Deux semaines après le rapport accablant de la Commission de gestion, une semaine après le vote du Parlement, le chef de l’armée Benedikt Roos se rend chez Lockheed Martin, signe…
Le scandale du F-35 en quatre facettes
Promis : 36 avions pour 6 milliards, prix garanti par Washington (2021).
Constaté : aucun forfait n’a jamais été convenu ; le contrat parle sept fois de « coûts estimés » ; presque personne au DDPS ne l’avait lu en entier (Commission de gestion, septembre 2026).
Promis : le peuple a tranché le 27 septembre 2020, à 50,1 %, sur 6 milliards et 36 avions.
Constaté : en 2022, le contrat est signé pendant la récolte de l’initiative Stop F-35, qui doit être retirée ; en 2026, pour la même enveloppe, la commande passe de 36 à 30 avions « selon toute probabilité », par un arrêté que le droit fédéral ne soumet pas au peuple.
Promis : le contrat peut être résilié à tout moment jusqu’à la livraison, sans pénalité (Conseil fédéral, mars 2025).
Constaté : 700 millions déjà versés en mars 2025 ; 500 millions payés d’avance en juin 2026 pour toute l’année ; 970 millions demandés en août pour le « ticket coupe-file ». Chaque versement grossit la note de sortie.
Promis : un avion choisi sur le seul critère du prix, pour la police du ciel d’un pays neutre.
Constaté : un appareil conçu comme le nœud d’une guerre aérienne en réseau, dépendant des radars, du commandement, des logiciels et du stock de pièces de l’Alliance ; Berne paie pour entrer dans la file d’attente des fournisseurs de l’OTAN.