CHRONIQUE. La campagne UDC versus reste du monde en vue de la votation du 14 juin est déjà mouvementée. La coalition des opposants, Conseil fédéral et Beat Jans en tête, se limite à des refrains alarmistes mais ne propose pas grand-chose. Un peu court, et risqué, selon notre chroniqueur
Départ de campagne en fanfare pour un objet hautement émotionnel. Dès le lendemain des votations du 8 mars, le comité «Non au chaos!» entrait en scène. Une semaine plus tard, le Conseil fédéral mettait plus sobrement en garde contre une initiative qui «crée davantage d’incertitude en ces temps déjà incertains.» Le 24 mars, l’Union démocratique du centre (UDC) sortait sa grosse caisse: «Qui aime la Suisse vote OUI à l’initiative pour la durabilité!» Au cœur du texte «Pas de Suisse à 10 millions!» un plafond démographique: «La population résidante permanente de la Suisse ne doit pas dépasser dix millions de personnes avant l’année 2050…» Pour mémoire, fin 2024, le seuil des 9 millions était dépassé.
Opposants de gauche et de droite, patrons et syndicats, cantons et Conseil fédéral ne cessent de répéter le même refrain de la peur, entre disque rayé et remix d’une chanson entendue à de nombreuses reprises sur des votes en lien avec les relations Suisse-Union européenne (UE). Ce fut aussi le cas en 2014 avec le NON à l’initiative populaire fédérale «Halte à la surpopulation!», dite «Ecopop». Ce serait tout ou rien.
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