Témoignage d’Alexis Feertchak, journaliste au Figaro :
Agression d'un couple, il y a quelques instants dans le 18e. On a été plusieurs voisins à tenter de s'interposer et heureusement les policiers sont intervenus rapidement. Le plus symptomatique, les insultes : "sale feuj", "sale blanc", "sale pédé". Ça dit tout…
Cette scène est malheureusement assez habituelle. Dernière bagarre il y a 15 jours, une personne tabassée pendant plusieurs minutes, qui hurlait. La police, pour le coup, n'est jamais intervenue malgré des dizaines d'appel de voisins.
Il y a quelques mois, j'étais tombé sur une personne tabassée, en sang dans la rue, ses agresseurs l'entourant encore. J'appelle la police, qui me dit qu'elle ne peut pas intervenir parce que je ne suis pas juste devant la victime.
Quelques mois plus tôt encore, en passant dans ma rue, deux jeunes de 25 ans parlaient tranquillement de partir en Syrie. Je n'allais pas ostensiblement me retourner donc je n'ai pas vu leur visage.
Il y a trois semaines, les poubelles étaient renversées dans la rue. A 1h du matin, avec une voisine, on a enfilé nos gants et on a tout nettoyé. Ce quotidien, malheureusement, n'est pas de l'ordre du sentiment d'insécurité…
Je suis partisan d’être armé de tasers et de ne pas se gêner de paralyser ces sous-merdes.