Pour ou contre un port d’arme citoyen ?

Armes_Différences EntreCitoyen et terroristes

Pour ou contre un port d’arme citoyen ?

par Bruno Buchs, publié le 4 mars 2018 sur www.liberalarms.ch

Liberal_arms

La question sous-jacente, c’est de savoir si le mandat que les citoyens ont confié à l’État d’assurer leur sécurité signifie que ces mêmes citoyens devraient renoncer à leur droit ancestral à la légitime défense en cas d’extrême urgence ? Ce qui revient à se demander si les forces de l’ordre sont suffisamment présentes, en tout temps et en tous lieux (dans les villes et les villages, sur les routes et les chemins, dans les petits commerces et les grands centres commerciaux, dans les salles de concert, les stades, les aéroports, les gares, les bâtiments publics…) pour assurer notre sécurité, quelle que soit la menace ou la situation.

 

Les cambriolages avec violence, les meurtres, les viols ou les enlèvements ne sont plus de rares faits divers, ils se produisent partout, ici comme ailleurs, et peuvent toucher tout le monde. La brutalité indicible des attentats parisiens, au Bataclan notamment, montre que la population peut être exposée à cette terreur. Le risque d’attentat était connu, les forces de sécurité ne savaient ni le lieu, ni le jour, ni l’heure, mais on pouvait s’attendre à ce que ces bandes de terroristes fanatiques, qui avaient déjà tué des dizaines de personnes, récidivent.

 

La Suisse a jusqu’à présent été épargnée, mais ce n’est hélas qu’une question de temps. Les groupes d’extrémistes religieux ou politiques ici aussi prolifèrent. Avec une constante : en matière d’armes, ils se fournissent tous au marché noir.

 

D’une certaine manière, le peuple a délégué à l’État le soin de le protéger et d’assurer sa sécurité. Cela ne signifie pas pour autant que le citoyen moyen n’a plus le droit de se défendre contre une attaque imprévisible ou illégitime. En cas d’urgence, le citoyen est le premier à devoir assurer sa légitime défense. Notre Constitution et le Code civil le prévoient expressément.

 

Il ne suffit pas de prévoir des droits dans un texte, ceux-ci doivent pouvoir s’exercer dans le monde réel. De façon on ne peut plus logique, un certain nombre de citoyens suisses raisonnables, honnêtes et respectueux des lois souhaitent que soit mis en place un vrai port d’armes citoyen.

 

À l’inverse, une bonne frange de la population – soutenue par des politiques opportunistes – est fondamentalement contre les armes. Et ce pour toutes sortes de raisons, éthiques, stratégiques, à cause d’un traumatisme suite à l’accident d’un proche, etc. Les avis de cette minorité doivent être pris en compte, mais ils ne peuvent légitimer que l’on prive de leurs droits tous les citoyens qui seraient confrontés à la violence bestiale de quelques rares prédateurs. Notre droit constitutionnel à la légitime défense, à protéger notre vie et notre intégrité doit pouvoir s’exercer en l’absence ou dans l’attente des forces de sécurité.

 

N’oublions pas  qu’il existe dans nos sociétés des psychopathes capables d’abattre d’autres humains ou de trancher des gorges sans le moindre sentiment. Ceux qui pour des raisons idéologiques préfèrent se soumettre à la violence de ces prédateurs n’ont qu’à le faire, c’est leur choix. Mais ils n’ont pas à exiger de leurs concitoyens que tous se laissent mener à l’abattoir par des criminels et des terroristes sans opposer de résistance.

 

Les adversaires d’un droit libéral sur les armes craignent une augmentation de la violence, arguent que la disponibilité des armes amèneraient leurs porteurs à plus souvent s’en servir, évoquent les risques de réactions disproportionnées et d’accidents. Ils partent du principe que les porteurs d’armes ne sont pas en mesure d’évaluer les situations extrêmes ou qu’ils risquent de compliquer la situation pour les forces de l’ordre, à supposer qu’elles interviennent.

 

Nous réfutons ces arguments. Il ne s’agit pas d’armer n’importe qui ni de l’autoriser à porter son arme dans des lieux publics. La règle qui prévaut depuis les restrictions successives de la LArm permet d’acheter des armes avec un simple permis d’acquisition d’armes, mais pas de les porter. Mais pourquoi ne pas autoriser ceux qui le souhaitent à le faire, sous réserve qu’ils démontrent qu’ils en sont capables ? Il suffirait de définir des conditions préalables raisonnables, comme une formation de base dispensée par une société de tir.

 

Nous ne souhaitons pas que des forcenés surarmés envahissent nos rues. Nous savons que la tradition et la culture du tir en Suisse développent le sens des responsabilités. Nous voulons que des citoyennes et des citoyens respectueux des lois et correctement formés puissent en cas d’urgence réagir, utiliser leurs armes dans le cadre légal, et si nécessaire se protéger ou protéger autrui contre un danger immédiat, lorsque les forces de l’ordre sont absentes ou tardent à réagir.

