Macron, le très mal élu

Claude Robert
Consultant international
Drapeau Français en berne

Macron, le très mal élu

Claude ROBERT

 

Cette campagne présidentielle aura défié toute logique. Elle voit en effet la victoire d’un ancien conseiller puis ministre de l’économie du gouvernement le plus catastrophique qui soit depuis longtemps. L’élection d’un jeune de moins de 40 ans à l’expérience politique tout aussi courte que fâcheuse n’est-elle pas stupéfiante ? Comme poussés par des pulsions suicidaires mimétiques, les électeurs se sont rués sur son programme, alors que celui-ci ressemble terriblement au programme appliqué par ce gouvernement funeste dont on pensait que plus personne ne voulait.

 

Cette campagne présidentielle voit par ailleurs l’élection d’une personnalité dont l’approximation ou l’exagération des déclarations a, à juste titre, inquiété une bonne partie des citoyens.

 

Enfin, comble du quiproquo, dans un contexte de rejet des élites politiques, les Français se sont débrouillés pour élire le candidat le plus conforme qui soit à ce « système » qu’ils abhorrent tant, ce système politique qui les dégoûte à plus de 80% (87% de « défiance » selon le Cevipof en 2016) : un énarque issu de l’inspection des finances et du PS, excusez du peu !

 

Si on appelle un « miracle » une série d’évènements qui restent incompréhensibles et qui n’avaient en principe aucune chance de se réaliser, alors l’élection de E.Macron en est un. Mais ne soyons pas naïfs. Il s’agit simplement d’une série d’incidents et de coups de poker derrière lesquels se dissimulent l’interventionnisme étatique et l’élitisme opportuniste qui caractérisent si bien l’hexagone socialiste.

 

 

Macron, rescapé du désastre gouvernemental

Générer plus de 1 200 000 chômeurs (sans compter les 500 000 comptabilisés en formation) pendant que les Anglais et les Allemands (pour ne citer qu’eux), sur la même période, en ont perdu respectivement 400 000 et 500 000 relève de l’exploit.

 

Accroître le nombre d’emplois précaires et la grande pauvreté en pleine reprise économique post-crise du crédit tient du prodige.

 

Obtenir de tels résultats tout en augmentant fortement la pression fiscale, et sans parvenir à stopper le gonflement de la dette de l’Etat, là, c’est tout simplement diabolique.

 

Il faut donc féliciter E.Macron pour avoir quitté le navire à temps, et pour avoir su donner l’impression de ne pas être coresponsable de son naufrage.

 

Bien sûr, certains électeurs savent que E.Macron a conseillé Hollande sur ces hausses d’impôts à contre cycle, puis n’a entrepris aucune réforme libérale de fond une fois ministre de l’économie. Saluons donc son talent dans le domaine du marketing. L’homme s’est présenté sous une nouvelle étiquette, loin de celle carbonisée du PS, avec un positionnement consensuel et attrape-tout. Il a par ailleurs bénéficié de qualités objectives indéniables, perçues par les électeurs « les moins secondaires » comme autant de gages d’efficacité, à savoir sa jeunesse et son visage avenant.

 

 

Macron, stéréotype de l’élite politique à la française

« Je n’ai jamais vu des étudiants aussi fermés d’esprit » disait M.Crozier, sociologue des organisations et ancien juré de cette école du pouvoir unique au monde, l’ENA, dont seuls quelques rares pays africains ont voulu dupliquer le modèle. Au-delà des lacunes régulières en géographie, nombreuses ont été les déclarations de E.Macron à démontrer une absence inquiétante de repères intellectuels hiérarchisés. A croire que finalement, seul ce qui peut faire gagner des voix est bon à dire, et à penser, ce qui est plus grave encore.

