Condamné à 21 ans de prison, Mohamed est libéré après… cinq mois !

Condamné à 21 ans de prison en mars dernier, Mohamed C. est déjà chez lui !

L’affaire avait fait grand bruit en 2015. Et pour cause, les circonstances du meurtre d’Abdelmajid Bouhamaza étaient particulièrement atroces. Le jeune homme de 26 ans se trouvait chez lui, dans sa maison située à Clabecq, lorsque cinq individus y sont entrés, lui volant son téléphone portable, avant de le ligoter à l’escalier, de le bâillonner et de le tuer d’une balle dans la tête !

Il aura fallu un an aux enquêteurs pour retrouver la trace des cinq meurtriers, identifiés en janvier 2016, grâce à des traces d’ADN sur du tape retrouvé sur la scène de crime.

En mars dernier, la justice de Nivelles a condamné les cinq complices à un total de 106 ans d’emprisonnement. Le leader du groupe, Paulin B., a pris 25 ans. Nathanaël Y. : 24 ans. Mohamed C. : 21 ans. Pape F. : 19 ans et Jonathan T. : 17 ans.

Tous ont décidé de faire appel de cette décision. L’affaire devrait être fixée à Bruxelles en décembre prochain.

Mais cinq mois seulement après ce jugement, pourtant sévère, l’un des meurtriers est déjà dehors ! Et ce, grâce à un coup particulièrement audacieux joué par son avocat, Maître Fabian Lauvaux.

L’étoile montante du barreau de Charleroi a introduit une requête de remise en liberté conditionnelle de son client, jouant sur le délai déraisonnable de la détention préventive en attendant le procès en appel à Bruxelles fin de cette année. Et le pénaliste a obtenu satisfaction !

Mohamed C., condamné à 21 ans de prison fin mars, est déjà dehors. Il a pu quitter la prison de Jamioulx ce mardi soir, au grand étonnement des agents qui se sont interrogés sur la légalité de cette requête, contre laquelle aucun appel du parquet n’est possible.

Mohamed C. se trouve désormais sous bracelet électronique, à son domicile, content d’avoir quitté les murs de sa cellule de Jamioulx.

Une telle libération, entre un jugement et un appel, est extrêmement rare. Mais ici, le délai déraisonnable avancé par Fabian Lauvaux, l’absence de risque de récidive et de fuite, ont été retenus par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.

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Belgique: 189 dossiers liés au terrorisme en 2017. 1 mosquée sur 5 est contrôlée pour extrémisme!

Contrairement aux années précédentes, l'attention des enquêteurs se concentre désormais sur les «terroristes domestiques», de plus en plus jeunes. Les services de sécurité de l'Etat ont également ouvert des enquêtes dans une mosquée sur cinq du pays.

Le parquet belge a ouvert 189 dossier liés au terrorisme depuis le début de l'année 2017, soit 23 par mois en moyenne, rapportent les journaux De Tijd et L’Echo le 24 août.

Des chiffres qui s'approchent déjà de ceux de 2014, quand 195 dossiers avaient été ouverts durant l'année. Une moyenne qui dépasse également celle de l'année dernière, qui s'établissait à 22 dossiers par mois. Elle reste cependant en deçà de la moyenne record de l’année 2015 (26 ouvertures de dossiers par mois, 313 au total), quand de nombreux Belges partaient combattre en Syrie et au Moyen-Orient.

Selon les deux quotidiens, l'attention des enquêteurs a désormais glissé vers des «terroristes domestiques» – c'est à dire qui n'ont jamais quitté le pays – et vers des suspects de plus en plus jeunes.

Tous les services de sécurité belges, de la police locale au service de sécurité de l'État, travaillent aujourd'hui «principalement sur le terrorisme» soulignent les deux journaux. Ils ajoutent en outre que l'Etat recueille plus d'informations sur d'éventuelles menaces terroristes que «jamais auparavant», et que les écoutes téléphoniques dans ce cadre connaissent «un boom».

Le parquet fédéral a augmenté ses effectifs de 24 à 32 magistrats, douze d'entre eux travaillent exclusivement sur des dossiers de terrorisme, selon les deux quotidiens. Jusqu'à présent, 289 personnes ont été jugées pour des infractions liées au terrorisme depuis janvier 2015.

Une mosquée sur cinq contrôlée pour extrémisme en 2016

Le ministre de la Justice Koen Geens, cité par De Tijd le 26 août, rapporte également que les services de sécurité de l'Etat ont mené une enquête au sein de 58 lieux de culte dans le cadre de la lutte contre l'islamisme radical en 2016, soit dans une mosquée sur cinq du pays.

