Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires ♦ Le prochain Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 21 novembre prochain et aura pour thème Migrexit : de la fin de l’assimilation à la remigration. Un sujet qui a évidemment inspiré Paul Tormenen, spécialiste des questions migratoire.
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I Le diagnostic
L’assimilation, une belle idée
[...]L’intégration. En 2003, Bernard Stasi ne parlait plus dans un rapport sur le sujet, d’assimilation, mais d’un certain échec de l’intégration « à la française » (2). Ce glissement sémantique illustrait le fait que désormais, on ne demandait plus à l’étranger ou à la personne d’origine étrangère d’adhérer sans réserve à la culture française et de garder sa culture pour la sphère privée. On se contentait d’attendre de lui une bonne intégration sociale par l’emploi et le respect des lois du pays.
Comme l’a souligné la démographe Michèle Tribalat, la politique commune impulsée par l’Union européenne a été l’occasion de nouveaux reculs pour la France en la matière (3). L’Union européenne a promu une nouvelle conception de l’intégration dont elle donne la définition suivante : « un processus dynamique à double sens d’acceptation mutuelle de la part de tous les immigrants et résidents des Etats membres ». Ce n’est désormais plus la société d’accueil qui sert de référent unique aux nouveaux arrivants. L’avènement du multiculturalisme implique des efforts de chacun pour accepter les différences de l’autre et changer son comportement. Le message envoyé aux nouveaux arrivants est encore plus brouillé quand celui qui est maintenant le président de la République affirme qu’il n’y a pas de culture française (4).
Le vivre ensemble. Conséquence logique, la troisième étape, plus récente, est marquée par la promotion du « vivre ensemble ». Selon nos dirigeants, l’arrivée toujours plus importante d’extra-Européens dans notre pays est une nécessité et doit se faire sans heurts. Le vivre ensemble est désormais l’horizon indépassable de la vie dans une société de moins en moins homogène et de plus en plus fragmentée.
Paul-François Paoli en donne une définition très personnelle : « Le vivre-ensemble sans affinité s’appelle promiscuité. Or cette promiscuité commence quand s’imposent des gens auprès de qui nous ne souhaitons pas vivre » (5).
Pour mieux illustrer mon propos sur la séparation qui s’opère dans la société française, je vous propose de partager mon expérience des 15 dernières années en région parisienne.
Séparation
Tout observateur un peu vigilant vivant en agglomération urbaine peut constater au quotidien les manifestations du délitement de l’assimilation et des premiers signes de séparation.
J’habite et travaille en région parisienne, dans une commune à la population « mixte » socialement et ethniquement. Les logements sociaux y sont nombreux, sans toutefois atteindre le niveau observable dans certaines villes anciennement ou encore actuellement gérées par les communistes.
Les émeutes de 2005.
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« Les territoires perdus de la République » n’ont à partir de cette date plus été seulement un sujet d’étude mais aussi une découverte pour beaucoup de français. Des territoires où les policiers, les médecins, les pompiers, etc. doivent adapter leur mode d’intervention car il y règne une autre loi et d’autres mœurs.
Mais l’on pourra m’objecter que cette partition du territoire n’est voulue et organisée que par quelques milliers de jeunes qui souhaitent ne pas être gênés dans le trafic de drogue. Un autre phénomène, bien plus massif, contribue depuis quelques années à la séparation entre « communautés », puisqu’il faut bien employer ce terme qui correspond à une réalité : la montée de l’islamisme.
La généralisation du voilement. Au fil des années, j’ai constaté dans les rues de ma ville une généralisation du voilement des femmes d’origine immigrée. Si au début il s’agissait d’un voile discret, les tenues soi-disant pudiques sont devenues de plus en plus ostentatoires. Après s’être limité au voile, il s‘agit maintenant de tenues plus rigoristes les unes que les autres. Quand il ne s’agit pas de tenues rigoristes, les femmes immigrées sont de plus en plus nombreuses à avoir remisé leur tenue « occidentale » pour se parer de vêtements traditionnels « du pays ». C’est un phénomène massif dont les médias ne parlent pas ou peu et n’en analysent pas les raisons. On retrouve maintenant dans les rues les tenues traditionnelles que les maghrébines réservaient pour les grandes occasions. La discrétion des années 1960 et 1970 est déjà loin !
