l’é­vite. Un rap­port qui, en outre, passe sous silence les véri­tés du pro­blème pales­ti­nien, la pro­pa­ga­tion du fon­da­men­ta­lisme, les aspects néga­tifs de l’is­lam (…). Vous deman­dez, par exemple, que soient reti­rés les manuels sco­laires qui ne men­tionnent pas la contri­bu­tion de l’is­lam au déve­lop­pe­ment cultu­rel de l’Eu­rope. Et eux ? Avons-nous des rai­sons de croire qu’ils ont l’in­ten­tion de faire de même, c’est-à-dire d’ex­pli­quer dans les pays isla­miques la grande contri­bu­tion que le chris­tia­nisme et les valeurs occi­den­tales ont appor­tée par­tout et à tout le monde ?

Vous deman­dez éga­le­ment d’in­tro­duire dans notre sys­tème sco­laire, c’est-à-dire dans nos uni­ver­si­tés, en par­ti­cu­lier dans nos facul­tés de droit, l’é­tude de la loi cora­nique. Et eux ? Avons-nous des rai­sons de croire que l’é­tude de nos lois et de notre pen­sée est intro­duite dans leurs facul­tés de droit, dans leurs uni­ver­si­tés, dans leurs écoles ? (…) »

Mais, mal­gré cette défense pas­sion­née des valeurs occi­den­tales, le rap­port fut approu­vé à l’u­na­ni­mi­té, deve­nant la « Recom­man­da­tion 1162 sur la Contri­bu­tion de la Civi­li­sa­tion Isla­mique à la Culture Euro­péenne ».

« Un docu­ment qui – selon Oria­na Fal­la­ci –, sug­gé­rant des normes encore plus tolé­rantes en matière d’im­mi­gra­tion, invi­tait à revoir ou à reti­rer des écoles les textes qui ne res­pec­taient pas suf­fi­sam­ment l’is­lam. Il invi­tait éga­le­ment à intro­duire l’é­tude du Coran dans les facul­tés de droit, de théo­lo­gie, de phi­lo­so­phie et d’his­toire. »

Voi­ci l’his­toire du sui­cide d’une civi­li­sa­tion. Morale de l’his­toire : plus la Suisse se rap­proche de l’U­nion euro­péenne, plus l’is­la­mi­sa­tion de notre pays est assu­rée…

Giorgio Ghiringhelli
Giorgio Ghiringhelli

Né à Locarno en 1952, Giorgio Ghiringhelli, grandit à Brissago. Jusqu’en 1979, il dirige la chronique du Locarnese à la Gazzetta ticinese, puis devient journaliste indépendant, tout en siégeant au comité des journalistes tessinois (1981-1986) et en assurant des fonctions marketing à l’Automobile Club suisse (1979-1994). Installé à Losone dès 1989, il entre au Conseil communal en 1996 comme indépendant proche de la Lega dei Ticinesi. Fondateur en 1998 du mouvement « Il Guastafeste », il est réélu à plusieurs reprises. En 2007, sa liste personnelle obtient quatre sièges, cas rare avec un seul candidat. Élu deux fois à l’exécutif communal, il renonce à siéger et se présente à diverses élections entre 1999 et 2007.

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