Le présentateur égyptien Omar Adib à propos des attentats: “Aucune excuse. Les terroristes sont musulmans” (suite)

 

Il a été menacé de mort par les fondamentalistes.

Le gouvernement tente aussi de le condamner pour blasphème.

Il s'exprime dans son émission, qui sera bientôt supprimée, à propos des attentats de Bruxelles.

Omar Adib: "Aucune excuse. Les terroristes sont musulmans. Ils agissent au nom de l'islam, que nous le voulions ou non."

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-  Omar Adib "Vous détestez la réalité. Vous criez "ces terroristes ne sont pas musulmans" Non vous mentez, ce sont des musulmans et ils sont parmi nous. Ceux qui en Égypte tuent des innocents sont musulmans."

- La femme présentatrice "Et le musulman britannique ou le musulman français, d'où détient-il cette idéologie meurtrière?".

-  Omar Adib "De nous musulmans! De l'islam!"

- La femme présentatrice "De l'islam? Cela ne peut pas être vrai."

-  Omar Adib "Si c'est notre islam (malade). C'est la vérité. Notre religion est remplie de cet enseignement méprisant l'individu. Tu dois le reconnaître."

- La femme présentatrice "Mais ce sont des radicaux marginaux non?"

-  Omar Adib "Foutaises. C'est l'islam pur. Si ces éléments n'étaient pas contenus dans l'islam, les terroristes n'auraient aucune chance."

- La femme présentatrice "Ces musulmans ont été abusés, abusés politiquement."

-  Omar Adib "N'importe quoi. Ce mépris des hommes fait partie de l'islam. Nous grandissons avec ces enseignements. Ces enseignements sont une partie de notre psyché malade. Pour ces assassins, il s'agit de nous tuer tous. L'Etat islamique en Syrie, qui est-il? Ne me dis pas qu'ils ne sont pas musulmans. Ils le sont. En Irak aussi ce sont des musulmans. Tous ceux qui tuent les Yezidis et les autres (communautés), qui violent les femmes et les enfants, ce sont des musulmans. C'est la mauvaise histoire de notre islam. Musulmans, ils sont tous musulmans, même ceux qui ont tué Hussein (petit fils du Prophète tué il y a 1'400 ans) sont musulmans. Nous avons tué la raison (il y a 1'400 ans) et nous ne pouvons pas nous étonner des crimes commis par les nôtres."

- La femme présentatrice "Je veux souligner le fait que nos musulmans ont été trompés et qu'ils se sont dirigés vers la folie. L'Occident nous utilise et trompe nos musulmans pour certains objectifs."

-  Omar Adib "N'importe quoi. Personne ne peut t'utiliser et te tromper lorsque tu es en bonne santé. Pourquoi est-ce que ceux qui appartiennent aux autres religions ne sont pas trompés?"

- La femme présentatrice "Très bien, ça semble ainsi..."

-  Omar Adib "Pourquoi seulement nous? L'homme musulman aux USA qui a tué 18 personnes (Christian Hofer: La tuerie de San Bernardino dans un centre social pendant la fête de Noël) dans un centre social pour handicapé... 18 personnes tuées dans un centre social, à quel point doit-il être malade pour faire cela? Il les tue et crie "Allah Akbar" (Allah est le plus grand). Et vous voulez dire que cet assassin n'est pas musulman, qu'il n'est pas l'un des nôtres? Foutaises, vous essayez de tout justifier pour prouver qu'il n'était pas musulman. Bêtises, il a tué en tant que musulman. Basta! C'est l'amère vérité! Dans notre religion, ces enseignements criminels existent et ils sont répandus. Les musulmans tuent sur ordre car nous avons cet enseignement.

Traduction partielle Christian Hofer pour Les Observateurs.ch

Crash dans le Sinaï : selon les boîtes noires, un événement "brutal et soudain" est à l’origine de la catastrophe

 

"Tout est normal, absolument normal pendant le vol, et brutalement plus rien (…) Cela va dans le sens de la soudaineté, du caractère immédiat, de l'événement" explique une source proche de l'enquête, après l'analyse des boîtes noires.

