Victimes, choisissez judicieusement votre agresseur !
Je tends l’oreille mais je n’entends rien. On en sait pourtant plus sur le féminicide commis lundi à Escholzmatt/LU. La victime, une ressortissante ukrainienne de 37 ans, a été retrouvée dans le lit d’un ruisseau, abattue par arme à feu.
L’auteur présumé gisait près de là, grièvement blessé. Je tends l’oreille mais je n’entends pas les casserolières en violet toujours promptes à fustiger le patriarcat, le masculinisme, la société dans son ensemble responsable des violences faites aux femmes. Pas un bruit. La victime est pourtant une femme mais elle n’a pas droit au concert habituel des indignées permanentes selon qui l’homme est un être toxique qu’il conviendrait d’éradiquer pour le plus grand bonheur des peuples. Rien. Car pour les féministes, ce n’est pas la victime qui compte mais son bourreau. L’homme est afghan.
Je tends l’oreille mais je n’entends rien. Hier, le Tribunal criminel de l’Est vaudois a rendu son verdict au sujet de l’homme qui utilisait internet pour organiser des rendez-vous avec des homosexuels qu’il dépouillait ensuite après les avoir drogués. Neuf ans de prison. Je tends l’oreille mais je n’entends rien. D’ordinaire, toute atteinte à la communauté LGBTIQ+ fait l’objet de réactions courroucées de la part de ses représentants. On fustige l’homophobie, le masculinisme, l’atteinte aux minorités mais là, rien. Pas un bruit. Les victimes sont pourtant des homosexuels précisément ciblés parce que tels. Pourquoi cet étrange silence ? L’auteur est Roumain.
Victimes, si vous souhaitez que féministes et représentants des minorités sexuelles aient quelque empathie pour vous, choisissez soigneusement votre bourreau ! Un homme blanc, suisse, chrétien usant d’une arme de service de l’armée suisse, c’est le top. Ne tombez pas sur un enrichisseur culturel, votre infortune ne vous vaudrait qu’une indifférence absolue. Voire une certaine réprobation de ne pas correspondre à la doxa gauchiste.