Edito du Temps de ce jour.
Plaidoyer pour une gouvernance mondiale, les méchants souverainistes auront-ils la peau du mondialisme bruxellois ?
"L’Europe ne fait pas rêver. L’Europe désespère plutôt les peuples qui cherchent des solutions à des crises sociales et économiques semblant s’enchaîner les unes derrière les autres. Dès lors, Bruxelles, ce ventre mou ou bureaucratique, que les capitales appellent à l’aide ou vomissent (c’est selon), perd la plupart de ses avocats et soutiens. Le désaveu politique culminera aux prochaines élections européennes de mai 2014, avec l’avancée significative et probablement spectaculaire des mouvements souverainistes et nationalistes. Dans un même élan, les eurosceptiques fusionneront avec les europhobes.
[...] Des pans entiers de l’économie, et pas seulement la finance, réalisent aujourd’hui l’illusion de vouloir participer à un espace de droit et commercial intégré sans partager des règles communes. Mais leur plaidoyer est inaudible, tant le discours dominant sur la souveraineté masque la réalité du terrain, celle du banquier suisse qui veut jouer sur un pied d’égalité avec son confrère néerlandais ou allemand, celle de l’électricien qui veut commercer sans entraves protectionnistes avec son client italien, etc."
Delenda Carthago !
Source: Le Temps

La fin du cauchemar européen, il ne faut pas perdre espoir.