Le Temps et les droits de douane
L’accord tarifaire ramenant les droits de douane perçus aux Etats-Unis sur les produits suisses à 15% ne fait pas les affaires des pro-européens, Le Temps en tête, qui passaient leur temps à nous expliquer que si nous avions été englués dans le magma bruxellois, nous aurions été mieux traités. Le lobbyste officiel d’Ursula von der Leyen prétend donc dans le quotidien aux ordres que l’accord est mauvais et que le traité de soumission à Bruxelles est meilleur. Car l’accord colonial est abouti, négocié, fixé, on sait à quoi s’en tenir contrairement aux intentions affichées par les Etats-Unis qu’on sait versatiles. Notre propagandiste nous le dit, il n’y a pas photo entre « des textes nets venant de la Suisse et de l’UE et un amalgame, un «deal» venant de Washington, pas loin de l’embrouillamini. »
Il a raison, l’accord avec les Etats-Unis n’est pas parfait, il est loin de faire rêver mais nous sommes désormais traités comme les pays membres de l’Union européenne qui a dû elle aussi faire de lourdes concessions dont Ursula von der Leyen ne s’est pas vantée, ce qui n’est pas son genre. Il faut donc que les dessous de l’affaire ne soient guère reluisants mais personne n’a réellement besoin de le savoir, maintenir les peuples dans l’ignorance constituant la marque de la présidente de la Commission européenne.
Il y a cependant une grande différence entre les deux. Les Etats-Unis ne prétendent pas nous imposer leurs lois, directives, règlements et autres textes normatifs. L’Union européenne vise au contraire à mettre la Suisse sous tutelle, imposant des représailles au cas où nous ne serions pas enthousiasmés par les kilomètres de paperasse que Bruxelles produit à journées faites. En cas de oui, nous ne serions plus guère qu’un bailliage commun de l’Union européenne dont elle tirerait d’importants revenus sur le dos d’un peuple privé de parole.
Mais la perte de notre liberté n’est pas inéluctable. Nous avons encore le pouvoir de dire non aux laquais de Bruxelles qui rêvent d’un strapontin au sein des instances européennes. Nous pouvons encore faire savoir à ceux qui trouvent notre pays trop petit que nous n’entendons pas les laisser nous placer sous tutelle étrangère. Le jour venu, nous pourrons éviter la mise en cage en disant non au traité de soumission. Car dire oui reviendrait à utiliser la démocratie directe pour la tuer.
Yvan Perrin, 25.11.2025

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