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La vague d’opposition à l’UDC est sans précédent: 11 anciens Conseillers fédéraux sur 18 s’opposent à l’initiative.
Jamais auparavant une initiative n'a rencontré une aussi grande opposition que celle de l'UDC sur le renvoi effectif des criminels étrangers, en votation le 28 février. Anciens conseillers fédéraux, procureurs, professeurs de droit, personnes des milieux culturels et religieux, tous se sont prononcés contre ce texte.
Sur les 18 anciens conseillers fédéraux encore en vie, 11 ont signé le manifeste du comité «Parlementaires contre l'initiative de mise en œuvre»: les PBD Samuel Schmid et Eveline Widmer-Schlumpf, les PDC Joseph Deiss et Ruth Metzler, les PLR Pascal Couchepin et Elisabeth Kopp, et les socialistes Moritz Leuenberger, Micheline Calmy-Rey, Ruth Dreifuss, Pierre Aubert et René Felber.
Ruth Dreifuss, Pascal Couchepin et Elisabeth Kopp ont en plus signé, avec plus de 50'000 autres personnes, «l'appel urgent» du comité contre l'initiative inhumaine de l'UDC. Près de 809'000 francs avaient déjà été récoltés jeudi en fin de journée pour des affiches.
Un autre comité regroupe 54 organisations non gouvernementales, dont Amnesty International Suisse ou les Auteurs de Suisse. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés fait aussi partie des adversaires du texte de l'UDC. Quelque 180 professeurs de droit ont signé un appel lancé en janvier et le comité de la Conférence des procureurs suisses a également dit «non». La liste des opposants est encore longue.
Source
A écouter à ce sujet: Eclairage UW – Criminels étrangers: OUI déterminé aux expulsions, NON à une propagande unilatérale, de masse et indigne – 11.02.2016
Les écrivains contre l’UDC
Christian Hofer: A noter que c'est la même association qui a refusé l'adhésion à Oskar Freysinger:
Après la publication de son recueil Brüchige Welten en 2004, Oskar Freysinger demande son adhésion à l'association des Autrices et auteurs de Suisse. Cette dernière lui refuse l'entrée, motivant sa décision par une incompatibilité entre les buts des Autrices et auteurs de Suisse et les prises de position publiques de l'intéressé.
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Communiqué de presse de l'AdS : Les autrices et auteurs de Suisse AdS s’opposent à l’initiative de mise en œuvre
L’association Autrices et Auteurs de Suisse AdS se joint aux protestations contre l’initiative dite « de mise en œuvre » et appelle la population suisse à déposer un Non dans l’urne.
Zurich, 9 février 2016. – Il y a déjà un certain temps que les autrices et auteurs de Suisse sont préoccupés par le manque d’objectivité des débats politiques. Dans « l’initiative de mise en œuvre » ainsi que dans celle qui lui fait suite, « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l'autodétermination) », les autrices et auteurs voient un durcissement de cette tendance : de fait, toutes deux visent à isoler la Suisse de la communauté internationale et à remettre en cause l’une des plus grandes avancées de notre civilisation au XXe siècle – les droits humains universels.
Conformément à ses statuts, l’AdS défend « la liberté d'opinion et le respect des droits de la personne au niveau international. Elle soutient les efforts destinés à faire progresser les libertés culturelles, politiques et juridiques des habitantes et habitants de notre pays. »
L’initiative dite de mise en œuvre porte un préjudice considérable aux principes de l’égalité de traitement, de la séparation des pouvoirs ; elle frappe d’un soupçon général un quart de la population résidant en Suisse en les considérant comme des criminels potentiels. Elle limite de façon disproportionnée la liberté des hommes et des femmes vivant en Suisse, elle crée de regrettables inégalités de traitement et ébranle les principes mêmes de la démocratie suisse.
C’est pourquoi l’AdS s’oppose résolument à cette initiative.
Nous, autrices et auteurs de Suisse, disons Non
Nous, autrices et auteurs de Suisse, disons donc Non à la criminalisation d’infractions mineures qui, si l’initiative dite de mise en œuvre était appliquée, conduirait automatiquement à une expulsion du pays en cas de récidive.