 

Extrait de: Source et auteur

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Le président égyptien appelle l’Otan à intervenir en Libye

 

La route est encore longue pour la formation d’un gouvernement d’unité nationale en Libye. Et cela, malgré les efforts de l’émissaire des Nations unies, Bernardino Léon, pour trouver un accord entre les deux factions qui se disputent le pouvoir. Pour rappel, la Libye compte deux administrations : l’une établie à Tripoli, soutenue par la milice […]

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Crash de l’avion russe: «La seule cause possible est une action extérieure»

L'Airbus A321 qui s'est écrasé samedi en Egypte était «en excellent état technique» et seule une «action extérieure» peut expliquer le crash, a assuré lundi un dirigeant de la compagnie aérienne Metrojet, excluant également une erreur humaine.

Les pilotes de l'Airbus ont perdu le contrôle «total» de l'avion, a poursuivi le responsable. Il a précisé que les pilotes n'avaient pas «essayé d'entrer en contact radio» avec les contrôleurs aériens au sol.

Source

La Turquie et le Qatar soutiennent l’Etat islamique


Turquie-Qatar


Récemment, la presse égyptienne a émis de vives critiques (fondées) à l’encontre du Qatar et de la Turquie, deux pays islamiques, les accusant de financer le terrorisme en Egypte et dans d’autres pays du Moyen-Orient. En effet, la Turquie, sous la présidence autoritaire de Recep Tayyip Erdogan, et le Qatar, sous le règne de Cheikh Tamim Aal Thani, soutiennent et financent les organisations terroristes dans la région, et par conséquent, ces deux pays sèment la destruction au Moyen-Orient et transforment les pays arabes en enfer pour leurs citoyens.

Les articles appellent à étendre la guerre contre le terrorisme, y compris à tarir ses sources de financement et à prendre des mesures juridiques contre les dirigeants qataris et turcs, considérés comme les responsables de l’effusion de sang dans le monde arabe. Des accusations de même nature contre le Qatar et la Turquie avaient déjà été entendues à plusieurs reprises en Egypte depuis la chute du président intégriste Mohamed Morsi en juillet 2013.

La Turquie et le Qatar, proches, entre autre, de la confrérie fondamentaliste des Frères musulmans, soutiennent que le gouvernement du fanatique Morsi a été renversé par un « coup d’Etat militaire » et voient donc le régime du président Al-Sissi comme « illégitime » (sur ce point, les médias européens islamophiles en dhimmitude tiennent le même raisonnement que la Turquie et le Qatar…). L’Egypte, pour sa part, accuse (avec raison) la Turquie et le Qatar de soutenir les Frères musulmans, ce qui est interdit au pays des pyramides, ainsi que de soutenir des organisations djihadistes comme l’Etat Islamique.

Depuis peu, les analystes occidentaux reconnaissent (enfin) que la Turquie et le Qatar soutiennent effectivement l’Etat Islamique. Ces accusations mutuelles ont entraîné une détérioration des relations de l’Egypte avec la Turquie et le Qatar, à tel point qu’en novembre 2013, l’Egypte a renvoyé l’ambassadeur turc et rappelé son propre ambassadeur d’Ankara. En janvier 2014, elle a également rappelé son ambassadeur de Doha. Le Qatar, à son tour, a rappelé son ambassadeur du Caire en février 2015.

