Un spectre hante le pays: comment la liberté et la neutralité sont mises en péril en Suisse, Weltwoche, 19.04.2026, trad.auto. Extraits.

Un spectre hante le pays: comment la liberté et la neutralité sont mises en péril en Suisse

Le discours suivant a été prononcé par le membre de l’UDC et ancien conseiller national Adrian Amstutz lors de l’assemblée des membres de l’organisation « Pro Suisse » le 18 avril. Nous le publions ici dans son intégralité.

Un spectre hante la Suisse depuis trois décennies. Le spectre du renoncement à soi-même, de la soumission et des élites abusant de leur pouvoir en politique, dans l’administration, l’économie et les médias. Or la Suisse a beaucoup à perdre: sa démocratie directe, sa liberté et sa neutralité éprouvée. Et elle a beaucoup à gagner en revenant à ce qui a fait ses preuves. Avec la neutralité et une armée forte, sa sécurité. Sans soumission à l’UE, sa liberté économique couronnée de succès et sa prospérité, et sans immigration de masse, la préservation de notre identité et des paysages qui ne sont pas encore entièrement bétonnés.
Les faits des dernières décennies sont sur la table:

La prospérité augmente pour quelques-uns (managers, responsables d’associations et de syndicats ainsi que pour les politiciens de carrière). Mais la grande majorité des citoyens ordinaires stagnent pratiquement en termes de revenus. Les modestes améliorations de revenus sont plus que dévorées par l’explosion des loyers et des primes d’assurance-maladie.

Malgré 1 million de travailleurs supplémentaires depuis l’an 2000, la pénurie de personnel qualifié ne cesse de s’aggraver. Pourquoi? Parce que la Suisse a vu sa population augmenter de 1,9 million de personnes depuis l’an 2000, principalement en raison de la libre circulation des personnes avec l’UE, laissée sans frein, et de l’abus toléré du droit d’asile. Ces 1,9 million de personnes ont besoin de plus de maçons pour construire des maisons et des logements, de plus de médecins et de soignants pour les prendre en charge, de plus de fournisseurs pour les approvisionner, de plus de fonctionnaires pour les administrer, de plus de chauffeurs de bus pour les transporter, et de plus de policiers et de gardiens de prison pour poursuivre et surveiller davantage de criminels et de délinquants violents. 1,9 million de personnes supplémentaires en 25 ans nécessitent plus de terrain pour davantage de logements et d’infrastructures, plus d’électricité et d’énergie. Et elles produisent plus de déchets. Depuis l’an 2000, plus de 1,2 million de voitures supplémentaires circulent sur les routes suisses en raison de l’immigration. Cela signifie: plus de tout pour 1,9 million de personnes en plus. 1,9 million de personnes correspondent à 4 fois la population de la ville de Zurich, 14 fois celle de Berne, 25 fois celle de Saint-Gall. La Suisse croît 16 fois plus vite que l’Allemagne!

Que signifie cette folie? Il faut chaque année plus de 40 000 nouveaux logements, 1 600 soignants, 47 000 voitures, 566 millions de kWh d’électricité et 35 kilomètres carrés de surface urbanisée supplémentaires.

Le stress lié à la densité est perceptible partout: trains bondés, routes encombrées, pénurie de logements malgré une activité de construction énorme et des loyers en hausse.

Et quelle est la solution de la majorité à Berne fédérale? Fermer les yeux et foncer encore plus vite dans l’erreur – pour ne pas dire dans le mur – avec le traité de soumission à l’UE. Avec encore plus d’immigration, encore plus de réglementation et encore plus de milliards versés à l’étranger.

Qu’il plaise aux managers de l’industrie pharmaceutique et des grands distributeurs qu’un tel système leur amène chaque année environ 100 000 clients supplémentaires dans leurs magasins, c’est évident. Mais pour la Suisse et pour la grande majorité des habitants du pays, même pour ceux qui sont déjà immigrés et intégrés, cette spirale sans fin est une catastrophe. Même l’AVS ne peut pas être sauvée par ce « système de Ponzi », par ailleurs interdit par l’État. Car la masse des immigrés vieillira elle aussi un jour.

