Il se passe de drôles de choses en ce moment. Un vague sentiment d’épuration… Après le soutien presque unanime à l’interdiction du burkini, après la condamnation de Choudary, après les révélations des dossiers Soros, voilà que le CCIF, reçu à Matignon et sur tous les plateaux télé commence à sentir le soufre. Et c’était avant les […]
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Si l’on faisait un sondage, indépendamment des convictions, l’annonce du gouvernement français que le pays est en guerre serait approuvée par une très large majorité : la mobilisation des services de renseignements, l’augmentation des effectifs de la police, la surveillance de sites sensibles sont là pour le confirmer.
La guerre, c’est deux camps qui s’affrontent de manière soit ouverte, soit dans l’ombre. ”Every body knows”, tout le monde sait ce qui menace nos démocraties. Mais quand on doit s’engager dans une guerre, on ne commente pas sur l’uniforme de l’ennemi ni sur le choix judicieux ou non des moyens qu’il utilise: les citoyens et leur gouvernement doivent en premier lieu s’encourager à renforcer les conditions qui sauvegardent l’état de droit. En effet, les citoyens s’y sont tellement habitué qu’ils pensent que cela va de soi, de même que les migrants. Eh bien non, cela ne va pas de soi !
Polémiquer ou dialectiser sans fin sur un modèle importé, d’ergoter pour savoir si le religieux est un vrai ou un faux, un bon ou un moins bon, ne nous est d’aucune utilité ; ça ne sert à rien, sinon à fournir des munitions à l’adversaire qui nous les renvoie par ricochet, en lui offrant une visibilité dont il se sert grassement.
L’état de droit n’est pas une croyance (la croyance étant l’objet d’une panoplie d’interprétations qui fomentent les exterminations) ; l’état de droit procède d’une volonté commune qui, du fait qu’elle est commune, dissout l’état de guerre et permet de débattre en toute sécurité. Les citoyens doivent parler de citoyenneté, d’engagement, de loyauté indéfectible à une constitution, sachant qu’elle inclut la possibilité, avec l’aval du peuple, d’une modification éventuelle. Il faut affirmer l’importance de maintenir les traditions alimentaires issues de la production locale, l’importance de la culture du pays et de son histoire qui ont constitué un patrimoine de grande valeur ; que les migrants qui tiennent à leur culture, qu’ils aillent la protéger où elle se trouve. Le patrimoine culturel européen est suffisamment riche : pas besoin d’en rajouter.
Le suicide, c’est inviter les tenants d’un système non démocratique à s’étaler dans les débats politiques.
Ce n’est que de la politique : la base, le peuple détient le vrai pouvoir, celui de la masse et dieu seul sait comme il est difficile de le controler quand les choses dérappent.