« Il est urgent de freiner l’immigration de ceux qui haïssent notre société »
Début janvier, un livre qui fait beaucoup parler de lui et qui est dédié “aux victimes de l’islam et des oppressions politico-religieuses” est sorti en France. L’auteur est Ferghane Azihari, essayiste et analyste politique, né à Paris le 16 octobre 1993 de parents musulmans originaires des Comores (Anjouan) et immigrés en France dans les années 1970.
Chroniqueur au Figaro Magazine et sur France Info TV, Ferghane Azihari, qui se définit comme un libre penseur et que certains ont qualifié de ”Voltaire de notre époque”, est souvent invité dans les médias français, où il participe à des débats sur l’islam. En 2022, il a reçu le “Prix Turgot du jeune talent” pour son essai Les écologistes contre la modernité, publié en 2021, dans lequel il critique les défenseurs de l’écologie radicale qui crient à la catastrophe climatique mais font la guerre aux solutions les plus crédibles fondées sur le progrès scientifique.
Le livre dont il est question dans cet article s’intitule L’islam contre la modernité. Il s’agit d’un essai de 330 pages, qui a demandé cinq ans de travail à son auteur, dans lequel il fait étalage de son immense culture à travers une série impressionnante de citations visant à démanteler le mythe de « l’âge d’or islamique » (traditionnellement situé entre le milieu du VIIIᵉ siècle et le milieu du XIIIᵉ siècle) ainsi que pour démontrer l’incapacité de l’islam à se réformer et son incompatibilité avec la modernité, aboutissant à la conclusion que la propagation croissante de l’islam représente l’un des plus grands défis pour la paix et la prospérité à l’échelle mondiale, et qu’il faut freiner l’islamisation de nos sociétés avant que les dégâts qu’elle provoque ne deviennent irréversibles.
L’islam exporte l’obscurantisme
« Non content d’avoir ruiné l’Orient et transformé le berceau de la civilisation en son tombeau – écrit Ferghane Azihari d’un ton implacable – l’islam exporte l’obscurantisme vers des sociétés qui ont mis des siècles à s’en affranchir (…). La complaisance européenne face à cet obscurantisme n’en est que plus consternante (…). Aveuglé par son amnésie religieuse, l’Européen mésestime la dangerosité de l’islam. »
C’est dans les pays non islamiques – observe-t-il encore – que les musulmans jouissent des droits et libertés les plus étendus, et au lieu de dénoncer les oppressions existant au sein de leurs communautés, ils semblent plus intéressés à dénoncer l’islamophobie dans les pays qui les accueillent. Au lieu de prendre acte du fait que la religion fondée par Mahomet est la cause principale de la misère et des maux qui les affligent depuis des siècles, et d’adopter en conséquence les règles de leurs sociétés d’adoption, trop de musulmans – avec la bénédiction des dirigeants européens – ont choisi de perpétuer en Europe leurs traditions réactionnaires en multipliant les demandes absurdes (mosquées, écoles coraniques, salles de prière sur les lieux de travail, vêtements médiévaux, etc.).
Certains ont tendance à minimiser la responsabilité ou la dangerosité de l’islam en affirmant qu’il serait injuste de confondre toute une communauté avec les actes de quelques individus, mais « ce lieu commun néglige que l’Histoire est toujours l’œuvre d’une poignée d’individus motivés » et que les minorités agissantes « sont d’autant plus redoutables que les communautés dont elles émergent - et qui constituent leur réservoir de recrutement – ne leur opposent aucune résistance ». (N.B. : vous vous souvenez comment les nazis sont arrivés au pouvoir en Allemagne ?) C’est pourquoi – explique l’auteur du livre – les institutions islamiques fondamentalistes font tout pour empêcher l’intégration des musulmans dans notre société. Même leurs nations de départ – comme par exemple la Turquie – agissent en ce sens dans le but de créer une cinquième colonne au cœur des sociétés occidentales pour faire pression sur celles-ci.
