Vevey : un Kosovar écope de 20 ans de prison, illustration de la surreprésentation des étrangers dans les crimes domestiques
Un ressortissant kosovar a été condamné à 20 ans de prison pour avoir tué sa compagne à Vevey. Une affaire d’une « violence inouïe », selon le tribunal, qui s’inscrit dans une criminalité conjugale où les étrangers sont nettement surreprésentés.
Le Tribunal criminel de l’Est vaudois a condamné un ressortissant kosovar à 20 ans de prison pour l’assassinat de sa compagne, tuée à Vevey en mai 2023. Le prévenu devra suivre un traitement institutionnel et sera expulsé de Suisse à l’issue de sa peine.
Le tribunal a intégralement suivi les réquisitions du Ministère public, malgré une responsabilité pénale jugée légèrement diminuée. Son président a dénoncé une « violence inouïe » et une « culpabilité écrasante ». Il a estimé que le condamné avait voulu maintenir son emprise sur sa compagne « au prix de sa vie ».
Un drame loin d’être isolé. Les statistiques fédérales montrent en effet une nette surreprésentation des étrangers parmi les hommes soupçonnés d’homicides au sein du couple. Entre 2019 et 2023, sur 205 prévenus, 41 % étaient suisses, contre 43 % d’étrangers appartenant à la population résidante permanente, 13 % d’étrangers sans domicile en Suisse et 2 % de personnes relevant du domaine de l’asile.
Cette disproportion n’est pas nouvelle. Pour la période 2000 – 2004, l’Office fédéral de la statistique relevait déjà, proportionnellement à la population, 3,1 fois plus de suspects parmi les hommes étrangers résidant en Suisse que parmi les Suisses dans les tentatives d’homicide et homicides conjugaux.
Une étude fédérale portant sur les homicides domestiques commis entre 2011 et 2020 aboutissait à un constat moins marqué, mais toujours significatif : 44 % des auteurs avaient une nationalité étrangère, alors que les étrangers représentaient environ un quart de la population résidante. Ces chiffres démontrent la surreprésentation constante des ressortissants étrangers dans ce type de crimes.