Russie : pénurie d’essence mais pas de missiles
Malgré les difficultés rencontrées par son secteur énergétique, la Russie poursuit ses opérations militaires à un rythme soutenu. Dans la nuit du 1er au 2 juillet, Kiev a été la cible d’une importante attaque combinant missiles balistiques, missiles de croisière et drones.
Selon les autorités ukrainiennes, au moins 13 personnes ont été tuées et plus de 85 blessées. Plusieurs bâtiments résidentiels auraient été touchés, dont un immeuble de neuf étages partiellement effondré. Moscou affirme pour sa part avoir visé exclusivement des installations militaires et des infrastructures liées à l’effort de guerre ukrainien.
Ces frappes interviennent alors que la Russie fait face à des tensions sur son approvisionnement en carburant, conséquence notamment des attaques répétées de drones ukrainiens contre plusieurs raffineries. Malgré ces difficultés, les capacités de frappe à longue distance de Moscou demeurent importantes. Parallèlement, le ministère russe de la Défense revendique la prise de Piskounovka, dans le Donbass, une information qui ne peut être confirmée de manière indépendante à ce stade.
Les frappes en profondeur se multiplient désormais des deux côtés. Kiev affirme ainsi avoir visé la raffinerie de Kstovo, située à plusieurs centaines de kilomètres de Moscou. Chaque camp présente ses opérations comme des représailles aux attaques de l’adversaire, alimentant une escalade qui éloigne toujours davantage la perspective d’un règlement négocié. Si le président ukrainien a de nouveau évoqué la possibilité de discussions directes avec Vladimir Poutine, le Kremlin continue de contester sa légitimité politique et ne montre, pour l’heure, aucun signe d’ouverture.