Nous disons Non à l’abrogation de la séparation des pouvoirs sous prétexte que « Le peuple a toujours raison ». L’un des piliers centraux des démocraties modernes veut que le pouvoir soit partagé entre différents acteurs afin de réduire autant que possible tout danger de répression. Une assemblée communale a aussi peu son mot à dire dans le traitement d’un cas de divorce que pour déterminer la peine de personnes faisant l’objet d’une condamnation ferme.
Nous disons Non à une distinction au sein de la population résidente de Suisse entre ceux qui, par la grâce de leur naissance, jouiraient de tous les droits et ceux qui devraient humblement courber l’échine pendant des décennies et avoir l’obligeance de se taire jusqu’à ce qu’éventuellement une assemblée communale les naturalise, après les avoir soumis à un examen voyeuriste de leur âme et conscience, ou qu’elle les repousse sur la foi d’arguments arbitraires.
Nous disons Non à cette vague de méfiance envers le Parlement suisse sur laquelle surfent tous ceux qui prétendent que le Parlement aurait « dédaigné » de mettre en œuvre l’initiative sur le renvoi – le délai de cinq ans fixé par l’initiative a été respecté. Une politique raisonnable exige du temps et de la patience. En ce sens, nous dénonçons également comme un abus l’emploi de la tournure « mise en œuvre » – le mandat des électeurs au Parlement a été rempli dans les délais, il n’y a donc rien à « mettre en œuvre ».
Pour toutes ces raisons, nous, autrices et auteurs de Suisse, invitons nos membres ainsi que les électrices et électeurs de Suisse à rejeter le 28 février l’initiative de mise en œuvre et à retrouver le chemin d’une politique de la raison.
Contact :
Autrices et auteurs de Suisse AdS
Raphael Urweider, président, rurweider(at)a-d-s.ch
Nicole Pfister Fetz, directrice, Tél. 044 350 04 60, 079 330 02 67, npfister(at)a-d-s.ch
www.a-d-s.ch– www.fairlesen.ch
Source
Propagande anti-UDC dans nos médias: “Si l’on pense aux victimes, il faut voter non. C’est l’initiative UDC qui est criminelle.”
Christian Hofer: Lettre publiée par Le Courrier, comme si ce tissu de foutaises pouvait être une référence pour les lecteurs. Il y a tellement de stupidités, d'inexactitudes et de niaiseries dans ce texte qu'on se demande si cela n'est pas une farce. Le système félicite ceux qui ont bien appris les "arguments" colportés, même si ceux-ci sont fallacieux, tel un exemple à suivre si on veut être une "personne bien". C'est le même processus que la propagande communiste idéalisant le travailleur acharné (stakhanovisme): un outil fier d'être le parfait résultat de ce que voulait le système. On appréciera l'inversion: les criminels deviennent des victimes, l'initiative devient criminelle (alors qu'elle protège justement les autochtones des risques de récidives élevés). Bref: le bien-être des criminels et de leurs familles avant la sécurité des Suisses.
C’est en général l’appel des œuvres d’entraide ou des Eglises. Et tout à coup nous l’entendons, comme un mantra, dans la bouche des défenseurs de l’initiative sur l’expulsion automatique des criminels étrangers.
C’est étonnant, parce qu’on ne voit pas en quoi cette initiative aiderait les victimes. Au contraire, elle en augmenterait le nombre. Par exemple les enfants de ceux qui, après avoir payé leur dette à la société, seraient en plus expulsés loin des leurs. Ou l’importante vague de chômeurs qu’entraînerait la fin des bilatérales.
Mais il y a plus étonnant. L’UDC ne s’intéresse d’habitude aux victimes que pour taper dessus. Elle s’acharne sur les plus fragiles, les plus pauvres. Elle vise prioritairement les étrangers, surtout ceux qui sont sans protection, surtout les migrants, surtout les requérants d’asile. Elle ne cesse de les calomnier, tout en se moquant de ceux qui se laissent émouvoir par les atrocités de Syrie ou les incessantes noyades dans la Méditerranée.
