Ecologie. Verts et casseurs, une histoire d’amour

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national
Verts et casseurs, une histoire d'amour
Rudi Berli vient d’arriver à Berne en qualité de conseiller national Vert genevois. Il fait donc partie de ce qui se fait de mieux en matière de défense de l’islam et des minorités sexuelles. Il s’exprime dans Le Temps du jour au sujet de la manifestation prévue à Genève dans le cadre du sommet du G7 à Evian en juin prochain. La France a une nouvelle fois choisi cette ville car elle sait que, tout comme en 2003, les casseurs ravageront Genève et non son propre sol. Nos voisins ont d’ailleurs pris leurs précautions, Evian sera en état de siège tandis que sous la pression de la gauche, Genève se refuse à prendre les mesures nécessaires, c’est-à-dire interdire purement et simplement le rendez-vous des casseurs.
Rudi Berli ne voit pas les choses ainsi, ce qui n’est guère étonnant. Son parti a toujours eu les yeux de Chimène pour ces jeunes à qui la société ne laisse que la violence comme moyen d’expression, ces idéalistes qui prennent sur eux le fait de violer la loi pour faire avancer la cause. Rudi Berli défend donc l’organisation de la manifestation réunissant tout ce que l’Europe compte comme militants violents. Il laisse entendre que la demande d’interdiction proviendrait des milieux économiques donc du grand banditisme en langage chlorophylle. Il est vrai que certains commerçants ne tiennent pas à voir leurs boutiques une nouvelle fois pillées puis incendiées mais les demandes d’interdiction émanent essentiellement de la droite dont les élus se soucient aussi du rôle de l’Etat en matière de sécurité des personnes et des biens.
Rudi Berli l’affirme, une démocratie robuste ne doit pas opposer sécurité et liberté de manifester mais garantir les deux. Il aurait raison si ses protégés ne profitaient pas systématiquement de la liberté de manifester pour transformer les lieux en champ de ruines. On se souvient de la gare de Genève, de la ville de Berne lorsque le gauchisme en liberté a donné sa pleine mesure, largement excusé par les élites pour qui la responsabilité des ravages incombe à la police. C’est vrai, détruire, piller, incendier, ce sont juste des moyens de prendre part au débat démocratique, le simple élan romantique d’une belle jeunesse qui peine à se faire entendre.
Les Verts relativisent systématiquement les exactions commises par leurs turbulents adeptes. La destruction vaut moyen d’expression, on ne saurait l’entraver. Le 11 mars dernier, une motion a été débattue à Berne réclamant que les organisateurs de manifestations soient tenus de régler la facture des dégâts qu’elles engendrent. Les Verts ont rejeté le texte avec une touchante unanimité. Casser sans assumer, voici ce que les Verts défendent désormais. Heureusement, leur capacité de nuisance se réduit à chaque élection. Car la population a compris que le débat démocratique ne se joue pas dans la rue, batte de baseball en main.
Rappelons pour conclure que la police bernoise a diffusé les photographies de certains casseurs pour l'heure non identifiés. Vous pouvez l'aider dans son travail en jetant un oeil sur son site, on y voit la fierté verte en gros plans.

2 commentaires

  1. Posté par bonardo le

    L`écologie véritable est déjà de limiter la population en Suisse ok ,après nous pourrons discuter.

  2. Posté par antoine le

    L’écologie, la vraie, celle de Franz Weber a vécu !
    L’escrologie a pris le pas, mais en fonction des récentes élections on se rend compte que c’est un parti en voie de disparition.
    Tout casser pour garantir la liberté, à ce taux-là je vais sortir les fourches et les faux !

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