La dérive que connaît la Suisse a pris une dynamique dangereuse avec l’immigration de masse et la majorité inféodée à l’UE à Berne fédérale. L’État devient toujours plus « vorace » et plus effronté.

La bureaucratie et la frénésie réglementaire déferlent sur la Suisse depuis Bruxelles, avec la bénédiction de la majorité du Palais fédéral. Et les dépenses publiques ne cessent d’augmenter.

Les décisions populaires, comme les initiatives acceptées par le peuple et les cantons sur l’immigration de masse ou sur l’expulsion des criminels étrangers, ne sont plus mises en œuvre, à la manière de ces fonctionnaires bruxellois déconnectés. La majorité de violateurs de la Constitution à Berne fédérale s’emploie également à démanteler notre neutralité éprouvée, perpétuelle, armée et intégrale, afin d’entraîner progressivement la Suisse dans l’UE et dans l’OTAN.

Que le PS et les Verts se rangent de ce côté-là, c’est clair. Ils veulent faire entrer la Suisse dans l’UE. Leurs cadres aspirent littéralement à la toute-puissance d’une administration déconnectée, à l’image du siège de l’UE à Bruxelles. Ils aspirent aux voyages dans les États membres de l’UE, à l’irresponsabilité organisée de l’UE et aux photos de groupe sur les marches avec les puissants. Oui, sur leur parcours de vie, de la JS au comité directeur du PS en passant par un confortable mandat parlementaire à Berne, ils rêvent d’un poste à vie, bien rémunéré, dans le club de crise qu’est l’UE, où ils pourront organiser leur rêve socialiste de mise sous tutelle et de surveillance complètes des citoyens, à l’abri de l’anonymat de l’UE. Mais que le Centre et même le PLR, soutenus par la grande majorité des médias, se joignent à cette entreprise, cela est incompréhensible.

D’où ma demande au Centre et au PLR: surmontez enfin la honte que vous vous êtes infligée à vous-mêmes, celle d’avoir été dépassés par l’UDC dans les intentions de vote depuis votre campagne de peur ratée lors de la votation sur l’EEE en 1992. Cessez de duper à nouveau le peuple avec des astuces comme la mise hors jeu de la majorité des cantons, avec des mots d’escrocs tels que « Bilatérales III », « accord de stabilisation » et « aucune perte de démocratie », ainsi qu’avec les mêmes scénarios d’apocalypse qu’au moment de l’EEE.

Battez-vous enfin à nouveau pour la Suisse et pas simplement, par jalousie, contre l’UDC. Alors la Suisse s’en portera mieux, et vos partis aussi.

Battez-vous enfin à nouveau pour le maintien de notre démocratie directe et appliquez-la aussi de manière conséquente, y compris dans la mise en œuvre des décisions populaires et des mandats constitutionnels. Revenez à la neutralité éprouvée, perpétuelle, armée et intégrale. Ce système de réussite auquel nous devons notre prospérité et notre paix.

Une chose est claire: nous, Suisses, ne sommes pas de meilleures personnes que les autres, mais avec la démocratie directe, où le peuple est le patron, nous avons le meilleur système. On ne peut faire aucun reproche aux immigrés étrangers, ni même aux requérants d’asile. Ils utilisent tout simplement les possibilités beaucoup trop généreuses mises en place par la majorité du Parlement fédéral et financées de force par les contribuables. La cause de cette dérive ne se trouve donc pas à l’étranger, mais à Berne fédérale. Ce sont la gauche et les « benêts » qui, une fois de plus, s’emploient actuellement, avec la soumission à l’UE et le démantèlement de la neutralité, à saper les fondements de notre pays.

Pour nous, Pro Suisse, cela signifie: la résistance démocratique est un devoir. Même au prix de difficultés!

Pour que la Suisse reste la Suisse.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.