Plusieurs raisons son avancées pour l'ouverture de ces enquêtes, à savoir la façon dont sont gérées les mosquées, la personnalité et le parcours des imams qui y prêchent, ou encore le profil des visiteurs.

«Nos enquêtes se focalisent sur les menaces comme l'extrémisme, les processus de radicalisme et le terrorisme», a précisé le Service de Sécurité de l'Etat cité par l'agence de presse Belga.

Pour avoir une vue d'ensemble des activités dans les mosquées du pays, le gouvernement belge aimerait que les lieux de culte musulmans du pays signalent les allées et venues des imams, avait déclaré Koen Geens le 23 août sur le plateau de l'émission de la télévision flamande Terzake.

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Bruxelles : Un Somalien neutralisé après avoir attaqué deux militaires au couteau. Il aurait crié « Allah Akhbar »

Nous en parlions déjà ici.

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Un Somalien d'une trentaine d'années a été neutralisé vers 20h20 après avoir attaqué trois militaires à l'arme blanche boulevard Emile Jacqmain, dans le centre de Bruxelles. L'individu aurait crié "Allah Akbar" au moment de perpétrer son geste.

L'agresseur est décédé suite à la riposte des soldats confirme le parquet. Aucune information pour l'instant concernant son identité mais il ne serait pas connu des autorités. Deux militaires ont été légèrement blessés à la main et au visage. Ils ont été transportés à l’hôpital afin d'être soignés.

Sur les lieux des faits, un périmètre de sécurité a été instauré par la police. Le bourgmestre de Bruxelles ainsi que le parquet de Bruxelles et le parquet fédéral sont descendus sur les lieux. L'instruction du dossier a été confiée au parquet fédéral, ce qui appuie la thèse de l'acte terroriste.

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Bruxelles : Des militaires abattent un homme après une attaque au couteau. L’acte est considéré comme “terroriste”

Les militaires ont ouvert le feu sur un homme vers 20h 20, boulevard Émile Jacquemain, à Bruxelles, selon des sources policières et militaires.

L'homme serait décédé. Il venait d'agresser les militaires à l'aide d'un couteau, avant que ceux-ci ne ripostent. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés. Selon nos informations, l'homme décédé n'est pas connu pour des faits de terrorisme.

Les policiers seraient présents en masse sur ce boulevard.

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Les attentats de Paris et Bruxelles financés par les salaires, les allocations sociales et les allocations de chômage!

Il ressort de l'analyse du financement des attentats de Paris et de Bruxelles que "si Daech a apporté un soutien financier, la plus grande partie du financement des cellules s'est déroulée de manière autonome", est-il noté dans le rapport annuel de la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), rapporte mercredi La Libre Belgique. Le financement extérieur étant sans doute marginal, les personnes impliquées semblent avoir utilisé des sources de financement et des techniques sans stratégie claire et parfois même sans sembler se soucier d'une possible détection.

Une partie importante des revenus transitant par les comptes en banque des personnes impliquées dans les attentats provenait de salaires, d'allocations de chômage ou d'autres allocations sociales. Des versements en espèces occasionnels ont aussi été observés, correspondant probablement aux revenus des activités illicites (stupéfiants, vols et recel), pour lesquelles certains étaient connus de la justice.

Il est difficile d'obtenir une image claire du financement des attentats car les auteurs faisaient un usage intensif d'argent cash, ressort-il aussi de l'analyse. Des applications et des systèmes de paiement comme Paypal ont également été fréquemment utilisés, ainsi que des cartes de débit prépayées, "probablement (...) parce qu'elles sont octroyées sans examen de solvabilité du client, ce qui n'est pas le cas des cartes de crédit classiques".

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Via CivilWarInEurope

Justice en Belgique : Muhammed Aytekin déjà libre, quelques mois après avoir tué une jeune fille

Quelques mois après avoir été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir tué la jeune Merel De Prins suite à un accident en octobre 2015, Muhammed Aytekin est déjà « libre » : il a été libéré sous conditions.

Début 2017, Muhammed Aytekin, 22 ans, était condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de police de Vilvoorde. Le jeune homme avait, en octobre 2015, percuté mortellement la jeune Merel De Prins, 12 ans, alors qu’elle circulait à vélo sur une piste cyclable. Sous le coup d’une déchéance du droit de conduire au moment du drame, le conducteur avait pris la fuite et s’était réfugié à l’étranger avant de se rendre quelques jours plus tard.

