lundi 15 juin 2026
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Or suisse : les responsables du désastre

Mais qui est donc responsable d'un manque à gagner d’environ 140 milliards de francs ?

Les Observateurs (la rédaction)
2 min de lecture

Entre 2000 et 2005, des res­pon­sables irres­pon­sables ont bra­dé 1 300 tonnes d’or du patri­moine du peuple suisse. Voyons qui disait quoi à l’époque.

Peter Tschopp était conseiller natio­nal PLR, par­ti­san de l’adhésion à l’UE et pro­fes­seur d’économie à l’université de Genève. Dans une inter­pel­la­tion en 1996, il a sug­gé­ré au Conseil fédé­ral de vendre les réserves d’or de la Banque natio­nale « au pro­fit d’actifs plus rému­né­ra­teurs ». Il a deman­dé tex­tuel­le­ment :

« Ne pour­rait-on pas envi­sa­ger une réduc­tion de ces avoirs lar­ge­ment impro­duc­tifs, notam­ment au pro­fit du finan­ce­ment direct ou indi­rect de pro­jets d’infrastructure pro­duc­tifs comme la NLFA (Nou­velle ligne fer­ro­viaire à tra­vers les Alpes) ? »

Le groupe d’experts « Réforme du régime moné­taire », mis en place par le ministre des Finances de l’époque Kas­par Vil­li­ger, est par­ve­nu fin 1997 à la conclu­sion que 1 300 tonnes d’or étaient « excé­den­taires » et devaient être ven­dues. Ces soi-disant experts étaient pré­si­dés par Ulrich Gygi (PS) de l’Administration fédé­rale des finances et Peter Klau­ser (PDC) de la Banque natio­nale. Ils ont pro­po­sé de « sor­tir 1 400 tonnes du bilan de la Banque natio­nale suisse ».

En 1997, le conseiller natio­nal zuri­chois UDC Ulrich Schlüer, membre de la com­mis­sion pour la nou­velle Consti­tu­tion fédé­rale, a remar­qué que l’article sur la cou­ver­ture-or des billets de banque allait être tout bon­ne­ment sup­pri­mé. Il a pro­tes­té, et l’expert consul­té, le pro­fes­seur Ernst Bal­tens­per­ger, lui a don­né rai­son. C’est donc grâce à lui qu’est res­tée l’obligation consti­tu­tion­nelle de déte­nir une par­tie des réserves moné­taires en or.

Le conseiller natio­nal thur­go­vien PS Jost Gross, quant à lui, avait raillé Ulrich Schlüer, le trai­tant de « féti­chiste de l’or » s’accrochant à une « fic­tion ».

Eh bien, cet or fut ven­du au moment le plus stu­pide, pour seule­ment 21 mil­liards de francs. Avec le recul, on ne peut que consta­ter que la Suisse a subi un manque à gagner d’environ 140 mil­liards de francs. Cette vente d’or entre 2000 et 2005 consti­tue la plus grande faute poli­ti­co-finan­cière de l’histoire suisse !

Chro­nique vidéo de Tho­mas Mat­ter, conseiller natio­nal UDC zuri­chois.
Tra­duc­tion-adap­ta­tion :
Caro­line

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