NUCLÉAIRE. Dossier nucléaire de Campus / UNIGE : un fiasco peut en cacher un autre

Jean-François Dupont
Ingénieur-physicien EPFL

À propos de :

LE NUCLÉAIRE, CHRONIQUE D’UN FIASCO TECHNOLOGIQUE

CAMPUS N° 125, JUIN 2016, le magazine scientifique de l’université de Genève

http://www.unige.ch/communication/Campus/campus125/Campus125_WEB-120.pdf

 

Dossier nucléaire de Campus / UNIGE : un fiasco peut en cacher un autre.

CAMPUS, magazine scientifique de l’Université de Genève, publie un dossier sur le nucléaire dans son dernier no 125 de juin 2006. Une bonne initiative en soi : plus de 40 pages qui auraient pu permettre un vrai débat. On attendait une bonne information sur les faits, des contributions d’experts compétents et connaisseurs, de l’université et du terrain, avec différents points de vue sur les conclusions qu’on peut tirer des faits. Bref un document qui aide un non spécialiste à former sa propre opinion. Surtout que les décisions définitives en relation avec le fameux Tournant énergétique devraient bientôt être prises par le Parlement, sans que la situation sur le fond se soit beaucoup éclaircie pour le citoyen concerné.

Hélas, rien de toutes ces attentes légitimes : le dossier maltraite son sujet et passe à côté de la cible. Pourquoi ?

 

Sur le fond.

CAMPUS ne traite pas sérieusement les deux questions essentielles, posées par le Conseil fédéral en proposant une sortie du nucléaire, à savoir :

1) l’interdiction d’une technologie est-ce une bonne réponse au besoin de sécurité de cette technologie ?

2) qu'en est-il de la faisabilité technique et économique du remplacement de toute la production nucléaire par des énergies éoliennes et solaires, sans parler des objectifs draconiens d’économies d’énergie ?

 

Le dossier ignore aussi les analyses disponibles et les retours d’expériences des rares pays qui ont essayé le fameux « Tournant énergétique » : en particulier un prix très élevé, tant sur le plan économique qu’écologique, à cause du recours maintenu, voire accru, aux combustibles fossiles et à leur lot de pollutions.

 

Sur la forme.

Le dossier ne donne la parole qu’à des opposants. Aucun spécialiste du terrain, aucun responsable engagé dans l’industrie, dans la production d’électricité ou dans la R&D nucléaire n’est sollicité pour donner son avis et ouvrir un débat équilibré. Ce débat équilibré dont notre société a pourtant grand besoin. Ce dossier n’est qu’un réquisitoire à charge. Un de plus : les publications de Greenpeace ou de Sortir du nucléaire ne font pas mieux.

Où sont passées les compétences scientifiques et intellectuelles de l’université, où est le journalisme d’investigation responsable qui devrait être pratiqué avec excellence par un magazine scientifique d’université ? Non sans une certaine arrogance ce dossier conclut, dans le titre déjà, à un fiasco technologique du nucléaire. En regardant les faits, c’est plutôt le dossier lui-même  qui ressemble à un fiasco, un fiasco intellectuel.

  

Comment CAMPUS a-t-il pu livrer un dossier si fantaisiste?

Bien sûr un certain militantisme anti-nucléaire peut être une explication. Mais enfin si le nucléaire est si mauvais que cela, il devrait suffire de le montrer, il ne devrait pas y avoir besoin de recourir à tant d’omissions, de semi-vérités, voire de contre-vérités.

On peut constater un travail  journalistique qui manque d’investigation et un choix d’experts qui ignorent, ou occultent, une partie importante des réalités scientifiques et historiques. Le monde universitaire ne devrait pas permettre cela. Ou alors faut-il comprendre que le nucléaire mérite la stigmatisation et pas l’analyse ?

 

Ne pas se tromper sur l’enjeu réel.