« Il serait criminel d’ignorer les malfaiteurs qui crient sur tous les toits leur volonté d’utiliser des communautés dissidentes pour nous détruire. »
Il faut soutenir les apostats de l’islam
La pression démographique confère déjà à l’islam un poids politique considérable, capable d’influencer – notamment en France – les résultats électoraux, avec pour conséquence que les autorités et les partis politiques relèguent au second plan la lutte contre l’antisémitisme, ou celles en faveur de la laïcité, de la liberté d’expression, des droits des femmes et d’autres catégories persécutées. Pour conquérir le pouvoir, « les fanatiques de Mahomet n’ont pas besoin de siéger au cœur des institutions : il leur suffit d’atteindre une masse critique pour que la liberté vacille sous le poids du nombre. » La lutte contre l’islamisation, qui constitue la menace la plus grave pour l’Europe, nécessite l’union de toutes les forces démocratiques, au-delà des clivages partisans. C’est pourquoi « les électeurs devraient sanctionner les partis qui ne placent pas cet enjeu en tête de leurs priorités. »
Pour Azihari, l’islam et l’islamisme sont une seule et même chose. Dans le monde musulman, affirme-t-il dans une interview publiée dans l'Express le 22 janvier dernier, on ne fait pas cette distinction, qui est une invention des Occidentaux destinée à nous persuader que l’islam n’a rien à voir avec les crimes commis en son nom. Cette distinction vise à faire croire qu’il est possible de réformer l’islam et de forger un « islam libéral », en dépouillant cette religion de ses aspects juridiques et politiques. Mais en réalité, les musulmans qui ont proposé une telle réforme ont été considérés comme des hérétiques ou des apostats et ont été tués ou ostracisés, ce qui, d’après lui, prouve que – comme l’écrivait l’islamologue Anne-Marie Delcambre dans son livre L’islam des interdits, publié en 2003 – « l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam : c’est l’intégralité de l’islam ». Youssef al-Qaradawi, qui avant sa mort à Doha en 2022 était considéré comme le chef spirituel des Frères musulmans, avait admis que sans les condamnations à mort des apostats, l’islam n’aurait pas pu s’étendre. « Une religion qui doit éliminer ses dissidents pour perdurer, c’est la définition d'une secte », commente l’auteur du livre, qui soutient que la liberté est contagieuse et que, par conséquent, toutes les institutions publiques ou privées, religieuses ou laïques, devraient se faire un devoir de contribuer à soutenir les apostats et à gonfler leurs rangs.
Il faut expulser les fondamentalistes
Partant d’une citation du philosophe Karl Popper (« la tolérance illimitée conduit à la disparition de la tolérance »), Ferghane Azihari en arrive à la conclusion qu’« il convient d’arrêter d’importer toujours plus de populations porteuses de valeurs hostiles à notre civilisation, et d’expulser systématiquement ceux qui n’y adhèrent pas », en précisant qu’il ne s’agit pas d’un problème de race ou d’ethnie. De plus, « il convient de classer comme organisations terroristes les Frères musulmans et toutes les organisations fondamentalistes qui œuvrent, publiquement ou en sous-main, à islamiser nos sociétés, en rupture avec la tradition démocratique occidentale. Les militants qui gravitent autour de ces organisations doivent être déchus de leur nationalité et expulsés (…). Pareilles mesures doivent être prises contre les organisations consulaires et autres institutions liées aux États de départ, qui utilisent la religion et leurs diasporas à des fins de déstabilisation ». Et pour ceux qui prônent une interprétation littérale du Coran et invitent à suivre l’exemple de Mahomet, faisant ainsi l’apologie de crimes que nos lois punissent, l’auteur est catégorique :
« Leur place n’est pas parmi nous ! Il existe plus d’une cinquantaine de pays musulmans vers lesquels ces militants, conformément aux lois de leur "superstition", peuvent migrer. »
Conférences à Lausanne et à Genève
Il fallait bien un homme de couleur né dans une famille musulmane originaire d’un archipel africain pour dire certaines vérités à des Européens qui, en ouvrant grand les portes à l’islamisation du continent, favorisent le suicide de notre civilisation. C’est pourquoi j’ai demandé à Ferghane Azihari s’il accepterait d’être candidat à la dixième édition du prix « Swiss Stop Islamization Award », qui sera lancée en 2027. Il m’a remercié de l’intérêt que je porte à son travail, acceptant “avec plaisir” cette proposition. Le 12 juin à 18h30, Ferghane Azihari présentera son livre à Lausanne, à l'hôtel Mirabeau, et le 13 juin, il donnera une autre conférence à Genève.
Giorgio Ghiringhelli, 20.05.20226

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