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La Suisse face au crime importé

Yvan Perrin
11 janvier 2026
3 min de lecture

Le Matin Dimanche du jour consacre une double page au fait que 58 % des infrac­tions pénales sont com­mises par des étran­gers, 54 % dans les cas de vio­lences graves. Le rôle joué par la popu­la­tion étran­gère dans le fait cri­mi­nel ne peut plus être contes­té. Sauf par les Verts qui parlent tou­jours d’enrichissement cultu­rel, comme l’a rap­pe­lé leur pré­si­dente lors d’une assem­blée géné­rale hier.

Mais il faut rela­ti­vi­ser comme nous l’explique une doc­teure et pro­fes­seure en cri­mi­no­lo­gie. L’évidente sur­re­pré­sen­ta­tion étran­gère en matière cri­mi­nelle s’explique par le genre et l’âge.

« Dans cette caté­go­rie, les hommes et les jeunes sont sur­re­pré­sen­tés. Or les études le montrent, ce sont pré­ci­sé­ment les popu­la­tions mas­cu­lines et jeunes qui com­mettent le plus de délits. »

Il faut ajou­ter que « les per­sonnes issues de l’asile ont, pour la plu­part, été expo­sées à la guerre, à des conflits vio­lents et à la pré­ca­ri­té. Ce sont des per­sonnes qui ont vécu des trau­ma­tismes et qui ne par­tagent pas for­cé­ment les mêmes réa­li­tés que la popu­la­tion suisse. » Pré­ci­sons que l’asile repré­sente 7 % du total, ce qui n’explique de loin pas tout même si c’est énorme au vu du nombre de requé­rants pré­sents sur notre sol.

La spé­cia­liste pour­suit, il faut regar­der au-delà des sta­tis­tiques pour évi­ter de « stig­ma­ti­ser davan­tage » une popu­la­tion d’ores et déjà « dis­cri­mi­née » voire se deman­der si le fait cri­mi­nel étran­ger n’est pas dû à un manque de moyens attri­bués à l’intégration et l’inclusion dans notre socié­té. Car « il est néces­saire de s’intéresser davan­tage à ces popu­la­tions et, par exemple, de leur per­mettre un accès à l’emploi et d’encourager le vivre-ensemble ».

Tou­jours la bonne vieille ren­gaine. Si les étran­gers com­mettent plus de délits que la popu­la­tion suisse, c’est parce que cette même popu­la­tion ne fait pas le néces­saire pour que ses hôtes puissent s’intégrer har­mo­nieu­se­ment. On remarque d’emblée que l’analyse ne tient pas compte du fait qu’un crime sur cinq est com­mis par des étran­gers qui n’ont rien à faire chez nous. Face à ce type de délin­quance, le retour des contrôles aux fron­tières s’impose, comme vient de le faire l’Allemagne.

D’une manière géné­rale, on rap­pelle que peuple et can­tons ont accep­té l’initiative pré­voyant l’expulsion des cri­mi­nels étran­gers. Mal­heu­reu­se­ment, par peur de déplaire à Bruxelles, la classe poli­tique a rui­né le dis­po­si­tif, fai­sant de l’expulsion l’exception. Les chiffres montrent que la man­sué­tude judi­ciaire n’est plus de mise. Il est vrai que face à des États voyous comme l’Algérie, les ren­vois sont dif­fi­ciles. Le cri­mi­nel consti­tuant un pro­duit d’exportation, ce pays ne tient guère à revoir les délin­quants dont il s’est débar­ras­sé, mais on pour­rait sans doute tenir un lan­gage un peu plus ferme, notam­ment en termes d’aide au déve­lop­pe­ment.

On peut ana­ly­ser le phé­no­mène cri­mi­nel étran­ger sous toutes ses cou­tures. On peut trou­ver toutes les excuses pos­sibles et ima­gi­nables pour exo­né­rer les voyous de toute res­pon­sa­bi­li­té. On peut fus­ti­ger la Suisse pour son manque d’empressement à inté­grer et inclure des popu­la­tions rétives à nos lois, à notre mode de vie. On peut ne voir que l’enrichissement cultu­rel dans la délin­quance impor­tée.

Il n’en demeure pas moins qu’en Suisse, 58 % des infrac­tions pénales sont com­mises par des étran­gers.

Pre­mière dif­fu­sion de ce texte le 30/05/2025

Yvan Perrin
Yvan Perrin

Ancien Conseiller national.

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