Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) :
Les syndicats français plombent la courbe du chômage.
Ils s’opposent à toute mesure pouvant remédier à cette « peur de l’embauche » qui paralyse les patrons français (p. ex. assouplissement des horaires).
Ils se fichent complètement de l’avenir des jeunes et du bien de l’économie française et défendent uniquement les intérêts de leurs adhérents.
Ils restent bloqués dans la « philosophie dévastatrice » de la dichotomie entre patrons et ouvriers, alors qu’en réalité n’importe qui a le droit de fonder une entreprise.
Forum du 5.03.2016 (Radio-télévision suisse RTS)

Vous avez raison, Sergio Morosoli. L’analyse d’Agnès Verdier-Molinié va bien dans le sens que vous indiquez, c’est le résumé ci-dessus qui fait erreur en parlant d' »adhérents ».
Des syndicats, il en faut: plus d’enfants exploités dans les usines, des normes de sécurité, des congés payés, etc. Tout cela est un progrès . Personne ne le conteste.
Par contre, la manie si française de préférer l’opposition systématique, l’affrontement, les agressions physiques des dirigeants, des incendies de pneus et autres à la négociation , comme en Suisse, où l’on obtient par ailleurs de bien meilleurs résultats, est totalement contre productive. Au point qu’un patron francais n’ose plus engager de salariés.
Ils ne défendent pas les intérêts de leurs adhérents, bien au contraire. Ils défendent leur seule existence. C’est une plaie pour tout le monde, un double frein à main à l’évolution de la société française.