 

E.Macron est énarque bien évidemment, après un parcours scolaire de « bêtes à concours » tels qu’on sait encore les sélectionner puis les élever en France, dans les haras spécialisés de l’Education Nationale, avec pour résultat final une excellence faite d’élocution et de confiance excessive en soi, cette confiance au sujet de laquelle John Kenneth Galbraith écrivait dans son essai « Anatomie du pouvoir » : « le pouvoir échoit toujours à ceux qui sont capables de trancher dans l’inconnu avec la plus parfaite assurance. Le pouvoir n’élit pas ceux qui savent mais ceux qui, souvent par bêtise, croient savoir et ont le don d’en persuader les autres » (Histoire Immédiate/Seuil).

 

Déclarer que « la culture française n’existe pas » relève en effet d’une terrible méconnaissance de l’histoire des sciences, des arts et de la littérature. C’est même criminel car cette assertion laisse croire :

-que la culture française s’opposerait à la culture européenne, alors qu’elle en est une composante essentielle (au même titre que la grecque, l’italienne, l’allemande ou d’autres dans leurs domaines respectifs d’excellence à travers les âges)

-que la culture française s’opposerait à la culture mondiale, alors qu’elle devrait au contraire s’en rapprocher plus rapidement qu’elle ne le fait.

 

Sans doute E.Macron a-t-il voulu séduire le cœur de cible des bobos socio-culs et des gauchistes tiers-mondistes à la culture humaniste limitée ? Quoi qu’il en soit, oser de telles affirmations trahit forcément de sacrées lacunes en matière de jugement. Cette saillie rappelle d’ailleurs le déni d’un autre énarque, A.Juppé, face aux difficultés en matière d’immigration musulmane. Son débat avec A.Finkielkraut sur le sujet (Le Point, 13/01/16) représente à ce titre une mine extraordinaire pour les anthropologues qui se pencheront plus tard sur notre époque formidable et sur la lucidité de nos « hauts fonctionnaires ».

 

 

Macron, candidat choisi par le PNF puis par les médias

La victoire d’E.Macron est une victoire aussi facile qu’artificielle. Une sorte de victoire à la Pyrrhus au vu de l’ampleur des moyens mis en œuvre pour y parvenir.

N’oublions pas que lorsque F.Fillon a dominé les primaires de la droite, primaires autrement plus exemplaires que celles du PS qui ont suivi et qui ont été aussitôt « repimpées » à grand renfort de triche sur les chiffres de participation, il évoluait aux environs de 28% des intentions de vote, très loin devant M.Le Pen et E.Macron (10/02/17, l’Express). Deux mois plus tard, et les déclarations du Canard enchaîné suivies de l’enquête menée tambour battant par un Parquet National Financier tout d’un coup sous amphétamines, F.Fillon s’est écrasé sur le seuil des 18% et n’aura même pas atteint les 20% lors du premier tour, soit une chute définitive de 10% environ des intentions de vote ! Cette dégringolade rappelle celle de H.Clinton quelques jours avant les élections, après les « révélations » du FBI, dégringolade qui l’a éliminée face à D.Trump. E.Macron pouvait-il espérer meilleur coup de pouce que cet activisme forcené (et officiel qui plus est) pour transformer F.Fillon en paria de la République ?

 

Dans une nation de gens épris de Droit et de rigueur morale, à l’esprit libre et non militant, cet acharnement pseudo-judiciaire*[1] immédiatement déclenché entre les deux tours de l’élection présidentielle (pour des faits connus depuis longtemps) aurait bien évidemment soulevé un tollé. On aurait même pu rêver d’un Conseil Constitutionnel demandant à décorréler le calendrier judiciaire de l’électoral, quitte à retarder de quelques semaines les élections. On aurait pu tout aussi bien rêver d’une profession journalistique hurlant à la manipulation. Hélas, nous sommes en France, dans un pays au logiciel totalement imbibé de morale socialiste, cette morale qui a visiblement pris l’ascendant sur le Droit et le respect de la Constitution, lorsqu’il s’agit de ses propres intérêts. Et rien de tout cela ne s’est donc produit.