Mais il ne s’agit pas simplement de tenues différentes de celles des européens. Le voile qui prétend cacher les attraits de la femme, en dit long sur une certaine conception de la féminité et de la place de la femme dans la société (7). Porter le voile serait selon de nombreux imams un signe de pudeur dans l’espace public. C’est plus que cela : hormis quelques femmes qui le font par conformisme, il s’agit de se compter et de montrer son affiliation à la communauté des croyants, la Oumma.
Je crains fort que la crise sanitaire que nous connaissons ne vienne parachever une autre capitulation : le port de la burqa est maintenant toléré. La masque aux mêmes couleurs que le voile intégral permet de couvrir presque totalement le visage. Cette façon de s’habiller, très éloignée des règles de civilité françaises, est souvent perçue comme une agression à l’encontre de nos mœurs.
Ces dernières années, des hommes de plus en plus nombreux se rendent à la mosquée de la commune en qamis (tuniques) et sandalettes, en particulier le vendredi, alors qu’il y a quelques années, les fidèles s’y rendaient en toute discrétion. Il s’agit encore d’occuper le terrain, de gagner en visibilité et de montrer à la population « de souche » que la ferveur religieuse est de leur côté. C’est aussi une forme de prosélytisme muet qui ne dit pas son nom.
L’expansion du halal. [...]
Mosquée. Je vous ai parlé jusqu’à maintenant de signes de plus en plus ostentatoires, d’une façon d’affirmer sa présence, son identité et sa ferveur religieuse. Mais il ne s’agit pas que d’une simple mode vestimentaire ou alimentaire. Sur le site internet de la mosquée de la ville, la lecture de certains hadiths – des paroles du prophète de l’islam – est en tout point édifiante : la place et le rôle de la femme, la polygamie non interdite, les rapports avec les « mécréants », les injonctions à la communauté de se « multiplier » etc. sont autant d’illustrations de la représentation d’un « nous » en opposition à « eux ». On est bien loin des fadaises œcuméniques du pape François.
Cette séparation religieuse et idéologique est confirmée par de nombreux travaux réalisés tant par des universitaires que par des journalistes (9). [...]
II Remigration
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L’inversion des flux migratoires, qui apparait chaque jour plus nécessaire, nécessite que deux conditions soient réunies :
- l’accès au pouvoir d’un gouvernement résolu à mettre en œuvre cette politique,
- un cadre juridique permettant non seulement d’arrêter les flux migratoires excessifs que nous connaissons, mais également de les inverser.
Un gouvernement engagé dans l’inversion des flux migratoires
[...]Le pessimisme de la raison ne doit pas prendre le dessus sur l’optimisme de la volonté si cher à Antonio Gramsci. Cette volonté doit être mise à profit pour entreprendre le travail de conviction qui précède toujours les changements politiques. C’est vers une hégémonie culturelle en la matière qu’il faut tendre, en n’ayant pas peur de confronter ses idées à d’autres opposées.
Un cadre juridique permettant d’inverser les flux migratoires
Le débat avorté sur l’instauration de quotas en matière d’immigration a eu au moins un mérite : celui de mettre en avant le fait que près de 90% de l’immigration arrivant chaque année en France est subi et correspond à des droits individuels (asile, regroupement familial, aide sociale à l’enfance, etc.) (12).
Le législateur n’a pas pris la mesure de la pression migratoire que notre pays connait. L’inversion des flux migratoires suppose que le gouvernement qui sera aux commandes prenne un certain nombre de mesures fortes. L’inversion des flux migratoires peut se faire par étape, en utilisant dans un premier temps les outils juridiques mobilisables, et dans un deuxième temps, en changeant le cadre juridique existant.
La mobilisation des outils juridiques existants pour freiner l’immigration
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La remise en cause du cadre juridique actuel pour inverser les flux migratoires
L’inversion des flux migratoires nécessite de rompre avec le carcan juridique actuel. Cette rupture passe notamment par la remise en cause des conditions actuelles du droit d’asile, de l’aide sociale à l’enfance et du regroupement familial. Ces droits pouvant être invoqués par les étrangers souhaitant s’installer en France ont quatre sources :
- les conventions internationales,
- les règlements européens,
- la constitution,
- les lois nationales.
Les conventions internationales : La France a au fil des années pris des engagements contraignants en ratifiant des conventions internationales. Les principaux sont la convention européenne des droits de l’homme, la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le droit d’asile et la convention de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l’enfant.
