L’Union européenne et la solidarité, quant la première laisse mourir la se conde.

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national

L'Union européenne et la solidarité, quant la première laisse mourir la seconde.

François Chérix passe des moments difficiles. Le fer de lance de l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne subit comme tout le monde l'inconfort lié au coronavirus mais voit en plus son grand rêve partir en capilotade. La fameuse famille européenne dont la solidarité était l'une des plus grandes qualités revendiquée est en train d'exploser. A l'heure de la crise, c'est bien le chacun pour soit qui prévaut. Bruxelles ne contrôle plus rien. Il n'y a que quelques jours, Guy Parmelin remerciait la présidente de la Confédération de l'avoir soutenu dans ses négociations avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Tout devait aller pour le mieux, les deux femmes partageant avec le même enthousiasme la volonté de confisquer notre démocratie directe au profit de la Commission. Hélas, trois fois hélas, Mme von der Leyen ne commande rien. Les Etats membres se comportent comme des bandits de grands chemins, se ruant sur le matériel sanitaire destiné à d'autres afin de le détourner à leur propre usage. Et l'exemple vient d'en haut. L'Allemagne et la France figurent au premier rang des états voyous, le fameux tandem moteur de l'Europe viole sans honte les principes qu'il se faisait fort de rappeler aux autres membres il n'y a pas si longtemps. Certes, nous ne faisons pas partie de l'Union, il est donc logique que nous subissions les désagréments liés à notre choix de rester indépendants. Cela autoriserait donc les ennemis séculaires à contourner les règles commerciales élémentaires ? Admettons, mais que dire de l'Italie ? La Botte est membre de l'Union, on ne saurait lui dire que son indépendance la place hors solidarité européenne et pourtant, dans cette crise, elle reçoit l'aide de la Russie, de la Chine, de Cuba et du Vénézuéla.

Un pays membre de l'Union reçoit de l'aide d'un état envers lequel cette même Union a pris des sanctions économiques. C'est merveilleux. Comment l'Italie va-t-elle gérer cette situation, peut-elle maintenir des sanctions contre un pays si bienveillant et autrement plus efficace que cette Europe en putréfaction, telles sont les questions que la Botte ne manquera pas de se poser ces prochains temps. L'Union a déjà lâché l'Italie aux niveaux finances puis de l'asile, maintenant pour ce qui est du coronavirus. Ca fait beaucoup. Ca fait trop. Lorsque la poussière sera retombée, la vie reprendra ses droits. Les Italiens se souviendront de ceux qui étaient là et surtout de ceux qui n'étaient pas là lorsqu'ils avaient besoin d'aide. Nul doute que ce souvenir pèsera dans les urnes dans un pays qui manifestait déjà un bien timide attachement à la nomenklatura bruxelloise.

En attendant, tandis que la France lui vole son matériel, la Suisse accueille des patients français. Comment dit-on déjà, trop bon, trop…

Yvan Perrin, 25.03.2020

 

10 commentaires

  1. Posté par leone le

    @Christian Hofer
    Monsieur, vous posez la question: « Comment se fait-il que l’UDC envoie de pareils représentants au CF? »
    A mon avis les candidats UDC de valeur, Gobi et Aeschi par exemple, n’auraient jamais été acceptés par les partis de gauche (donc tous sauf l’UDC). Faute de placer un roi, l’UDC a placé un pion qui baragouine 3 mots d’allemand et parle anglais comme une vache espagnole.
    Remarquez que je préfère un pion UDC à la reine et au roi socialistes, il est moins nocif pour le pays.

  2. Posté par Edi o le

    Magnifique analyse de M. Perrin, comme toujours.
    Par contre en ce qui concerne la prise en charge de patients Français, je crains que nous n’ayons pas le choix. Nous sommes totalement dépendant du personnel frontalier pour faire tourner les hôpitaux de Lausanne Genève et Bâle. Cette situation est très désagréable. Nous ne pouvons rien refuser à la France sous peine qu’elle rapatrie de force ses infirmiers frontaliers, dont elle aurait bien besoin des compétences. C’est la conséquence désastreuse de la politique mondialiste et néoliberale de ces dernières années. Ouverture des frontières, pousser les infirmières cinquentenaires vers la sortie, les remplacer par de jeunes frontalières moins chères (et motivées), pousser les jeunes Suisses vers des études de sociologie ou autres sciences sociales inutiles plutôt que vers des études dans la santé. Résultat: nous sommes dépendants d’un pays tiers pour gérer cette crise sanitaire.
    Je précise que j’ai une immense reconnaissance envers le personnel de santé frontalier. Le problème vient du système, pas de ses personnes qui travaillent pour nous. J’ai toujours eu du mal avec le fait que sur l’arc Lémanique il soit de bon ton d’être anti-Français, tout en acceptant bras ouverts d’autres cultures très problématiques.