 

Il fallait surtout favoriser le soldat Macron, unique descendant possible d’un PS déchiqueté. Et la meute des médias (à quelques très rares exceptions près) s’est mobilisée comme un seul homme pour y parvenir, agitant d’une part le chiffon rouge anti-FN et tentant d’autre part, vieux réflexe gauchiste français, de salir F.Fillon en l’assimilant à M.Le Pen. Le titre d’un article du Monde[2] du 16/03/17 résume à lui tout seul cet incroyable acharnement contre les deux candidats de droite, sans aucune espèce de discernement : « François Fillon, Marine Le Pen : même mépris de la loi ». Alors que le FN est réellement accusé pour plusieurs emplois fictifs et doit payer des amendes, l’enquête diligentée contre F.Fillon est toujours en cours !

 

 

Un quinquennat qui s’annonce mal

On l’a vu, la gauche est incapable de gérer le pays. Mais dès lors qu’il s’agit d’élections, elle sait déployer un véritable savoir-faire pour se maintenir au pouvoir. Tous les moyens sont bons semble-t-il, et pas seulement les plus honnêtes et les plus démocratiques. Déjà, F.Hollande avait gagné grâce à un concours de circonstances, par défaut (de la même façon qu’il s’était retrouvé à la tête d’un PS divisé), et avec de sacrés coups de pouce plus ou moins naturels : diffamation systématique contre N.Sarkozy, splendide hara-kiri symbolique de D.Strauss-Kahn, exploitation de la crise du crédit mise sur le dos du gouvernement, promesses de tondre encore plus les riches pour surfer sur la jalousie si répandue dans l’hexagone, et last but not least, l’assentiment général des médias qui bien évidemment ne se sont pas attardés sur la dangereuse ineptie de son programme économique et fiscal.

 

Cette fois-ci, pour E.Macron, les socialistes se sont surpassés, avec des moyens sans commune mesure. A croire que F.Fillon et son programme d’inspiration libérale, en donnant toutes ses chances au pays de redresser la barre, allait signer la mort définitive des lubies nostalgico-marxistes qui caractérisent un PS dont on attend toujours le Bad Godsberg (1959 tout de même). La honte historique, le camouflet impossible, quelque chose d’insurmontable pour l’orgueil socialiste, d’où ce déploiement de moyens sans précédents.

 

Nombreux sont les électeurs particulièrement remontés contre ce hold-up anti-démocratique. Il suffirait d’ailleurs que E.Macron reconstitue dans son gouvernement le PS moribond pour que le pot aux roses apparaisse au grand jour. Mais peut-il faire autrement, au vu de ses soutiens, dont presque tous sont recrutés chez les socialistes et les communistes, et dont certains étaient déjà dans l’équipe de F.Mitterrand ? E.Macron bénéficiera-t-il d’ailleurs d’une majorité à l’assemblée ? La faible base de son électorat captif, la structure fragile de sa victoire (succession de coups tordus et de diabolisation de ses adversaires successifs), le fort taux d’abstention (25%[3]), et le probable déchaînement de la droite républicaine lors des législatives augurent un mandat pénible si ce n’est pas une cohabitation immédiate.

 

E.Macron est très mal élu, encore plus mal que F.Hollande. En dépit de ses 65%, son élection ne ressemble en rien à un vote d’adhésion. Pire, sa victoire  semble volée. Une part non négligeable des électeurs la considèrent illégitime. Il sera très difficile de les convaincre du contraire.

 

Claude ROBERT, 7.5.2017

 

 

 

 

 

 

 

[1] l’appel des 13 juristes jette le doute sur la légitimité du PNF et sur les méthodes utilisées

 

[2] journal « au dessus de tout soupçon » comme le dit ironiquement A.Finkielkraut, car le Monde constitue la référence officielle et indiscutable de la cléricature gauchiste si ce n’est le phare pour la quasi-totalité des médias et intellectuels 

[3] Auxquels il faut rajouter près de 10% blancs ou nuls

13 commentaires

  1. Posté par miranda le

    LE PLUS GRAVE EST LA MANIPULATION d’une partie des cerveaux qui seraient NOTRE OXYGENE, à savoir les journalistes, aujourd’hui, peu enclins à l’analyse du pourquoi du déclin de la France.