Ce mercredi, nous apprenons que Muhammed Aytekin va être libéré sous conditions, cinq mois après sa condamnation. Selon le Nieuwsblad, il souffrirait d’une maladie au niveau des yeux et « il risque de devenir aveugle », selon son avocat. Le condamné aurait déjà passé une série de tests et a été opéré, mais il est en pleine revalidation. Ces raisons ont poussé le tribunal d’application des peines à le libérer sous conditions.

Muhammed Aytekin ne doit pas porter de bracelet électronique.

Sudinfo.be via Fdesouche.com

Belgique. Molenbeek : Selon des journalistes “le maire socialiste a été l’incubateur du jihadisme”

Les journalistes Christophe Lamfalussy (La Libre) et Jean-Pierre Martin (RTL) se sont plongés dans "cet étrange creuset du terrorisme" qu'est Molenbeek. Leur but : "comprendre l'explosion d'un islam radical au cœur de l'Europe". Il en ressort un livre, "Molenbeek-sur-Djihad", où les deux reporters dépeignent la commune, ses habitants, son histoire, sa situation sociale, ses dérives, les faiblesses de ses politiques... Christophe Lamfalussy et Jean-Pierre Martin sont les Invités du samedi de LaLibre.be.

 

Quels sont les éléments prégnants qui ont amené Molenbeek à devenir la "base arrière" du djihad ?

Jean-Pierre Martin (JPM) : Je dirais sa topographie puisque Molenbeek est une sorte de banlieue dans la ville, avec ses propres spécificités sociales. Dans certains quartiers, le taux de chômage est de plus de 50% pour les 20-25 ans. De nombreux trafics s'y développent. Cette commune a souffert d'un désintérêt pendant plusieurs décennies et des gens ont pu y vivre dans une sorte de clandestinité en toute impunité. Ils ont pu faire grandir l'un ou l'autre réseau à travers des relations familiales, claniques, d'amitié...

Était-ce prévisible qu’elle devienne un foyer du radicalisme islamique ?

JPM : Non mais d'après un "super flic" que nous avons interrogé, ceux qui disent n'avoir rien vu sont des menteurs. Tous les éléments connus depuis le début des années 2000 auraient dû légitimer une réaction beaucoup plus vive par rapport à l'islamisme, à l'absence de contrôle des mosquées, à la petite délinquance, à l'estompement des normes... Tout cela a créé le terreau du djihadisme.

Dans le livre, vous pointez le laxisme des politiques. Sont-ils responsables de la situation?

Christophe Lamfalussy (CL) : Le politique n'a pas vu ce qui se passait. La Belgique a manqué de connaissance de l'islam et de l'islamisme. C'est une tradition belge : on accueille depuis des décennies des réfugiés politiques. Mais parmi ces réfugiés venant de Tunisie, du Maroc ou d'Algérie, on a aussi accueilli des franges très radicales qui ont prospéré dans Bruxelles, et particulièrement à Molenbeek.

JPM : La politique a fait preuve de déni. François Schepmans, l'actuelle bourgmestre (MR) de Molenbeek utilise le mot. D'après elle, ce déni a longtemps été généralisé. Lorsqu'elle attirait l'attention de son parti sur cette problématique, on lui rétorquait "mais avec quoi tu viens ?". Ce n'était donc pas une préoccupation. Lorsqu'on a signé la convention avec le Maroc, il y a 50 ans, on n'a pas tenu compte de la culture, de la pratique religieuse de cette population qui arrivait et dont on ne connaissait rien.

Vous affirmez qu'une fois cette population installée, les politiques ont fait preuve de "clientélisme" à son égard.

JPM : Début 2000, le gouvernement fédéral - formé des libéraux et socialistes - a plus facilement accordé la nationalité, a régularisé. Le PS a pris conscience de l'importance de cette communauté, surtout dans Bruxelles.

CL : N'oublions pas que, dès les années 60', on confie l'islam belge à l'Arabie saoudite qui se sert de la Grande mosquée du Cinquantenaire comme d'une porte d'entrée. Son but : contrecarrer l'influence de l'Union soviétique sur les pays arabes laïcs. Or, de cette époque jusqu'aux années 2000, on ne parvient pas à installer un organisme de représentation de l'islam qui fonctionne. Cette longue période de flou a permis aux prédicateurs itinérants, venus de l'étranger, d'introduire un islam fondamentalisme, basé sur les valeurs du wahabisme, et donc sur le rejet de l'autre.

Philippe Moureaux a été beaucoup pointé du doigt. Que reprocher au socialiste, qui fut bourgmestre de 1992 à 2012 ?