De même, l’UDC dénigre ceux qui fuient l’esclavage (comme les Erythréens). Inversement, certains de ses membres admirent les dictateurs (Poutine, Göring, etc.) et le conseiller national Nidegger se démène pour empêcher qu’on rende aux victimes des potentats les millions qui leur ont été dérobés.
Alors pensons aux victimes. Vraiment. Et votons résolument non à l’initiative criminelle de l’UDC.
Marc-Henri Lavanchy,
Lausanne
L’élite s’oppose à ce que le peuple mette quelque chose en œuvre qui ne convient pas à l’élite.
Par Roger Köppel (photo)
En quoi consiste l'«initiative de mise en œuvre» de l'UDC? Son premier objet est d'expulser les auteurs de crimes graves ainsi que les récidivistes étrangers. Cette exigence semble objectivement justifiée quand on pense que nos prisons sont peuplées d'étrangers et que la plupart des crimes graves et violents tels que l'assassinat, l'homicide, le viol ou le vol avec violence sont commis par des étrangers.Mais ensuite cette initiative de mise en œuvre porte sur une question fondamentale de la démocratie, et c'est en cela que le sujet est explosif. Qui, en fin de compte, fait les lois en Suisse? Est-ce que ce sont les gouvernants, les politiques, les juges, les représentants des autorités? Ou bien est-ce que ce sont les élections et les électeurs, les Suissesses et les Suisses, le peuple et les cantons? La réponse est claire: en Suisse, les citoyens ont le dernier mot.
Renvoi des criminels étrangers pour petits délits: encore des mensonges.
Par Yohan Ziehli, Président des Jeunes UDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz Ancien Vice-président des Jeunes UDC Suisse
La campagne sur l’initiative de mise en oeuvre touche à sa fin. Plus le vote approche, plus les arguments des opposants à l’initiative UDC deviennent grotesques. Il y a peu, j’avais déjà mis en évidence le mensonge de la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga visant à faire croire qu’un étudiant volant une bière dans un kiosque serait renvoyé. Mensonge relayé largement par la RTS (qui n’a pas fait de rectificatif. On devrait attendre de sa part un nouvel article de même rang indiquant que le cas est faux)
Ces exemples fallacieux ne sont malheureusement pas isolés. Outre les exemples créés sur mesure mais inexistants dans la réalité (par exemple le voleur de pomme), certains cas pratiques sont simplement faux. A voir ci-dessous.
Un jeune d’origine vietnamienne né en Suisse, condamné à une amende pour conduite en état d’ébriété et qui, dix ans plus tard, se trouverait mêlé à une rixe devrait être renvoyé, même s’il a toute sa famille en Suisse.
C’est en tous cas ce qu’affirmait le journal Le Temps dans un article publié le 11 janvier. Ce cas est cependant mensonger. Le fait qu’un jeune soit condamné à une amende pour conduite en état d’ébriété signifie clairement qu’il n’a commis qu’une contravention (il avait vraisemblablement entre 0,5 et 0,79 pour mille). Il ne s’agit donc ni d’un crime, ni d’un délit, et il ne sera pas expulsé, quand bien même il se retrouve mêlé à une rixe dix ans plus tard.
Précisons que, dans cet exemple, le jeune Vietnamien en question a au moins 28 ans au moment des faits et n’a pas jugé utile de se naturaliser, bien que « toute sa famille se trouve en Suisse ». Un nouvel exemple bien farfelu.
La femme de ménage espagnole vivant en Suisse depuis quarante ans et qui omet durant quelques mois de verser ses cotisations à l’AVS sera automatiquement expulsée.
C’est ce qu’affirmait la Conseillère nationale socialiste Cesla Amarelle. Information reprise sans vérification dans les médias et partagée également à qui veut l’entendre par le Conseiller fédéral PLR Didier Burkhalter. Il n’est pourtant pas possible d’affirmer cela: l’initiative UDC prévoit l’expulsion pour escroquerie (146 CP) aux assurances sociales ou l’abus aux assurances sociales. La première infraction n’est clairement pas réalisée dans l’exemple de Mme Amarelle (il manque sans contestation la notion d’astuce). La seconde infraction ne semble pas non-plus réalisée, étant donnée qu’elle requiert non-seulement une intention, mais qu’elle ne vise pas le non-payement de cotisations. En effet, l’expulsion pour abus aux assurances sociales vise la perception indue de prestations.