Certains penseront que si on se trompe de décision avec le nucléaire, ce ne devrait pas être grave : au pire ce sont les producteurs d’électricité qui vont en souffrir. Ne sont-ils pas les plus intéressés, ne font-ils pas tout pour pouvoir continuer à en faire ?

D’abord ce n’est plus tout à fait vrai, les électriciens eux-mêmes ont jeté l’éponge : il suffit d’observer, ils ont disparu du débat. Ensuite l’électricité est bien sûre vitale dans (presque) tous les secteurs de la société, mais pas vraiment pour les électriciens : s’ils doivent en vendre beaucoup moins ou beaucoup plus chère, ils géreront la pénurie et encaisseront leur prime sur les prix de vente.

Ce sont plutôt leurs clients qui vont souffrir, gros et petits. Les inconvénients d’un mauvais choix seront d’abord et surtout pour le citoyen-consommateur qui est de plus copropriétaire, via les collectivités publiques, du parc de production électrique. Son électricité sera plus chère, plus polluante (en émissions et en atteinte au paysage) et peut-être plus défaillante (pannes).

 

Le vrai enjeu est lié à un problème récent de l’histoire de notre civilisation : l’émergence d’un dilemme entre la consolidation du niveau de vie et la sauvegarde de la planète. Nous sommes nombreux à souhaiter les deux à la fois. Or le  niveau de vie entraîne une consommation de tout, en particulier d’énergie. Et c’est précisément l’énergie, majoritairement l’énergie fossile, qui pèse le plus sur l’environnement et fait clignoter le plus d’indicateurs d’alarme.. D’où l’émergence de mouvements de plus en plus influents, se réclamant d’une écologie politique, qui déclarent haut et fort  qu'il faut restreindre le niveau de vie pour sauver la planète. Et que c’est inéluctable.

Or le nucléaire est une des rares énergies abondantes (des milliers d’années de réserve avec la surgénération et le Thorium) et bon marché dont l’impact environnemental est minimal. Parce que la fission d’un gramme de U235 délivre autant d’énergie que la combustion d’une tonne et demie de mazout. En plus la fission, en fonctionnement normal, reste confinée dans des enceintes étanches et n’émet pas de polluants dans la biosphère, au contraire de la combustion qui dilue tout à travers les cheminées ou les pots d’échappement. Et surtout : on sait faire des réacteurs qui même en cas d’accident peuvent retenir toute la radioactivité sans contaminer leur environnement.

 

Le nucléaire est une énergie clef aujourd’hui pour simultanément consolider notre niveau de vie, contribuer à fournir de l'énergie à ceux qui en manquent, réduire la charge environnementale, et ceci, cerise sur le gâteau, à un coût modéré.

 

Où est le fiasco ? Dans le nucléaire ou dans le dossier de Campus ?

 

Annexe

 

Le lecteur qui souhaite en savoir plus trouvera sur :

https://clubenergie2051.ch/2016/06/23/dossier-nucleaire-de-campus-unige-un-fiasco-peut-en-cacher-un-autre/

ce même article avec une annexe qui analyse de manière plus détaillée quelques éléments de ce dossier, choisis parmi beaucoup, pour illustrer l’écart entre le contenu du dossier et la réalité. Eléments abordés :

  • les accidents de réacteurs
  • les déchets nucléaires
  • la faisabilité du tournant énergétique
  • le Danemark, un modèle ?
  • quel est l’objectif : faire disparaître le nucléaire ou le sécuriser ?
  • l'interdiction d’une technologie comme méthode de sécurité
  • un choix technologique erroné ?
  • absence de R&D dans le nucléaire ?

 

Jean-François Dupont
Ing.-phys. EPFL, dr. ès sciences techniques
Consultant Energie indépendant

jf.dupont@bluewin.ch

jfd / 23-06-2016

 

5 commentaires

  1. Posté par Jean-François Dupont le

    À phl
    Merci de vos questions très utiles, elles aident à clarifier. D’abord vous dites : « La filière nucléaire (…) est tombée en disgrâce, pour diverses raisons. L’une d’entre elles est liée à la problématique des déchets ». À mon avis pas exactement : c’est d’avantage la mauvaise information sur les déchets que la réalité de leur gestion qui cause la disgrâce. Je pense que quelques documentaires honnêtes qui montreraient comment les professionnels travaillent avec les déchets, que ce soit dans les centrales, au dépôt de Zwilag ou chez la NAGRA, dissiperaient pas mal de préjugés et de malentendus.

