Coronavirus: Pourquoi une pandémie seulement maintenant?

Stéphane Montabert
Suisse naturalisé, Conseiller communal UDC, Renens

D'après le news ticker du Matin, l'Organisation Mondiale de la Santé définit l'épidémie mondiale de Coronavirus comme une "pandémie" depuis le 11 mars. Sans doute de quoi justifier que l'Allemagne vole des masques de protection achetés par la Suisse.

Le Covid-19 est désormais une pandémie

Le Covid-19 est désormais une pandémie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Son directeur général Tedros Adhananom Ghebreyesus a annoncé mercredi à Genève ce nouveau statut.

Cette situation «ne change pas» la réponse que l'organisation apporte, a-t-il déclaré devant la presse, déplorant «une telle attention sur un mot» depuis des semaines. Et d'appeler au calme. «Chaque branche et chaque citoyen doit être actif», affirmé le directeur général.

M. Tedros s'est dit alarmé par l'augmentation du nombre de cas et du nombre de pays affectés. Mais aussi par celui de l'«inaction». Depuis deux semaines, le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par treize et celui de pays affectés par trois.

L'alarme du nombre de cas, du nombre de pays affectés, du nombre de décès, de l'inaction (?)... Pourquoi pas.

D'après le Larousse, une pandémie est une "épidémie étendue à toute la population d'un continent, voire au monde entier." La définition de l'OMS est évidemment plus compliquée. Dans le langage courant, on retiendra qu'une pandémie, pour être qualifiée comme telle, doit correspondre à une transmission interhumaine avérée dans plusieurs pays, infectant un grand nombre d'individus, et dépassant les capacités de traitement des systèmes médicaux locaux.

On comprendra donc que l'épidémie de Covid-19, selon son nom officiel, correspond depuis des mois à une pandémie. Alors pourquoi ne pas la qualifier ainsi? Sur le site TopSanté, un journaliste fait des efforts méritoires pour défendre le refus de l'OMS de qualifier de pandémie l'épidémie mondiale de Coronavirus:

Selon l'OMS, le Covid-19 ne répond pas totalement à la définition de pandémie. "Pour l'heure, nous n'assistons pas à la propagation mondiale ‎incontrôlée de ce virus, et nous n'assistons pas au développement à ‎grande échelle des formes sévères de la maladie ou du nombre de ‎morts‎", avance Tedros Adhanom Ghebreyesus (Directeur général de l'OMS) à l'occasion d'une allocution à l'OMS le 24 février. [Ce jour-là, il y avait 2'699 mort...] (...)

Le terme pandémie fait peur. Selon [le Directeur général de l'OMS], "utiliser le mot pandémie ne correspond pas aux faits à l'heure actuelle, mais cela pourrait certainement causer des peurs. Ce n'est pas le moment de se focaliser sur le mot qu'on utilise : cela n'évitera aucune infection ni ne sauvera aucune vie".

Certes, utiliser les bons mots ne sauvera pas des vies ; mais cela fera changer de mains de vastes sommes d'argent. Car tout ceci n'est qu'une histoire de gros sous...

Financer les crises sanitaires

Que ce soit le SRAS, l'Ebola ou le MERS-CoV pour n'en citer que quelques-unes, l'OMS s'est souvent retrouvée dans une situation compliquée lorsqu'une crise épidémique survenait dans des pays pauvres.

L'OMS est chargée d'assister financièrement les pays touchés par de nouvelles maladies, et tente toujours de trouver des financements. Cette aide, nécessairement d'urgence, peut souvent être assumée localement lorsque la crise éclate dans un pays riche. Il suffira alors de rembourser à posteriori les frais engagés. Mais lorsque le ou les pays touchés sont des pays pauvres, l'opération est plus compliquée, puisqu'il faut alors avancer directement l'argent au moment de la crise. Les pays alentours sont peut-être tout aussi pauvres, et les pays riches à des milliers de kilomètres de là ne se sentent pas forcément concernés, ou tout au moins pas autant que si l'affaire avait lieu sous leurs fenêtres.

C'est pour résoudre cette situation problématique que des experts financiers de la Banque Mondiale ont mis au point un outil particulier, le Fonds Obligataire de Pandémie, encore appelé Outil de financement d'urgence pandémique ou encore PEF. On peut en trouver une explication sur Wikipédia.

Voilà comment cela fonctionne: le produit financier est créé avec une durée de vie, par exemple trois ans, et un rendement garanti, par exemple, 6.9% annuels au-dessus du taux interbancaire de base, le fameux LIBOR. Disons-le franchement, c'est un très joli taux.