Cet exemple est donc faux. Un tel comportement ne mènera pas à l’expulsion, même s’il est précédé d’une autre condamnation dans les 10 années précédentes.
Quand bien même un abus pourrait être retenu, il ne faut pas oublier que l’initiative ne prévoit pas d’expulsion, ni directe, ni indirecte, dans les cas de « peu de gravité » qui, eux, ne sont punis que de l’amende.
Deux jeunes de 18 ans, un Suisse et un étranger né en Suisse, dérobent des bouteilles d’alcool dans un camping-car: le premier s’en tire avec une amende, le second est expulsé.
Ce nouvel exemple nous vient du Conseiller national PLR Andrea Caroni. Il n’est pourtant pas possible d’affirmer cela sans réserve. Le fait de rentrer dans un camping-car et d’y dérober des bouteilles ne peut conduire au renvoi qu’en cas de condamnation pour crime ou délit dans les 10 dernières années. Ce qu’omet de préciser notre Conseiller national…
Une expulsion directe et automatique pour un tel cas ne serait possible que si ce vol est accompagné d’une dommage à la propriété (vitre cassée pour rentrer, par exemple). Mais cette fois, il s’agit d’un cambriolage. Difficile de parler de bagatelle.
Ce cas rappelle l’exemple mensonger des voleurs de bières disponible ici.
L’Italien né en Suisse et au bénéfice d’un permis C condamné à une amende pour excès de vitesse il y a quelques années et qui se laisse aller un soir à donner un coup de poing à un importun sera expulsé?
C’est un exemple proche de celui que l’on a vu plus haut. Il a été publié par le collectif Antifa Genève en commentaire d’une photo vues des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux.
Encore une fois, si l’Italien en question a été condamné à une amende, c’est qu’il n’a commis ni crime ni délit. Pour que cette personne puisse être expulsée, il aurait fallu qu’elle commette dans un premier temps une grave infraction routière (par exemple rouler à 80 km/h à travers un village).
Un Espagnol qui vit en Suisse depuis son enfance écope de 30 jours-amende avec sursis pour excès de vitesse. Cinq ans plus tard, il intervient dans une bagarre et donne un coup de poing à l’agresseur. Avec l’initiative de l’UDC, il sera automatiquement renvoyé en Espagne, pays où il n’a jamais vécu. Aucun juge suisse ne pourra intervenir pour rétablir la proportionnalité
Ce cas est apparu sur la page Facebook du comité des opposants à l’initiative. Il est rapidement devenu viral et a été publié des centaines de fois sur les réseaux sociaux.
Il n’est pas possible d’affirmer cela. En effet, la formulation parle « d’agresseur » et d’un coup de poing. La personne tapée étant un « agresseur », on peut imaginer qu’il s’agisse d’un cas de légitime défense, évitant toute condamnation. Ou alors qu’il s’agisse d’un état de défense excusable ou de nécessité excusable, selon les circonstances. Dans ces deux cas, le juge peut renoncer au renvoi.
Ce cas n’est donc pas impossible, au vu des circonstances, mais affirmer cet exemple sans restriction n’est pas possible. Il est d’ailleurs injuste de dire qu’aucun juge ne pourra intervenir pour rétablir la proportionnalité.
Yohan Ziehli, le blog
«Notre initiative paraîtra raisonnable une fois le débat émotionnel retombé»
L’avocat et conseiller national genevois UDC Yves Nidegger dénonce la «mauvaise foi» du?parlement et des opposants à l’initiative d’application sur le renvoi.
L’initiative de l’UDC donne des sueurs froides aux opposants
Criminels étrangers
Berne multiplie ses efforts contre l’initiative UDC
Votations 28 février
L'initiative sur le renvoi effectif des criminels étrangers ne colle pas aux valeurs de la Suisse, a estimé dimanche Didier Burkhalter.