 

Nous ne voulons pas que des personnes innocentes se fassent égorger et massacrer, pendant que les troupes d’intervention sont en route ou discutent de la stratégie à adopter, et comme au Bataclan, que tout le public est désarmé, sans moyen de défense.

 

Chaque être humain à droit à la vie et au respect de son intégrité. Il serait bon que cela ne reste pas qu’une déclaration vide de sens. Ce droit doit pouvoir être traduit dans les faits.

 

À l’inverse de la directive européenne 2017/853 qui prétend contre toute logique combattre le terrorisme en privant la population de moyens de défense, le port d’arme citoyen représente une vraie contribution pour la sécurité de tous. Un droit libéral sur les armes est dans la continuité de nos traditions, de notre sens des responsabilités, c’est l’essence même et la raison d’être un citoyen.

 

À l’heure actuelle, la réglementation nous interdit le port d’arme. Nous ne pouvons qu’attendre, impuissants, que des fous criminels et des terroristes décident de s’en prendre à des innocents. Qui seront en toute légalité dans l’incapacité de se défendre.

 

Le Parlement pourrait changer cela: le Conseiller national Jean-Luc Addor a déposé une initiative parlementaire intitulée «Pour un port d’armes citoyen». Lien vers l'initiative parlementaire de J.-L.Addor, ici

 

Mais tant que nos parlementaires se complaisent dans leur déni de la réalité, il y a peu à en espérer. Les menaces sont réelles, elles ne sauraient être ignorées plus longtemps. La sécurité doit être renforcée, dans notre pays et surtout à nos frontières. Il faut que les politiques comprennent que le citoyen est le premier rempart contre la brutalité, il doit pouvoir se défendre – dans le respect des conditions susmentionnées – en cas d’urgence, d’attaque illégitime et disproportionnée. Disons-le clairement: il doit pouvoir défendre sa vie et celles de ses concitoyens avec des armes si nécessaire.

Pour ou contre un port d’arme citoyen ?

Traduction  libre  (Frank. A Leutenegger) du texte original en langue allemande intitulé « Sollen Schweizer Bürgerinnen und Bürger Waffen tragen? par Bruno Buchs, publié le 4 mars 2018 sur www.liberalarms.ch, lien.

 

16 commentaires

  1. Posté par oui oui le

    oui oui ; je suis pour pour le port d armes comme au TEXAS pour une simple raison les crapules le savent très bien qu ils ont peu de chance de se faire descendre en france , il faut faire comme aux états unis les Américains ne sont pas plus cons que les autres bien au contraire c est une chance pour eux d avoir DONALD TRUMP , autres exemples un salafiste tué = un crime odieux (un francais écrasé par terroriste = un banal accident de la circulation)…. > on marche sur la tête .

  2. Posté par Jean-P. le

    Parfaitement d’accord avec Vincent: c’est très dangereux d’aller dans cette direction, cela ouvre la porte à toutes les bavures, y compris fratricides dans des cas qui seront toujours d’urgence !
    On ne devrait pas ouvrir la boîte de pandore, et réserver cela à des gens entrainés. J’ai pas envie de vivre comme dans certains pays sud-américains….

  3. Posté par Vincent le

    Totalement Pour, mais il faut bien plus qu’une formation de « base » exercée par une société de tir ;
    je m’explique:
    Le tir de combat (appelons un chat un chat) et les raisonnements tactiques en milieu hostile sont toujours en perpétuels évolution, via les retours d’expérience ainsi que les mutations constantes de la menace.
    La capacité de réponse armée sous stress demande beaucoup d’entrainement et ne laisse AUCUNE marge d’erreur: les tirs fratricides et les dommages collatéraux c’est très vite arrivé.
    La formation doit se faire via des unités militaires ou de police OPERATIONNELLES, et l’entrainement doit être continu : il ne s’agit plus de tirer sur des cibles fixes mais sur les individus fanatiques, extrêmement mobiles et pouvant faire des prises d’otage dans un environnement mobile en panique!
    Selon moi, la meilleure façon décrédibiliser le retour du port d’arme citoyen serait de proposer une formation lacunaire qui entrainerait à coup sûr des victimes innocentes : cela ne ferait que renforcer l’argumentaire des anti-armes!
    P.S: Vue qu’il s’agit de sécurité publique, la formation devrait-être prise en charge par les cantons, voir la Confédération.

