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Pour Ferghane Azihari, l’islamisation est la menace la plus grave qui pèse sur l’Europe

Le 12 juin à 18h30, Ferghane Azihari présentera son livre à Lausanne, à l'hôtel Mirabeau, et le 13 juin, il donnera une autre conférence à Genève.

Giorgio Ghiringhelli
20 mai 2026
7 min de lecture

« Il est urgent de frei­ner l’immigration de ceux qui haïssent notre socié­té »

Début jan­vier, un livre qui fait beau­coup par­ler de lui et qui est dédié “aux vic­times de l’islam et des oppres­sions poli­ti­co-reli­gieuses” est sor­ti en France. L’auteur est Fer­ghane Azi­ha­ri, essayiste et ana­lyste poli­tique, né à Paris le 16 octobre 1993 de parents musul­mans ori­gi­naires des Comores (Anjouan) et immi­grés en France dans les années 1970.

Chro­ni­queur au Figa­ro Maga­zine et sur France Info TV, Fer­ghane Azi­ha­ri, qui se défi­nit comme un libre pen­seur et que cer­tains ont qua­li­fié de ”Vol­taire de notre époque”, est sou­vent invi­té dans les médias fran­çais, où il par­ti­cipe à des débats sur l’islam. En 2022, il a reçu le “Prix Tur­got du jeune talent” pour son essai Les éco­lo­gistes contre la moder­ni­té, publié en 2021, dans lequel il cri­tique les défen­seurs de l’écologie radi­cale qui crient à la catas­trophe cli­ma­tique mais font la guerre aux solu­tions les plus cré­dibles fon­dées sur le pro­grès scien­ti­fique.

Le livre dont il est ques­tion dans cet article s’intitule L’islam contre la moder­ni­té. Il s’agit d’un essai de 330 pages, qui a deman­dé cinq ans de tra­vail à son auteur, dans lequel il fait éta­lage de son immense culture à tra­vers une série impres­sion­nante de cita­tions visant à déman­te­ler le mythe de « l’âge d’or isla­mique » (tra­di­tion­nel­le­ment situé entre le milieu du VIIIᵉ siècle et le milieu du XIIIᵉ siècle) ain­si que pour démon­trer l’incapacité de l’islam à se réfor­mer et son incom­pa­ti­bi­li­té avec la moder­ni­té, abou­tis­sant à la conclu­sion que la pro­pa­ga­tion crois­sante de l’islam repré­sente l’un des plus grands défis pour la paix et la pros­pé­ri­té à l’échelle mon­diale, et qu’il faut frei­ner l’islamisation de nos socié­tés avant que les dégâts qu’elle pro­voque ne deviennent irré­ver­sibles.

L’islam exporte l’obscurantisme

« Non content d’avoir rui­né l’Orient et trans­for­mé le ber­ceau de la civi­li­sa­tion en son tom­beau – écrit Fer­ghane Azi­ha­ri d’un ton impla­cable – l’islam exporte l’obscurantisme vers des socié­tés qui ont mis des siècles à s’en affran­chir (…). La com­plai­sance euro­péenne face à cet obs­cu­ran­tisme n’en est que plus conster­nante (…). Aveu­glé par son amné­sie reli­gieuse, l’Européen més­es­time la dan­ge­ro­si­té de l’islam. »

C’est dans les pays non isla­miques – observe-t-il encore – que les musul­mans jouissent des droits et liber­tés les plus éten­dus, et au lieu de dénon­cer les oppres­sions exis­tant au sein de leurs com­mu­nau­tés, ils semblent plus inté­res­sés à dénon­cer l’islamophobie dans les pays qui les accueillent. Au lieu de prendre acte du fait que la reli­gion fon­dée par Maho­met est la cause prin­ci­pale de la misère et des maux qui les affligent depuis des siècles, et d’adopter en consé­quence les règles de leurs socié­tés d’adoption, trop de musul­mans – avec la béné­dic­tion des diri­geants euro­péens – ont choi­si de per­pé­tuer en Europe leurs tra­di­tions réac­tion­naires en mul­ti­pliant les demandes absurdes (mos­quées, écoles cora­niques, salles de prière sur les lieux de tra­vail, vête­ments médié­vaux, etc.).