S. Sommaruga “L’initiative de l’UDC ne sera pas appliquée”: Les droits des étrangers avant les droits des Suisses!
La Suisse ne dénoncera pas la Convention européenne des droits de l'homme, même si l'initiative de l'UDC sur les criminels étrangers en votation le 28 février est acceptée, prévient Simonetta Sommaruga.
«Le Conseil fédéral est très clair» sur ce point, selon elle.
Pour la socialiste bernoise, le but des initiants est de placer la Suisse dans une situation de conflit entre la volonté populaire et ses engagements internationaux. La conseillère fédérale relève d'ailleurs que «l'UDC veut aller encore plus loin sur ce terrain avec sa nouvelle initiative pour la primauté générale du droit constitutionnel suisse sur le droit international».
L’UDC juge “absurdes” les arguments des opposants à son initiative
Le débat concernant l'initiative sur les criminels étrangers soumise au vote le 28 février est biaisé, a dénoncé vendredi l'UDC devant la presse.
La volonté exprimée par les Suisses en 2010 doit enfin être mise en oeuvre, a expliqué le chef du groupe parlementaire Adrian Amstutz. Le peuple avait alors soutenu l'initiative du parti pour le renvoi des criminels étrangers et refusé un contre-projet qui autorisait les juges à renoncer à une expulsion dans les cas de rigueur.
Or le Parlement a de nouveau prévu une telle clause dans la loi d'application de l'initiative. "C'est le scandale historique de toute l'histoire", a tonné le conseiller national bernois. Les juges trouveront toujours une excuse pour ne pas expulser quelqu'un, a attaqué le conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger.
"Exemples absurdes" des opposants
L'UDC a affirmé que seuls les délits les plus graves entraîneront une expulsion directe (lire encadré). Les bagatelles comme le vol d'une pomme ne seront pas concernées, les opposants doivent arrêter avec "leurs exemples absurdes", a fustigé Adrian Amstutz.
L'UDC reproche aux opposants d'avoir plus d'égard pour les criminels et leurs proches que pour les victimes. Selon elle, la solution au problème est simple: un étranger qui ne commet pas de délit n'aura pas de problème. Même si le peuple n'est pas convaincu, l'UDC acceptera son verdict, a promis Adrian Amstutz.
Délits graves et récidive
Ce texte précise que l'expulsion sera automatique pour les étrangers auteurs de délits graves (assassinats, brigandages, viols, mais aussi abus aux assurances sociales), qu'ils soient récidivistes ou non.Le renvoi devrait aussi frapper les délinquants qui commettent à plusieurs reprises des délits affectant principalement l'ordre et la sécurité publics (menaces contre les autorités, rixes, lésions corporelles simples). Seule exception, l'expulsion ne pourrait être prononcée si l'acte a été commis en état de défense ou de nécessité excusable. Pas question non plus de renvoyer quelqu'un vers un pays en guerre.
Le comité contre l’initiative UDC sur le renvoi des criminels étrangers réunit 500’000 francs en 2 jours
CAMPAGNE - En deux jours, le comité d'opposants à l'initiative de mise en oeuvre du renvoi des étrangers criminels est parvenu à récolter près d'un demi-million de francs via son appel aux dons sur son site internet. De quoi financer une campagne d'affichage à large échelle qui devrait débuter la semaine prochaine.
Sur la version alémanique, ce mercredi matin, plus de 27'000 promesses de dons ont été enregistrées pour un total de 484'000 francs.
Chez nos confrères de Watson, Peter Studer, ancien rédacteur en chef de la télévision suisse alémanique et du "Tages-Anzeiger", à la tête de ce comité d'opposants réagit: "c'est phénoménal!"
L’initiative UDC «Les nôtres en premier» déclarée valide
«Primi i nostri», les nôtres en premier, c'est le titre de l'initiative UDC déclarée conforme au droit lundi par le Grand Conseil tessinois. Elle vise à favoriser, à qualifications égales, la main-d'oeuvre indigène.
