"Aujourd'hui, nous devons faire très clairement la différence entre le débat d'idées, parfaitement légitime, portant sur les valeurs et sur les opinions, et l'hostilité envers les personnes musulmanes, qui rend l'islam responsable de tous les actes extrémistes commis en son nom", a affirmé le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI).
En général, les actes hostiles à l'encontre des musulmans en Suisse sont à la hausse, constate en effet la Commission fédérale contre le racisme (CFR).
Impact des réseaux sociaux
Les organisateurs du colloque ont pointé du doigt notamment les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Youtube, qui facilitent la diffusion de contenus hostiles aux musulmans, et ceci à moindres coûts. "Depuis des années, les musulmans font les frais de ce type de propagande, qui exacerbe les émotions, sème la méfiance et génère de l'exclusion sociale", affirment-ils.