De notre correspondant permanent à Varsovie – Réunis le 28 mars à Varsovie, les Premiers ministres des quatre pays du Groupe de Visegrad (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) ont rejeté catégoriquement le chantage aux fonds de l’UE réitéré la veille par le commissaire européen aux Affaires intérieures, le Grec Dimitris Avramopoulos. Celui-ci avait appelé à accélérer la redistribution de 98 000 « réfugiés » présents en Grèce et en Italie décidée en septembre 2015 par le Conseil européen. A ce jour, seuls 15 000 de ces immigrés clandestins demandeurs d’asile ont été relocalisés dans un autre pays de l’UE. Du reste, les rares immigrés du Moyen-Orient relocalisés par l’UE dans l’ex-Europe de l’Est sont pour la plupart repartis rapidement pour l’Allemagne ou ailleurs, fuyant sans doute les difficultés linguistiques mais aussi les aides sociales très modestes dans ces pays. En réalité, même si les pays du V4 cédaient aux injonctions européennes, le programme de relocalisation des « réfugiés » ne pourrait fonctionner qu’à la condition de rétablir les contrôles aux frontières afin de les empêcher de repartir.
Coupée de la réalité comme l’étaient à une certaine époque les dirigeants communistes dans ces pays de l’Est, la Commission européenne ne s’embarrasse toutefois pas de telles considérations, et elle s’obstine à vouloir imposer un système de redistribution obligatoire permanent assorti d’une amende de 250 000 euros par immigrant non accueilli. Le Parlement européen travaille, lui, sur un projet de chantage aux fonds européens. Un chantage qui a reçu le soutien, le 27 mars, du ministre de l’Intérieur allemand Thomas de Maizière. Même si les ex-pays de l’Est, qui n’ont toujours pas rattrapé le retard économique causé par des décennies de communisme, sont aujourd’hui les grands bénéficiaires des fonds de cohésion de l’UE, « le Groupe de Visegrad, dont la Pologne, n’acceptera jamais le chantage ni qu’on lui dicte de telles conditions », a fait savoir le Premier ministre polonais Beata Szydlo le lendemain. Même son de cloche chez ses homologues du V4, qui veulent bien se montrer solidaires et mettre la main au portefeuille, mais en aidant les vrais réfugiés chez eux ou dans les pays voisins, pas en les incitant, eux et les immigrants économiques, à venir illégalement en Europe. C’est d’ailleurs le 28 mars qu’entrait en vigueur, malgré l’opposition de Bruxelles, la nouvelle loi hongroise qui permet de placer tous les demandeurs d’asile dans des centres fermés installés près de la frontière pendant toute la durée d’examen de leur demande.
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Pour prendre l’exemple de la République tchèque, ce pays n’a pas les infrastructure nécessaires pour recevoir des migrants. En décembre 2015 le pays a accueilli 89 irakiens chrétiens. Certains sont retournés chez eux, d’autres sont partis en Allemagne si bien qu’il n’en reste que 41 et d’une manière générale l’expérience est négative. Ces chrétiens irakiens avaient été démarchés à Erbil mais il faut se rendre compte d’une chose: personne ne demande spontanément l’asile en République tchèque.
Et au nom de quel droit obligerait-on un migrant qui veut aller en Allemagne d’aller en République tchèque.
François Brélaz, candidat libéral-conservateur au Grand Conseil. Cheseaux.