Les règlements européens : [...]
La constitution : Le préambule de la constitution de 1946 a été invoqué par le Conseil d’Etat en 1978 pour permettre le regroupement familial, il garantit également le droit très général à « protection ».
Les lois nationales : Leur changement suppose que les normes supérieures contraignantes ne s’appliquent plus.
L’inversion des flux migratoire et le rétablissement d’une pleine souveraineté en la matière impliquent donc :
- la dénonciation de traités internationaux ratifiés par la France,
- la renégociation des directives européennes ou la sortie de l’Union européenne,
- la modification de la constitution,
- l’abrogation de certaines lois et l’adoption de nouvelles.
Se défaire de cette longue liste de textes juridiques peut apparaitre comme un parcours du combattant.
Les pays du groupe de Visegrad sont à la fois membres de l’Union européenne et ont ratifié la convention européenne des droits de l’homme. Ils n’en mènent pas moins une politique très restrictive en matière d’immigration. Mais ils n’ont pas à gérer cette nécessité qui est celle de la France d’inverser les flux migratoires.
[...]
Paul Tormenen
18/10/2020
(1) Code civil (article 21-24 du code civil), le Décret n° 93-1362 du 30 septembre 1993, la charte des droits et devoirs du citoyen français
(2) Rapport sur l’application du principe de laïcité dans la société française. Bernard Stasi. 2003
(3) « Assimilation : la fin du modèle français ». Michèle Tribalat. Ed. du Toucan. 2013
(4) « Emmanuel Macron et le reniement de la culture française ». Le Figaro. 6 février 2017
(5) « L’imposture du vivre-ensemble de A à Z ». Paul-François Paoli. Ed. L’artilleur. 2017
(6) « Témoins des émeutes de 2005, ils racontent ». Les Inrocks. 1er novembre 2005
(7) « Quelle histoire le voile raconte-t-il aux enfants ? ». Le Huffpost.ca. 9 octobre 2013
(8) « Le projet. La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde ». L’artilleur. 2019
(9) « Islamisation de la France : on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ». Polémia. 27 janvier 2020
(10) « La fabrique de l’islamisme ». Institut Montaigne. 2018. « Les français sont-ils encore Charlie ? ». Sondage de l’IFOP pour le journal Charlie Hebdo. 1er septembre 2020
(11) « Radicalisation islamiste : faire face et lutter ensemble ». Rapport de Madame J. Eustache Brinio. Sénat. 7 juin 2020
(12) « Grand débat national : Macron verrouille la question de l’immigration ». Polémia. 19 janvier 2019
(13) « Manuel de droit européen en matière d’asile, de frontières et d’immigration ». Conseil de l’Europe. 2014
Article complet: : Correspondance Polémia:
https://www.polemia.com/assimilation-separation-ou-remigration/
La remigration doit etre mis en chantier immediatement par tout gouvernement responsable !
”Remigration
L’inversion des flux migratoires, qui apparait chaque jour plus nécessaire, nécessite que deux conditions soient réunies :
– l’accès au pouvoir d’un gouvernement résolu à mettre en œuvre cette politique,
– un cadre juridique permettant non seulement d’arrêter les flux migratoires excessifs que nous connaissons, mais également de les inverser.”
Le remigration est la SEULE solution valable et applicable, après avoir bien entendu appliqué des mesures strictes à nos frontières !
Le gouvernement actuel est pro-immigrationniste et les élections présidentielle en France auront lieu en 2022 !! Quel homme politique FORT (genre M. Trump) va émerger … aucun !
Le cadre juridique peut être établi en quelques semaines, c’est une question de volonté !
La libre circulation DOIT être limitée !
Les pays doivent accueillir leurs ressortissants qui seront expulsés du territoire national sous peine de ne plus avoir de fond pour le développement ou restrictions commerciales …
Oui, l immense bourbier civilisationnel avec une secte impossible a assimiler dans une democratie , le grand probleme reste de mettre au pouvoir une personne grandement motivee a nettoyer ce continent mine par la jungle et le desert !
Les ordures de Bruxelles n’ont rien inventé. Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde et ça fonctionne toujours. Pour ce faire il n’y a pas plus simple que d’inonder les peuples européen d’allogènes inassimilables qui vont créer des conflits à n’en plus finir.