Les efforts déployés par l’Arabie saoudite pour négocier un rapprochement entre l’Egypte et le Qatar, efforts entamés fin 2014 dans le cadre de ses tentatives pour former une large coalition sunnite contre l’Iran, ses tentatives n’ont pas porté leurs fruits. Du reste, l’attitude de l’Arabie saoudite est ambiguë, car certains chefs de tribus saoudiens soutiennent l’Etat Islamique. Vu sous cet angle, l’Egypte devrait être considérée, en tous cas pour le moment, comme un allié de l’Europe et des Etats-Unis. Sauf que Monsieur Obama et l’eurocratie de Bruxelles préfèrent négocier avec la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite…

Michel Garroté, 11 août 2015

   

L’envers des cartes : LES COULISSES DE L’ATTAQUE SAOUDIENNE

Le Yémen continue à sombrer dans le chaos. La campagne aérienne lancée par l’Arabie saoudite et une dizaine de pays arabes (dont principalement l’Egypte) contre les rebelles chi’ites Houthis, a fait plusieurs dizaines de victimes. L'intervention militaire « Tempête décisive », fait suite aux appels à l'aide du camp du président Abd Rabbo Mansour Hadi, incapable de stopper l'offensive des Houthis qui ont réussi - depuis septembre 2014 - à prendre plusieurs régions du pays, dont la capitale Sanaa. Ils menacent aussi Aden, la capitale du Sud où s’est réfugié refuge le chef de l'Etat.

Le Caire a, mobilisé sa marine et son aviation, se disant prêt à « une intervention terrestre si nécessaire » selon les propres termes du ministre des Affaires étrangères Samih Shoukri qui affirme que « toute menace contre l'Arabie saoudite est aussi une menace contre l'Egypte ». Depuis la chute des Frères musulmans au Caire, Riyad finance massivement le nouveau régime égyptien, cherchant à reconstituer un « axe sunnite » pour faire face à l’Iran. Mais les calculs du Caire semblent d’ores et déjà sentir le pétrole... En effet, cette opération yéménite pourrait être la répétition d’une intervention militaire égyptienne en Cyrénaïque.    Depuis le roi Farouk, puis Nasser, l’Egypte a toujours lorgné sur les région pétrolière de l’Est libyen et la « somalisation » de ce pays représente une merveilleuse opportunité pour la concrétisation de ce vieux rêve des nouveaux Pharaons...  Désormais, les Saoudiens et les autres pays sunnites ne pourront rien y retrouver à redire dès l’instant où cette prise de contrôle se fera au nom d’un « nouvel axe sunnite »...

De son côté, la monarchie wahhabite accuse Téhéran de s'immiscer dans les affaires du Yémen alors que l’Iran n'a jamais confirmé aider les Houthis, les meilleurs experts de la zone non plus : « Les Iraniens sont ceux qui s'ingèrent dans les affaires des pays arabes, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, ce que nous ne pouvons pas tolérer », affirme de manière péremptoire l'ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeïr, « nous devons faire face à l'agression de l'Iran dans la région. Nous nous opposons à leur soutien aux Houthis et à la tentative de ces derniers de s'emparer du Yémen (...) C’est évident que l’Iran veut dominer la région ».  Cette escalade verbale, qui caractérise un climat de plus en plus volatile, s’intensifie à la veille d’une échéance capitale pour l’avenir de la paix mondiale.

En effet, cette attaque saoudo-égyptienne intervient - comme par hasard -, dans le contexte final de la négociation 5 plus 1 sur le nucléaire iranien et au lendemain de la réélection de Netanyahou. « On a jamais vu les avions saoudiens bombarder des positions israéliennes, alors qu’ils ciblent aujourd’hui des villes arabes », commente un diplomate syrien qui ajoute : « se contenter de cibler les Houthis peut modifier les rapports de force entre tribus yéménites... mais cela favorisera surtout les jihadistes d’Al-Qaïda et de Dae’ch dans toute la région ».