  4. Posté par Sarouk le

    Totalement POUR

  5. Posté par aldo le

    Toute cette peste criminelle qui afflue dans nos villes et nos services sociaux est un moteur de rémunération grandissant pour des lâches qui n’ont pas la volonté de trouver d’autres emplois. Il n’y a pas de doutes que l’expansion des trafiquants et des usagers des drogues qui constitue conditionne l’expansion de cette peste criminelle. Mieux vaut tôt que tard de s’inspirer des méthodes de Rodrigo Duterte ARMER LES CITOYENS POUR LUTTER CONTRE LES CRAPULES Y COMPRIS LE TRAFIC DE DROGUE EST AUSSI UNE OPTION DE SURVIE FACE AUX REMÈDES DES BONNES FEMMES DU C.F. et leurs homologues femmelettes. https://www.courrierinternational.com/article/philippines-le-president-duterte-pourra-t-il-echapper-la-cpi Là au moins la racaille peut aller s’éclater ailleurs, en toute liberté… peut-être bien chez nous comme faux-réfugié, évidemment non déclaré comme tel !

    4 000 trafiquants et usagers de drogues présumés ont été tués par la police, C’est déjà un trop bon début, suffisant pour alerter toutes les officines de déstabilisation politiques complotant sous couvert de droit de l’homme. Le retrait des Philippines du Statut de Rome, traité instituant la Cour pénale internationale relative aux crimes de guerre est bien la seule mesure qui s’imposait face à l’outrance de ces hypocrites qui se gargarisent de droits de l’homme, sans se préoccuper des centaines de millier des victimes des drogues qui s’allongent depuis des décennies. Tout ce qui sert à payer la drogue est soustrait à l’économie du pays et le pousse à la ruine et celle de ses habitants comme chez nous.

    CHEZ NOUS LE TRAFIC DE DROGUE EST ENTRETENU AUX FRAIS DU CONTRIBUABLE PARCE QUE LES FAMILLES FRIQUÉES NE VEULENT PAS ÊTRE SUR LA PAILLE… IDEM AVEC LE SIDA. C’EST COMME AVEC BILLAG, LA DROGUE POUR TOUS AUX FRAIS DE TOUS MÊME SI VOUS N’ÊTES PAS COMPLÉTEMENT CINGLES POUR CONSOMMER.

  6. Posté par Socrate@LasVegas le

    Pour! Et Merci encore une fois à M. Addor qui prouve (par l’exception) qu’il y a encore des politiciens respectant les citoyens et les valeurs de nos peuple et civilisation!
    Je pense même très sérieusement que la peine de mort devra être rétablie, ne serait-ce que pour éviter l’inévitable concentration criminelle en occident!

  7. Posté par SM le

    POUR – à condition de faire partie d’une société de tir (pour ceux et celles qui n’ont pas fait leur service militaire).

  8. Posté par top gun le

    Que l’on commence par autoriser les personnes qui sont tireurs réguliers (soc.tirs) cours de maniements d’armes et tirs d’engagement etc…Ce qui est déjà le cas de beaucoup d’entre nous, donc POUR!
    Et il faut encourager les autres à s’y mettre rapidement.

  9. Posté par Honest le

    @Antoine : « Je suis fondamentalement contre la violence, violence qui ne résout rien ! Tous les conflits ont été résolu par des négociations, tôt ou tard. »
    Ah bon ? Le conflit mondial 39-45 a été résolu par des négociations ? La violence ne résoud rien ? Mdr

  10. Posté par Vincent le

    Réponse à Posté par Antoine le 15 mars 2018 à 10h14
    .
    La majorité des conflits se sont terminés par la destruction de l’un des belligérants.
    (Guerres mondiales, guerre de 1870, guerre civile de la Commune de Paris, invasions diverses)
    Quelques conflits par la négociation: Lorsque le moins pacifiste se retrouve épuisé, et que son adversaire veuille bien négocier. (Exemples: Iran-Irak, Guerre d’Hiver)
    Il faut être deux pour faire la paix. Il suffit d’un pour commencer la guerre et la continuer.
    Le meilleur moyen d’éviter une agression est que celle-ci coûterait trop cher à un agresseur.
    Pouvez-vous me citer des guerres qui se soient terminées spontanément avec des négociations?

  11. Posté par Vengeur le

    POUR !

  12. Posté par rikiki le

    De tous temps contre les armes, je deviens, en voyant la situation actuelle, pas pour des armes mais plutôt pour un arsenal !

  13. Posté par fabiola le

    En cas de problème, vaut mieux ne compter que sur sois-même ou tendre l’autre joue. Oui au port d’armessssssssssssssssssssss!

  14. Posté par Antoine le

    Je suis fondamentalement contre la violence, violence qui ne résout rien ! Tous les conflits ont été résolu par des négociations, tôt ou tard.
    Dans notre monde en évolution très rapide, il y a des avantages certains d’être armés !
    Exemple : S’il y avait eu quelques personnes armées au Bataclan, il y aurait eu bien moins de morts inutiles ! Le délais d’intervention des forces armées a été bien trop long !
    Je suis POUR être armé dans le but de se défendre !
    En effet, en cas de chaos et de crise majeure, ni la Police, ni la Gendarmerie, ni l’Armée ne viendrons à notre secours !!
    Armons-nous pour nous défendre !

  15. Posté par Frank Leutenegger le

    POUR !

  16. Posté par Jean le

    POUR !

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