Que la démographie et la migration doivent être gérées, personne n’en doute.
Voici ce que Christian Pauletto, conseiller à la présidence du Centre genevois assène dans Le Temps. Pour ensuite expliquer qu’il ne faut surtout pas le faire et donc repousser l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! ». Cela ne surprend guère, le Centre n’ayant jamais abandonné son projet de dissoudre la Suisse dans le cloaque européen. Toute entreprise qui pourrait contrarier cette mortifère ambition est donc à combattre. Dans le cas présent, le non s’impose car l’initiative serait incompatible avec les principes démocratiques et une bonne gouvernance. Le texte aurait des conséquences pour l’avenir, ce qui constituerait un déni de démocratie. La génération montante serait tributaire d’un oui sans avoir pu se prononcer. C’est souvent le cas, quel texte législatif pourrions-nous voter qui n’engagerait pas l’avenir ? Selon notre conseiller, il faudrait donc renoncer à toute initiative car le principe influence le futur. On mesure à ce genre d’argument pour le moins débile à quel point les adversaires du texte sont démunis face aux partisans du retour à une immigration raisonnable.
Si dans 25 ans, il devait apparaître que le texte pose plus de problèmes qu’il en résout, il sera toujours possible de le modifier voire de le supprimer par voie d’initiative pour autant que l’Union européenne ne nous l’interdise pas par le biais de l’accord de soumission que le Centre appelle de ses vœux. Il faut être clair, l’aspect migratoire n’intéresse pas le Centre, ce parti veut simplement que le peuple suisse ne prenne aucune décision susceptible de contrarier l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne. Le Centre conteste les droits démocratiques dont nous jouissons en tant que citoyens suisses mais se tient prêt à confier notre destin à Bruxelles. D’où son opposition à l’initiative pour la durabilité.
Le 14 juin prochain, OUI à l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions !"

OUI OUI ET ENCORE OUI SI NOUS VOULONS NE PAS DETRUIRE NOTRE PAYS.