JPM : Il a été le premier magistrat d'une commune qui est devenue un incubateur du djihadisme, d'après tous les témoignages recueillis. Il a cette particularité de s'être transformé. Les plus âgés se souviennent d'un homme flamboyant, tout puissant au PS, militant laïque. Puis il y a le deuxième Moureaux, celui qui n'occupe plus de poste de premier plan dans un gouvernement et qui se retire essentiellement sur sa commune. Il s'est alors pratiquement identifié à son électorat.

Il aurait nourri la population immigrée locale pour assurer sa place ?

CL : C'est ce qu'on a entendu. Il n'a en tout cas rien fait pour empêcher Molenbeek de devenir un lieu de repli identitaire, pour favoriser la mixité sociale. On lui reproche même d'avoir fait le calcul de tabler sur cet électorat belgo-marocain parce qu'il ne parvenait pas à séduire l'électorat traditionnel du PS.

Il a aussi beaucoup défendu les accommodements raisonnables.

JPM : Il continue à le faire. Il persiste dans cette politique et assume ce qu'il a mis en oeuvre. On sentait l'attraction qu'il avait pour sa population d'origine marocaine. Sur le plateau de France 2, il a tout de même esquissé des sortes de regrets d'avoir été trop loin. Il ne faut pas non plus oublier d'où il vient : il a eu une jeunesse dorée, avec un père ministre et une mère issue d'une des familles les plus riches de Belgique.

Votre livre révèle que de la littérature salafiste (un tafsir) a été retrouvée dans les planques des terroristes de Paris et Bruxelles. Que cela révèle-t-il de la personnalité de ces individus ?

CL : Lorsque Mohamed Belkaid est tué à Forest, on trouve à ses côtés un guéridon avec ce tafsir écrit par un prédicateur salafiste très couru. Ce salafisme provoque une détestation de la société belge par le fidèle. Cette doctrine ne mène pas forcément au terrorisme, mais elle crée un fossé dont peuvent se servir les gens de l'EI ou du Front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Le phénomène religieux est important dans la compréhension de ce qui s'est passé.

JPM : La religion est utilisée pour embrigader. Elle est permanente, tout au long du cheminement, de la rupture jusqu'au passage à l'acte.

L'islam n'est donc plus un prétexte ? Ces jeunes sont radicalisés religieusement, c'est cela ?

CL : A partir de la Belgique, oui, souvent. Des centaines de sites salafistes expliquent aux jeunes comment faire. Mais certains discours tenus dans les mosquées agissent aussi comme une rupture. Des discours religieux prononcés à la Grande mosquée du Cinquantenaire nous font tomber de notre chaise. On déconseille par exemple aux fidèles de regarder la télévision quand une présentatrice apparaît...

Vous décrivez les réseaux entre tous les jeunes djihadistes bruxellois. Y a-t-il un risque que les petits frères, les cousins, les amis des terroristes tués ou arrêtés poursuivent la lutte ?

CL : On remarque effectivement une transmission clanique ou familiale du djihadisme. Fatima Aberkan a envoyé ses propres enfants en Syrie. Oussama Atar a, quant à lui, influencé ses cousins, les frères El Bakraoui, qui ont commis les attentats de Bruxelles. Tant que ce virus ne sera pas éliminé dans certaines familles, dans certaines têtes, il va prospérer. C'est pour cela que nous prônons un islam belge, pacifié, déconnecté de toutes les secousses du Moyen-Orient. Un autre problème est constitué par les écoles coraniques, où l'on inculque des valeurs qui ne sont pas en correspondance avec les valeurs belges, comme l'égalité homme-femme.

Dans le livre, vous n'hésitez pas à donner votre point de vue, sans forcément l'étayer par des études ou enquêtes. Vous écrivez par exemple : "A Molenbeek, le fondamentalisme s'est progressivement imposé à la majorité des croyants musulmans". Cela peut déranger, non ?

JPM : Cela repose sur notre ressenti après avoir arpenté les rues, les mosquées, avoir rencontré les gens. Le wahabisme a percolé. Il faut voir le nombre de filles en niqab à la chaussée de Gand un jour de marché. On ne connaissait pas cela par le passé. Cette revendication identitaire vient de cette conception rétrograde d'une partie du monde musulman qui ne voit le monde qu'à travers le licite (halal) et l'illicite (haram). Cela nous a fait peur...

CL : En même temps, on trouve que Molenbeek a un sens de l'accueil. C'est un vrai quartier avec ces gens qui se parlent, qui se rencontrent dans la rue. On retrouve l'atmosphère chaleureuse d'un pays du sud.

