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COUCHEPIN RESSUSCITÉ : QUAND LES MÉDIAS SORTENT LA MOMIE EUROPEISTE DU SARCOPHAGE POUR SAUVER BRUXELLES
À chaque fois que la Suisse commence à douter du grand catéchisme européiste, les médias accomplissent le même rituel funéraire : ils descendent dans la crypte du vieux PLR, ouvrent le sarcophage, retirent les toiles d’araignée, soufflent sur trois kilos de poussière institutionnelle et ressortent Pascal Couchepin. Notre Ramsès II de la politique fédérale revient alors, bandelettes bien serrées et regard tourné vers Bruxelles, expliquer au peuple que limiter l’immigration serait dangereux, que l’Union européenne est notre mère nourricière, et que toute personne refusant la Suisse à dix millions d’habitants manque probablement de raison, de modernité et de soumission administrative.
La momie européiste reprend du service
Pascal Couchepin n’est plus vraiment interviewé. Il est exhumé. On ne lui demande pas une analyse nouvelle, on lui confie une mission archéologique : réciter, depuis son tombeau politique climatisé, l’ancien bréviaire de l’ouverture obligatoire, de la libre circulation sacrée et de la dépendance heureuse à l’Union européenne.
Le problème, c’est que ce vieux logiciel politique tourne encore sous Windows 95, avec le bruit d’un modem fatigué dans une pyramide. Couchepin répète que l’immigration est acceptée lorsqu’on construit des écoles, des crèches, des places de jeux et des services publics. Très bien. Donc, plus la population augmente, plus il faut construire ; plus il faut construire, plus il faut financer ; plus il faut financer, plus il faut accueillir encore davantage pour faire fonctionner ce que l’on vient d’agrandir.
C’est le hamster dans la roue, mais momifié. Une fuite en avant emballée dans des bandelettes libérales, avec un tampon européen sur le front.
Le sarcophage de Bruxelles
Comme toujours, l’argument suprême surgit : attention, l’Union européenne pourrait mal réagir. Voilà donc la souveraineté suisse résumée à un exercice de politesse envers Bruxelles. Le peuple peut voter, bien sûr, mais uniquement dans la mesure où son vote ne dérange pas le voisin bureaucratique.
C’est fascinant : ceux qui se disent libéraux expliquent désormais que la Suisse doit rester libre, mais seulement dans le périmètre autorisé par l’Union européenne. Une souveraineté sous surveillance, une démocratie avec laisse courte, un fédéralisme compatible avec les humeurs de la Commission.
Couchepin appelle cela de la raison. D’autres appelleraient cela de la soumission élégante, mais en version embaumée.
Donald Trump, l’épouvantail automatique
Évidemment, Couchepin invoque Donald Trump. C’est le réflexe pavlovien des salons bien élevés : dès qu’un peuple refuse la ligne officielle, on prononce « Donald Trump » et l’on espère que tout le monde se cache sous la table.
Mais cela ne répond à rien. Cela ne répond pas aux loyers. Cela ne répond pas aux salaires. Cela ne répond pas aux frontaliers. Cela ne répond pas aux routes saturées, aux infrastructures sous tension, ni à la question fondamentale : combien d’habitants un petit pays peut-il absorber avant de devenir une zone logistique surpeuplée avec un drapeau national accroché au-dessus de l’entrée ?
Comparer toute opposition à l’immigration de masse à Donald Trump, c’est l’argument paresseux par excellence. Un vieux bouton rouge rhétorique, conservé dans le formol, pour éviter de traiter le fond.
Les réseaux sociaux : quand le peuple ose parler sans autorisation
Couchepin s’inquiète aussi des réseaux sociaux, où les partisans de l’initiative seraient très organisés. Traduction : lorsque les médias, les partis, les faîtières économiques, les experts officiels et les communicants institutionnels répètent la même chose en boucle, c’est de l’information. Lorsque les citoyens répondent sur Facebook, c’est de la propagande.
Voilà toute l’arrogance du système résumée en une phrase. Le peuple est admirable quand il applaudit. Il devient inquiétant quand il contredit. Tant qu’il vote comme on lui dit, il est mature. Dès qu’il pense par lui-même, il faut ressortir la momie pour lui expliquer la vie depuis la vallée des rois fédéraux.
Le PLR face à son propre électorat
Le plus drôle reste la panique du PLR. Sa base ne suit plus vraiment la ligne officielle, alors Couchepin explique que c’est normal : le PLR est un parti libéral. Magnifique trouvaille. Quand un parti ne sait plus où il va, ce n’est pas une crise, c’est du pluralisme. Quand sa base refuse d’obéir, ce n’est pas un effondrement idéologique, c’est une richesse démocratique. Quand ses électeurs se rapprochent de l’UDC, ce n’est pas une alerte, c’est une nuance.
En réalité, le vieux PLR européiste découvre que ses électeurs vivent encore dans le monde réel. Ils voient les loyers, les salaires sous pression, la densification, les transports saturés, les infrastructures qui craquent et la perte progressive de souveraineté. Pendant ce temps, les anciens notables leur expliquent que tout ira bien parce que Nestlé, Brown Boveri et les grands-parents.
L’argument historique est splendide : puisque la Suisse a accueilli autrefois des industriels, elle devrait aujourd’hui accepter une croissance démographique sans limite claire. À ce compte-là, puisque les Romains construisaient des routes, il faudrait applaudir les embouteillages.
La propagande sous naphtaline
Toute la stratégie de Couchepin consiste à transformer une inquiétude populaire concrète en faute morale. Si les citoyens parlent du logement, on leur répond ouverture. S’ils parlent des salaires, on leur répond exportations. S’ils parlent de souveraineté, on leur répond Bruxelles. S’ils parlent de saturation, on leur répond grands-parents. S’ils insistent, on leur répond Donald Trump.
C’est cela, la vieille propagande européiste : ne jamais répondre à la question posée, mais déplacer le débat vers la peur, la morale ou la nostalgie. Une politique de momie : immobile, poussiéreuse, solennelle, et persuadée que le monde doit encore s’incliner devant son sarcophage.
Conclusion
Le retour médiatique de Couchepin n’est pas un événement politique. C’est une séance de spiritisme institutionnel. On convoque l’ancien monde pour défendre les vieux dogmes : libre circulation, peur de Bruxelles, culpabilisation du peuple et refus obstiné de poser des limites.
Mais la Suisse n’est pas un musée pour anciens conseillers fédéraux. Elle n’a pas vocation à être dirigée par des sarcophages idéologiques, des sermons recyclés et des bandelettes trempées dans l’eau bénite de l’Union européenne.
Couchepin veut opposer la raison aux hallebardes. Très bien. Mais la raison commence par regarder les faits : un pays ne peut pas croître indéfiniment sans payer le prix en logements, en salaires, en infrastructures et en souveraineté.
Le reste, c’est de la poussière de momie. Et cette fois, même le sarcophage sent Bruxelles.

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