    Vous dites aussi : « il tombe sous le sens de ne pas s’en débarrasser – lire cacher dans un trou et mettre le couvercle – mais de faire en sorte de pouvoir suivre l’évolution de ce problème ». Sur le fond il faut savoir que la sécurité des déchets nucléaire consiste à les empêcher de nuire en les isolant de manière rigoureuse de la biosphère. Trois étapes pour cela : 1) les séquestrer avant qu’ils ne se dispersent et polluent, 2) les emballer de manière stable et étanche dans divers matériaux fiables et 3) les surveiller pour s’assurer que leur isolement reste intact sur la durée. Votre question du « couvercle » concerne cette 3e étape de la surveillance. Il y a a priori deux possibilités : la surveillance par l’homme dans des dépôts ad hoc en surface ou la surveillance par la géologie en déposant les déchets en profondeur. La surveillance par la géologie consiste à s’assurer que si les déchets migraient vers la surface, la vitesse de remonté en surface serait plus lente que celle de leur décroissance radioactive. Les experts géologues sont formels : des zones géologiques adéquates ont été identifiées en Suisse qui permettraient, même aux déchets de longue durée de vie, de n’arriver qu’inertes et donc inoffensifs en surface, si encore ils y arrivent.

    L’option de la surveillance géologique n’est applicable, et donc envisagée, que pour les déchets radioactifs. Parce que les déchets spéciaux chimiques n’ont pas de décroissance de leur toxicité. Il n’y a donc que la surveillance en surface par l’homme qui soit envisageable. Par contre la surveillance par l’homme en surface pourrait s’appliquer aussi aux déchets radioactifs. Ce n’est pas le cas parce que la vieille loi (années 50) sur l’énergie nucléaire a décidé que la surveillance à long terme se ferait par la géologie en couches adéquates et profondes. La raison est principalement que cela résolvait le cas hypothétique d’une éventuelle disparition, momentanée, de la civilisation. La politique et les experts ont donc décidé en faveur de la surveillance géologique pour les déchets radioactifs.

    Reste que l’on pourrait re-discuter cette décision. Du moment que les déchets radioactifs ne représentent qu’un très faible volume des déchets spéciaux, env. 1 %, tous les déchets radioactifs auraient place dans les dépôts de surface pratiquement sans augmentation de leurs coûts. En supprimant par contre la dépense considérable de leur enfouissement. Ce serait de plus un exercice très intéressant au plan démocratique: les experts scientifiques reconnaîtraient que la science ne permet pas de démontrer dans l’absolu qu’un mode de surveillance, par l’homme ou par la géologie, est meilleur que l’autre. Tout au plus pourraient-ils en préciser les avantages et inconvénients respectifs. Les électriciens producteurs de nucléaire pourraient annoncer qu’ils soutiendraient le choix, éclairé, des citoyens. Les citoyens invités à choisir eux-mêmes seraient motivés pour mieux comprendre la nature des différents risques et l’efficacité des parades prévues. Ils pourraient passer ainsi de ce sentiment de disgrâce que vous évoquiez à la confiance dans des solutions fiables.