Les investisseurs peuvent y souscrire librement. S'ils placent un million de dollar dans le pot, ils toucheront au moins 69'000 dollars annuels garantis, et au bout des trois ans, récupèreront leur mise.

Tout cela a l'air d'un moyen simple de se faire facilement de l'argent sans danger (les intérêts sont payés par la Bundesbank et la Bank of Japan, deux institutions qu'on n'imagine pas disparaître après-demain) mais il y a forcément un piège. Si une pandémie se déclare pendant la durée de vie du fonds, l'argent investi sera utilisé pour lutter contre la pandémie, et les investisseurs ne retrouveront jamais leur capital.

Et c'est exactement ce qui vient de se passer.

Les pandémies, ces catastrophes qui n'arrivent jamais

Le monde financier adore niveler les risques pour créer une gamme de produits. Par exemple, lors de la crise des subprimes, les hypothèques étaient regroupées dans des "tranches" d'instruments financiers ad-hoc notés de AAA à BBB ou moins selon la solvabilité des emprunteurs et leur risque de défaut. On appelle cette technique la titrisation.

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Dans le cas qui nous concerne, la Banque Mondiale conçut en 2017 deux obligations à destination de l'OMS pour plusieurs centaines de millions de dollars et une durée de trois ans, arrivant à maturité en juillet 2020.

La première obligation, de classe "A" car la moins susceptible de se déclencher, avait un rendement annuel de 6.9%. L'obligation se déclenchait si une pandémie était identifiée avec plus de 2'500 morts dans un pays donné et plus de 20 dans un autre, énonce le prospectus de l'instrument financier. 225 millions de dollars furent récoltés par ce biais.

Une seconde obligation, de classe "B" car plus risquée, avait un rendement annuel de 11.5%, mais des conditions de déclenchement plus facilement atteintes, d'où la prime de risque plus importante. L'obligation rassembla une souscription de 95 millions de dollars.

La Banque Mondiale dispose d'une souscription de 425 millions de dollars avec ces diverses obligations "médicales" non cotées. Pendant deux ans, des investisseurs privés purent bénéficier d'un excellent rendement alors que le monde était calme. Puis survint l'épidémie de Coronavirus à Wuhan.

Voilà pourquoi l'OMS a mis tant de temps à annoncer que la pandémie de Covid-19 en était bien une: pour ne pas faire perdre leur argent à de puissants groupes financiers. Pour que cela fonctionne, il aurait fallu tenir jusqu'au mois de juillet et l'expiration des obligations, une perspective de moins en moins tenable alors que la pandémie frappe furieusement le monde entier.

En février, l'OMS pouvait y croire encore: après tout, le virus n'avait fait "que" 2'700 morts en Chine et pas encore 20 victimes dans d'autres pays. Mais l'OMS n'a pas le privilège de décréter seule que les conditions de déclenchement de l'obligation sont réunies. Cette décision est déléguée à une société privée de Boston, AIR Worldwide Corporation, spécialisée dans la modélisation des catastrophes.

Nous avons tous pu le voir de nos propres yeux, les dirigeants de l'OMS se sont battus non pas pour déclarer la pandémie, mais pour ne pas le faire - afin de préserver les intérêts des investisseurs. Tant pis si l'argent manquait sur le terrain. Cet épisode est à garder en tête la prochaine fois que quelqu'un vient vous expliquer qu'une institution internationale est le seul organisme préservé de tout conflit d'intérêt et à même de gérer une crise mondiale.

Comme tous les instruments financiers de ce type, les PEF sont bien plus prévus pour le monde financier que pour les populations que les obligations sont censées aider. Les conditions de déclenchement (nombre de victimes, diffusion) sont conçues pour être difficiles à atteindre. Pendant l'épidémie d'Ebola du Kivu, qui fit plus de 2'000 morts, les obligations de l'OMS ne délivrèrent des fonds qu'au treizième mois de la crise, et pour un montant de seulement 31 millions de dollars. De l'argent en faible quantité et arrivant bien trop tard sur le théâtre des opérations.

Les PEF seront forcément revus à l'issue de la pandémie de Coronavirus. Le chef économiste de la Banque Mondiale Lawrence Summers les qualifie de "faute embarrassante".

En attendant, qui aurait cru que l'utilisation du terme de pandémie dépende finalement d'intérêts financiers liés à l'OMS? La définition du Larousse est à revoir.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur LesObservateurs.ch, le 13 mars 2020

8 commentaires

  1. Posté par aldo le

    ATTENTION L’OMS ET NOS « GOUVERNANTS » ENTUBENT LA PLANÈTE !