Entretien : @Jonas Legge & @Dorian de Meeûs

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Nos remerciements à Λlex Λ 

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La Belgique «craint» un nouvel attentat: Les policiers très inquiets par la découverte d’uniformes à Anderlecht

Après avoir inculpé deux frères soupçonnés de préparer un acte terroriste, la police belge recherche d'autres suspects.

«Nous recherchons encore plusieurs suspects de terrorisme», a déclaré Eric Van der Sypt, un porte-parole du parquet fédéral, à la chaîne de télévision flamande privée VTM. «Nous craignons qu'ils se sentent acculés après les perquisitions. Nous craignons par conséquent la même réaction que le 22 mars» 2016 lorsque des kamikazes avaient mené une double attaque à Bruxelles, faisant 32 morts, après la découverte par la police de l'une de leurs caches, a-t-il expliqué.

Lors des perquisitions menées dans la nuit de mardi à mercredi à Anderlecht, des uniformes de police, notamment, ont été trouvés. Une découverte «  indéniablement inquiétante  », réagit jeudi Vincent Gilles, président du SLFP Police. Pour la CSC Police, que des personnes suspectées de participer aux activités d’un groupe terroriste soient en possession d’uniformes «  conforte l’idée que nous (les policiers, ndlr) sommes et continuerons d’être des cibles particulières  ».

La découverte des uniformes peut signifier deux choses, selon Vincent Gilles : les suspects s’apprêtaient à organiser soit une attaque visant la population, sous le couvert d’une action policière ; soit un assaut d’un commissariat. « Nous sommes en droit de nous inquiéter  », souligne le syndicaliste.

Des copies ou de véritables uniformes ?

Pour Stéphane Deldicque, délégué permanent de la CSC Police, l’origine de ces uniformes est primordiale. «  S’agit-il de copies ou de véritables uniformes ? Dans ce dernier cas, c’est extrêmement inquiétant car ils proviendraient soit d’un vol, soit d’une complicité interne ce qui serait très délicat  », réagit-il. «  Ce n’est pas rassurant pour les policiers si les criminels arrivent à se procurer des biens d’équipements authentiques. »

Lorsqu’un policier constate la perte de son uniforme (pantalon, veste…), «  il doit le signaler  », relève Vincent Gilles. «  Les agents sont bien conscients, surtout ces deux dernières années, que ce n’est pas anodin. » Toutefois, si les armes sont numérotées, l’uniforme, lui, ne contient aucune pièce permettant de l’identifier. Son origine peut ainsi être difficile à tracer.

Une réunion se tiendra mercredi prochain entre les représentants des polices fédérale et locale et du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon. «  Nous allons notamment discuter de ce qui vient de se passer et voir si des mesures peuvent être mises en place pour l’éviter  », précise M. Deldicque.

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France – Belgique: Arrestations dans un groupe de bikers jihadistes (Vidéo)

Une opération antiterroriste franco-belge a permis l'arrestation d'un homme à Lille, en France, et de 4 personnes à Bruxelles.

Né en 2003 dans la banlieue bruxelloise, le gang des «Kamikazes Riders» est soupçonné d'avoir un lien avec des attentats déjoués à Bruxelles fin 2015. En octobre 2016, deux membres de ce groupe avaient été condamnés pour «appartenance à un groupe terroriste» lié à la mouvance djihadiste.

L'arrestation fin 2015 de ces deux hommes, Saïd Saouti, 30 ans, condamné à 6 ans de réclusion, et Mohamed Karay, 27 ans, condamné à 3 ans, avait mis la Belgique en émoi. Le feu d'artifice du Nouvel an avait été annulé à Bruxelles en raison de craintes d'attentats.

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Belgique: La valise du terroriste marocain était remplie de clous et de bouteilles de gaz. (Conférence de presse)

L'auteur de la tentative d'attentat manquée qui a eu lieu mardi soir gare centrale à Bruxelles est O.Z., né le 20 janvier 1981, de nationalité marocaine, annonce le parquet.

L'homme ne portait pas de ceinture explosive, a indiqué le porte-parole du parquet Eric Van Der Sypt au cours d'une conférence de presse ce mercredi matin.

Une valise contenant des bouteilles de gaz et des clous

L'homme de 36 ans a pénétré dans la gare par la salle des guichets vers 20h39. Il est descendu vers les quais et s'est approché d'un groupe de personnes puis après s'être un peu éloigné, il est revenu, "a saisi sa valise en criant et en provoquant une explosion partielle". Il n'y a pas eu de blessés. La valise a pris feu et l'homme est descendu sur le quai "à la poursuite du chef de gare", moment où a la valise a explosé une deuxième fois de façon plus violente. Le bagage contenait de petites bouteilles de gaz et des clous. L'assaillant est remonté du quai et a crié "Allah Akbar" en se précipitant vers un militaire, a encore indiqué Eric Van Der Sypt. Le militaire a ouvert le feu et a neutralisé le suspect.

