EasyJet bientôt sous pavillon Castlelake ?
EasyJet a annoncé dimanche 5 juillet avoir conclu un accord de principe avec le fonds d’investissement américain Castlelake, basé à Minneapolis, sur les termes financiers d’une éventuelle offre de rachat. À 6,90 livres par action, l’opération valoriserait la compagnie britannique à environ 5,2 milliards de livres (5,5 milliards en base pleinement diluée), soit une prime de 73 % par rapport au cours précédant les premières rumeurs.
Le conseil d’administration se dit prêt à recommander l’opération aux actionnaires si une offre ferme est déposée. La négociation a été serrée : il s’agit de la cinquième proposition de Castlelake, qui a dû relever son prix à quatre reprises. Le fonds a désormais jusqu’au lundi 3 août 2026, 17 heures, pour annoncer une intention ferme d’offre ou renoncer.
Conformément aux règles européennes, qui imposent qu’une compagnie opérant en Europe soit majoritairement détenue par des intérêts européens, Castlelake et ses co-investisseurs ne détiendraient pas plus de 49 % du véhicule de reprise, les 51 % restants revenant à des ressortissants de l’Union européenne.
L’action easyJet avait souffert ces derniers mois des retombées de la guerre en Iran, notamment la flambée du kérosène. La compagnie a affiché une perte avant impôts de 552 millions de livres au premier semestre de son exercice 2026 (contre 394 millions un an plus tôt), malgré un chiffre d’affaires en hausse de 12 % à 3,95 milliards de livres.
Castlelake n’en est pas à son coup d’essai : le fonds avait pris une participation dans SAS lors de sa restructuration. Air France – KLM a annoncé son intention de racheter les parts de Castlelake (et de Lind Invest) pour porter sa participation dans la compagnie scandinave de 19,9 % à 60,5 %, une transaction attendue au second semestre 2026.