Cer­tains ont ten­dance à mini­mi­ser la res­pon­sa­bi­li­té ou la dan­ge­ro­si­té de l’islam en affir­mant qu’il serait injuste de confondre toute une com­mu­nau­té avec les actes de quelques indi­vi­dus, mais « ce lieu com­mun néglige que l’Histoire est tou­jours l’œuvre d’une poi­gnée d’individus moti­vés » et que les mino­ri­tés agis­santes « sont d’autant plus redou­tables que les com­mu­nau­tés dont elles émergent – et qui consti­tuent leur réser­voir de recru­te­ment – ne leur opposent aucune résis­tance ». (N.B. : vous vous sou­ve­nez com­ment les nazis sont arri­vés au pou­voir en Alle­magne ?) C’est pour­quoi – explique l’auteur du livre – les ins­ti­tu­tions isla­miques fon­da­men­ta­listes font tout pour empê­cher l’intégration des musul­mans dans notre socié­té. Même leurs nations de départ – comme par exemple la Tur­quie – agissent en ce sens dans le but de créer une cin­quième colonne au cœur des socié­tés occi­den­tales pour faire pres­sion sur celles-ci.

« Il serait cri­mi­nel d’ignorer les mal­fai­teurs qui crient sur tous les toits leur volon­té d’utiliser des com­mu­nau­tés dis­si­dentes pour nous détruire. »

Il faut soutenir les apostats de l’islam

La pres­sion démo­gra­phique confère déjà à l’islam un poids poli­tique consi­dé­rable, capable d’influencer – notam­ment en France – les résul­tats élec­to­raux, avec pour consé­quence que les auto­ri­tés et les par­tis poli­tiques relèguent au second plan la lutte contre l’antisémitisme, ou celles en faveur de la laï­ci­té, de la liber­té d’expression, des droits des femmes et d’autres caté­go­ries per­sé­cu­tées. Pour conqué­rir le pou­voir, « les fana­tiques de Maho­met n’ont pas besoin de sié­ger au cœur des ins­ti­tu­tions : il leur suf­fit d’atteindre une masse cri­tique pour que la liber­té vacille sous le poids du nombre. » La lutte contre l’islamisation, qui consti­tue la menace la plus grave pour l’Europe, néces­site l’union de toutes les forces démo­cra­tiques, au-delà des cli­vages par­ti­sans. C’est pour­quoi « les élec­teurs devraient sanc­tion­ner les par­tis qui ne placent pas cet enjeu en tête de leurs prio­ri­tés. »

Pour Azi­ha­ri, l’islam et l’islamisme sont une seule et même chose. Dans le monde musul­man, affirme-t-il dans une inter­view publiée dans l’Ex­press le 22 jan­vier der­nier, on ne fait pas cette dis­tinc­tion, qui est une inven­tion des Occi­den­taux des­ti­née à nous per­sua­der que l’islam n’a rien à voir avec les crimes com­mis en son nom. Cette dis­tinc­tion vise à faire croire qu’il est pos­sible de réfor­mer l’islam et de for­ger un « islam libé­ral », en dépouillant cette reli­gion de ses aspects juri­diques et poli­tiques. Mais en réa­li­té, les musul­mans qui ont pro­po­sé une telle réforme ont été consi­dé­rés comme des héré­tiques ou des apos­tats et ont été tués ou ostra­ci­sés, ce qui, d’après lui, prouve que – comme l’écrivait l’islamologue Anne-Marie Del­cambre dans son livre L’islam des inter­dits, publié en 2003 – « l’intégrisme n’est pas la mala­die de l’islam : c’est l’intégralité de l’islam ». Yous­sef al-Qara­da­wi, qui avant sa mort à Doha en 2022 était consi­dé­ré comme le chef spi­ri­tuel des Frères musul­mans, avait admis que sans les condam­na­tions à mort des apos­tats, l’islam n’aurait pas pu s’étendre. « Une reli­gion qui doit éli­mi­ner ses dis­si­dents pour per­du­rer, c’est la défi­ni­tion d’une secte », com­mente l’auteur du livre, qui sou­tient que la liber­té est conta­gieuse et que, par consé­quent, toutes les ins­ti­tu­tions publiques ou pri­vées, reli­gieuses ou laïques, devraient se faire un devoir de contri­buer à sou­te­nir les apos­tats et à gon­fler leurs rangs.