    Car l’asphyxie de leurs neurones a permis l’arrivée de Mr MACRON au pouvoir.

    Mais quand est-ce que ces journalistes vont se constituer en « groupes indépendants ou en associations » et donc produire de la presse indépendante, capable de décortiquer et critiquer un système?

  2. Posté par miranda le

    LE PLUS GRAVE EST LA MANIPULATION d’une partie des cerveaux qui seraient NOTRE OXYGENE, à savoir les journalistes, aujourd’hui, peu enclins à l’analyse du pourquoi du déclin de la France.

    Car l’asphyxie de leurs neurones a permis l’arrivée de Mr MACRON au pouvoir.

    Mais quand est-ce que ces journalistes vont se constituer en « groupes indépendants ou en associations » et donc produire de la presse indépendante, capable de décortiquer et critiquer un système?

    A moins que ce qui prime pour eux, c’est leur petit our grand confort et le généreux salaire qui tombe toutes les fins de mois. Mais alors, il n’est pas besoin de faire du journalisme dans ce cas. Faire du commerce rapporte tout autant et souvent plus. Pourquoi se SALIR LA PLUME?

  3. Posté par pirlot le

    pourquoi critiquer et l avoir mis au pouvoir c est trop tard et les Français ne tarderons pas a réaliser le désastre de notre pays cette manigance a été bien préparée et nous allons voir des manifestations a tout va c est ma façon de voir les choses nous verrons bien ???????

  4. Posté par KORN le

    JE NE CHANGE PAS UNE VIRGULE , HELAS JE CRAIND QUE CELA NE FINISSE DANS LA RUE !

  5. Posté par Bicoune le

    Qu’ une analyse aussi limpide de la situation française n’ait aucune chance d’être publiée en France me désole.

  6. Posté par Robcla le

    A Hervé : c’est intéressant ce que vous dites, mais je pense presque le contraire : rien dans le discours de Macron semble confiant et fort, ce ne sont que petites touches timides et mesurées pour satisfaire tout le monde et froisser personne. Par contre, l’assurance, le maintien, la façon dont Macron semble solide et dominateur physiquement m’a toujours surpris. C’est son point fort, avec son charme également. Les seules photos où je vois des Ministres comme Belkacem ou d’autres montrer du respect ou de la crainte vis à vis de l’un de leurs collègues, c’est justement ce Macron alors qu’il n’était pas encore investi d’un pouvoir hiérarchique (il n’était que ministre de l’économie). Macron me fait énormément penser au livre « Anatomie du pouvoir » et aux études réalisées sur le sujet. D’ailleurs Macron est l’un des seuls politiques à avoir tenu tête à des syndicalistes (cf l’affaire du costume). Pour moi, il est bénéficie d’une énorme confiance en lui. Qui n’est pas justifiée,bien évidemment, et c’est souvent le cas chez les politiques, ce que dit notamment Galbraith…

  7. Posté par Oblabla le

    Très bon papier! L’avenir du pays est évidemment consternant avec un président qui est le plus mal élu de l’histoire de la république. L’important pour comprendre est d’analyser les seuls chiffres qui comptent, ceux du 1er tour où les français se sont prononcés pour le candidat qu’ils prévilégiaient.
    Au 1er tour : Un sondage Opinionway indique que Macron n’a recueilli que 55% d’adhésion directe parmi ses électeurs, 45% l’ayant choisi comme « vote utile ». Il peut donc se prévaloir de 55% de 24.1% de 79% (le taux de participation). Soit 10.47% de soutien réel dans l’électorat… Comment imaginer réussir dans ces conditions?

  8. Posté par Hervé le

    @Robcla
    Il y a confiance et mythos. Les mythos paraissent confiants aux yeux de personnes plus influençables. Ce que je dis, c’est que certains paraissent porteurs d’une grande confiance, mais elle n’est qu’artificielle puisque jamais contrariée. Et beaucoup de politiciens ne sont pas des gens avec une grande assurance, ils vivent juste dans un culte de renforcement positif qui pourrait voler en éclat si quelqu’un osait démontrer que c’est un usurpateur.
    C’est le contenu des discours de Macron qui contient de émotionnel, chose qu’il n’arrive pas a reproduire ni par sa gestuelle ni par son expression. La manière dont il délivre le contenu ne correspond pas aux mots qu’il prononce. C’est complètement surfait.

