Une initiative paneuropéenne veut porter la remigration devant la Commission européenne

Illustration : © Save Europe Act

Une nouvelle initiative politique entend franchir une étape inédite à l'échelle du continent. Baptisée « Save Europe Act » et lancée à l'issue du Remigration Summit de Porto, elle se présente comme la première Initiative citoyenne européenne portée par les mouvements patriotiques européens et vise à rassembler un million de signatures afin d'obliger la Commission européenne à examiner ses propositions.

Lancée par un collectif de personnalités, d'élus et de militants issus de plusieurs pays européens, la démarche repose sur un constat partagé par ses promoteurs : les politiques migratoires menées depuis plusieurs décennies ont profondément transformé la démographie, la cohésion sociale et l'identité culturelle de nombreux pays européens.

Une initiative fondée sur la défense des peuples européens

Le texte s'ouvre par une déclaration de principe affirmant le droit des peuples européens à préserver leur identité historique, culturelle, linguistique et démographique.

Ses auteurs estiment que les traités européens reconnaissent déjà la légitimité des identités nationales et que les institutions européennes devraient davantage prendre en compte cette dimension dans leurs politiques publiques.

Le document affirme également que l'immigration de masse, légale comme illégale, aurait contribué à l'apparition de sociétés parallèles, à une dégradation de la sécurité et à un affaiblissement de la continuité culturelle des nations européennes.

Cinq mesures principales

Le Save Europe Act s'articule autour de cinq revendications principales.

La première demande l'instauration d'un moratoire sur les nouvelles voies d'immigration extra-européenne, avec notamment une limitation des regroupements familiaux, des visas d'études et des procédures d'asile concernant les ressortissants de pays considérés comme sûrs.

La deuxième vise une réforme en profondeur du système européen de migration et d'asile, avec un renforcement de la protection des frontières extérieures et des mécanismes de retour.

La troisième demande l'accélération des expulsions des personnes en situation irrégulière, des déboutés du droit d'asile et des étrangers condamnés pour des infractions pénales.

La quatrième proposition concerne la mise en place d'un cadre européen de « remigration », incluant des dispositifs de retour volontaire accompagnés d'incitations financières.

Enfin, la cinquième revendication vise à limiter certains avantages sociaux considérés comme des facteurs d'attractivité migratoire.

Une stratégie institutionnelle

Les promoteurs du projet cherchent à utiliser l'un des rares instruments de démocratie participative existant au sein de l'Union européenne : l'Initiative citoyenne européenne.

Si le seuil d'un million de signatures réparties dans plusieurs États membres est atteint, la Commission européenne sera tenue de recevoir les organisateurs et d'examiner officiellement leurs propositions.

Les initiateurs reconnaissent toutefois que leur texte ne couvre pas l'ensemble des sujets qu'ils jugent essentiels. Ils citent notamment la politique familiale, le redressement démographique, la transmission culturelle ou encore la préservation constitutionnelle des nations européennes, autant de thèmes qu'ils considèrent comme complémentaires mais qui dépassent le cadre juridique limité de l'initiative.

Une mobilisation transnationale

Parmi les premiers soutiens figurent plusieurs personnalités connues des milieux souverainistes et identitaires européens, dont la juriste néerlandaise Eva Vlaardingerbroek, l'eurodéputé polonais Dominik Tarczyński, l'eurodéputé italien Roberto Vannacci, l'essayiste français Jean-Yves Le Gallou ou encore l'activiste autrichien Martin Sellner.

Selon les organisateurs, plus de 54 000 signatures avaient déjà été recueillies au moment de la rédaction de cet article, avec un premier objectif fixé à 100 000 soutiens avant le dépôt officiel de l'initiative auprès des institutions européennes.

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