  3. Posté par benz le

    quand on va sortir de cette période de M……il faudra reprendre pied et nous allons encore voter sur la libre circulation et j’espère que ça sera un GRAND OUI il se peut qu’au final le Corona virus aura servi a réveiller les gens sur l’utilité des frontières et de gérer l’immigration avec beaucoup plus de sévérité surtout quand on sait qu’a défaut de gérer cette crise l’union européenne s’enfonce dans la folie en ouvrant les pourparler d’adhésion de l’albanie et du monténégro ( des états islamistes ) a l’espace européen génial :/( quand on sait que les islamistes et les frères musulmans du Sultan d’ankara se réjouissent de pouvoir circuler librement dans l’espace européen pour agir comme une métastase qui nous mènera a notre destruction donc comme dirait pierre Kreps le réveil ou la mort c’est au choix donc a vos votes et fermons nos frontières vive la suisse libre et indépendante

  4. Posté par antoine le

    L’UE est MORTE ! Il n’y a plus aucune chance qu’on essaie encore de faire partie de ce machin …
    Du n’importe quoi au plus haut niveau !
    Cela a été démontré par l’égoïsme et l’hystérie de ces gouvernements fantoches …

  5. Posté par Jean-Marc Dumont le

    Après avoir écrit « Qui sauvera la Suisse du populisme » , quel sera le prochain livre de François Chérix ?

  6. Posté par Christian Hofer le

    « Il n’y a que quelques jours, Guy Parmelin remerciait la présidente de la Confédération de l’avoir soutenu dans ses négociations avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Tout devait aller pour le mieux, les deux femmes partageant avec le même enthousiasme la volonté de confisquer notre démocratie directe au profit de la Commission.  »

    C’est exact Monsieur Perrin. Dès lors, comment considérer un Conseiller fédéral UDC qui remercie une socialiste qui a comploté dans le dos de notre pays en compagnie de cette même Ursula von der Leyen ?

    https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/parmelin-negocie-avec-l-ue-la-livraison-de-materiel-de-protection/557939

    https://lesobservateurs.ch/2020/02/20/le-proces-verbal-de-laccord-secret-entre-sommaruga-et-von-der-leyen-est-en-main-de-la-weltwoche/

    Et que dire de ce même Parmelin qui a milité en faveur du durcissement de la loi sur les armes et en faveur de la loi sur le renseignement en prenant les patriotes pour des imbéciles?

    Comment se fait-il que l’UDC envoie de pareils représentants au CF?

  7. Posté par Yves Delévaux le

    Il y a même pire que les Italiens, les Grecs !
    L’Allemagne les étrangle d’intérêts de la dette depuis plusieurs années au lieu de reprêter aux Grecs au même taux que l’Allemagne emprunte, ce qui serait une preuve de solidarité, et maintenant je n’ai pas lu que l’Allemagne et la France envoyaient des policiers, voire des militaires pour aider les Grecs à contenir l’invasion des migrants/mercenaires à la solde de la Turquie.
    Mais c’est vrai que les deux pays les plus puissants de l’UE s’adonnant à la piraterie contre les livraisons destinées aux Suisses, faut pas se faire d’illusions pour le reste.
    Et ces pauvres ploucs de l’UE pensent compenser le départ de l’Angleterre en faisant entrer la Macédoine du Nord et l’Albanie… heureusement que le Beloutchistan ne touche pas l’Europe !

  8. Posté par Sergio le

    Alors que les Européens se battent comme des chiffonniers pour l’obtention des protections de bases contre le Covid 19, Bruxelles entame des négociations pour l’entrée de l’Albanie et de la Macédoine dans ce club maudit. C’est dire si les préoccupations de ces personnages de fiction sont loin de la réalité des femmes et des hommes qui en ce moment même luttent pour leur vie.

  9. Posté par Nicolas le

    Et cerise sur le gâteau, un scribouillard du quotidien de révérence essaie d’éteindre les rancœurs en insinuant que la Chine, la Russie, et Cuba envoient des médecins et du matériel sous l’œil des caméras dans une opération de communication idéologique pour montrer la supériorité du totalitarisme. Ces merdeux de « journalistes » sont vraiment à vomir.
    https://www.letemps.ch/monde/pandemie-crash-course-communication-crise?

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