Pierre Fatus, comédien, présente son one-man show antiraciste "La guerre des clowns est déclarée". Un spectacle créé suite à la demande de la LICRA du Bas-Rhin et de son président Gilles Winckler.
Collector !
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Une autre perle de la propagande anti-raciste, "Le racisme c'est mal"
A déguster :
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D’accord, Renaud, si vous prenez le racisme comme idéologie, donc comme doxa figée qui peut être périlleuse. Moi je l’aborde comme participant d’un premier mouvement, spontané, dans le processus d’exclusion- inclusion qui préside à la formation de tout groupe (un groupe humain se définit d’abord négativement par ce qu’il exclut, en même temps que positivement par ce qu’il inclut). C’est une manifestation d’altérité, assez proche, je crois, de ce que vous désignez par « xénophobie », la -phobia en moins, car ce n’est pas affaire de peur ni de détestation. Il n’y a là rien de « politique » ni d’immoral, simplement le premier mouvement d’une dialectique. Le second mouvement tend à nier cette altérité exclusive en trouvant (de manière transitoire) un modus vivendi avec l’autre, ce qui n’est pas toujours facile ni possible. Par conséquent, l’anti-racisme est un racisme interne, une négation de soi, de sa propre altérité (vous diriez : une maladie auto-immune) et le racisme « politique » a paradoxalement le même effet, en cela que niant l’autre (en visant à le détruire) il supprime le principe oppositionnel de l’altérité et donc empêche d’être « soi ».
Je ne suis pas en désaccord avec votre dernier message Vautrin. Là où je suis en désaccord c’est quand vous ne voyez pas la différence entre la xénophobie et le racisme. La xénophobie comme son nom l’indique est une peur et elle n’est pas toujours injustifiée. Tandis que le racisme est une idéologie toujours stupide et toujours dangereuse.
Je crois, Renaud, que vous auriez intérêt à réfléchir sur l’anallactique et la synallactique. L’une et l’autre représentent des extrêmes, la première celle de l’enfermement -qui provoque nécessairement un dépérissement du corps social- la seconde celle de l’éclatement des limites du corps social, tout aussi nocive. Inutile de prendre des métaphores physiologistes, la culture humaine n’est pas réductible à cela. Mais lisez donc la Généalogie de la Morale, vous comprendrez mieux mon propos.
Ce que je j’écris ne paraissait pas excessif il y a trente ans, ne paraîtra plus excessif dans trente ans. Nous traversons une dangereuse période synallactique, c’est tout, et il est besoin -puisque vous aimez les métaphores physiologiques- d’activer le système immunitaire du groupe. Je ne me situe pas du point de vue de la morale hypocrite, à vrai dire je me moque de ses pseudo-valeurs, mais néanmoins je la combats car elle est dangereuse./
« Pour revenir à la métaphore du corps physique, vous semblez mur pour la maladie auto immune Vautrin. Quand le rejet de l’étranger se constitue en système (racisme) c’est le corps propre qui finit par être étranger à lui-même et s’autodétruire. » Métaphore plus que douteuse. Je n’aimerais pas vous avoir comme médecin.
Pour revenir à la métaphore du corps physique, vous semblez mur pour la maladie auto immune Vautrin. Quand le rejet de l’étranger se constitue en système (racisme) c’est le corps propre qui finit par être étranger à lui-même et s’autodétruire. L’accueil de l’étranger n’est pas une option c’est une nécessité de la vie. Comme le corps physique le corps social dépérit aussi bien d’un excès d’accueil que d’un manque d’accueil de l’étranger. Ceux qui rejettent tout apport étranger sont aussi suicidaire que ceux qui accueillent tout et n’importe quoi sans discrimination. Personne n’est par delà le bien et le mal, uniquement la vie l’est. Si en tant que personne je me crois par delà le bien et le mal c’est que je suis victime d’une idéologie. Idéologie du rejet de l’autre ou idéologie de l’accueil inconsidéré, pourquoi faudrait-il choisir entre ces deux formes de suicide?
« la xénophobie, contrairement au racisme, a ses justifications quand elle n’est pas en excès ». Pourquoi le second serait moins justifié que la première ? Quiconque a un peu parcouru la planète a pu constater que ce sont-là les sentiments au monde les mieux partagés. Ils tiennent à l’existence des groupes humains et à leur conservation. Si l’on se donne un peu la peine de réfléchir, nous sommes là « par-delà le bien et le mal », loin de la morale hypocrite. Mais chut ! Il ne faut pas le dire !
Il faut vraiment être affamé pour écrire et jouer une telle bouse. A la décharge de Fatus, son esprit civique, un chômeur en moins en jouant cette m**** avec les impôts des français.
Ils sont assez sinistres les deux clowns. A force de voir du racisme partout où il n’y en a pas ils vont finir par en créer du vrai. Mais le fond de réel dans leur histoire c’est la xénophobie. Sauf que la xénophobie, contrairement au racisme, a ses justifications quand elle n’est pas en excès. Car aucun pays, aucune société, aucune culture ne peut survivre longtemps sans une dialectique d’accueil et de rejet de l’étranger en fonction de ses intérêts, comme notre corps physique qui lui fait cela sans y penser. Notre corps social lui il doit y penser, sans angélisme mais sans haine.
Quel crétin ce Pierre Fatus, il ne fait pas le poids face à Dieudonné. La Licra qui le paie sera contente d’apprendre que Fatus est une ancien ami à Alain Soral et qu’il a même joué dans un film publicitaire réalisé par l’essayiste 🙂