    Ce qui est inacceptable ce sont les éléments fournis par l’OMS QUI DÉMONTRENT QUE CETTE INSTITUTION EST BEAUCOUP TROP SOUS LA TUTELLE D’ISLAMISTES, CE QUI A FAVORISÉ GRANDEMENT LA PROPAGATION DU CORANOVIRUS MERS-CoV SOUS OMERTA ISLAMIQUE. MALGRÉ TOUS LES SIGNAUX, ILS ONT SOUS-ESTIMÉ GRANDEMENT LES RISQUES QUE FAISAIENT COURIR CE CORONA ISLAMIQUE SANS MOYEN DE POUVOIR L’ÉRADIQUER PAR DES VACCINS OU D’AUTRES MÉDICATIONS EFFICACES. « Aucun vaccin ou traitement spécifique n’est disponible actuellement » voir OMS.

    Vous pouvez consulter les détails de ce père du Coranovirus actuel ayant muté pour cheminer plus facilement et infester les races blanches et chrétiennes. C’EST UN VÉRITABLE COUP D’ÉTAT MONDIALISTE AU DÉTRIMENT DE LA SANTÉ, visant principalement à PROTÉGER durant les années 2013 à 2019 LA CONTINUITÉ DES PÈLERINAGES A LA MECQUE PAR CETTE SECTE D’ASSASSINS.
    http://www.safetravel.ch/safetravel2/servlet/ch.ofac.wv.wv203j.pages.Wv203ActualitesCtrl?action=afficheDetail&refActu=002613

    Dans le document suivant de l’OMS vous pourrez constater la propagation de ce Coran0virus dans des pays infestés par LES CONTACTS AVEC L’IMMIGRATION ISLAMIQUE. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/middle-east-respiratory-syndrome-coronavirus-(mers-cov)
    Exemples: Allemagne, Autriche, Chine, États-Unis d’Amérique, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni. La Suisse étant un dépotoir mondialiste n’est pas citée, c’est une grave omission.

    NOS HYPOCRITES ET TRAÎTRES POLITIQUES N’ONT JAMAIS FAIT ÉTAT DE CETTE MENTION TOUT EN NOUS IMPOSANT PAR LES MOYENS LES PLUS DÉLOYAUX DES ARRIVAGES MASSIFS DE FAUX-REFUGIÉS, ET NATURELLEMENT EN CRACHANT SUR L’UDC AVEC LEURS MEDIA A LA BOTTE, A CAUSE D’ UNE CONNIVENCE ASSASSINE AVEC LES ENVAHISSEURS. ISLAMIQUES. Voir les voyages des MAUDET & CIE, DANS CES PAYS CORRUPTEURS ET ESCLAVAGISTES DEPUIS DES SIÈCLES.

    On n’a pas vu LA SOMMARUGA pas plus que LE BERSET, faire état de cet avertissement pourtant très clair de l’OMS, mais tardif (11 mars 2019) : « Tous les pays, qu’ils aient ou non notifié des cas de MERS, doivent maintenir un niveau élevé de vigilance, en particulier ceux qui accueillent un grand nombre de voyageurs ou de travailleurs immigrés en provenance du Moyen-Orient. » CETTE MENTION N’A JAMAIS ÉTÉ DIVULGUÉE PAR NOS IMPOSTEURS PROFESSIONNELS DE LA SECTE DES HYPOCRITES ADEPTE DU MENSONGE D’ETAT. Exactement les mêmes type de bobards pour nous faire accepter d’entrer dans l’Europe de Schengen la passoire, sous les chantages aux accords cadres.

    DONC CET RÉFÉRENCE EST ENCORE PLUS IMPORTANTE POUR LES « DÉCHETS » MUSULMANS EN TRANSIT PAR LE MOYEN-ORIENT, REPRÉSENTÉS PAR CES MASSES DE FAUX-REFUGIES QUE L’ARABIE SAOUDITE ET LES ÉMIRATS ARABES UNIS ONT INTELLIGEMMENT REFUSE D’INCORPORER DANS LEURS PAYS SOUS PRÉTEXTE QU’ILS ÉTAIENT TROP PAUVRES… DONC QUE NOUS SOMMES TROP RICHES POUR NE PAS LES RECEVOIR !!!

  2. Posté par Anne Lauwaert le

    Prenons l’affaire virus par un autre bout : nous avons calculé que 150 000 morts sur une population de 7 milliards ça fait 0,002 % de la population. Exact ? « Normalement » est-ce qu’on ferait un pataquès pour 0,002 % de la population ? Alors, pour quelle raison le fait-on ? Parce qu’on sait déjà que cela ne va pas être « normal » ? Drôle d’histoire !