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Un collectif de 200 personnes se mobilise contre l’UDC: Pascal Couchepin, Ruth Dreifuss, Elisabeth Kopp, le rappeur Stress…
Une brochette de 200 personnalités se mobilisent contre l'initiative de l'UDC sur le renvoi des criminels étrangers, deuxième du nom, révèle la NZZ am Sonntag. Cette initiative «invalide l'Etat de droit, viole la séparation des pouvoirs, bafoue les droits humains, attaque les secondos et est barbare», dénoncent ces 200 personnalités, parmi lesquels les anciens conseillers fédéraux Pascal Couchepin, Ruth Dreifuss et Elisabeth Kopp.
A l'initiative de l'ancien journaliste de la TV alémanique Peter Studer, (Christian Hofer: On appréciera la neutralité de nos journalistes...) ils lancent une campagne d'affichage pour barrer la route à cette initiative dite de mise en oeuvre. Parmi les signataires de cet «appel urgent aux Suissesses et aux Suisses» figurent de nombreux représentants de la société civile et culturelle, dont les architectes Mario Botta, Jacques Herzog et Pierre de Meuron, ainsi que, par exemple, Pipilotti Rist, Dimitri, le président de Lonza Rolf Soiron et le président de Swiss Bruno Gehrig.
Source
Toni Brunner: «Venez criminels, venez en Suisse…»
Si un non à l'initiative de mise en œuvre sortait des urnes le 28 février, le message envoyé serait le suivant selon Toni Brunner: «Venez, criminels, venez en Suisse, il ne pourra rien vous arriver ici.»
“Tu viens chez nous, tu te comportes bien. Sinon, tu pars. C’est simple!”
Oskar Freysinger était l'invité de la rédaction du Journal du matin (RTS)
L'initiative dite "de mise en oeuvre", soumise au peuple suisse le 28 février, fait suite à la précédente initiative de l'UDC sur le renvoi des étrangers criminels acceptée en 2010. Elle est combattue par une écrasante majorité des formations politiques, de la gauche à la droite. Mais cette opposition n'effraie visiblement pas l'UDC. Ancien conseiller national, le conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger est vice-président de l'UDC Suisse.
Infrarouge : “Renvoi des criminels étrangers: volonté populaire bafouée?”
Invités : Simonetta Sommaruga, conseillère fédérale socialiste, Yvan Perrin, président UDC Neuchâtel, Céline Amaudruz, conseillère nationale UDC Genève, Jean Sanchez, député MCG-Genève, Christian Lüscher, vice-président PLR, conseiller national GE et Cristina Gaggini, Directrice romande economiesuisse.
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[Selon la demande de nos lecteur, pour info, voir ICI le projet d’origine du Conseil Fédéral]
Mensonges et tromperies
Par Lukas Reimann, conseiller national UDC, Wil (SG)
Les adversaires de l'initiative de mise en œuvre se déchaînent. Manquant d'arguments sérieux, ils érigent des exceptions en règles et n'hésitent même pas à mentir grossièrement. Le fait que des juristes formés participent à ce jeu malodorant est plus qu'inquiétant.
Les adversaires de l'initiative de mise en œuvre tirent volontiers argument desdits "délits mineurs" qui, selon eux, provoqueraient des expulsions. Ils relèvent à ce propos surtout la partie de la liste des délits qui entraînent l'expulsion des récidivistes. Ils argumentent comme s'il était courant que des étrangères et des étrangers se fassent condamner plusieurs fois en Suisse pour les délits mentionnés. Ces "délits mineurs" qui, selon les opposants au texte, feraient quasiment partie du curriculum vitae normal d'un étranger vivant en Suisse, comprennent donc notamment des actes comme le séquestre et l'enlèvement, l'incendie intentionnel, des actes sexuels avec des enfants, lésions corporelles ou encore des menaces et violences contre des fonctionnaires. Des peccadilles, quoi.
La pomme volée
Le vol est l'argument favori des adversaires de l'initiative, bien que dans sa forme simple il ne soit même pas mentionné dans le texte de l'initiative. Aucun autre délit ne provoque plus de réactions insensées. On va jusqu'à prétendre que le vol d'une pomme pourrait être fatal à un étranger résidant en Suisse. Le fait que même des juristes répandent des idioties pareilles ne peut avoir que trois explications: soit ces personnes n'ont pas lu l'initiative, soit ils sont ignorants, soit ils mentent comme des arracheurs de dents.