Les faits sont qualifiés de tentative d'assassinat terroriste et ont été mis à l'instruction.

Selon de précédentes informations dévoilées par la presse, l'assaillant se prénomme Oussama et était domicilé Boulevard Mettewie à Molenbeek, où ont eu lieu des perquisitions ce matin. Il n'était pas connu pour des faits de terrorisme mais pour trafic de drogue.

La Conférence de presse:

 

21 juin 2017 11:15
L’individu est alors parti à la recherche d’un chef de gare. Entretemps, le valise a explosé une seconde fois. L’individu a  ensuite voulu attaquer un militaire au cri de Allah Akbar.
Le militaire a abattu son assaillant qui a succombé à ses blessures. L’homme ne portait pas de ceinture d’explosifs. Il n’était pas connu pour des faits de terrorisme. Son domicile de Melonbeek a été perquisitionné.
La conférence de presse, trilingue s'est terminée sans possibilité, pour la presse, de poser des question. 

 

21 juin 2017 11:10
Le porte-parole du parquet fédéral , Eric Van Der Sypt, a déclaré qu’à 20H39, un homme est entré dans la gare centrale et "est passé par la salle des guichets, puis est descendu vers les quais pour s’approcher d’un groupe de personnes. Il a alors provoqué une explosion partielle de sa valise qui a pris feu. Cette première explosion n’a blessé personne."

 

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Belgique : un déséquilibré fonce en voiture sur des enfants dans le camp militaire d’Elsenborn

"Un individu s'est introduit lundi après-midi, pour une raison encore indéterminée, sur le camp militaire d'Elsenborn, avec son véhicule. Sur place, l'homme, qui souffre de problèmes psychologiques, a occasionné plusieurs accidents et a tenté de faucher un groupe composé d'élèves, de leurs instituteurs et d'un agent forestier qui visitaient le site", indique mardi, la zone de police de l'Eifel qui parle d'une tentative de meurtre.

"Des élèves de quatrième, cinquième et sixième primaires de l'école d'Elsenborn visitaient le camp, comme c'est régulièrement le cas pour observer la nature et les animaux. Vers 13h00, un pique-nique était organisé lorsqu'une voiture a foncé vers le groupe", explique le bourgmestre de Bütgenbach, Emil Dannemark.

"Les enseignants ont très bien réagi et ont immédiatement fait déplacer les enfants vers un endroit inaccessible pour la voiture tandis que le forestier a tenté, en vain, d'intercepter le conducteur", ajoute le bourgmestre.

Les enfants et le personnel sous le choc
Des militaires présents sur le camp sont intervenus et ont finalement pu appréhender le ressortissant allemand âgé d'une cinquantaine d'années. Selon la police, l'homme qui souffre de problèmes psychologiques a été placé dans une clinique psychiatrique d'Aix-la-Chapelle.

"Heureusement, il n'y a pas de blessé. Les enfants et le personnel enseignant sont sous le choc et ont été pris en charge par des psychologues du service Kaleido", conclut Emil Dannemark.

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Tentative d’attentat, la grand-place de Bruxelles et la gare centrale évacuées (VIDEO)

La grand-place de Bruxelles s'est vidée "en quelques secondes", rapporte un restaurateur. La Gare centrale a également été évacuée.

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Une explosion aurait été entendue et se serait produite "près des guichets de la Gare centrale". Cette même source affirme qu'il y a eu des tirs sur des militaires, selon une source à la DH.

 

 

Crisis Center Belgium annonce que la situation "est sous contrôle" dans un tweet.

 

Un individu portant une ceinture d'explosifs aurait été neutralisé et sérieusement blessé mais n'a pas été abattu.

 

La police ne confirme aucune information pour le moment.

Les lignes de métro 1 et 5 sont à l'arrêt sur ordre de police, annonce la STIB.

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Nos remerciements à Miss Phryne

Le roi des Belges rompt le jeûne avec une famille musulmane

Le roi Philippe a rompu le jeune dans une famille musulmane de Gand lundi soir. Notre souverain a respecté la tradition en mangeant d'abord des dattes et du lait, puis en partageant un repas fait de plats marocains.

Le roi Philippe s'est rendu chez une famille musulmane d'Evergem, dans l'entité de Gand, lundi soir pour y rompre le jeûne, selon son souhait de participer à l'iftar auprès de simples citoyens. "C'est un événement pour lequel nous sommes très reconnaissants", précise Khalid Benhaddou, un des huit fils d'Abdel Azziz Benhaddou et le frère de Mohammed, qui a ouvert les portes de son bungalow au souverain, dans un quartier d'Evergem bordant le port.

