Immigration : les Pays-Bas accélèrent les projets de “centres de retour” hors UE
Le gouvernement néerlandais durcit sa politique contre l’immigration, en avançant sur plusieurs projets visant à externaliser le traitement des demandes d’asile et à faciliter les expulsions de migrants déboutés.
Expulser et externaliser
La Haye travaille à la mise en place des premiers « centres de retour » situés en dehors de l’Union européenne. Ces structures auraient pour objectif d’accueillir des personnes dont la demande de séjour a été rejetée dans l’UE, en vue de leur renvoi vers leur pays d’origine.
Dans le même temps, plusieurs pistes sont à l’étude pour aller plus loin dans la réforme du système d’asile. Le gouvernement néerlandais, en coordination avec d’autres pays européens, envisage notamment de traiter certaines demandes d’asile directement en dehors de l’Union européenne. Cette approche vise à réduire les arrivées irrégulières et à accélérer les procédures d’éloignement.
Un contexte politique tendu
Une ligne politique qui pourrait être renforcée sous la pression de la droite anti-immigration aux Pays-Bas, avec le PVV de Geert Wilders, mais également au sein du Parlement européen, où une alliance des droites sur les questions migratoires prend de plus en plus forme.
« Partout en Europe, les populations réclament des solutions crédibles et applicables pour reprendre le contrôle des migrations », a déclaré Bart van den Brink, vice-Premier ministre néerlandais et ministre de l’Asile et des Migrations.