  3. Posté par Gub le

    Bravo et merci Monsieur Montabert
    L’OMS, le petit et ridicule Conseil fédéral, spécialement le chauve Berset et les conseils d’états des cantons on laissé s’installer ce virus violent.
    J’ai plusieurs fois dis à mon fils de 13ans cette phrase…
    Ne compte surtout pas sur les gens qui sont sensé te protéger. En aucuns cas il te protégeront de quoique ce soit… tu pourras compter dans ta vie que sur tes parents et sur ton intelligence à réfléchir sur ce qui est bon ou mauvais pour toi. Réfléchir un truc que les autorités et les médias nous font oublier…
    Il a compris à force d’explications simples.
    J’espère que des gens courageux et déterminés déposeront plainte contre ces parasites de Berne pour non assistance à personnes en danger…
    Grâce aux Autorités et lesur chiens de compagnie les médias qui ont minimisé cette chose… On aurait pu sauver des vies et des malheurs dans des familles. Et je penses que les plus touché seront les petits patrons qui ne peuvent pas fermer leurs boutiques et les gens affaiblis psychologiquement par ce système broyeur et débile qui s’appelle la mondialisation.
    Du pain béni pour les prochaines élections pour nous?

  4. Posté par farjon thierry le

    Faut SURTOUT PAS croire ce que dit l’Organisation Mondiale de la Stupidité, ce sont des empoisonneurs, incompétents, stupides…
    Le jour ou ces idiots proposeront un vaccin, je le refuserai, car a cause d’eux ma vie a été ruinée par leur vaccin antivariolique des années 70…
    Résultat, autisme et bipolarité qui m’empêche de mener une vie normale…
    Pas de travail, pas de relation amoureuse (d’ailleurs je sais pas ce que c’est), vis sous le seuil de pauvreté depuis 35 ans!
    Et sa dérange personne apparemment!
    J’en ai plus que marre de ce monde basé sur le profit, la rentabilité, la compétitivité!
    Je dis longue vie au Covid-19 pour court-circuiter ces connards de capitalistes.
    Que les bourses s’effondrent, j’en saute au plafond d’avance!
    Petit rappel; allez voir sur google, les Georgia Guides Stones…et vous comprendrez ce qui se passe en ce moment!

  5. Posté par antoine le

     »Nous avons tous pu le voir de nos propres yeux, les dirigeants de l’OMS se sont battus non pas pour déclarer la pandémie, mais pour ne pas le faire – afin de préserver les intérêts des investisseurs. Cet épisode est à garder en tête la prochaine fois que quelqu’un vient vous expliquer qu’une institution internationale est le seul organisme préservé de tout conflit d’intérêt et à même de gérer une crise mondiale. »
    – Ordre de priorité de l’OMS : D’abord le FRIC puis la santé …
    – D’abord on préserve les intérêts des petits copains puis si vraiment cela se voit trop, alors l’OMS prend la décision de déclarer cette pandémie …
     » le seul organisme préservé de tout conflit d’intérêt » mais dès qu’il y a du fric en jeu il y a forcément CONFLIT d’intérêt !!
    Ceux qui veulent accéder aux plus hauts postes dans ces institutions prestigieuses ne montent qu’avec des pistons ou des coups tordus !
    Président de l’OMS
    Tedros Adhanom Ghebreyesus
    Combien de morts en Erythrée lorsqu’il était ministre de la santé ?
     »David Nabarro, l’un des trois rivaux d’Adhanom, accuse ce dernier d’avoir caché trois épidémies mortelles de choléra alors qu’il était ministre de la Santé en Éthiopie  »
    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=2425

  6. Posté par antoine le

    Encore une ESCROQUERIE !
     »Si une pandémie se déclare pendant la durée de vie du fonds, l’argent investi sera utilisé pour lutter contre la pandémie, et les investisseurs ne retrouveront JAMAIS leur capital. »
    Il peut y avoir un rendement de 6.9%, c’est mirobolant, mais il y a une prise de RISQUE !!

  7. Posté par Marcassin le

    Information sur telegram, canal coronavirus info live.
    Canal très bien informé !

  8. Posté par Dominique le

    Une pandémie est un désastre pour les populations.
    L?OMS change la définition et ne veut parler de pandémie que si c’est une catastrophe, ce qui est faux. L?OMS est politisée et s’invente sa novlangue. Il ne faut pas croire l’OMS, l’ONU et notre Conseil fédéral!

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