 

 

Le Roi s'est fait expliquer le ramadan

Avec deux des 6 petits-enfants, les trois générations de la famille tentent de rompre le jeûne ensemble autant que possible. "C'est un signe d'unité et de cohésion", indique Khalid Benhaddou. Le Roi a pris le temps de faire connaissance avec les membres de la famille et de s'informer sur la signification du ramadan. L'occasion pour la famille de souligner la discipline, la rigueur et la persévérance que requièrent 18 heures de jeûne.

"C'est une main tendue envers la communauté musulmane"

Le jeûne a été rompu, avec une datte et du lait, peu après 22h00, avant un repas rassemblant des mets typiquement marocains. Khalid Benhaddou, imam à Gand et travaillant pour le département flamand de l'enseignement, avait déjà rencontré le Roi dans le cadre de la prévention de la radicalisation. "C'est une main tendue envers la communauté musulmane", estime-t-il. "Le souverain reconnait ainsi les musulmans dans leur vécu de l'islam".

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Belgique: Violences à répétition par des gangs de jeunes migrants. (Vidéos)

VIDEO Un groupe de jeunes s'est affronté à coups de poing à la gare d'Aalst. La rixe a eu lieu le matin. Une vingtaine de jeunes ont participé à la rixe après que quelqu'un ait volé un chapeau de marque Polo Sport.

 

 

Le couvre-chef est la propriété d'un garçon de 15 ans habitant Aalst. La mère de la victime a posté une vidéo de la confrontation sur Facebook dans le but d'avertir les parents. L'auteur du film est inconnu.

« Informez vos enfants qu'ils ne doivent pas s'y attarder, car Aalst n'est plus sûr (...) en tant que parent, je suis furieuse, » a déclaré Deborah De Kock sur sa page Facebook.

Selon Deborah De Kock, la mère en question, un gang aurait provoqué la bagarre.

Le maire d'Aalst Christoph D'Haese (N-VA) appelle ses citoyens à fournir des informations:

« De tels actes n'ont pas leur place à Aalst. Je comprends les réponses des parents. (...) C'est probablement un gang errant. Toutes les informations pour l'identification sont plus que bienvenues ".

 

 

Un incident similaire très brutal est survenu début janvier à Ninove. Deux groupes d'adolescents se sont affrontés violemment entre eux avec pour conséquence de graves blessures. Sur les images GSM, on peut voir comment des jeunes Noirs frappent violemment des jeunes d'origine arabe. (...)

Les deux groupes responsables des incidents à Ninove étaient des gangs rivaux, à savoir. « Squad 94 » et « 95 joueurs" . Les chiffres se réfèrent aux codes postaux de Ninove (9400) et Geraardsbergen (9500).

De plus, en janvier, des bagarres ont été signalées aux stations de Halle et Lembeek. Une centaine de jeunes migrants de Bruxelles se sont retrouvés pour se battre avec différentes armes tels que des barres de fer et des blocs de béton.

(...)

Source Source2 Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Belgique: Il a hébergé le terroriste Abdeslam en fin de cavale et est libéré. Il doit suivre “un traitement psychosocial”.

Le logeur de Salah Abdeslam, rue des quatres vents à Molenbeek, vient d'être libéré. C'est en sortant de son domicile que le terroriste en cavale avait été arrêté par les forces spéciales.

Après 15 mois de détention dans l’aide de la prison d’Hasselt réservée aux présumés terroristes, Abid Aberkan a été libéré par la Juge d'instruction, celle-ci estimant sans doute que son rôle était désormais clair et circonscrit. L’homme doit se soumettre à 22 conditions. Il doit notamment se présenter tous les trois jours au commissariat de Molenbeek, se faire suivre par un service psychosocial, chercher du travail et ne pas communiquer avec la presse.

Source et article complet

Belgique. Menace terroriste: l’Ocam a détecté 80 prédicateurs de haine et 20 «loups solitaires» en Belgique

Suite à cet article, voici d'autres détails:

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Les services belges de renseignements ont dans leur viseur non seulement 622 djihadistes, mais aussi 80 prédicateurs de haine et 20 personnes auto-radicalisées, selon les chiffres de l’Organe de coordination pour l’analyse des menaces (Ocam).

