Les Clinton et l’arrogance française

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Chaque ethnie indo-européenne, comme nous le rappelle Georges Dumézil, se répartit en trois castes : la caste des créateurs de richesses qui nourrit sa société, la caste des guerriers qui défend cette société et lui fournit des gouvernants et la caste des prêtres qui soigne sa nation et la guide. Dès que cette sainte trinité est bafouée, la nation meurt. Elle a alors deux choix : soit revenir à cette structure originelle qui lui avait permis d’exister, soit s’effacer de la surface du globe sans violence aucune ou via l’intervention d’une ethnie sainement constituée qui viendra la remplacer. Et elle viendra inévitablement la remplacer, car, nous le savons depuis Aristote, la nature a horreur du vide.

Les États-Unis d’Amérique, contrairement à ce qui est régulièrement rabâché, n’ont jamais été un pays d’immigration ! Ce fut un prolongement de l’Europe pagano-chrétienne que divers peuples sont venus coloniser, comme naguère les Corinthiens fondèrent Syracuse ou les Rhodiens la cité de Gela. La structure tripartite propre à toute société indo-européenne fut conservée dans les colonies outre-Atlantique. Mieux encore : ces colonies ont récupéré les éléments les plus passionnés et les plus virils de leur « race » (« race » dans le sens littéral français du terme) qui ne supportaient plus la sténochôria de leur pays, les plus mous restant évidemment sur le vieux continent. L’immigration, ce fléau mortel à l’humanité – dont chaque peuple est par essence sédentaire, charnellement attaché à la terre où ses ancêtres sont ensevelis –, n’a donc jamais été la force créatrice des États-Unis d’Amérique : elle en fut la puissance destructrice car des immigrés n’appartenant pas aux nations matrices sont venus afin de métisser, subvertir et broyer les vieilles nations indo-européennes, lesquelles avaient conservé, dans le nouveau monde, les frontières strictes, voire impénétrables, de leur origine.

Progressivement, l’on a oublié l’existence des treize colonies fondatrices des États-Unis d’Amérique tout comme l’on a fait imploser les nations et leur structure, à savoir cette sainte trinité des trois castes : créateurs de richesses, guerriers-rois, prêtres-philosophes. À la fin de la IIe Guerre mondiale, l’on a excité les « immigrations » afin que même le souvenir de l’ancestrale virilité indo-européenne transplantée en Amérique soit effacé de la mémoire des États-Unis : la société américaine s’est alors logiquement mise à œuvrer à son propre suicide. Pour ce faire, l’on a attisé le processus de destruction des États-Unis de l’intérieur en fabriquant une multitude de « minorités » artificielles, ce qui a entraîné le morcellement du cadre civique en parcelles de plus en plus minuscules, de la même manière que l’on essayerait de rendre fou par des drogues un mourant, le préparant ainsi à l’euthanasie. Ce magma anthropoïde est en outre extrêmement aisé à administrer. L’œuvre des Clinton est de parachever cette explosion des antiques peuples européens qui avaient colonisé ces espaces immenses. Toute la logorrhée d’Hillary Clinton vise le rejet de la société tripartite ; elle s’adresse à des groupes civiques que des charlatans universitaires avaient précédemment inventés et qui de facto n’existent pas. Par son discours absurde, la candidate démocrate ne fait que consommer la destruction des treize colonies européennes sur le sol américain.

On peut bien se moquer, en Europe, de ces « ridicules États-Uniens », mais notre arrogance française nous empêche peut-être de voir que l’on nous impose, et en accéléré, exactement le même destin : une guerre civile permanente issue du métissage forcé, de la suppression des frontières, de l’immigration-invasion et surtout de la haine de soi venue perfidement remplacer la charité païenne de l’époque hellénistique devenue chrétienne.

Si nous ne revenons pas, avec une extrême rapidité, à nos trois castes en expulsant tout élément allogène et si nous ne constituons pas de tribunaux pour juger ceux qui ont supprimé les frontières successivement de l’Europe, de l’Afrique du nord et des Moyen et Proche Orients, l’on parviendra à une mort certaine et à un ridicule planétaire dans la violence inouïe que nous promettent maintenant les États-Unis d’Amérique.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

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