Le milliardaire américain prend une nouvelle fois la défense de la population rom. Dans les colonnes du quotidien britannique The Guardian, il fait valoir son importance au sein de la main d’œuvre européenne.
Intégrer davantage les Roms est une nécessité, même d’un point de vue très pragmatique. Ainsi pourrait se résumer la position de George Soros, qu’il développe dans une tribune publiée le 26 novembre dans le quotidien britannique The Guardian et intitulée « l’Europe a besoin d’une classe ouvrière rom. »
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Soros devrait plutôt proposer que 10 millions de Rroms viennent peupler le coquet quartier de l’Upper East Side à New York, il aurait ainsi la joie de les côtoyer quotidiennement, et de les inviter en fin de semaine à venir manger du hérisson chez lui !
Il devrait dire : c’est le deal : ils viennent chez vous et JE vais m’enrichir là-bas.
Je n’ai pas de leçons à donner à M. Soros. Je n’ai pas un traire sous, ni le moindre talent, pour m’enrichir se spéculant sur une monnaie. Toutefois le spectacle que m’offrent les Roms, souvent sympathiques, ornant mon quartier depuis dix ans, ne me donne pas l’impression que ces gens sont avides de travail. Le statuquo doit être convenable.
M’imaginant à leur place je me vois faire la manche. Avec le sourire dont ils sont capables, je recevrait en une demi-journée de quoi acheter des brosses et du cirage. Récupérer deux cageots, un pour moi et un pour le client, et hop! Il y a des cireurs de chaussures ambulants à Istanbul!
Mais voilà, ce n’est qu’un rêve! Car à Genève un des fleurons de l’élite d’une des polices accourrait, comme une mouche du même nom, pour me rappeler à l’ordre. Genève est une ville médiocre, pinailleuse, étroite d’esprit, étriquée et morte! Voici un mois que je pose quotidiennement mes fesses dans des venelles de la grande cité crasseuse qu’est Bangkok. Et je constate une chose: elle vit! Elle est incroyablement vivante. Elle n’a pas besoin de Roms, elle. Elle en a assez des siens, qui triment inlassablement. Et ce sera tout.