A côté des djihadistes partis combattre en Syrie, 20 «loups solitaires», qui se sont radicalisés spontanément sans tenter de rejoindre un groupe terroriste à l’étranger comme l’Etat islamique ou Al-Qaïda, sont actuellement suivis de près en Belgique , explique ce samedi Het Laatste Nieuws. .

«Ces terroristes potentiels sont très difficiles à détecter», selon les Affaires étrangères. «Nous souhaitons donc que les communes se dotent le plus rapidement possible d’une cellule de sécurité intégrale locale.»

La moitié des localités en seraient actuellement pourvues: 213 cellules sur 308 communes en Flandre; 15 cellules sur 19 communes à Bruxelles; et seules 56 cellules sur 262 communes en Wallonie.

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Nos remerciements à colt seavers

Belgique. islam: 91 personnes placées sous surveillance étroite en Belgique, dont 14 prédicateurs étrangers

Quelque 91 personnes sont placées sous surveillance étroite en Belgique, dont 14 prédicateurs étrangers, selon les informations livrées par le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) et citées dans les titres Sudpresse mardi.

«Certaines personnes reprises dans cette liste ont fait l’objet d’un ordre de quitter le territoire et d’une mesure d’éloignement», précise le ministre en réponse à une question parlementaire.

Parmi ces individus, figurent des Belges comme des ressortissants de divers pays (Algérie, Arabie Saoudite, Congo Brazzaville, États-Unis, France, Grèce, Italie, Jamaïque, Jordanie, Koweït, Maroc, Palestine, Pays-Bas, Syrie, Turquie et Yemen).

En outre, 9 organisations et groupements en Belgique sont aussi placés sous surveillance étroite.

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Nos remerciements à colt seavers

Belgique. Multiculturalisme: Fusillade entre communautés tchétchène et turque ou afghane.

La fusillade qui a éclaté samedi en début d’après-midi à Saint-Josse a fait 3 blessés, a indiqué le parquet de Bruxelles. Les jours de l’une des victimes sont en danger. Les circonstances exactes des faits ne sont toujours pas connues mais d’après des témoins, il s’agirait d’un règlement de compte entre les communautés tchétchène et turque ou afghane.

«Un homme a été atteint par 3 balles et est en danger de mort. Un deuxième homme a été blessé à la hanche et un troisième n’a subi qu’une éraflure», a indiqué samedi après-midi un porte-parole du parquet. Les 3 victimes ont été transportées à l’hôpital.

Une enquête a été ouverte.

La rue de la Ferme, théâtre de la fusillade, a été fermée par la police et un hélicoptère de la police fédérale survole les lieux.

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“Papa jette une bombe”: un manuel belge destiné aux réfugiés crée la polémique

Deux mots reviennent fréquemment dans un manuel d'alphabétisation belge, utilisé pour apprendre à lire aux réfugiés. Il s'agit de "prison" et "bombe". "Papa jette une bombe et va en prison", "il a jeté une bombe et va en prison", "il me montre la bombe et la prison", figurent ainsi parmi les phrases d'un exercice d'élocution du cours Erasme d'Anderlecht.

Catherine Lemaire, une traductrice belge, a découvert cette page alors qu'elle faisait réviser son "protégé irakien". "C'est proprement inadmissible", s'est-elle indignée sur Facebook, accompagnant sa publication d'une photo de l'exercice incriminé. "Est-on vraiment conscient qu'il s'agit de matériel didactique proposé par un pays d'accueil en vue de l'insertion?", demande-t-elle.

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Belgique : Huit princesses arabes accusées d’esclavagisme (Vidéo)

En Belgique, c’est un procès symbolique qui s’est tenu cette semaine à Bruxelles.

Représentées par leurs avocats, huit princesses des Emirats Arabes Unis et leur majordome ont comparu en correctionnelle pour avoir esclavagisé leurs domestiques lors d’un séjour dans un célèbre palace de la capitale belge.

Signe de l’importance de cette affaire, le Centre belge fédéral des migrations (Myria) s’est porté partie civile dans cette histoire qui avait fortement ému l’opinion publique.

L’affaire remonte à 2008 : une domestique avait réussi à s‘échapper de l’hôtel dans lequel elle était séquestrée. Comme elle, une vingtaine de jeunes femmes travaillaient sous la menace 7 jours sur 7 sans être payées.

Durant huit ans, les avocats des princesses ont tout fait pour éviter le procès à leurs clientes, en vain : la justice belge a rejeté tous les recours.
Les prévenues comparaissaient notamment pour traitements inhumains et séquestration.
Elles risquent jusqu‘à 18 mois de prison et de lourdes amendes, sans compter les dommages et intérêts à payer à leurs victimes.

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Nos remerciements à Victoria Valentini