La société du factice, du Pr Didier Raoult

Francis Richard
Resp. Ressources humaines

Le devenir factice de notre monde a été fréquemment anticipé dans les ouvrages de science-fiction, qu'il s'agisse de 1984 (1949) ou de l'oeuvre de Philip K. Dick, en particulier Simulacres (1964), qui a parfaitement décrit la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui.

 

Le Petit Robert définit factice: 1. Qui est faux ou imité. 2. Qui n'est pas naturel.

 

Avec l'auteur, on peut dire que les deux acceptions conviennent pour en faire un substantif qualifiant la société actuelle, en France en particulier et dans le monde occidental en général.

 

L'auteur revient sur l'hydroxychloroquine, qui, tout d'un coup, serait devenu toxique:

L'association du Lancet Gate et de Recovery, qui sont deux études crapuleuses et ignorantes, a créé la notion factice de l'hydroxychloroquine qui ne serait jusqu'alors jamais apparue, malgré des décennies, voire des siècles d'utilisation de la quinine (dont l'usage remonte à Louis XIV en France), puis de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine, substances toutes dérivées de la même plante.

 

Mais ce n'est pas le seul médicament qui ait été maltraité:

En 2021, un deuxième médicament bon marché, simple, efficace, au moins dans une certaine mesure, l'ivermectine, a aussi fait l'objet d'une désinformation si extraordinaire qu'il a fallu quatre ans et la nomination de Robert F. Kennedy Jr comme secrétaire à la Santé des États-Unis pour que soit rétablie la vérité.

 

L'argument de la science est invoquée pour affirmer des choses complètement factices. C'est une nouvelle croyance:

La meilleure manière de faire en sorte que les gens croient en quelque chose qui n'est pas visible consiste à utiliser des modèles mathématiques auxquels 99,99% de la population ne comprend rien.

 

Les mathématiques sont utilisées pour déguiser la réalité. Sans parler de la dissimulation des données.

 

Si vous ne souscrivez pas à la légende ou au roman officiel, vous êtes qualifié de sceptiques, complotistes, fascistes ou autres.

 

Les exemples de ce monde factice ne manquent pas:

 

  • La théorie du genre qui s'oppose à la réalité de la différence biologique entre les hommes et les femmes: contrairement à ce que disait Simone de Beauvoir, on naît bien femme, on naît bien homme. Et l'éducation joue un rôle relativement modeste dans l'orientation sexuelleil faut accepter la nature telle qu'elle est.

 

  • L'impossibilité d'avoir des opinions opposées à la version officielle:

- La presse écrite appartient à des milliardaires tout en étant massivement subventionnée par l'État. 

- Si vous n'appartenez pas au camp dominant, vous êtes censuré, y compris sur les réseaux sociaux, qu'il s'agisse de la dangerosité de vaccins insuffisamment testés, de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ou des variations climatiques.

Dans le totalitarisme, il ne suffit pas que les gens obéissent à la loi, il faut qu'ils y croient pour de bon et qu'ils disent y croire.

S'il n'y a pas d'alternative à l'idéologie dominante, le dialogue devient impossible; or toute notre civilisation est basée sur la dialectique, le dialogue.

 

  • Le détournement des mots de leur usage: par exemple, l'emploi d'espérance de vie à la place de longévité.

 

  • La constitution de stocks de nouveaux médicaments pour faire face à des menaces qui n'existent pas (par exemple, le bioterrorisme par l'anthrax), médicaments qui finissent à la poubelle...

 

  • La négation de l'inné (donc de la génétique) remplacé par l'acquis.

 

  • L'opposition entre l'empirisme et la théorie: par exemple le danger que ferait courir la moindre goutte d'alcool relève [...] de l'ignorance la plus totale: la création d'alcool peut se faire à l'intérieur du corps sans en avoir consommé une goutte...

 

  • Le matérialisme scientifique, la psychanalyse ou le darwinisme, qui ne sont pas des sciences, mais des religions, parce que falsifiables, au sens que donnait Karl Popper à la falsifiabilité.

 

  • Le remplacement de la méritocratie par le réseautage.

 

  • La baisse du QI moyen des personnes qui ont le baccalauréat, dont le pourcentage a augmenté.

 

  • La philanthropie de milliardaires, tel Bill Gates, dont la fortune s'accroît quand ils cessent toute activité industrielle.

 

  • L'hypersexualité des écrans, accessibles même aux enfants, coexistant avec une chute massive de la sexualité réelle en Occident et au Japon.

 

Le Professeur Raoult termine en disant que la population humaine est fondamentalement hétérogène, fruit de métissages complexes, qu'il existe des susceptibilités génétiques géographiques, que la sélection naturelle n'a pas créé un humain parfait et uniforme, que l'environnement médical et les soins varient énormément d'un pays à l'autre.

 

En conclusion:

Vouloir appliquer une stratégie thérapeutique unique, une seule posologie, ou un même vaccin à la terre entière, sur la foi de tests limités, est une aberration. C'est une vision de mathématiciens ou d'épidémiologistes qui confondent les humains avec des pions identiques sur un ordinateur, un des biais les plus graves de la médecine moderne, telle que pratiquée ces trente dernières années.

 

Francis Richard

 

La société du factice, Pr Didier Raoult, 128 pages, Fayard

 

Livres de l'auteur édités chez Michel Lafon et précédemment chroniqués:

 

Carnets de guerre COVID-19 - Volume 1 (2021)

Au-delà de l'affaire de la chloroquine (2021)

Carnets de guerre COVID-19 - Volume 2 (2022)

Autobiographie (2023)

Homo chaoticus (2024)

 

Publication commune LesObservateurs.ch et Le blog de Francis Richard.

Un commentaire

  1. Posté par Socrate@LasVegas le

    Très intéressant détricotage de l’anti-science par laquelle certains tentent de valider l’anti-société de minorités…

Et vous, qu'en pensez vous ?

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