  9. Posté par Robcla le

    A Hervé : la confiance en soi ne se décrète pas. Elle ne joue pas sur le manque de confiance des autres. Il a été démontré que les leaders ont, outre un physique qui en impose (en général, pas exclusivement) un vrai charisme, qui tient énormément à leur confiance en soi. Les anxieux, les réfléchis, les inquiets, tous très compétents mais conscients des difficultés, ne font jamais des leaders. C’est ce que démontrent des études scientifiques. Quand à l’éloquence, elle n’a jamais signifié ne pas se servir des émotions. Bien au contraire !

  10. Posté par Hervé le

    « E.Macron est énarque bien évidemment, après un parcours scolaire de « bêtes à concours » tels qu’on sait encore les sélectionner puis les élever en France, dans les haras spécialisés de l’Education Nationale, avec pour résultat final une excellence faite d’élocution et de confiance excessive en soi (…) »
    Je ne dirais pas que Macron est éloquent. Ses discours ont un vocabulaire qui appellent à beaucoup d’émotions, et la manière dont il le délivre sonne hypocrite et faux. N’importe qui peut se montrer confiant… il suffit de jouer sur l’insécurité de celui en face de soi. Et c’est ce qui arrive souvent avec les politiciens, certains profitent de la brèche alors qu’ils n’ont pas de compétence particulière dans le sujet qu’il prétendre connaitre. Mais qui va les confronter? Plus personne… Les gens intelligents et éloquents ont depuis longtemps fuit la politique et leur monde dégénéré. Il nous reste que les moyens et les mythos, qui prennent toute la place parce que plus personne ne remet en cause le ridicule de leurs propos.

  11. Posté par Claire le

    Excellent article, tout est dit, sauf peut-être les pourcentages réels d’électeurs pro-Macron. Il a eu 20 millions de voix (ce qui est beaucoup trop bien sûr!) mais 16 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul ou se sont abstenus, et 11 millions ont voté MLP. Donc il a eu en fait 27 millions d’électeurs contre lui.
    En 2012, les Français ont voté Hollande parce qu’ils ne voulaient plus de Sarkozy.
    En 2017, on leur a vendu Macron comme un produit neuf, ce qui est totalement faux, c’est un pur produit du système. Ayant ratissé des LR aux cocos (Robert Hue!) pour se faire élire, il n’aura aucune majorité cohérente pour gouverner. Ça risque donc d’être la chienlit dès la rentrée de septembre.
    La France que j’aime est en train de disparaître, dans le chaos migratoire et la mondialisation et le pire c’est qu’une grande partie des Français sont responsables de ce suicide collectif. Mais ceux qui n’y ont pas participé n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

  12. Posté par bob le

    très bon article que nous n’avons pas dans la presse Française. Avec cette élection nous entrons de plein pied dans le XXI éme siècle ou plutôt dans un troisième millénaire où l’homme ne sera plus qu’un zombi soumis. Je pense à lui comme à une bactérie de mon intestin.Elle est nourrie, logée, peut être distraite mais n’a qu’une fonction produire son méthane et elle disparait dés que le milieu change. Je vois les français désormais le béret sur la tête , la baguette sous le bras L’Huma dépassant de sa poche, un cabas en toile cirée à la main et triste figurant d’un parc Astérix gigantesque à amuser des touristes. les basses besognes lui étant retirées au profit de hordes d’un quart-monde fluctuant.

  13. Posté par LAMBERT le

    Félicitations M. ROBERT pour cet article oh combien réaliste sur cette élection irréaliste de MACRON à la présidence de la République française. Douce France cher pays de mon enfance … de Gaulle gouvernait le pays d’une main de maître !

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