PHILIPPE BARRAUD
A l’heure où nombre d’entreprises doivent augmenter le temps de travail pour compenser le franc fort, le Parti socialiste suisse veut introduire les 35 heures! Il est vrai qu’en France, face à la prospérité générale que chacun peut voir, la CGT propose maintenant les… 32 heures.
Le PSS a bien de la chance: il vit sur une autre planète. Il a certes des excuses: il n’y a pas beaucoup d’entrepreneurs en son sein, et sa connaissance des mécanismes du marché sont donc avant tout théoriques et idéologiques – il n’est que d’entendre les interventions médiatiques colorées de son hérault, l’économiste socialiste Samuel Bendahan.
Le PSS est aussi sur une exoplanète lointaine lorsqu’il lance cette proposition à quelques mois des élections fédérales. Quel cadeau pour ses adversaires! Et quelle provocation à l’égard des électeurs, qui pensent davantage à sauver leur job – ce qui n’ira plus de soi bientôt – qu’à travailler comme des Français moyens. Si les Suisses sont prospères aujourd’hui, dans une Europe qui va mal, c’est précisément parce qu’ils bossent beaucoup. Et même si cela implique effectivement des inconvénients et des sacrifices au niveau familial, ils sont assez sages pour refuser un modèle économique contraignant qui, chez nos voisins, a prouvé sa spectaculaire inefficacité.
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Je trouve au contraire que le moment est très bien choisi !
… si cela peut servir à faire disparaître plus rapidement ce parti qui voue toute son énergie à démolir pièce par pièce tout ce qui fait notre pays.