La réalité est pourtant claire:
- l'initiative de mise en œuvre ne comprend pas un seul délit mineur. Les personnes qui le plus sérieusement du monde qualifient de délits mineurs les violations du Code pénal mentionnées dans la liste minimisent des crimes qui ont massivement nui aux victimes ou qui les ont gravement mis en danger. Parler de délits mineurs ou de peu d'importance dans ces cas, c'est avoir perdu toute notion de la justice.
- Personne ne sera expulsé pour un vol simple (bien que le vol ne soit pas un délit mineur). Ce type de délit ne figure d'ailleurs pas dans la liste de l'initiative. Un vol n'entraîne une expulsion que s'il est accompagné d'une violation de domicile et d'une atteinte à la propriété. Mais dans ce cas, il ne s'agit plus d'un vol simple, mais d'un cambriolage qui, de toute évidence, n'est pas une bagatelle. Il faut de surcroît que l'étranger coupable ait été condamné dans les dix années précédentes à une peine privative de liberté ou à une peine pécuniaire (et non pas une simple amende!) pour qu'il fasse l'objet d'une mesure d'expulsion. Combien d'étrangers parmi vos connaissances sont concernés par cette règlementation?
- Enfin, il faut rappeler que le vol d'un objet valant moins de 300 francs n'est pas considéré comme un vol au sens de l'art. 139 du Code pénal suisse, mais uniquement comme une atteinte légère au patrimoine au sens de l'art. 172ter du Code pénal (arrêt du Tribunal fédéral du 6 novembre 1995; ATF 115 IV 191). Ce type de délit est considéré comme une simple contravention et non pas comme un crime et il n'est sanctionné que par une amende. Le vol d'un objet d'une valeur inférieure à 300 francs ne constitue donc pas un vol au sens pénal du terme, si bien que l'argument de la pomme volée est doublement mensonger.
Cas construits de toutes pièces
Les adversaires de l'initiative de mise en œuvre avancent en série ce type d'exemples théoriques fabriqués de toutes pièces. La majorité d'entre eux sont de pures tromperies et ne servent qu'à semer le doute parmi les citoyens. Qui plus est, aucun de ces exemples n'a pu être confirmé par une condamnation réelle. Ces "délits mineurs" qui auraient conduit à des condamnations (multiples) n'existent tout simplement pas. Conclusion: toute cette argumentation n'est que mensonges et tromperies.
Lukas Reimann
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Définir le mariage comme l’union d’un homme avec une femme est comparable à la charia
Ndlr : Il fallait oser ! Le conseiller national PLR Hanspeter Portmann (photo) l'a fait !
[...]
Une définition de l'union comparée à la charia
L'autre restriction dénoncée par les opposants concerne la définition du mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme. Le conseiller national PLR Hanspeter Portmann estime que ce n'est pas à l'Etat de dicter des normes sociales à ses citoyens. Il compare d'ailleurs la proposition du PDC à la charia. "C'est extrême, mais c'est exactement une règle d'un Etat qui a la charia et qui dit que c'est la seule norme acceptée pour cet Etat", justifie le Zurichois.
[...]
Article complet sur les opposants à l'initiative du PDC sur le mariage lancent leur campagne
Merci à Flavien
Propagande socialiste et médiatique contre l’initiative de mise en oeuvre
Nos lecteurs nous prient de publier. Merci à Cenator :
Le PS poursuit sa propagande mensongère contre l’initiative de mise en œuvre, en prétendant qu’elle aboutirait au renvoi des auteurs de délits mineurs.
Dernier exemple en date, l’émission « Mise au point » de la RTS ( 20 h 05, à 15 mn 20 s) : Pour Rebecca Ruiz, PS, la loi actuelle permet déjà d’expulser les auteurs de crimes comme ceux de Cologne, tandis que l'initiative de mise en oeuvre vise les excès de vitesse ou les revenus non déclarés.
Dès 9 mn 10 s :