Quoiqu’il en soit, ces raids aériens n’auront que des résultats limités sans une intervention terrestre. Celle-ci reste peu probable en raison des risques d'enlisement et d'escalade avec Téhéran. Un porte-parole saoudien de la coalition a déclaré qu'il n'y avait pas de projet d'intervention de cette nature dans l'immédiat.   Mais  une  campagne  limitée  à  des raids       pourrait rapidement nuire à l'image de Riyad. Si l’Arabie saoudite poursuit son action, le nombre de victimes civiles augmentera rapidement et, outre celui du Caire, le soutien des autres pays arabes pourrait s’amenuiser... Les positions de la Russie et de l’Algérie notamment - cette dernière ne s’étant pas jointe à la coalition - sont, du reste très significatives des réserves d’autres pays qui craignent, non seulement un enlisement mais aussi un renforcement des factions jihadistes dans la péninsule arabique comme sous d’autres latitudes arabes et africaines...

Depuis des décennies, le Yémen est le théâtre d'affrontements incessants entre factions et tribus rivales, entre le Nord et le Sud. L’opération militaire conduite par Riyad a peu de chances de rétablir un semblant d'ordre et de stabilité, même si une opération terrestre était diligentée. Le pays de « l’Arabie heureuse » a été le théâtre d’une guerre civile entre 1962 et 1970, opposant les royalistes mutawakkilites et les républicains arabes du sud. A l’époque, cette guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Egypte nationaliste de Nasser s’était enlisée jusqu’au rétablissement d’une République arabe du Yémen. « République »...   le terme et la forme institutionnelle d’un tel régime a toujours fait horreur à la monarchie pétrolière wahhabite incarnant l’un des régimes les plus réactionnaire du monde.

En définitive, l’attaque de Riyad - soutenue aussi par Dae’ch -, aggrave la Fitna, cette vieille confrontation larvée entre les mondes sunnite et chi’ite. Avec le soutient actif de la Turquie - un accord militaire de coopération a été signé il y a trois mois entre l’armée turque et le Qatar -, les Etats pétroliers de la péninsule arabique veulent faire front à l’ « arc chi’ite » dénoncé en son temps par le roi Abdallah de Jordanie. Dans le contexte géostratégique actuel, cette alliance fait le jeu des puissances occidentales et d’Israël contre un Iran, une Syrie et un Hezbollah qui demeurent les seuls acteurs à soutenir la résistance palestinienne.

Au final, il n’est pas très surprenant de voir l’ « Etat islamique » soutenir et encourager la « tempête » saoudienne. Depuis sa création, Dae’ch bénéficie des largesses financières de la monarchie wahhabite et des dons d’autres bailleurs de fonds de pays du Golfe, c'est-à-dire des mêmes Etats qui prétendent aussi faire partie de la Coalition contre l’ « Etat islamique ». Absence d’hégémonie militaire, schizophrénie diplomatique, fragmentation politique et territoriale, ainsi que les vieilles ambitions libyennes de l’Egypte conditionnent désormais à l’avenir de la région pour le plus grand bonheur de Tel-Aviv et Washington au moment même où les Occidentaux essaient de rétablir des « relations normales » avec l’Iran...

Richard Labévière, 31 mars 2015

L’État islamique décapite 21 Chrétiens égyptiens et menace les “Croisés”

L'État islamique a mis en ligne dimanche une vidéo d'environ cinq minutes destinée à montrer la décapitation de 21 chrétiens égyptiens enlevés en Libye. Un porte-parole de l'Église copte, cité par l'agence de presse Mena, a confirmé que 21 fidèles qui avaient été enlevés par les djihadistes étaient décédés.

Sur les images, des activistes vêtus de noirs conduisent leurs prisonniers habillés de combinaisons orange jusqu'à une plage. Là, ils les obligent à s'agenouiller et procèdent aux décapitations. Avant les exécutions, l'un des activistes armé d'un couteau déclare: "pour vous les croisés, la sécurité n'est qu'un vain espoir". La vidéo apparaît via le fil Twitter d'un site soutenant les djihadistes de l'EI. Une légende, ajoutée aux images, indique: "les partisans de la croix, les fidèles de l'église égyptienne hostile".

Attention vidéo choquante sur ce lien:

Vidéo Youtube

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