Il faut expulser les fondamentalistes

Par­tant d’une cita­tion du phi­lo­sophe Karl Pop­per (« la tolé­rance illi­mi­tée conduit à la dis­pa­ri­tion de la tolé­rance »), Fer­ghane Azi­ha­ri en arrive à la conclu­sion qu’« il convient d’arrêter d’importer tou­jours plus de popu­la­tions por­teuses de valeurs hos­tiles à notre civi­li­sa­tion, et d’expulser sys­té­ma­ti­que­ment ceux qui n’y adhèrent pas », en pré­ci­sant qu’il ne s’agit pas d’un pro­blème de race ou d’ethnie. De plus, « il convient de clas­ser comme orga­ni­sa­tions ter­ro­ristes les Frères musul­mans et toutes les orga­ni­sa­tions fon­da­men­ta­listes qui œuvrent, publi­que­ment ou en sous-main, à isla­mi­ser nos socié­tés, en rup­ture avec la tra­di­tion démo­cra­tique occi­den­tale. Les mili­tants qui gra­vitent autour de ces orga­ni­sa­tions doivent être déchus de leur natio­na­li­té et expul­sés (…). Pareilles mesures doivent être prises contre les orga­ni­sa­tions consu­laires et autres ins­ti­tu­tions liées aux États de départ, qui uti­lisent la reli­gion et leurs dia­spo­ras à des fins de désta­bi­li­sa­tion ». Et pour ceux qui prônent une inter­pré­ta­tion lit­té­rale du Coran et invitent à suivre l’exemple de Maho­met, fai­sant ain­si l’apologie de crimes que nos lois punissent, l’auteur est caté­go­rique :

« Leur place n’est pas par­mi nous ! Il existe plus d’une cin­quan­taine de pays musul­mans vers les­quels ces mili­tants, confor­mé­ment aux lois de leur “super­sti­tion”, peuvent migrer. » 

Conférences à Lausanne et à Genève

Il fal­lait bien un homme de cou­leur né dans une famille musul­mane ori­gi­naire d’un archi­pel afri­cain pour dire cer­taines véri­tés à des Euro­péens qui, en ouvrant grand les portes à l’islamisation du conti­nent, favo­risent le sui­cide de notre civi­li­sa­tion. C’est pour­quoi j’ai deman­dé à Fer­ghane Azi­ha­ri s’il accep­te­rait d’être can­di­dat à la dixième édi­tion du prix « Swiss Stop Isla­mi­za­tion Award », qui sera lan­cée en 2027. Il m’a remer­cié de l’intérêt que je porte à son tra­vail, accep­tant “avec plai­sir” cette pro­po­si­tion. Le 12 juin à 18h30, Fer­ghane Azi­ha­ri pré­sen­te­ra son livre à Lau­sanne, à l’hô­tel Mira­beau, et le 13 juin, il don­ne­ra une autre confé­rence à Genève.

Giorgio Ghiringhelli
Giorgio Ghiringhelli

Né à Locarno en 1952, Giorgio Ghiringhelli, grandit à Brissago. Jusqu’en 1979, il dirige la chronique du Locarnese à la Gazzetta ticinese, puis devient journaliste indépendant, tout en siégeant au comité des journalistes tessinois (1981-1986) et en assurant des fonctions marketing à l’Automobile Club suisse (1979-1994). Installé à Losone dès 1989, il entre au Conseil communal en 1996 comme indépendant proche de la Lega dei Ticinesi. Fondateur en 1998 du mouvement « Il Guastafeste », il est réélu à plusieurs reprises. En 2007, sa liste personnelle obtient quatre sièges, cas rare avec un seul candidat. Élu deux fois à l’exécutif communal, il renonce à siéger et se présente à diverses élections entre 1999 et 2007.

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