Narcotrafic : les barons de la drogue belges, majoritairement binationaux, fuient Dubaï pour le Maroc qui n’extrade pas ses propres ressortissants

post_thumb_default

 

L’escalade au Moyen-Orient et le renforcement de la coopération judiciaire à Dubaï poussent les barons du narcotrafic belge vers le Maroc. Ce repli stratégique profite de l’absence d’extradition des binationaux par le Royaume.

L’impact du conflit dépasse la simple sécurité physique des narcotrafiquants. Selon l’avocate pénaliste Nathalie Gallant, une guerre prolongée paralyserait surtout les flux financiers et le blanchiment de capitaux. Ce scénario rappelle l’effondrement bancaire libanais de 2019 qui avait forcé les organisations criminelles à migrer vers des zones moins exposées.

La fonction de ces barons a évolué vers un rôle de « back-office financier » global, selon un rapport de Europol . Plutôt que la logistique des conteneurs, ils orchestrent désormais les virements internationaux et les sociétés écrans. Une déstabilisation de la place financière émiratie frapperait donc le cœur de ce système de blanchiment invisible.

Si ces caïds s’installent définitivement sur le sol marocain, rien n’obligera le Royaume à les remettre à la justice belge. Ce vide juridique transforme le Maroc en un sanctuaire imprenable pour les réseaux criminels, compliquant durablement le démantèlement des structures qui continuent d’opérer sur le territoire européen.

Bladi

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.