    Enfin vous dites « … que faut-il faire afin de maintenir la volonté, les compétences technico-scientifiques indispensables, ainsi que les moyens financiers et humains nécessaire à cette gestion au long terme ? » en évoquant pour les nouvelles générations la difficulté «… de gérer un héritage indélicat et difficile ». Le nucléaire ne contribue que pour 1% à cet héritage. Supprimer le nucléaire, ne supprimera que 1% du problème, le % géré avec le plus de perfectionnisme. Le mieux que nous pouvons faire pour les nouvelles générations, et aussi la nôtre, c’est d’informer et de faire mieux comprendre où sont les vrais et les faux problèmes. Merci à Pacal pour son plaidoyer en faveur d’une meilleure information. Par ailleurs dans le moyen terme, la meilleure garantie technique pour le suivi du démantèlement de la 1ère génération de réacteurs et de la gestion de leurs déchets, ce serait de construire sur les sites nucléaires actuels une 2e génération de nouveaux réacteurs, ce qui maintiendrait des équipes de surveillances efficaces. Et nous dispenserait des conséquences désagréables, économiques comme écologiques, d’un subventionnement massifs d’énergies insuffisantes et intermittentes et d’un programme d’austérité énergétique forcée. Il y a des réserves d’Uranium et de Thorium pour plusieurs milliers d’années. De quoi développer des alternatives valables, que nous n’avons pas encore, au système électrique actuel.

    Voir aussi :
    http://lesobservateurs.ch/2015/02/14/dechets-nucleaires-est-il-vrai-quil-ny-pas-de-solution/
    (avec quelques commentaires sur certains médias main Stream à l’intention de Pascal)
    et
    http://lesobservateurs.ch/wp-content/uploads/2013/04/annexe-2.pdf

    Je recommande également l’excellent livre « Déchets nucléaires : où est le problème ?» de Francis Sorin :
    https://www.amazon.fr/D%C3%A9chets-nucl%C3%A9aires-o%C3%B9-est-probl%C3%A8me-ebook/dp/B017IR6EZM

  2. Posté par Pascal le

    Merci à vous pour vos contributions Christophe1946 et phl. Le nucléaire est un sujet délicat et peut de monde sait de quoi il parle. J’ai appris plein de choses en vous lisant.

    J’aimerais tellement voir de tels articles dans les journaux « mainstream » afin de dédramatiser le nucléaire et que le commun des mortels sache de quoi on parle lorsqu’on parle de déchets nucléaires.

  3. Posté par Christophe1946 le

    La conclusion de « phl » est tout à fait pertinente. Cette distinction entre énergie et puissance est rarement connue de nos politiques. Il ne suffit pas de dire que l’éolien en Suisse produira 4 TWh en 2050 ou le PV 12 TWh ! Ce dont nous avons besoin c’est d’une puissance garantie qui ne descend jamais au dessous de 5 GW, assurée actuellement par 2 GW de centrales hydrauliques au fil de l’eau et par 3 GW de centrales nucléaires. Le futur éolien et le futur PV pourront assurer des puissances extrêmes durant de brefs moments (même bien au-delà de toute demande nationale) et soudain ne plus rien assurer du tout, spécialement la nuit et en hiver. Donc il nous faut des centrales qui produisent « en ruban » et assurent notre puissance de base. Quant à remplacer, disons, la production de Gösgen (7,9 TWh en 2015), on calcule aisément qu’une des meilleures éoliennes de Suisse, celle de Collonges (2,3 MWc) qui a produit 4,6 GWh en 20015, avec un facteur de charge de 23%, devrait être répliquée 1’717 fois pour arriver à compenser la production devenue manquante de Gösgen…
    Quant à recourir à des importations, spécialement d’Allemagne, rappelons que l’électricité allemande est entachée d’une production majoritaire (52%) en agents fossiles dont le lignite (24%), source non seulement d’émissions de plus d’un kilogramme de CO2 par kWh, mais aussi de scories contenant bien sûr des métaux lourds (plomb, cadmium, mercure,…) sous forme concentrée, que l’on remet (si on ne fait pas simplement des terrils en plein air et à tout vent !) sous quelques mètres de terre, enfouissant loin du regard, ce que l’on appelle des déchets chimiques spéciaux. Cela m’amène à réponde à la critique sur les déchets nucléaires. Il faut rappeler que les résidus issus des centrales sont, pour les plus dangereux à gérer soigneusement – et ils le sont actuellement, car isolés de la biosphère au dépôt national de Zwilag –, ceux issus des éléments de combustibles irradiés. La Suisse, avec son parc de 5 réacteurs, aura consommé en 50 ans quelque 3’600 tonnes d’uranium enrichi comme combustible, soit 433 grammes par habitant, cela au bout de 50 ans ! Après usage, environ 95% sont toujours de l’uranium (1% U235 et 94% U238), et grosso modo 1% de plutonium (Pu239) ; ce sont des substances précieuses (résidus valorisables dans la terminologie française) qui seraient à séparer et à recycler, bien sûr, pour un nouvel emploi énergétique (mai la loi suisse interdit, illogiquement, mais par pur opportunisme politique, et le retraitement et le recyclage des déchets nucléaires…),car ils sont encore extrêmement riches en énergie ; 4% enfin sont les vrais produits de fission à gérer soigneusement, soit 144 tonnes, c’est-à-dire 17 grammes par habitant, cela au bout de 50 ans ! Si l’on vitrifiait tels quels, sans retraitement tous les résidus issu des éléments de combustibles usés, en diluant à 4% en volume dans une matrice de verre, on aurait un volume à gérer de quelque 8’000 m3, soit un cube de 20 m de côté – ce n’est pas une montagne ! –, ou aussi une bouteille de tout juste 1 L par habitant, contenant ces 433 grammes de résidus dont 17 grammes de produits de fission. Je prends volontiers ma bouteille et même plusieurs dans mon jardin !

  4. Posté par phl le

    La filière nucléaire, utilisée pour transformer de l’énergie et obtenir en fin de cycle de l’éléctricité d’une part et une contribution thermique souvent utilisable d’autre part est tombée en disgrâce, pour diverses raisons. L’une d’entre elles est liée à la problématique des déchets. Les déchets les plus encombrants sont non seulement longtemps radioactifs, mais certains sont également chimiquement très nocifs. Dès lors, il tombe sous le sens de ne pas s’en débarasser – lire cacher dans un trou et mettre le couvercle – mais de faire en sorte de pouvoir suivre l’évolution de ce problème qui fait partie, qu’on le veuille ou non, de l’héritage délicat que nous laissons à nos enfants.

    Avec ou sans tournant énergétique nous avons déjà une quantité de déchets dont il serait irresponsable de négliger l’importance et que nous dev(r)ons gérer.

    La question qui s’impose (pas encore à tout le monde) est la suivante: que faut-il faire afin de maintenir la volonté, les compétences technico-scientifiques indispensables, ainsi que les moyens financiers et humains nécessaire à cette gestion au long terme ? En admettant qu’un jour d’autres filières plus douces de transformation d’énergie s’imposent, « la patate chaude » des déchets du 20-21 siècle n’aura pas perdu de son accuité et les nouvelles générations ne verront pas immédiatement saisir les raisons pour lesquelles elles devraient investir des moyens afin de gérer un héritage indélicat et difficile. Quelques problèmes pourraient survenir …

    Cette question, cachée mais bien réelle, est à ma connaissance absente des agendas de nos élites toutes occupées à mettre du baume sur les angoisses du moment pour imposer un dogme paticulièrement décalé avec les réalités; 1 kW reste un kilo Watt, et si on « tire sur la prise » durant une heure ca fait bel et bien 1 kWh. Faites le tour des parlementaires et vous verrez combien ils sont nombreux à ne pas saisir la différence (donc à ne pas tirer les bonnes conséquences) entre puissance et énergie.

  5. Posté par Christophe1946 le

    On pourrait ajouter que le parc nucléaire en Suisse aura permis de produire bien plus de 1’000 TWh depuis 1969 (exactement 920 à ce jour), une électricité qui sinon aurait-dû être produite avec des centrales à agents fossiles. Cela a permis d’éviter probablement des émissions colossales, entre 700 et 850 millions de tonnes de CO2. Est-ce négligeable ?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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